Bonjour ! J'espère que vous allez bien, et que vous serez donc en forme pour reviewer.
J'espère aussi que ce chapitre vous plaira, parce que j'adore la chanson qui l'accompagne. Bonne lecture les amis !
Chapitre 28 : Some nights
Some nights, I stay up cashing in my bad luck
Certaines nuits, je restes debout à encaisser ma malchance
Some nights, I call it a draw
D'autres nuits, je laisse faire
[...]But I still wake up, I still see your ghost
Mais je me réveilles encore, je vois encore ton fantôme
Oh Lord, I'm still not sure what I stand for, oh
Oh Seigneur, je ne sais toujours pas quoi faire, oh
[...]This is it, boys, this is war, what are we waiting for?
Nous y sommes, les gars, c'est la guerre, mais qu'attendons-nous?
La sensation qui traverse mon corps est bizarre. D'un côté, je me sens engourdie, et j'ai un peu mal partout. Mais d'un autre côté, je suis allongée confortablement, j'ai bien chaud et je me sens vraiment bien.
« Va chercher ta mère ! Vite ! »
Je ne saurais mettre un nom sur la voix qui vient de résonner dans la pièce. Je sais que c'est une voix d'homme, que j'ai l'habitude d'entendre. Mais je ne sais pas qui exactement.
J'entends ensuite des pas précipités autours de moi, plusieurs voix parler vite, puis je sens une baguette passer sur moi, et je commence à paniquer.
Des mangemorts ? Je ne sais pas, quoique je pense que je suis allongée dans quelque chose de trop confortable pour être dans le camp ennemi.
Puis quelqu'un me caresse le front, et là je sais que je suis en sécurité. Hormis si c'est un malade mental qui se trouve à côté de moi. Enfin bref, passons.
J'ouvre difficilement les yeux et rencontre un visage inquiet aux cheveux blonds.
« Draco » dis-je d'une voix rauque.
J'essaye de me redresser sur le lit mais mon dos me fait affreusement mal. Je retombe alors comme une masse sur mon lit, alors qu'il m'ordonne de ne pas bouger.
J'inspecte du regard les lieux, et rapidement, je me rends compte que je n'ai aucune idée d'où on se trouve. Et puis juste à côté de moi, se trouve Bellatrix Lestrange.
J'ai un moment de panique et me rapproche naturellement de Draco, qui me dit de ne pas m'inquiéter qu'il n'y a aucun danger.
« Mais … Draco, elle veut nous tuer.
_Calme toi s'il de plaît. Ce n'est PAS Bellatrix. C'est sa sœur, ma tante. »
J'ai l'air complètement stupide. Parce qu'en plus de ça, j'ai déjà vu cette femme. À ma première réunion de l'Ordre du Phénix, et je lui avais appris la mort de sa sœur. Pourquoi ne l'ai-je pas reconnue ?
« Oh … je suis désolée, m'excuse-je d'une petite voix.
_Passons. Draco, aide la à se redresser, je vais chercher des potions dans la cuisine. »
Elle quitte la pièce rapidement, me laissant seule avec mon meilleur ami.
« Je suis sûr que tu as mille questions à me poser, dit il.
_Non tu crois ? La dernière chose dont je me rappelle c'est ma mère me torturant et là je me réveille je ne sais où. Qu'est ce qui s'est passé entre ?
_Trois mois. »
Quoi ? J'ai perdu trois mois à être dans le coma ?
« Je t'ai suivie quand tu es allée chercher Lou à l'infirmerie, continue-t-il. J'ai croisé Granger d'ailleurs, et elle m'a dit qu'elle avait vu une Mangemort te poursuivre. Et quand on t'a trouvée, ta mère était en train de te torturer. Cette lâche s'est enfuie, Théo a emmené Lou loin de toi, parce que ce n'était vraiment pas beau à voir ... »
Il stoppe son récit quelques secondes, avant de reprendre.
« On t'a vite transportée à l'infirmerie, et j'ai cru que Pomfresh allait faire une crise cardiaque en te voyant. Elle t'a soignée jusqu'à que Poudlard soit pris par les Mangemorts.
_Quoi ? Mais personne n'a rien fait ? Et Dumbledore il...
_Dumbledore est mort. Rogue l'a tué. »
Je ne sais plus quoi dire. Moi qui pensais que le directeur était invincible et ben punaise … Et Rogue, lui qui m'a poussée à changer de camp, à tout quitter pour ma sécurité, il tue la personne qui était censée me protéger ?
« Et tu ne te réveillais pas, dit Draco ce qui me fit sortir de mes pensées. Alors ma tante Andromeda Tonks m'a dit de venir chez elle. Je crois que c'est sa fille qui lui a ordonnée de nous protéger. »
J'acquiesce. On est donc chez les Tonks. Qui l'aurait pensé ? J'espère que personne n'aura l'idée de nous chercher ici.
Andromeda remonte dans la chambre où on se trouve avec un plateau chargé de potions. Draco m'aide à me redresser, ce qui n'est pas tâche facile.
Les potions sont infectes et mes pansements sont vraiment moches. Et en plus de ça, j'en ai sur le front, sur mes côtes du côté droit et tout le long de ma jambe gauche. Elle n'y est pas allée de main morte quand même.
Heureusement, mes blessures ont eu le temps de cicatriser et je me dis que le pire est passé. Je n'ose même pas imaginer ce que cela devait être dans mes premiers jours de coma.
« Bon, dit elle, tu vas essayer de te lever. »
Je m'exécute, et n'arrive même pas à tenir sur mes jambes. Draco est obligé de me soutenir, pour éviter que je m'écroule. Ma jambe gauche me fait beaucoup trop mal pour que je mette du poids dessus. Et mes jambes sont tellement engourdies qu'elles ne peuvent même pas me porter.
« On réessayera demain. Il faut que tu sois debout le plus rapidement possible. Si on doit partir en vitesse ou quelque chose comme ça. »
C'est vrai que si on se fait attaquer ou quoique ce soit, je suis un gros handicap. Je ne peux même pas me mettre debout, alors je dois être incapable de lancer un sortilège.
« Et Lou, dis-je une fois que la tante de Draco est sortie, elle va bien ? Je peux la voir ?
_Elle est avec Tonks. Je vais la chercher. »
Il m'embrasse sur le front et quitte la chambre.
Trois mois, j'ai été inconsciente pendant plus de trois mois. Comment est-ce possible ? Il y a tant de choses qui se sont passées pendant que j'étais dans le coma, et je ne pourrais jamais les rattraper. Je n'ose même pas imaginer s'il s'était passé quelque chose de grave. À Lou, ou à Draco. Je ne me le serais jamais pardonnée.
Mon meilleur ami arrive, ma sœur dans ses bras. Je n'oublierai jamais son cri en me voyant.
« Anna ! »
Elle saute sur mon lit et rampe jusqu'à moi, me sautant dans les bras, ce qui me fait un peu grimacer. Mais ça vaut largement son énorme câlin qu'elle est en train de me faire.
« Tu as dormi trop longtemps ! Je m'ennuyais sans toi.
_Je suis là maintenant, et je vais profiter de toi.
_Et bien j'espère ! »
Elle se cale contre ma poitrine, alors que Draco vient s'installer à côté de nous.
« Elle a été insupportable – Lou grogne un « c'est pas vrai » – enfin je n'avais qu'une hâte c'est que tu te réveilles.
_Bah quoi ! Il y a rien à faire ici. On reste enfermé toute la journée ! »
C'est vrai que, d'après ce que j'ai compris, ils restent à la maison et ne sortent jamais. Sécurité oblige. De toute façon, nous sommes vus comme des traîtres, donc notre tête est aussi chère que celle d'un né moldu. Alors ça ne sert à rien de risquer sa vie en sortant dans les rues de Londres.
« Le Ministère est sous Voldemort aussi, m'informe Draco. Je mets ma baguette à brûler qu'on va devenir des ennemis et qu'on va nous rechercher activement.
_Tu sais, je suis certaine qu'ils ont plus important à faire. Comme chasser Potter ou tous les né-moldus.
_C'est vrai » admet-il.
On mange ensuite sur mon lit, et j'ai du mal à avaler quelque chose de consistant. Mon estomac ne veut rien garder, et je manque de vomir plusieurs fois. J'ai beau me forcer, je n'arrive pas à finir mon assiette, qui n'était pourtant pas beaucoup remplie.
« Et sinon, me renseigne-je. Des nouvelles des garçons ?
_Aucun des deux ne retourne à Poudlard. Blaise est chez ses parents et évite le plus possible le contact avec le monde extérieur. Il n'a pas envie que sa famille soit mêlée aux Mangemorts.
_Je comprends. Et Théo ? Il est chez lui ?
_Non. Théo est avec son père, avec les Mangemorts. Il a reçu la marque. »
Je relève la tête. Ai-je bien entendu ?
« Quoi ? Tu veux me dire que Théo est un Mangemort ? Qu'il risque à tout instant de se faire tuer par un membre de notre camp ?
_Il n'est pas comme nous Anna. Il n'a pas pu changer de camp. C'est limite si son père ne le séquestre pas ! Il m'a écrit une lettre et c'est limite si on n'a pas lancé une mode. Aucun adolescent ne veut faire partie de leur camp. Alors après notre départ, ils ont décidé de les surveiller. Théo ne peut pas partir, et honnêtement, je ne pense pas qu'il l'aurait fait.
_Pourquoi ? Théo n'est pas comme ça !
_Il fera ce que son père lui ordonne de faire. Comme on a toujours fait avant de partir. »
Je m'allonge dans mon lit, pas vraiment heureuse de ce que j'ai entendu. Et moi qui pensais qu'on était tous à l'abri, Théo est resté dans l'antre du diable.
« Il est hors de question qu'il reste tout seul là bas. Il faut le ramener dans notre camp.
_On est déjà dans l'Ordre et ils se battent fortement. Tu veux qu'on fasse quoi de plus ?
_Je n'ai jamais été très courageuse tu sais, mais je pense dire juste quand je dis qu'il va falloir prendre part à la guerre. La deuxième guerre est lancée Draco. »
