Et voila donc le dernier chapitre de ma fic. Un très grand merci à ceux qui m ont laissé des reviews ! En tant qu auteur, on ne le dira jamais assez, c est ça qui motive ! Merci aussi à ma beta qui a fait du beau boulot !

a bientot peut-être !


Chapitre 29

Quand Neal était sorti de la salle, il avait trouvé Peter devant lui. Sans une seule parole, l'agent prit son ami dans ses bras. Ce dernier pleura pendant de longues minutes mais pour rien au monde, Peter n'aurait bougé. Quand il sentit que le corps de son ami se fit moins tremblant de sanglots, il desserra son étreinte. Il le regarda et vit ses yeux bleus remplis de larmes. Il y perçut tant de peine que ça lui serra le coeur.

- Peter, tu peux t'occuper d'elle s'il te plait ? Elle avait un testament, il faudrait l'appliquer à la lettre.
- Bien sûr Neal.
- Je m'occupe de prévenir sa famille, ajouta Elizabeth.
- Merci, à tous les deux. Je... je vais retourner auprès de notre fille.

Le couple Burke regarda alors Neal s'éloigner, en boitant, et se diriger vers l'ascenseur. Rapidement, il revint au service de néonat. Les infirmières du service étaient déjà au courant de la situation et chacune vint le voir pour lui présenter ses condoléances et de ne surtout pas hésiter à les solliciter. Peu de temps après, le médecin chef du service se présenta :

- Mr Caffrey, je suis le Dr Dixon. Je suis vraiment désolée au sujet de votre femme.
- Merci. Comment va ma fille ?
- Plutôt bien. Elle a de bonnes constantes, ses organes sont matures, elle n'a pas de difficultés respiratoires, c'était ce que nous craignions le plus. Vous pourrez l'emmener d'ici quelques jours.
- Merci.
- C'est une battante que vous avez là.
- Comme sa mère, répondit Neal tout bas.
- Mr Caffrey ? demanda une infirmière.
- Oui ?
- Quel est son prénom ?
- Sara Ellen.
- Très bien, merci.

Puis Neal passa les deux heures suivantes auprès de sa fille, à l'observer dormir. Elle était étonnement sage, les infirmières lui dirent d'ailleurs qu'elle était un amour, comparé aux autres bébés qui pleuraient souvent. Il sourit puis il sentit une main sur son épaule. Il tourna la tête et vit Mozzie. Ce dernier lui sourit tendrement et douloureusement aussi. Il s'approcha de la couveuse et vit ce petit être.

- Elle est magnifique Neal.
- Elle lui ressemble tellement, ajouta Neal en se positionnant derrière Mozzie.
- Tu l'as appelé Sara Ellen ? dit-il en observant le prénom inscrit par les infirmières sur la couveuse.
- Elle porte les prénoms des femmes qui ont compté le plus dans ma vie.
- C'est joli.

Mozzie voyait bien que son ami avait du mal à tenir debout, à cause de la fatigue mais tout autant à cause de sa jambe qui devait le faire souffrir.

- Allez viens, tu dois prendre un peu l'air.
- Je ne veux pas la laisser toute seule.
- Allez-y Monsieur Caffrey, on s'en occupe, répondit une infirmière.
- Merci, je ne serai pas long.
- Prenez votre temps, elle sera là à votre retour.

Neal lui sourit gentiment. Il avait aussi pensé cela quand il était sorti de la salle d'accouchement. Mozzie ne l'entraina pas bien loin : il l'emmena à la cafétéria prendre un expresso bien serré puis ils sortirent en terrasse. L'air frais faisait un bien fou à Neal. Mozzie sortit une boite de médicaments et lui en donna un.

- Non merci, je veux être bien réveillé.
- Réveillé c'est une chose, souffrir en est une autre. Tu n'as pas besoin de t'infliger ça en plus !
- Ok, merci, dit Neal en avalant le comprimé.
- J'ai vu les Burke. Ils m'ont dit qu'ils s'occupaient de tout.
- Je sais qu'elle voulait être incinérée. Je jetterai ses cendres dans l'East River... Je le ferai avec Sara Ellen, dès que nous sortirons d'ici.
- Très bien, je préviendrai Peter.
- Tu l'appelles Peter maintenant ?
- C'est à cause de toi ! A force de l'entendre, j'ai dû m'y habituer et c'est le principe du mimétisme, voila tout !

Neal sourit nerveusement puis craqua soudainement. Il mit son visage entre ses mains et pleura à chaudes larmes. Mozzie se leva aussitôt et le prit dans ses bras. Le petit homme n'était pas habitué à tant de sentimentalisme mais il devait être là pour son ami et lui aussi était triste d'avoir perdu Sara.

- Qu'est-ce que je vais faire sans elle ?
- Tu vas continuer, pour ta fille.
- Je sais mais je ne pourrais jamais la remplacer ! Un enfant a besoin de l'amour d'une mère.
- Neal, je ne m'inquiète pas le moins du monde ! Tu seras un père merveilleux, elle aura le meilleur oncle que la terre ait portée et elle aura même un tonton et une tata qui l'aimeront sans faille.
- Tu as raison, je dois reprendre le dessus... pour ma fille... pour notre fille.
- C'est la bonne attitude.
- Mozzie ?
- Oui ?
- L'attente sera peut-être longue, mais je te promets que j'aurai Keller, d'une manière, ou d'une autre.
- Tu dois d'abord penser à ta fille.
- Oh mais c'est ce que je fais. Je lui fais la promesse que le bourreau de sa mère souffrira avant de mourir, et que je m'y appliquerais tout particulièrement.
Le silence régna subitement. Mozzie savait que Neal avait énormément de peine mais il ne l'avait jamais vu de la sorte, avec une telle haine. Ces derniers mois, il avait découvert un Neal à tendance dépressive mais là, il venait de rencontrer le Neal agressif et sans remords.

Une petite semaine plus tard, Neal, sa fille, Mozzie, Peter et Elizabeth se retrouvèrent aux bords de l'East River. Le jeune homme tenait sa fille de son bras gauche tandis que Mozzie tenait l'urne contenant les cendres de Sara. Quand ils approchèrent du bord, Neal donna Sara Ellen à Elizabeth puis prit l'urne.

- Mon amour, tu m'as laissé le plus beau cadeau qu'il puisse exister. C'est la huitième merveille du monde, notre princesse, Sara Ellen. Je te jure de prendre soin d'elle et de lui apporter tout l'amour dont elle aura besoin. Je te promets d'être fort et d'être toujours à ses côtés. Merci pour tout. Je t'aime.

Puis il versa les cendres dans l'East River, les larmes aux yeux, tout comme ses amis derrière lui.

Au loin, de l'autre rive, on pouvait voir un homme qui observait la scène avec des jumelles...