Bonsoir

Alors vous avez passer une Joyeuse Pâques ?

Attention au à ne pas faire une overdose de chocolat !

Voici un nouveau chapitre ou Bella abusera d'autre chose que le chocolat.

Merci à tout le monde pour les reviews et vos gentils mots.

Merci aussi à Lydie pour la correction.

Bonne lecture


Paul m'avait déposée chez moi et après les politesses d'usage, je le quittai pour entrer dans mon immeuble. Je m'arrêtai prendre mon courrier, rien de bien important, juste de la pub et une invitation au mariage d'une amie de mon ancienne vie. Je montai retrouver Brad Pitt, il se lova dans mes bras, ronronnant à chaque caresse que je lui donnais.

- Comment ça va mon gros ? Tu as passé une bonne journée ? Je n'en doute pas... Tu n'as pas la vie dure. Je suis épuisée moi !

J'allai m'asseoir sur mon canapé, déchaussant mes chaussures à l'aide de mes pieds pour garder mon chat dans les bras.

- Edward est à l'hôpital... il a fait une crise d'appendicite. Tu l'aurais vu, il était terrifié, il ne voulait pas aller se faire soigner... Il joue son gros dur en négociant des contrats mais au moindre bobo, tout s'effondre, il n'y a plus personne. Mais il va bien ! Heureusement, je ne sais pas ce que je ferais sans lui sinon. Ah, j'ai affronté Tanya aussi, j'ai réglé cette histoire, enfin je crois. Tu n'imagines pas comme je me sens bien maintenant.

Je sortis mon téléphone de ma poche, j'avais un appel en absence d'un numéro qui m'était inconnu. Ça venait de Floride. Peut-être maman, qui avait encore changé de téléphone parce qu'elle avait déjà perdu l'autre. Je lançai le message vocal laissé sur mon répondeur et mis le haut-parleur pour continuer de papouiller mon chat.

- Mademoiselle Swan, bonjour. Je suis Roger Miller, je travaille pour un cabinet d'étude notariale en Floride et je suis en charge de la succession de monsieur Jacob Black. Votre nom, Isabella Swan est mentionné à plusieurs reprises dans le testament de monsieur Black. J'aurais aimé que l'on se rencontre pour parler des biens qui vous sont dus suite aux volontés de votre ex-époux. J'essayerai de vous rappeler ou contactez-moi selon vos disponibilités. Recevez mes salutations distinguées. À très bientôt, mademoiselle Swan.

J'étais sous le choc. Jacob avait un testament ? Je n'avais jamais été au courant de ça. Et j'étais dedans ? Que m'avait-il laissé ? Sa famille allait être furieuse... Je pensais en avoir fini avec tout ça. Je n'étais pas vraiment ravie de cette annonce, pour moi c'était une nouvelle source d'ennuis. Pourquoi Jacob avait-il fait ça ? Nous n'avions rien. L'appartement était une location meublée, la voiture ne valait rien, ses affaires n'avait pas vraiment de valeur, juste des vêtements et d'autres bricoles. Nous n'avions jamais été riches. J'avais du mal à comprendre pourquoi mon nom figurait sur ce testament et surtout qu'y avait-il dessus ?

Vu l'heure, j'appellerais ce notaire demain, hum non... lundi, je ne suis pas certaine qu'il travaille le week-end. Génial, j'avais deux jours pour me poser dix milles questions sur ce testament. J'avais besoin d'un remontant. J'étais en train de regarder ce que j'allais bien pouvoir me faire à manger quand on sonna à ma porte. Peut-être Alice ou Jasper qui avait appris pour Edward et qui venait me demander des nouvelles. J'allai donc ouvrir la porte.

- Rosalie ?!

- Je ne te dérange pas ?

- Non, je suis étonnée.

- Je connais le code d'entrée, Alice me l'avait donné. Je... voilà, même si Emmett est bouleversé par l'hospitalisation de son frère, il est allé à sa soirée poker. J'étais toute seule. Je me suis dis que peut-être... on pourrait passer une soirée ensemble. Juste nous, la vodka et la tequila que j'ai apportées !

- Oh... ok. D'accord. Entre... tu as mangé ?

- Non. On commande ? Je connais un bon traiteur pas loin. J'ai envie de saumon.

- Moi au contraire, je veux un bon steak saignant avec de la sauce au poivre et des frites !

- C'est parti !

Je souris et la laissai s'installer sur mon fauteuil pour passer commande. J'étais très surprise de la voir ici, je me sentis légèrement envahie par sa présence mais j'aimais bien Rosalie. J'étais certaine qu'elle pourrait me distraire et me faire passer une bonne soirée. Je l'écoutai passer commande, en plus de nos plats, elle demanda une bouteille de vin rouge pour moi et du vin blanc pour elle et en dessert, deux cheesecakes aux fruits rouges. Nous allions nous régaler ! Le temps qu'elle donne mon adresse, j'allai sortir deux bières du frigo, fis chauffer des minis saucisses, mis des chips dans un plat et apportai le tout dans le salon.

- Oh merci.

- C'est rudimentaire, mais je n'ai que ça.

- C'est parfait ! Alors c'est le fameux Brad Pitt ?

- Oui, c'est lui.

- Le fauve qui a failli arracher la main de mon mari ? Tu as l'air innocent pourtant... Ce n'est que Emmett que tu n'aimes pas on dirait !

Mon chat alla doucement vers elle, tournant autour pour voir s'il n'y avait pas de danger. Il finit par juger qu'il ne risquait rien et alla contre Rosalie. Je souris alors qu'elle éclatait de rire.

- Tu n'es vraiment pas terrifiant ! Emmett m'a montré sa mini griffure comme s'il avait survécu à la guerre et qu'il allait en mourir.

- Il faut dire que je n'avais jamais vu Brad Pitt aussi désagréable avec quelqu'un. Il est méfiant mais pas méchant.

- Je vois ça. Emmett n'était pas à son goût. Hein, il t'a fait peur le vilain Emmett ?

Le chat ronronna et je pris une gorgée de bière puis me servis en chips.

- Alors Emmett joue au poker ?

- Oui... il fait deux ou trois soirées par mois. C'est un bon joueur et il sait rester raisonnable. Il ne nous ruinera pas.

- Edward joue ?

- Non, pas que je sache. Peut-être avec Emmett comme ça mais c'est tout.

- Et toi ?

- Non, c'est pas mon truc. Tu sais jouer toi ?

- Non. Je n'ai jamais appris. Ça ne m'attire pas non plus.

- Ils devraient nous apprendre, ça pourrait être marrant. Au fait, santé Isabella...

- Bella...

- Oh... eh bien Bella, à la tienne !

Nous cognâmes nos bouteilles l'une contre l'autre et elle reprit la conversation. Nous venions de finir nos bières quand on sonna à l'interphone, je fis monter le livreur et Rosalie paya le repas. Ça sentait divinement bon. J'installai le repas sur la table basse du salon, Rosalie nous servit en vin et une nouvelle fois, nous trinquâmes. C'était délicieux, la viande était fondante et le vin à tomber.

- Il me faut le numéro du traiteur ! C'est trop bon.

- Je te le donnerai, oui. Tu viens demain au gala de Laurel ?

- Il était prévu que j'accompagne Edward, oui, mais sa présence est compromise. Je pense y aller quand même, ça fera plaisir à Laurel, non ? Enfin je pense !

- Oui, ça lui ferait très plaisir. Elle t'aime beaucoup. Tu sais, soit elle t'aime tout de suite, soit elle ne t'aime jamais. Comme si elle avait un capteur, lui permettant de trier qui elle veut dans sa vie ou non, c'est immédiat, tu n'as pas besoin de lui parler, elle te voit et elle sait.

- Elle n'a jamais aimé Jane ?

- Jamais ! Elle a fait énormément de crises à Edward à cause de ça d'ailleurs. Tu l'aurais vue ! Elle hurlait qu'elle la détestait et qu'elle ne voulait pas la voir. Elle en voulait à Edward de sortir avec elle. Nous avons tous cru que c'était par jalousie. Ils ont une relation particulière tous les deux. Mais quand on a vu comment elle t'a accueillie, on a compris que la jalousie n'avait rien à voir.

- En même temps, Edward devait être le seul à trouver quelque chose de bien chez Jane. Beurk... ça me dégoûte !

Je me resservis en vin après avoir tressailli. Imaginer Edward dans le même lit que Jane... aussi rare soit-il, me donnait des frissons. Rosalie rit et remplit, elle aussi, son verre.

- Jalouse des anciennes conquêtes de ton homme ?

- Mais tu l'as regardée ? Elle sort tout droit d'un film d'horreur. Genre... une gamine de pensionnat assassinée qui hante les couloirs de son école pour se venger. Sa façon de s'habiller, se coiffer... On dirait une amish ou une bonne sœur du 17ème. Sérieusement... Non, Edward serait sorti avec... Gisele Bündchen, là j'aurais fait ma jalouse. Mais pour Jane Volturi... je lui donne tout mon respect !

Elle se mit à exploser de rire, je souris et terminai mon assiette.

- J'adore ta façon de voir ! Je l'ai toujours trouvée étrange mais je n'ai jamais su si c'était par pudeur ou timidité. Je me suis dit que si Edward restait avec elle, c'est qu'elle devait être bonne au lit.

- Même pas. D'après ce qu'il m'a dit, c'était toujours la même position, pas de cris et le moins possible, elle ne demandait jamais. C'est toujours lui qui venait à elle, elle disait oui mais à condition qu'il fasse vite. Une fois fini... hop, on se rhabille et chacun chez soi. Je ne comprends toujours pas pourquoi il est resté, pourtant il peut avoir qui il veut.

- Edward n'est pas comme ça. Il est fidèle et croit en l'amour. C'est un romantique.

- Qu'avez-vous pensé quand il a annoncé que nous étions ensemble ?

- Honnêtement ? Qu'il recommençait avec le même genre de fille. Mais on a vite vu que tu étais loin d'être comme Jane.

- On change de position au lit !

- Mon Dieu Bella ! C'est la chose la plus personnelle que tu n'aies jamais dite en ma présence !

- Peut-être parce que j'ai une bière et une bouteille de vin dans le nez. Dessert ?

- Oui !

Je débarrassai les plats vides que je jetai et pris dans le frigo les deux cheesecakes que Rosalie avait commandés. Au passage, je sortis deux shooters que je posai sur la table en même temps que les gâteaux. Ma nouvelle amie entreprit de nous servir en tequila et leva son verre vers moi, je saisis le mien pour en faire autant.

- J'ai une pensée émue pour cette pauvre et coincée Jane.

- Je n'ai aucune pensée pour elle ! Mais ça ne m'empêchera pas de boire ce verre quand même !

Elle rit et nous bûmes cul sec notre verre avant d'attaquer le dessert. Je fermai les yeux en lâchant un gémissement de plaisir après ma première bouchée.

- Hum... c'est délicieux !

- Je suis d'accord ! J'en mangerais toute la journée... mais si je veux rentrer dans mon maillot pendant les vacances, c'est pas la bonne solution !

- Vous partez quand ?

- Lundi soir ! Emmett viendra au bureau pour finir de préparer notre départ et ensuite, c'est partipour les vacances !

- Où ça ?

- En Grèce à Mykonos.

- Oh... ça doit être génial ! Je suis jalouse !

- Je t'enverrai des photos des étapes de mon bronzage.

- Ok, je te déteste ! Sers-moi un verre !

Elle s'exécuta et nous vidâmes un nouveau verre de tequila. J'étais vraiment jalouse, je voulais aller au soleil moi aussi, je voulais avoir chaud et pouvoir me baigner dans des eaux limpides.

- Tu sais, Edward t'emmènera là où tu veux, j'en suis persuadée !

- Je ne veux pas être une petite-amie chiante qui lui impose des trucs ! Je traîne déjà pas mal de problèmes dans mes valises et il doit endurer tout ça. Alors si on part en vacances ensemble, on ira là où lui veut aller. Même si c'est sur la banquise pour voir des manchots et des ours polaires.

- Si je n'imposais pas mes choix à Emmett, on partirait faire de la randonnée en VTT au Pérou !

- Je suis sûre que même pleine de boue, en short, en bottes de randonnée avec un sac à dos et une casquette tu serais belle !

- Mon Dieu, quelle horreur, je ne ferai jamais ça, mais merci beaucoup ! Ça me flatte !

- Dis-moi. T'as déjà été Miss quelque chose non ?

- Ouais... Reine du lycée, Miss Phœnix et Miss Arizona... Ma mère voulait me voir Miss Amérique mais j'ai refusé, je voulais être autre chose qu'une jolie poupée. Alors j'ai tout arrêté et fait du droit ! Ça me passionnait ! J'ai réussi et maintenant je suis plus connue pour ce qu'il y a dans ma tête que pour ma taille mannequin !

- Et tes parents ont dit quoi ?

- Ma mère était folle de rage parce que je brisais son rêve... elle voulait être actrice ou mannequin quand elle était jeune. Mais elle a rencontré mon père, il était assez riche, elle n'avait pas à travailler. Ensuite, je suis née et il fallait s'occuper de la maison et de moi. Donc elle a reporté son désir sur moi. Mais mon père est fier de moi. Lui, c'est un travailleur, il pourrait passer sa vie au boulot. Je suis plus proche de mon père que ma mère.

- Moi aussi. Enfin j'adore ma mère, elle est extra mais mon père est plus terre à terre. Ils me manquent tous les deux...

- Il est policier, c'est ça ?

- Oui et ma mère secrétaire. Je crois qu'ils aiment ce que je suis devenue, de toute façon, mon père m'a dit un jour que quoi que je fasse, il serait fier de moi et qu'il m'aimerait toujours.

- C'est mignon.

- Oui, quoi qu'il en soit, j'ai pris toutes les décisions concernant ma vie toute seule. Même pour mon mariage ! Les filles au pouvoir ! Yeah !

- Ça mérite un verre !

- Tout à fait !

Sitôt servi, sitôt vidé. Je me sentais bien, libre et joyeuse. Je savais que c'était à cause de l'alcool mais je m'en fichais. Je passais une bonne soirée.

- Tu as dis à Edward pour Tanya ?

- Yep ! Mais il était trop sonné pour se rendre compte. Il faut que tu me donnes la vidéo... Envoie-la par mail.

- Tout de suite !

Le temps qu'elle m'envoie la vidéo, je débarrassai la table. Ma tête tournait alors je m'empressai de rejoindre Rosalie et de m'asseoir sur le canapé.

- Voilà... c'est envoyé !

Je pris ma tablette et téléchargeai la vidéo. Rosalie me servit un nouveau verre et s'assit près de moi.

- Vas-y, lance-la, je veux revoir ça !

- Ok.

Je bus mon verre et lançai la vidéo. Je n'avais pas encore vu mon exploit, j'étais contente de pouvoir voir de quoi j'avais l'air lorsque j'étais en colère et surtout, je voulais voir la tête que faisait Tanya. Malgré le fait que je trouvais ne pas avoir été assez méchante avec elle, je ris beaucoup à cause de la mine défaite et ahurie qu'affichait Tanya. Je m'écroulai de rire avec Rosalie quand la vidéo arriva au moment où je renversais le café sur le chemisier de mon ennemie. La voir hurler à en devenir rouge et sauter dans tous les sens complètement paniquée, lui donnant l'air d'une dinde ne voulant pas se faire attraper la veille de Thanksgiving me faisait mourir de rire. J'en avais mal aux côtes à force de rire.

Rosalie relança la vidéo, s'assurant que nos verres étaient toujours plein. Je riais pour un rien maintenant, Nous nous mîmes même à imiter Tanya se recevant le café, riant à gorge déployée, incapables de nous contenir. Même lorsque je trébuchai et que je me retrouvai par terre, je ne pus m'empêcher de rire, Rosalie était morte de rire elle aussi.

- Bella, ça va ?

- Oui, oui ! J'crois qu'il faut plus que je marche !

- Ouais moi aussi... j'ai la tête qui tourne un p'ti peu.

Nous nous mîmes sur le canapé et comme la bouteille de tequila était vide, Rosalie ouvrit non sans difficulté et non sans moquerie de ma part la bouteille de vodka. Je trinquai avec elle et pris la parole.

- J'déteste Tanya ! Elle s'croit belle avec l'droit d'tout faire ! Mais non, non, non ! J'suis pas d'accord moi. Pas du tout, du tout ! Hey, tu crois que ses seins en plastique ont fondu avec le café que j'ai renversé ?

Nous éclatâmes une nouvelle fois de rire et elle parla.

- Dommage que non, ça aurait été trop drôle ! Oh bon sang, je crois que je suis très, très saoule !

- Moi aussi ! La dernière fois, c'était avec Jacob...

- Ton mari ? Tu ne parles jamais d'lui.

- Il est mort !

- Je sais et j'suis désolée...

- Y a un type y m'a ap'lé pour dire que Jake avait un testament et... surprise ! Y a mon nom dessus ! Je savais même pas qu'il avait un testament !

- Il était riche ?

- Non ! Je sais pas du tout. Mais ça va m'coûter cher tout ça. Déjà que j'ai dû faire un prêt pour payer mon avocate pour le divorce et tous les ennuis que j'ai eus après... J'croyais qu'elle était mon amie en plus... pfff même pas !

- Edward peut pas t'aider ?

- J'veux pas, je suis une grande ! Pas b'soin que mon nouveau p'ti-ami paye pour moi mes factures et mes dettes.

- Bravo ! On se fait pas entretenir ! Un verre pour fêter ça ! Aux filles fortes qui s'assument !

- Ouais !

Je trinquai et grimaçai après avoir bu. C'était fort !Rosalie reprit la parole.

- Et pourquoi t'as divorcée ?

- On s'aimait plus d'amour. Alors voilà... Mais c'est pas le plus triste. C'est qu'il soit mort qu'est triste. Y me manque beaucoup...

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je me suis fait agresser, ils ont voulu m'violer et Jacob a empêché les types de le faire. Mais y s'est fait battre à mort.

- Oh j'suis désolée. C'est horrible.

- Merci.

- Et ton père ? Il est flic... il les a eus ?

- Nan... rien ! Personne les a retrouvés. Envolés ! Pouffff plus personne ! Mais a... attention hein ?! C'est pas la faute de papa ! Lui y cherche encore c'est qui !

- Hey, j'ai rien dit... t'énerve pas.

- Je préviens juste.

- Ok, ok

- Voilà !

- Et on peut pas te toucher à cause de ça ?

- Oui ! J'fais pas confiance aux gens. Avec l'temps oui. Et Edward c'est différent ! Lui j'adore qu'il m'touche ! Partout partout partout ! J'adore faire l'amour avec lui… Il est génial… c'est trop, trop bon… et ses mains… sa langue et sa bouche… Olala...

- P'tite coquine ! Chut… je veux pas savoir !

- T'as tort ! C'est un Dieu du sexe !

- Mais chut euh ! Et sinon, vous avez pas eu de bébé ? Avec tout ce temps ?

- Avec Edward ? On sort pas ensemble depuis assez longtemps !

- Non, avec l'autre... Jacob.

- Oh ! Fallait l'dire !J'suis tombée enceinte mais j'ai fait une fausse couche. Avec Jake, on a jamais parlé de ça... c'était pas prévu et on s'est dit que ça voulait dire que c'était pas l'moment.

- Edward le sait ?

- Ouais. Il sait tout de ma vie d'avant.

- Emmett veut un bébé...

- Fécili... fitélici... félita... c'est bien ! Bravo !

- Mais moi, j'veux pas trop.

- Ah zut alors... pourquoi ?

- Bah Emmett il est grand mais c'est comme un bébé d'fois. Faut s'occuper d'lui. Tout pareil... C'est un grand enfant.

- Mais pour l'boulot. Super non ?

- Oui ! Ça oui, il est top !

- Comment vous z'êtes rencontrés.

- J'étais l'avocate d'un client pas content. J'ai rencontré Emmett comme ça. J'ai perdu l'affaire parce que de toute façon, mon client avait tort mais j'ai gagné mon mari ! Et je l'aime même si défois il a 4 ans.

- C'est mignon !

- Et toi vec Edward ?

- Bah au travail, t'es bête ou quoi ?!

- C'est vrai... pff !

Nous rîmes avant de trinquer une nouvelle fois. Je finissais tout juste mon verre quand on frappa à la porte. Je me levai, imitée par Rosalie, elle s'accrocha à mon bras et nous avançâmes prudemment jusqu'à l'entrée. Rosalie cogna dans une chaussure et se retourna vers ladite chaussure, un doigt sur la bouche.

- Chuttt ! Fais pas d'bruit !

Je me remis à rire et ouvris la porte, c'était Alice et Jasper.

- Ah Alice ! C'est ma copine Alice ! Elle a été la plus gentille avec moi ! Au tout, tout début, elle a été ma copine ! J'l'aime Alice !

Je la pris alors dans mes bras pour un câlin.

- Bella tu es saoule ?

- Eh oui, un p'ti peu !

- On entendait du bruit, on venait voir si tout allait bien.

- Oui ça va ! Edward y l'est à l'hôpital... et Rose, elle est v'nue et on s'amuse. Ah et oui, j'me suis fâchée très très fort avec Tanya !

- Edward va bien ? Qu'est-ce qui se passe ?

- Il a mal au ventre... il va bien ! Ils l'ont opéré. C'est le lapin dicite !

- L'appendicite.

- Ouais mais il est pas mort.

Rosalie se mit à rire pour je ne sais quelle raison, Alice semblait stupéfaite, Jasper amusé, prit la parole.

- Je crois que vous avez assez bu. Vous devriez aller dormir non ? Demain, ça va être dur.

Rosalie se fâcha alors.

- Ah non mais dis donc ? Tu vas pas nous dire quoi faire ! On fait s'qu'on veut et d'main on va même pas au travail ! Alors hein voilà ! Alice vient boire avec nous !

- Elle peut pas Rose ! Elle va avoir un bébé Alice.

En disant ça, je m'étais penchée pour caresser le ventre de mon amie. Rosalie se tapa le front.

- Ah oui zut ! Bon bah tant pis alors... c'est bête !

- Oui. On va faire moins de bruit ! Promis juré !

- Vous êtes sûres que ça aller ?

- Oui oui. On est grandes ! En plus, y a plus rien à boire presque...

- Ok... on repassera dans une heure ou deux.

Jasper se permit d'entrer dans mon appartement.

- Hé hop hop hop ! Qu'est-ce tu fais là, oh ! C'est chez moi !

- Je m'assure que vous ne ferez pas de coma éthylique. La vache... bières, 2 bouteilles de vin, une de tequila et la moitié d'une de vodka ? Comment vous tenez debout ?

- Avec nos jambes !

Rosalie et moi repartîmes dans une fou rire suite à son intervention mais je finis par m'arrêter net.

- Faut que j'fasse pipi !

En voulant me dépêcher, je trébuchai mais Alice me rattrapa et m'accompagna jusqu'aux toilettes. Dieu que j'avais mal à la tête... mal au cœur et au ventre. Avec difficultés, je me relevai et sortis de la salle de bain pour rejoindre le salon. Alice et Jasper étaient toujours là. Rosalie était affalée sur le canapé, toujours réveillée, elle se releva en me voyant.

- Ah t'es rev'nue ! Ça va mieux ?

- J'ai mal à la tête... et au ventre !

- Moi aussi... Je bouge plus d'ici. J'vais dormir très très longtemps.

- Je crois que moi aussi...

Je n'avais pas la force d'aller jusqu'à ma chambre, le canapé était pris par Rosalie et je ne me voyais pas dormir assise sur un fauteuil alors je m'allongeai sur le tapis. À peine installée, je me sentis quitter le sol, je me débattis piteusement.

- Lâchez-moi ! Ne me touchez pas !

- Bella, c'est moi Jasper ! Et je vais te mettre dans ton lit, tu seras mieux que par terre !

- Mais me touche pas !

- Bella arrête ! Voilà... au lit.

- T'es pas gentil ! J'vais l'dire à Alice !

- Ne te gêne surtout pas. Dors bien et attention au réveil demain !

- Hum...

Je ne l'écoutais déjà plus, je fermai les yeux et le sommeil s'empara de moi. Je passai une nuit calme, ne fut même pas réveillée à 3h du matin, j'avais deux théories, soit l'alcool m'aidait à ne pas rêver soit je m'étais réveillée mais à cause de l'alcool, je n'en n'avais aucun souvenir. Dans les deux cas, c'était à cause de l'alcool. C'est Rosalie qui me réveilla, à 8h. Je grognai et me cachai la tête sous un coussin.

- Debout Bella... Je sais, c'est dur crois-moi. J'ai un de ces mal de crâne. Emmett m'a appelée jusqu'à ce que je réponde... tiens, voilà de l'aspirine. Ton portable a sonné aussi... Allez Bella.

Je m'assis avec difficulté, ma tête tournait, j'avais la bouche pâteuse, je me sentais si fatiguée... Je regardai Rosalie, elle était pâle, son maquillage avait coulé, ses vêtements étaient froissés et ses cheveux étaient tout emmêlés. Je devais avoir la même tête et je m'en affolerais si je n'avais pas ces horribles haut-le-cœur. Rosalie dut comprendre mon expression de mal-être car elle me tendit une bassine. Je la pris bien volontiers et me mis à vomir tripes et boyaux.

- Je ne boirai plus jamais !

- Je me suis dit la même chose. Ça va mieux ?

- Bof... non.

- Rince-toi la bouche avec ça et prends ton aspirine.

- Oui. Merci.

Je fis ce qu'elle m'avait dit de faire et me traînai jusqu'à la cuisine pour faire du café pendant que Rosalie prenait une douche. Je regardai les messages sur mon téléphone, j'avais manqué un appel d'Edward mais il m'avait laissé un message.

- Mon ange... Tu vas bien ? Emmett m'a appelé. Il m'a dit que Rose et toi aviez... pris un verre. Merde alors ! Isabella Swan ivre... et je suis à l'hôpital ! Moi qui ne suis jamais malade, j'ai loupé ça. J'espère que ça va, que le réveil n'est pas trop dur. J'espère te voir quand même dans la journée. Appelle-moi, chérie.

Bon, il se fichait de moi, Emmett était une balance mais son message me touchait. Je servis deux grandes tasses de café quand Rosalie sortit de la salle de bain.

- Je crois que la journée va être longue.

- Ouais. En plus, il y a le gala de Laurel.

- Génial, du bruit !

- Oui. Emmett a appelé Edward pour me dénoncer.

- Il est incapable de garder un truc pour lui plus de cinq minutes. Excuse-le...

- C'est rien. Je vais aller à l'hôpital voir Edward.

- Emmett vient me chercher, il t'y déposera.

- Tu es venue comment hier ?

- J'ai demandé à Sam de me déposer, notre chauffeur garde du corps.

- Je vois. Merci. Je vais me doucher.

Elle sourit et je partis me rafraîchir. Je n'en pouvais déjà plus de ma journée, j'étais morte. Douchée et habillée, je descendis avec Rosalie pour rejoindre Emmett en voiture. Il essaya de faire une blague mais Rosalie le fit taire d'un regard. Du coup, le trajet jusqu'à l'hôpital fut silencieux.

- Merci de m'avoir déposée.

- Le gala est à 17h, je pense que Laurel voudra voir Edward avant.

- Je demanderai à Esmée de me prendre en voiture alors. Merci Rose.

- Je t'en prie. On se retrouve là-bas.

- Oui. Et la soirée était vraiment géniale. Je ne regrette rien.

- Moi non plus ! On refera mais... sans autant d'alcool.

- J'ai retenue la leçon ! À tout à l'heure. Merci Emmett.

- De rien.

Je descendis de la voiture et entrai dans l'hôpital. Sans demander mon chemin, je trouvai la chambre d'Edward. Je frappai avant d'entrer, il était seul, allongé en train de regarder la télé, son plateau petit-déjeuner vide à côté de lui. Je refermai la porte derrière moi alors qu'il éteignait la télé. J'allai ensuite me mettre sur le lit pour m'allonger contre lui.

- Bella... ?

- Ne dis rien !

Je savais qu'il souriait mais il n'ajouta rien. Il passa alors un bras autour de moi, je posai ma tête sur son épaule et me rendormis sans plus attendre.


Et voilà...

Je rappel qu'il faut boire avec modération

bonne soirée, bonne semaine.

Bise.

Lexi