Merci aux lectrices assidues que vous êtes et à celles qui se sont excusées pour mon coup de gueule, vous n'étiez pas visés, vous signez toujours vos reviews et vous me dites simplement ce à quoi vous vous attendiez, ce qui ne vous convient pas et ainsi de suite . . . c'est très bien et ça me permet de rectifier le tir.

Bonne lecture

Dom

29

Bella

Je suis qu'une idiote, une idiote égoïste. Je suis venue dans une famille, j'y ai été accueilli comme un membre à venir et j'ai tout foutu en l'air.

Je revois en boucle, l'expression suppliante d'Em' et sa main tendue. Je réentends les mots, ses mots et je comprends, trop tard que je me suis égarée, que je me suis abusée, et que j'ai trompé mon monde. Je me suis déroutée, pour finir en train de divaguée, et être complètement désorientée.

« Je suis perdue. Je ne sais plus ni ce que je veux, ni où je veux aller et même si je veux simplement aller quelque part. »

Je sais juste que j'ai toujours aimé Edward. Même alors que je lui hurlais que je le haïssais, je mentais. Je mentais à tout le monde et surtout à moi. Je le haïssais pour m'avoir pris Sunny et je le haïssais car mes pensées étaient tournées vers lui. Depuis mon enfance. Depuis toute petite. Toujours.

Des larmes de dépit coulent sur mes joues.

« J'ai vraiment été idiote et lâche et fausse et . . . même Emmett, je lui ai laissé penser que je pouvais être à lui, j'ai réussi à m'en convaincre. »

Je tape un grand coup sur le volant et j'appuie sur l'accélérateur. La voiture répond au quart de tours et je sers les doigts autour du volant, à m'en faire blanchir les jointures.

« Je suis qu'une conne égoïste et bornée »

Je m'essuie les yeux du revers de la main, je n'y vois plus rien, tant le flot de mes larmes est démesuré. Je me rabats sur la voie de gauche, je ne veux pas être gênée par une voiture qui souhaiterait emprunter l'une des nombreuses sorties qui me séparent de celle de Forks.

« Mais qu'est-ce que tu es en train de faire, ma pauvre fille »

Une question intéressante. Pourquoi ? Parce que là, je suis dans la voiture de l'homme que j'aime, je roule à plein Gaz vers la sortie de la ville, direction Forks. Si la maison des Cullen, se trouve en périphérie de la ville de Seattle, elle est surtout sur la route qui mène chez moi. Je viens de rentrer sur la 4 voies. Je roule trop vite, j'en ai conscience. Mais en cette nuit de Noël, nuit car la nuit est tombée tôt, décembre oblige.

Donc, en cette nuit de Noël, mon cœur me ramène à une seule personne, mon père. Pour me rabibochait, pour qu'il me pardonne et pour qu'il sache comme je l'aime. Je m'en veux de ne pas avoir fait le premier pas, d'avoir espérée que ce soit lui. Charlie a un raisonnement simple, ça ne fait pas de lui un idiot, loin de là, mais ça montre simplement qu'il a souffert et voilà plus d'un mois que je le fais souffrir à mon tour. Je me mettrais des gifles si j'étais certaine que ça me fasse réfléchir.

Je roule trop vite, je me le répète et je le sais, mais j'ai l'impression d'être acculée et de devoir arrivée au plus vite. La route est glissante, je devrais ralentir, mais je n'ai qu'une envie, c'est d'être dans les bras du seul être qui m'ait toujours soutenu et que j'ai déçu.

« Et merde »

Le flot de larmes n'a vraiment pas l'air de vouloir se tarir.

« Je roule en aveugle et pour finir de me faire chier, la neige recommence à tomber. Putain, putain de putain de merde »

Je me tais, consciente de parler toute seule, quand je regarde dans le rétro. J'ai une mauvaise surprise. La voiture des Cullen est juste derrière.

« Merde, merde, merde et remerde, c'est pas le moment ma caille, j'ai besoin d'être seule »

Je ne sais pas depuis quand il me suit, depuis mon départ c'est sûr, mais à trop chialer, je n'avais pas fait attention à lui, et . . . ni à son frère côté passager.

« C'est le bouquet, Bella, tu as tiré le gros lot ma vieille. Tu n'auras pas droit à une, ni deux explications, mais bien à trois. Merde.»

Je regarde dans mon rétro extérieur, pour voir leur véhicule se rabattre sur moi, suivant mon mouvement, alors que je m'apprête à prendre la sortie pour Forks.

« Je supposais que vous pratiquiez la trêve de Noël chez les Cullen, encore de fausses idées de ma part, bande d'emmerdeurs. »

Je jette un regard mauvais au reflet de mes amants, passé et présent dans mon rétro intérieur.

« J'ai l'impression d'avoir reçu la visite de l'ange de Noël et il est sous la forme de mon passé et de mon présent »

Je me caresse le ventre et je rajoute, en philosophant, presque :

« Et toi, mon bébé, tu es mon avenir »

Je regarde la route, si elle représente le futur, je suis dans la merde, à n'en pas douter.

« C'n'est pas gagné Swan. »

Je me mets à fredonner presque malgré moi et j'éclate de rire.

« Eh ben Jake, si tu étais là, j'aurais une impression de déjà vu »

Je recommence à chanter la comptine qui me vient souvent à l'esprit, quand je suis en colère et au volant.

« Dans la forêt lointaine, on entend le hibou . . . »

Emmett

Ça fait une heure qu'on la suit sur la route. En silence. Lourd le silence. Mais au moins il ne m'a pas éjecté de la voiture. Je regarde à la dérobade, mon frère. Il est tendu. Ses doigts sont crispés si fort sur le cuir du volant, qu'ils sont exsangues.

Je l'entends fredonner un air. Je ne sais pas vraiment quoi, mais je sais que chez lui, ça veut dire qu'il est en colère ou en tout cas pas très calme. Je le regarde franchement, tournant la tête vers lui.

- je suis désolé pour tout à l'heure.

Il me jette un rapide coup d'œil et reporte son attention à la route. Je pense au départ qu'il ne compte pas me répondre, ou qu'il ne m'a pas entendu. Puis je l'entends grogner.

- tu parles !

- Edward, je suis désolé, sincèrement.

- de quoi, de m'avoir foutu ton poing dans la figure ou d'avoir avoué que tu aimais toujours Bella.

Edward 1, Emmett 0.

- non, enfin oui, mais . . .

- tu l'aimes ou pas.

Que veut-il entendre, que si elle se jetait sur moi pour une partie de jambe en l'air je ne dirais pas non, ou que j'aurais toute ma vie des sentiments pour cette fille. Je tourne la tête vers la vitre et regarde un instant le paysage. Je ne sais pas ce que je peux vraiment dire, alors je lui dis la vérité.

- j'aime Rose et je veux me marier avec elle et avoir des enfants.

- c'est marrant ce n'est pas ce que tu m'as laissé . . .

- j'ai été maladroit, con, en colère et . . . maladroit. Le résultat est là.

- et quel résultat.

Je tourne la tête vers lui, il a les mâchoires serrées, il se retient de dire quelque chose qu'il regretterait plus tard.

- Ed', écoutes, je ne serais même pas pourquoi j'ai dit ça, enfin si. Quand je vous ai vu, j'ai eu . . .

- tu as eu l'impression que je te prenais ce qui t'appartiens ?

- non ! Oui ! Je me suis demandé si je n'avais pas souffert de notre rupture, parce que tu avais un peu trop pris à cœur, ce que je t'avais demandé.

Il ne dit rien et je sens un malaise supplémentaire naitre et se mettre entre nous. J'ai peut-être dit ce qui ne fallait pas. Mais je me trompe . . .

- il y a peu de temps que nous sommes ensembles.

- euh, je n'veux pas être lourd, mais elle est enceinte ?

- pas de moi.

- oh.

Il me lance un nouveau regard en biais et je crois voir un sourire en coin.

- je suis pathétique, hein petit frère.

- tu l'aimes ?

- comme un fou.

- pourquoi ?

- pourquoi, quoi ?

- il y a un an que je ne suis plus, enfin que nous ne sommes plus ensembles et . . .

- elle est partie chez son frère, elle n'est revenu quand fin de semestre pour valider son année.

- ah.

- je ne le savais pas, je suis parti le lendemain de son retour, sans l'avoir revue.

Je le regarde. J'ai vraiment coupé les ponts, en prenant ce stage. Je ne regrette pas ce que j'y ai gagné, mais, . . . si j'ai des regrets, ceux de ne pas mettre montré plus présent.

- ton petit séjour à l'hosto ?

- elle me parlait de toi, elle était malheureuse et plus on passait du temps ensemble . . . plus . . . enfin, elle ne voulait qu'un ami, je me sentais coupable de vouloir plus.

Je ne dis rien. Comment réagir quand votre frère vous dit qu'il rêve de votre nana. Mais c'est du passé et ils étaient si heureux en arrivant tout à l'heure. Il continue sur sa lancée.

- je l'ai toujours aimé, même quand elle était gamine.

Il regarde dans le rétro et met le clignotant pour se déporter. On a atteint la sortie en direction de Forks et de la côte. Il reprend, je l'écoute, je n'ai que ça à faire, c'est la moindre des choses.

- quand tu es parti pour ton stage, j'ai eu peur au départ, alors je sortais, je sautais tout ce qui bouge.

Il se tait. Il regarde sa voiture devant nous, il regarde celle qu'il aime et quand elle accélère, il sert les dents. Il a peur pour elle. Depuis plusieurs minutes, une demi-heure peut-être, la neige a recommencé de tomber.

- mais chaque matin j'allais la voir. Je lui faisais croire que je tenais ma promesse envers toi, alors que je voulais me discréditer, je voulais qu'elle me repousse, comme elle le faisait avant.

- mais elle ne l'a pas fait.

- elle m'a dit qu'elle devait prendre soin de moi, pour toi.

- mmmh.

- alors je me suis dit, enfin j'ai eu envie de partager la musique avec elle et elle est venue me voir au club.

- une première.

- ouais ! Elle est venue avec des amis de la fac, puis avec son meilleur pote.

- Jake ?

- oui.

- je ne pensais pas qu'il accepterait d'assister à ce genre de sortie.

- il est sympa, enfin, pour le peu que je l'ai vu à cette époque et à Thanksgiving.

- t'as fait Thanksgiving avec les Swan ?

- oui, à la Push.

- et le shérif.

- il a pas bien pris la grossesse.

- pas vraiment.

- c'n'est pas marrant je le sais, mais j'aurais bien voulu voir sa tête à Charlie.

Il me regarde, et me met un coup de coude dans l'épaule. Je le vois sourire. Au moins, on se comporte avec un peu plus de civilité que tout à l'heure.

- je suis désolé Edward d'avoir réagis comme un con, je sais que je n'ai pas à douter de toi . . . ni d'elle.

- j'aimerais te dire que ce n'est rien, mais là, il ne me tarde que d'une chose, c'est qu'elle arrête la voiture.

- tu t'inquiètes vraiment pour elle ou pour ton carrosse ?

- sale con.

- j'en étais sûr. Mais tu sais frangin, une voiture ça se remplace . . .

Il me décoche une claque sur la cuisse et j'explose de rire. Je reporte mon attention sur la route, je reporte mon attention sur ma . . . ma quoi, ma belle-sœur. Nooooooon ! Ma petite sœur, ouais, dès maintenant, elle sera comme une petite sœur, et je vais m'excuser auprès d'elle, et aussi lui passer un savon, à cette tête de mule.

Je sais qu'elle nous a repérés depuis un moment, et elle n'a rien fait pour s'arrêter. Ah les gonzesses, j't'jure.

Edward

Je regarde ma voiture filer comme un bolide sur l'autoroute et je ne peux m'empêcher d'avoir un pincement au cœur en pensant à ce qui pourrait lui arriver si Bella dérapait. Je me giflais mentalement. Et Bella, dans quel état serait-elle si elle déraper ? Je secoue la tête, je suis con, mais en même temps c'est ma première voiture, elle commence à dater, mais je l'aime.

Enfin, j'aime Bella . . . allé, j'arrête, je m'enfonce. Je regarde mon frère. Il sourit. Nous avons eu un début de discussion et sans trop rentrer dans les détails, on s'est calmé. Il est parvenu à relativiser la situation.

Reste à stopper la furie qui joue avec mon petit bijou. Ça, c'n'est pas gagné.

Elle a pris la sortie qui mène à Forks. Je lui emboite le pas, si je peux dire. Je visse mes yeux sur les empreintes des pneus dans la neige, que laisse la voiture devant moi. Un panneau indicateur nous signale que Forks n'est plus qu'à 12 km.

- tu ne veux pas qu'on l'appelle sur son portable ?

- non, Emmett.

- mais . . .

- mais, rien du tout p'tit frère, elle l'a éteint juste avant de partir de la maison.

- la maison ?

- de mon appart'

- han, han, la maison.

- tu deviens lourd, Em'.

- ok, j'arrête.

Alors que je m'apprête à lui lancer une remarque cinglante, Bella ralentit, enfin c'est ce que je crois, la voiture glisse sur la chaussée, elle fait une embardée, comme mon cœur, elle glisse, sans fin et finit en tête en queue. Saine et sauve. Les deux. Je sais c'n'est pas bien mais je suis content que les deux femmes de ma vie aillent bien.

Je sors dans la panique. J'ai eu peur pour elle, et mes nerfs sont de nouveau à fleur de peau.

- Bella ! Tu vas bien et le bébé.

- sains et saufs, comme tu vois.

- mais merde Bella, pourquoi tu es partie comme . . . ça.

Je me tais. Je viens de voir ses yeux, ils sont rougis. Pendant qu'on faisait la paix, elle, elle se prenait la tête. Et puis je me doute du pourquoi et du comment. Elle a dû se sentir coupable de notre prise de tête, etc.

- je . . .

Elle renifle à grand bruit et attrape un mouchoir dans la poche arrière de son jean. Elle me lance un regard mauvais, par-dessus son nez qu'elle mouche. Elle est en colère et je vais peut-être en prendre pour mon grade. Elle me dévisage d'un air mauvais, quand elle en a fini avec moi, elle regarde dans mon dos, plus loin, vers mon frère. Son regard change. Elle est triste. Elle range son kleenex dans sa poche.

Je me tourne vers la voiture de ma mère, pour voir la réaction de mon frère. Il est assis sur le devant du capot et regarde dans notre direction, les bras croisés sur la poitrine. Je le scrute. Il a l'air calme. Je tourne la tête vers Bella. Elle est sur les nerfs. Il ne me reste qu'une chose à faire.

- écoutez tous les deux. Je vais appeler maman, elle doit être inquiète. Je crois que vous avez besoin de mettre à plat certaine chose, vous auriez dû le faire il y a quelques temps déjà.

Je m'approche de ma chérie, je la prends dans mes bras et l'embrasse sur le front. Je plonge mes yeux dans les siens.

- je reviens vite. Ne lui fais pas de mal, c'est un mec gentil.

- je sais.

Elle a souri, et mon frère a grogner. Je m'éloigne d'elle après avoir glissé ma main dans la sienne et l'avoir levée vers ma bouche pour y déposer un léger baiser.

- je t'aime, Bella, ne l'oublie jamais.

Je me retourne une nouvelle fois vers mon frère et lui fais signe d'approcher. Il se redresse, mais reste près de notre véhicule.

Je m'éloigne, doucement d'eux, leur laissant l'intimité dont ils ont besoin. Une fois hors de porter de vue et d'oreilles, j'appelle ma mère. La sonnerie se fait entendre, une fois et tout de suite après, quelqu'un décroche.

- Edward, mon chéri.

- maman, tout va bien.

- vous l'avez rattrapé alors !

- oui maman, sur la route de Forks.

- ça fait presque deux heures que vous êtes partis.

- je sais maman.

- elle va bien ?

- elle avait l'air bien.

- et ton frère ?

- ils sont en train de parler ensemble.

- une bonne chose, ils auraient dû le faire depuis longtemps.

- oui.

- votre père a eu une urgence, il ne rentre pas tout de suite.

- je ne pense pas rentrer maman, Bella . . .

Elle garde le silence et je n'arrive pas à finir ma phrase, je n'ai pas envie de lui mentir en lui disant qu'elle aurait droit à un réveillon et un noël en bon et due forme. La nuit est tombée, c'est la nuit de Noël et il neige. Elle renifle.

- maman, je te promets que dès l'année prochaine tu nous auras tous autour de ta table, tu m'entends.

- oui, mon chéri.

- tu auras des bébés près de toi, tes enfants.

- merci mon ange.

- maman, je suis désolé.

- il ne faut pas mon grand.

- je t'aime, Esmé.

- moi aussi mon grand.

On se tait, encore, puis elle reprend.

- il faut que ton frère appelle son amie, elle est assez . . . mécontente.

- je vais voir où ils en sont et je lui passe le message.

- d'accord.

- il te rappelle.

- bien.

Je raccroche. Je sors du bois, enfin de la forêt, vu le temps qu'il me faut pour rejoindre la route. Je ne les vois pas. J'ai envie de les appeler, mais je me fais la réflexion qu'il fait froid et qu'ils ont dû montés à bord d'une des voitures. Alors que je contourne le dernier arbre qui me cache les voitures et la route, mon regard tombe sur une silhouette. Pas une, mais deux enlacées. Mon sang ne fait qu'un tour. Je m'approche, silencieux. Alors que je suis prêt à parler, le son de leur voix me parvient.

- . . . je suis désolée Em', j'aurais dû tout te dire, mais tu ne me répondais plus, je me suis lassée de devoir attendre.

- tu me l'as déjà dit.

- je sais, mais ton frère ne t'a jamais trahi.

La tête de mon frère se découpe de la silhouette que leurs deux corps forment. Il baisse le menton vers elle et le pose sur le haut de sa tête.

De les voir, enlacés de cette manière, je ne peux m'empêcher d'avoir le cœur lourd. Ils ont l'air fusionnel. Cette vivions me ramène presque deux ans en arrière et je les revois s'embrasser, je les revois se tenir la main, leurs sourires complices . . . je secoue la tête. C'est du passé.

- Em', je l'aime.

- je sais.

- tu me pardonneras un jour.

- c'est déjà fait.

Il lui embrasse le bout du nez.

- hey, mais ça s'arrange pas, tu as le nez gelé.

- il neige Em', j'ai froid et je sens plus mes pieds.

Il lui frotte vigoureusement le dos et elle rit.

- attention monsieur Cullen, je suis fragile maintenant.

- mmmh, mon frère m'a dit que tu attendais un petit.

- ou une petite.

- je dois savoir qui est le père ?

- compte tenu des infos que nous avons, je peux déjà te rassurer, ce n'est pas toi le père.

Il éclate de rire et la serre dans ses bras.

- je sais aussi que ce n'est pas Edward.

- han, han, lui répond ma belle.

- donc !

- tu vas m'en vouloir.

- tu m'inquiètes là frangine.

- frangine ?

- vos mieux ça, tu ne crois pas.

Elle le regarde, je ne sais pas à quoi elle pense, mais je donnerais n'importe quoi, pour le savoir.

- ok, c'est un peu étrange, mais après tout, . . . ok, frangin.

- bon, ne change pas de sujet, c'est qui ? Edward le sais ?

- oui, ton frère sait tout, je n'ai aucun secret pour lui.

- ah oui ! Même pas le . . . tu sais, sur toi et Jacob.

- tu racontes quoi ?

- mais si tu sais bien !

- euh, nan, nan, je ne vois pas.

Je m'avance dans la lumière des phares, la seule source de luminosité. Mon amour se tourne vers moi et me sourit.

- Bella, ma chérie, il te taquine, lui dis-je, pas vrai frangin.

- je ne sais pas, minaude mon frère.

- tu parles, tu m'as vu et tu essayais de me faire marcher, moi, pas vrai petit frère.

- touché, me répond mon petit frère, mais . . . petit, petit, je fais 20 cm de plus que toi et je pèse 100kg, je n'pense pas être petit.

Je ris et m'approche de mon amour qui se détache vivement de sa bouillote pour venir se coller à moi.

- on fait quoi, maintenant Bella.

Elle colle son visage contre mon torse et reste silencieuse. Je ne dis rien, Emmett s'appuie contre ma voiture, qui est la plus proche. Au bout d'un moment, il ouvre la portière et met le contact.

- je ne sais pas vous, mais moi je me gèle, j'ai faim et j'ai très envie de voir mon pote Charlie.

Bella lui jette un coup d'œil, me regarde et agite la tête en signe de consentement.

- ça ne te dérange pas ma chérie, si je prends le volant.

- non, je suis morte de froid.

- tu nous suis Em'.

- ouep !

- mais avant ça, tu devrais appeler Rosalie, d'après maman, elle est un peu sur les nerfs.

Emmett fait semblant de trembler, ou pas.

- je vais l'appeler, j'ai des excuses à lui faire et je ne voudrais pas qu'elle me quitte le soir du réveillon, je trouverais ça un peu répétitif.

Bella lui tire la langue. Je lui fais les gros yeux.

- quoi, c'est vrai, c'est pareil que de se faire largué à la saint Valentin.

- pardon Emmett, lui dit ma belle.

- je blague frangine, allé, va au chaud.

Elle lui envoie un baiser, et monte sur le siège passager. Je suis debout devant la porte ouverte de ma voiture. Je regarde mon frère. Je lui envoie un salut. Il y répond et me tourne le dos.

- on t'attend, où tu nous rejoints ?

- allez-y, je me dépêche de recoller les morceaux avec la femme de ma vie et j'arrive . . .

Je n'ai pas le temps de le charrier que je l'entends déjà parler avec sa moitié.

- . . . avant que tu ne dises quoi que ce soit, je voudrais savoir si tu veux te marier avec moi, maintenant que tu as vécu le pire . . .

J'éclate de rire et monte en voiture. Je serre la main de Bella dans la mienne et je mets le contact.