Bonjour tout le monde, je remercie Ange pour sa review habituelle, ainsi que les personnes qui ont la patience de suivre cette histoire. Bon, ben la chance de Mitsumi est toujours aussi efficace quoi... Petite précision, ma meilleure amie me pousse à continuer cette histoire (ce que je compte bien faire), donc voilà...
Bonne lecture et à la prochaine.
Au réveil, j'ai eu la bonne et mauvaise surprise de tomber sur Hareta, Newton et les parents de l'abruti de cousin. Le premier et le second ont canalisés Giratina, les deux derniers tenaient une feuille certifiant qu'ils portaient plainte contre ma personne.
- Mais vous pouvez pas porter plainte contre moi, le légendaire ne m'obéit pas ! Ai-je rapidement signé.
Hareta a traduit, avant de répliquer :
- Légalement si, puisque tu l'as attrapé. Enfin, c'est Giovanni, mais comme Giratina est avec toi...
Le renégat est arrivé vers les parents, a reluqué la feuille avant de la tirer d'un coup sec et de la gober.
- C'était une copie de toute façon, lâcha la mère d'Hareta. N'empêche que la police va venir et -
- GIRAAAA !
Le légendaire a parfaitement convaincu les adultes de cesser d'occuper son territoire. Newton n'est intervenu qu'une fois les choses tassées et n'a pas pris de parti.
- Voyons, c'est logique que Mitsumi doive réparer les dégâts causés, expliqua l'homme au pokémon légendaire. Même si elle n'y est pour rien, ajouta précipitamment le scientifique en voyant le regard de plus en plus menaçant de Giratina à son égard. Néanmoins, ne serait-il pas mieux de trouver un compromis ?
- Laisse tomber, j'ai pété leur maison une fois, enfin, pas moi mais Giratina..., ai-je distraitement signé. Vaudrait peut-être mieux que je me rende pour le moment. J'analyserai sur place.
Newton a haussé les épaules suite à la traduction d'Hareta, mais on a eu un autre souci. Le pokémon ne voulait pas que je retourne voir les parents de l'abruti de service. Il s'est mis Martel en tête que j'allais refaire des travaux d'intérêts généraux et a directement attaqué les flics ! Ils ont renchéri à grands coups de tranquillisants, et ont forcé le renégat à rentrer dans sa capsule une fois endormi, qu'ils ont bloqué afin d'empêcher la 'chose' de ressortir. Puis ils m'ont conduite au poste, où les parents de mon abruti de cousin ont été plus que convainquant quant à l'alourdissement de ma peine.
C'est à ce moment là que tonton Patrick a débarqué, m'annonçant par visiophone (j'étais en cellule, le temps que les juges valident la sentence) qu'il avait besoin de Giratina pour tourner dans une émission. J'ai signé, avant que les gardes ne me menottent à la chaise, me disant que les codes secrets ne passeraient pas une seule seconde de plus.
Mon oncle est donc parti, est revenu avec Hareta qui a fait la traduction pour les deux côtés et (comme indiqué sur ma déposition), a pris en charge Giratina et l'insolourdo le temps que les choses se tassent. Elles se sont encore mieux tassées quand la légende a carrément défoncé les trois quarts de la prison juste pour me retrouver trois jours plus tard. Cette fois, Giratina n'y est pas passé par quatre chemins et a sauté à pieds joints sur tout ce qui bougeait.
La seule chose qui a sauvée le cuisinier embauché là-bas était le pot de miel qui lui était tombé sur la tête...
- Pas question qu'elle s'en tire comme ça, cette garce !
- GRRRRRR !
- Euh, je veux dire, ta cousine ! Ça fait quand même deux fois qu'elle défonce notre maison !
- C'était un accident, a répondu Patrick devant la mère d'Hareta plus que vénère. Giratina est adorable quand il se décide à rester tranquille ! A-t-il ajouté en frottant le gros pépère sur la tête qu'il avait abaissé au niveau de tonton.
J'avais été placée sous surveillance électronique, mais j'avais plus dans l'idée que le danger était Giratina lui-même. On m'avait interdit d'approcher de tout lieu public (la bonne blague!) mais l'émission dont tonton avait eut vent, avait couvert les trois quarts des frais de ce qui restait de la maison des parents de l'abruti de cousin.
- Bonjour à tous ! Chantonna Newton en apportant des crêpes au miel, ce qui força la légende à le racketter en moins de deux. J'ai peut-être une idée pour vous tous. Les lieux autour de la Grotte Retour sont à vendre (on se demande pourquoi...). Pourquoi ne pas en devenir propriétaires et construire une maison en haut de la colline. Ça serait plus simple lors de visites intempestives...
Tonton a haussé les épaules, la police s'en moquait, les parents voulaient juste virer le problème de presque 700 kg hors de chez eux, et moi j'avais pas de sous.
- C'est bien beau tout ça, mais comment voulez-vous que je rembourse les parents d'Hareta et fasse construire en même temps ? Ai-je signé.
Hareta m'a tendu une brochure sur les combats pokémon... Giratina lui a ronflé après, mais n'avait pas l'air vraiment contrarié par le projet.
- Heu..., ai-je lâché en voyant la brochure.
- Vaudrait peut-être mieux te constituer une équipe, non ? A suggéré Newton. Comme ça, ça sera beaucoup plus simple.
Cette fois, Giratina a eu l'air contrarié.
- Déjà, il faudrait que j'arrive à lui lancer des ordres, et comme je parle pas…
Il y a eu un gros blanc, durant lesquels aucun des quatre présents n'en sont revenus, avant que je conclue haut et fort (d'une voix rauque) :
- Bon, bah, problème réglé.
Giratina avait beau être adorable, il n'empêchait quand même qu'il faisait que ce qu'il voulait. Et entre l'abruti qui me disait de demander les attaques gentiment, tonton qui me disait de faire ce qu'il me semblait juste, et Newton qui me demandait d'exiger du pokémon via une voix impérieuse, j'avais de quoi faire.
- On va essayer les combats duo, d'accord ? A proposé l'andouille de parenté familial non désiré après que j'ai eu difficilement canalisé l'attention du légendaire au bout de plusieurs minutes durant lesquelles Giratina tentait d'achever un pauvre laporeille.
J'ai haussé les épaules. Il a fait sortir Pijako et Pingo de leur capsule respective, et moi, j'ai libéré l'insolourdo qui a été aux côtés de Giratina.
- C'est parti ! A dit Hareta. Pijako, attaque Furie sur l'insolourdo, et toi Pingo, utilise Surf !
- Ok ! G...
La légende avait rapidement disparu, ce qui fit que l'insolourdo se ramassa toute la purée dans la gueule, puisque je n'avais pas réussi à lui donner d'ordre à temps. Giratina réapparut et frappa violemment Pingo (qui s'est dissimulé derrière le cousin jusqu'à la fin du combat), avant de ricaner de ce bruit de moteur qui tousse vers mon autre pokémon qui semblait à moitié mort. Insolourdo l'a très mal pris, a utilisé Effort une nouvelle fois avant de finir avec Pouvoir Antique. Résultat des courses : je me suis ruinée pour acheter des rappels, et n'ai pas pu en placer une. Finalement, vexée, j'ai bloqué les pokéballs des deux énergumènes et les ai laissés à Hareta en lui recommandant de ne pas faire de conneries avec.
- Je ne comprends pas ! Me suis-je énervée devant tonton. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à combattre ?
- Deux choses : tu parles depuis peu longtemps, et tu as la poisse... Combinés ensemble...
- Merci tonton pour le soutien...
- Et puis Giratina n'a peut-être jamais reçu d'ordres. C'est un légendaire. Ton insolourdo le gêne peut-être...
- Aucune idée...
J'ai bu une gorgée de thé bouillant, et la surprise de la chaleur du liquide m'a fait déverser le reste sur mon pentalon. Après avoir versé de l'eau froide (quand tonton m'a dit de ne pas le faire à la cuisine, car il venait juste de faire la vaisselle) sur ma brûlure, j'ai jeté le sachet de thé et en ai lâché ma tasse. Les éclats de verre m'ont permis de chercher la pharmacie, tout en mettant du sang un peu partout, et j'ai passé les heures suivantes à essayer de faire partir les traces.
Ça aurait été si la police n'était pas venu pour une enquête sur moi suite à la plainte des parents d'Hareta. Quand ils ont vu les traces de sang que je m'efforçais de faire partir, ils ont froncé les sourcils. Tonton et moi avons fini au poste.
J'étais morte de rire, car les policiers n'avaient pas eu le temps de réparer la prison et seule une corde et quatre piquets délimitaient ma cellule. Il n'y avait qu'un seul garde qui s'était endormi, mais ça n'a pas empêché ma personne de rater son évasion en trébuchant et jurant comme un charretier comme je m'étais tordu la cheville.
Giratina avait fini par accepter de se tenir tranquille, et le gardien prenait des notes sur son PC à côté de la légende qui lui envoyait son souffle chaud dans la nuque. L'homme n'arrêtait pas de se planter et de pester contre les fautes en marmonnant. Tu m'étonnes qu'il arrivait pas à faire son job correctement avec la chose derrière lui.
- Alors…, marmonna-t-il pour lui-même. Détérioration de matériel domestique, publique et privé, atteinte à la vie de plusieurs fonctionnaires et…
Le légendaire avait sournoisement glissé une griffe rouge sous la gorge du type pendant son monologue, du coup le gars a précipitamment lâché :
- Retirons les dégâts matériels, d'accord !
Giratina a grondé, et le gars lui a répliqué d'un ton très peu assuré qu'il fallait bien qu'il fasse son boulot. Durant les heures qui suivirent, le type a pianoté sur son clavier sans dire un mot et en serrant les dents chaque fois que le type Spectre s'amusait à appuyer sa griffe sur sa gorge, soit trop souvent. Quand la relève arriva, Giratina eut deux hommes sous son contrôle (un à chaque aile), pendant qu'un troisième tendait un café au bout d'une longue pince qui servait habituellement à ramasser les déchets sur la voie publique pour les deux autres, décrétant qu'il ne s'approcherait pas à moins de trois mètres du 'truc'.
Finalement, le légendaire exerça une telle pression que je me retrouvais exemptée de toutes mes peines si je payais rapidement. Il fallait bel et bien que je me lance en combat pokémon, et ça, c'était pas gagné.
Comme insolourdo et Giratina ne s'entendaient absolument pas, je les séparais donc et tentais de leur accorder le même temps. Seulement, l'insolourdo se moquait totalement d'Hareta ou de tonton, et Giratina voulait à tous prix me rejoindre. J'ai essayé de lui expliquer que non, ça n'allait pas être possible, mais un légendaire est un légendaire. Et comme il n'avait pas été habitué à recevoir des ordres, c'était chaud.
Donc, j'ai dû m'acheter l'objet qui permet de bloquer les pokéballs pour empêcher les pokémons d'en ressortir, ce qui fit bien râler la légende comme le type Normal. A la fin, j'ai complètement pété les plombs et leur ai dit d'aller mourir. L'insolourdo a manqué de se suicider dans le lac à côté. Je l'ai rattrapé en m'excusant et en choppant une pneumonie. Pour ne pas arranger les choses, Cynthia est venue me défier pour m'aider dans ma quête d'argent.
J'ai donc pris Giratina et l'insolourdo entre quatre z'yeux et leur ai bien dit que je ne voudrais plus jamais leur parler s'ils ne faisaient pas la paix. La légende en a rien eu à cirer mais j'ai dû faire de la peine à mon autre pokémon, car il a bien attendu que je lui donne des ordres pour les exécuter. Cynthia était bien sûr trop forte, mais l'attaque Effort de l'insolourdo lui avait donné du fil à retordre. Résultat, Roserade et Togetiss étaient au tapis quand l'insolourdo rendit l'âme au sens figuré.
J'ai envoyé la giga-bête qui avait dû être vexée par l'attitude de l'insolourdo, car Giratina lui aussi a attendu les ordres bien sagement. Il m'a fixé, l'air de dire 'je fais quoi ?' et quand j'ai ouvert la bouche pour lui demander d'utiliser Revenant sur Spiritomb... Ben j'ai pas réussi à le dire.
- Oulàlà, c'est une belle grippe ! M'a dit Newton comme il examinait ma gorge. Tu es bien irritée et je ne sais pas quand est-ce que ton extinction de voix passera.
Giratina m'a regardé en mode, 'alors là, bravo !' mais j'ai ignoré le légendaire pour déprimer. Cynthia avait attendu que je donne un ordre, puis avait rappelé son pokémon avant de me dire que ça serait partie remise. Hareta s'était proposé pour me remplacer, mais Giratina avait aussitôt disparu dans sa pokéball.
J'ai soupiré. Non pas que je ne sois pas habituée à ne pas parler, mais enfin là, la malchance était à son comble. Je me suis levé de la chaise que j'occupais chez Newton, ai dépassé Giratina qui dormait à moitié au soleil et suis partie me promener, agacée.
Ma vie est nulle...
Tout en marchant, je suis arrivée au bord d'un glacier et me suis mirée dans la glace. Un pant s'est détaché et m'a toute détrempée en tombant dans l'eau. J'ai même pas cherché. Enfin, ça aurait été si je n'avais pas dérapé sur le bout de glace qui s'était cassé sous le choc. Résultat, jambe cassée et col du fémur assez bien endommagé. Donc, par extension, quinze jours minimum à l'hôpital. Le point positif dans tout ça, c'est que la police n'aura pas à chercher bien loin pour me surveiller.
