Merci à Camhyoga pour ses encouragements et sa correction. =)

Je m'excuse auprès de vous tous pour ne pas avoir répondu à vos reviews, je le fais donc ici. ^^"

silinde-kun : oui Kanon risque de se prendre une bonne peine de prison... Sauf s'il y a des rebondissements... :p Merci pour ton petit mot ! =)

Alexis : très bon résumé ça, quand ça s'arrange pour les uns ça ne va toujours pas pour les autres ! XD Mais je suis sadique, tu me connais ma zumelle. ^^ Merci pour ta review. =)

Aspartia : Effectivement, l'affaire d'Egidio semble mieux partie que celle de Dokho et Shion... Mais après tout, les italiens ont le sens du romantisme, non ? *rires* J'ai bien aimé ton commentaire sur "l'abnégation pure", c'est exactement ça ! :p Plus sérieusement, passer dans un quartier asiatique où il faut slalomer entre les magasins de nouilles, il faut s'accrocher ! ^^ Merci pour ta review ;)

Hemere : C'est en 1ère que j'ai lu les Liaisons Dangereuses. Un très bon livre, une fois qu'on est dedans... Et ma foi, comme tu le dis, c'est un titre de circonstance ! ^^

anonyme : haha, je t'ai reconnue ! :p Je vais jeter un coup d'oeil à ton lemmon, dès que je trouverais le temps... ^^ Quand au "Police, ne bougez plus !" tu vas voir qu'Egidio va se faire plaisir... :p

Sur ce, bonne lecture ! :)

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Mafia Blue – Chapitre 29

En entrant dans la cuisine, Eaque fronça les sourcils. Il était déjà dix heures et Rhadamanthe était encore attablé face à un bol de café fumant, d'immenses cernes sous ses yeux prouvant qu'il n'avait pas dormi de la nuit. Lui-même ne s'était pas vraiment reposé, se demandant pendant une bonne partie de la soirée comment tout ça allait se terminer. Pressentiment, quand tu nous tiens...

"Il en reste ? demanda Eaque en montrant la cafetière.

-Je croyais que ne prenais que du thé au petit-déjeuner ? s'étonna l'anglais en relevant les yeux sur son ami.

-Si la caféine arrive à mieux me tenir éveillé aujourd'hui, je suis preneur.

-Je t'en prie, sers-toi."

Le népalais saisit une chaise et s'affala dessus, après s'être servi du liquide ambré parfumé. Cela avait une odeur d'exotisme, de pays ensoleillés, de rires et de sueur, ainsi qu'une couleur mate comme celle de la peau de Kagaho.

"Salut vous deux ! s'écria Minos en entrant, suivi par Rune.

-Ça fait plaisir de voir quelqu'un qui est en pleine forme, se moqua Eaque en avalant une gorgée de café, sans chercher à retenir une grimace.

-La nuit c'est fait pour deux choses : dormir et...

-Oui, on sait, coupa Rhadamanthe. Désolé, mais je n'ai pas vraiment envie de parler de ça.

-Justement, j'ai la solution à notre problème. Ou devrais-je dire, au problème de Kanon."

L'anglais se redressa, soudain attentif. Le népalais haussa un sourcil, tandis que Rune s'asseyait entre Minos et lui.

"Kagaho, fit l'intendant.

-Quoi, Kagaho ? siffla Eaque, soudain sur ses gardes.

-Il faut récupérer Kanon avant qu'il soit transféré dans une prison d'Etat, expliqua Minos. Je me vois mal aller demander à des crétins sans cervelle d'entrer dans un commissariat pour embarquer un prisonnier. Donc, Kagaho.

-Je peux savoir pourquoi on se sert toujours de lui dans les cas extrêmes ? Ça t'est tellement égal qu'il lui arrive quelque chose ?

-Tu es le premier à dire que c'est le meilleur, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à utiliser quelqu'un qui est excellent..., riposta le norvégien.

-Moi je trouve que ça ressemble à un règlement de compte, rétorqua Eaque. Ose me dire que j'ai tort !

-Tu as tort. Ecoute au moins ce à quoi on a pensé avec Rune avant de te braquer.

-Très bien, je suis toute ouïe."

Rune lança un regard interrogateur à son amant avant de prendre la parole :

"Selon toute procédure judiciaire, Kanon a droit à un avocat pendant son ou ses interrogatoires. Il sera ensuite soumis à un jugement, dans un tribunal approprié. Le moment que craignent le plus les policiers sont les transferts.

-Ils ont des souterrains pour faire passer les prisonniers directement de la prison au tribunal, interrompit Rhadamanthe.

-Avec des grilles automatiques à chaque extrémité du tunnel, oui, reprit Rune. Un policier doit vérifier les visages de ceux qui accompagnent le coupable, avant d'ouvrir.

-Où veux-tu en venir ? demanda Eaque. Quel rapport avec Kagaho ?

-Il nous faut juste savoir la date de son transfert, puis on pourra mettre en place des échanges d'identités. Je rentre dans le système informatique de la police, je m'arrange pour que l'équipe d'Aldébaran Constelação n'escorte pas le prisonnier et on récupère Kanon à la sortie.

-Simple comme bonjour, et ton cher et tendre n'aura pas à se mettre en danger. Content ? se moqua Minos avec un sourire, même si sa voix avait une pointe de reproche.

-Ça semble trop beau pour être vrai, maugréa le népalais.

-Et pourtant... Tu l'appelles ?"

Eaque hocha la tête et sortit son portable.

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"Salut tout le monde !"

Egidio entra dans le commissariat avec un grand sourire, un paquet de croissants fumants dans les mains. Shura écarquilla les yeux et se moqua :

"T'es tombé sur la tête ou quoi ? C'est la première fois que tu apportes le petit-déj !

-Le plus gros est pour toi, se contenta de répondre l'italien en lui lançant la pâtisserie, que l'espagnol rattrapa de justesse.

-En quel honneur ?

-Pour l'annuaire.

-Je ne veux pas savoir de quoi il s'agit, rit Aldébaran en piochant dans le sac.

-C'est secret confidentiel, de toute façon" répliqua Egidio.

Shura esquissa un sourire avant de mordre dans son croissant : fondant, chaud et croustillant à la fois...

"Dokho est là ? demanda finalement l'ex-tireur d'élite.

-Dans votre bureau, répondit Milo en entrant dans la pièce. Miam, des croissants !"

L'italien quitta ses collègues pour rejoindre son partenaire, qui avait le nez plongé dans des paperasses. Il s'assit avec autorité sur les papiers administratifs et croisa les bras sur sa poitrine. Le chinois releva la tête et demanda en fronçant les sourcils :

"Qu'est-ce qu'il y a ?

-Deux choses, énuméra Egidio. De un, tu travailles trop. De deux, il s'est passé quoi avec Shion ?"

Dokho haussa les épaules.

"Je ne vois pas en quoi ça te concerne.

-Pas directement, c'est vrai, concéda l'italien avec humeur. Mais ça concerne Mu, qui s'inquiète pour son cousin, et comme je m'inquiète un peu pour Mu... Je suis donc concerné.

-Tu t'inquiètes pour Mu ? Alors qu'hier tu l'as envoyé paître en beauté ? répliqua Dokho, sautant sur l'occasion pour ne pas avoir à répondre.

-Oui mais je suis allé m'excuser après, donc ça compte pas. Alors ?

-Alors descends de ma table et on verra plus tard.

-T'es chiant quand tu t'y mets, maugréa l'ialien en obtempérant.

-Toi aussi.

-C'est peut-être pour ça qu'on s'entend bien, se moqua Egidio en s'asseyant à sa table. Aie, mais elle est pas poncée cette table ou quoi ?"

Dokho rit doucement avant de demander :

"Qu'est-ce qui t'arrive, encore ?

-Je viens de me prendre le genou dans mon bureau mais y a un truc qui dépasse... Putain, c'est quoi ce bordel ?"

Le chinois allait ouvrir la bouche quand il vit son compagnon lui faire signe de se taire. Egidio tenait un petit objet noir dans sa main. L'italien le posa au sol et donna un violent coup de talon dedans, le réduisant en miette.

"Tu peux m'expliquer ?

-Quelqu'un a posé un micro sous ma table, siffla l'ex-tireur d'élite.

-Merde... Faut prévenir les autres.

-Si je tiens le connard qui a fait un coup pareil, je le défonce, grommela Egidio en suivant son collègue, les poings tremblant de rage.

-Quelqu'un est entré dans notre bureau à part nous et les collègues ?

-La femme de ménage sans doute, réfléchit l'italien. Ah, et aussi ce gars qui..."

L'ancien soldat s'arrêta net, avant d'écarquiller les yeux.

"Je me souviens..., balbutia-t-il. Je me souviens qui c'est !

-Si tu pouvais formuler une pensée cohérente, ça m'aiderait peut-être à comprendre, soupira Dokho.

-Un mec est venu hier pour prendre des infos sur les déclarations de vol, je l'ai fait entrer dans le bureau.

-Pourquoi est-ce qu'il aurait fait une chose pareille ?

-Parce que c'est le tireur qui a tué le gars qui s'apprêtait à nous donner des infos sur Hadès, quand on venait juste de récupérer Shion, Mu et Kierin ! Il travaille pour ces salauds !

-On peut savoir ce qui se passe ? On vous entend vociférer et on comprend rien, intervint Milo.

-Dokho explique-leur, Shu' tu viens avec moi !" ordonna Egidio en saisissant son ami par le bras et en l'entraînant avec lui.

Shura regarda ses collègues avec incompréhension, avant de suivre l'italien au-dehors du commissariat.

"Tu m'expliques ? demanda-t-il.

-Faut trouver des infos sur le mec qui est venu hier pour une soit disant affaire de vol. Faut essayer de savoir où il crèche... A priori je dirais qu'il doit pas être loin, pour avoir un bon signal radio venant du micro...

-Quel micro ?

-Je te dirai plus tard, en tout cas il bosse pour Hadès et il faut le choper ! abrègea l'ex-tireur d'élite. On se sépare !"

L'espagnol acquiesça et partit de son côté, tandis qu'Egidio courait vers une épicière pour l'interroger.

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Kagaho poussa un soupir avant de traverser la ruelle. Panne de provisions, il perdait la main. Heureusement qu'il avait mis une cassette pour enregistrer tout ce qui se dirait au commissariat en son absence !

Il sentit soudain son portable vibrer. Reconnaissant le numéro d'Eaque, il décrocha.

"Allô ?

-Bonjour... Tu vas bien ?"

L'égyptien esquissa un sourire.

"Ça peut aller...

-Désolé, mais j'appelle pour le boulot... Est-ce que par hasard les flics ont parlé d'une date à laquelle Kanon serait jugé ?

-Non. Si jamais j'apprends quelque chose, je te préviens.

-Merci... Fais attention à toi.

-... Toi aussi."

Kagaho raccrocha et entra dans l'immeuble où il s'était installé, plongé dans ses pensées. Il avait hâte que tout se termine pour pouvoir enfin passer à autre chose. La rapidité avec laquelle il s'était attaché à Eaque le laissait toujours pensif. Il n'aurait jamais imaginé qu'il pouvait à ce point aimer quelqu'un d'autre que sa famille...

Il pénétra dans l'appartement et déposa les quelques courses qu'il avait faites, avant de se diriger vers la radio, reliée au magnétophone. Il écouta la bande son distraitement, avant d'être attiré par un passage.

"Aie, mais elle est pas poncée cette table ou quoi ?

-Qu'est-ce qui t'arrive, encore ?

-Je viens de me prendre le genou dans mon bureau mais y a un truc qui dépasse... Putain, c'est quoi ce bordel ?"

La bande se mit ensuite à grésiller. Comme si on avait écrasé le micro. Plus un son ne sortait du commissariat.

"Merde..." jura Kagaho en se levant d'un bond.

Il sentit son coeur commencer à battre plus rapidement. Il prit une inspiration profonde, essayant de se calmer.

Tu as déjà connu ça, tu sais comment faire... Tout remballer, et décamper au plus vite. Même si rien ne prouvait que les policiers connaissaient sa planque, ce n'était plus un endroit sûr. Ensuite filer de l'immeuble avec discrétion. Et trouver quelque chose pour avoir de nouveau le commissariat sur écoute.

Kagaho referma la porte et tourna les talons, son sac à dos sur l'épaule.

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"Egidio, j'ai une info ! s'écria Shura en rejoignant son ami. Un marchand pense l'avoir vu entrer dans l'immeuble qui est à deux pas du commissariat.

-Allons-y ! décida l'italien en se dirigeant vers le bâtiment.

-Il ne faudrait pas demander aux autres de venir aussi ? Si c'est un assassin d'Hadès, il doit être coriace !

-Moi j'y vais, si tu veux aller les prévenir je te retiens pas."

Shura leva les yeux au ciel et marmonna :

"Crétin d'italien... Comme si j'allais te laisser."

Egidio sourit et s'avança vers les interphones.

"Cinq appartements sont vides, commenta-t-il.

-On commence par lequel ?

-Celui qui est le plus proche d'une sortie de secours, déclara l'italien en prenant la tête. A mon avis c'est ce qu'il a dû regarder en premier. J'aurais fait pareil. Je prends l'escalier de secours, prends l'entrée normale."

Shura hocha la tête et s'élança dans le corridor, tandis que l'ex-tireur d'élite prenait l'escalier extérieur. Il se mit à courir, espérant ne pas arriver trop tard. Il se raidit soudain, entendant un bruit de pas qui s'arrêta également. Egidio leva les yeux et avisa une silhouette, quelques marches au-dessus de lui.

"Police, ne bougez pas !" cria-t-il.

L'assassin fit demi tour d'un bond et s'enfuit en courant. L'italien s'élança à sa poursuite. Ils grimpèrent les escaliers à toute allure, avant de déboucher sur le toît de l'immeuble.

Kagaho poussa un juron, cherchant un second escalier de secours des yeux. Mais l'unique issue qu'il avait était bloquée par le policier qui l'avait reçu la veille.

"Pas d'échappatoire, hein ? le nargua l'italien. Dommage pour toi, mais tu vas me suivre gentiment."

L'égyptien grinça des dents : quels choix avait-il ? Sauter ? Certainement pas. Se battre ? Il n'avait pas d'arme. Se rendre ?

Si tu es pris par l'ennemi, détruis les preuves et ne dis rien.

Kagaho saisit brusquement son téléphone portable et le lança par dessus le rebord du toît de l'immeuble. Au moins, ils n'auraient pas le numéro de téléphone d'Eaque... Il sentit une brûlure le traverser lorsque le policier le plaqua au sol et lui passa les menotes.

"Allez, en avant ! Tu as des choses à nous dire."

Tu rêves !

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Moi, sadique ? Meuh non ! :p

A suivre...