Merci à: Tatsuki, Tigrou19, Yukimai-chan, jessi023, Shashiin, miki-chan, doudou352, Toruna Kimauzu, Kemii, MITSUKO et madelaine.

Merci à Celebrindal01 pour la relecture et correction.

Voilà enfin la suite. Comme je l'ai indiqué sur mon profil, j'étais vraiment occupée. En principe, maintenant ça ira mieux. Mon boulot avec ma team est redevenu normal, je dois juste bosser mes cours et me chercher un STAGE (AHHHHHHHH !)

Hmm… retour à la normal…

Je vais essayer de répondre au review le plutôt possible ^^.

Bonne lecture et j'espère que le contenu vous plaira :x…


Chapitre 28


Après le dîner, chez les Nara.

« Il faut que je parle avec ma mère… »

C'était beau de dire ça, mais dans la pratique, c'était une toute autre paire de manches. Tout au long du dîner, il n'avait fait que fuir son regard. Pourtant, elle lui avait semblé comme d'habitude joyeuse et souriante… Cependant, ce n'était pas avec lui qu'elle était ainsi, mais avec son père. Elle lui parlait, certes, néanmoins c'était différent…

À la fin du dîner, il s'était excusé et s'était enfermé dans sa chambre.

Quelques minutes plus tard, on toqua à sa porte. Il répondit et son père fit son apparition.

— Tu comptes laisser les choses comme ça pendant combien de temps ? s'enquit-il tout en fermant la porte dernière lui.

Surpris par la question de l'adulte, Shikamaru garda le silence. Il se contenta de délaisser son ordinateur et se tourna totalement vers son père. Celui-ci avait pris place sur le bord du lit attendant qu'il daigne enfin réagir.

L'adolescent se passa la main dans les cheveux et fit :

— Je suis supposé faire quoi ?

« Pourquoi je réponds ça moi ? »

— En parler avec elle, comme tu l'as fait avec moi ! répliqua Shikaku.

— Comme si c'était facile !

— En quoi est-ce compliqué ? Lors de tes matches, tu affrontes des personnes beaucoup plus fortes et intimidantes que ta mère, alors pourquoi tu as du mal avec elle ?

— Justement parce que c'est maman…

Shikaku soupira lourdement. Il sortit une cigarette et l'alluma.

— Maman ne veut pas que tu fumes dans la maison…

— Qui va lui dire ? Toi ?

— Tsk…

Shikamaru se tut. Il détourna le regard et celui-ci se posa sur le shōgiban posé non loin de son bureau. Son père le remarqua et dit :

— Ton examen pro est dans une semaine, non ?

— Oui…

— Je vois… Tu penses réussir ?

— Je ferai tout pour.

— Tu sais, il y aura des personnes beaucoup plus fortes que moi… Tu es toujours aussi sûr de toi ?

— Lâche-moi avec ça !

Son père avait raison. Il y aurait des amateurs tout aussi puissants que son père, voire peut-être plus… Mais il avait suffisamment confiance en lui pour parvenir à ce qu'il s'était fixé. Les matches qu'il disputait contre Shikaku étaient d'un tout autre niveau ; pour faire simple, il n'était jamais parvenu à le battre. Pourtant, il se surpassait contre des professionnels classés sixième ou huitième dan. Contre son père, c'était autre chose…

— Tu veux faire une partie ?

— Pour quoi faire ? demanda Shikamaru, contrarié.

— Il faut une raison ? On parlera mieux comme ça, fit-il tout en s'installant face au shōgiban.

Shikamaru fit de même.

Ils installèrent les pièces et l'ambiance dans la chambre changea tout aussi vite.

Shikaku déplaça un pion et attendit que son fils fasse de même. La riposte de celui-ci ne se fit pas attendre. Tout en bougeant une autre pièce, il fit :

— Comment ça va, entre Kiba-kun et toi ?

— Très bien, répondit-il.

— Tant mieux.

— Je… Je pense vivre avec lui, dit Shikamaru tout en capturant le pion de son père.

— Je vois…, souffla l'adulte tout en éteignant sa cigarette dans le cendrier qu'il avait amené avec lui.

« Il pense à tout… »

— Tu crois que je brûle les étapes ?

— Un peu. Vous êtes encore au lycée. Si mes souvenirs sont bons, Kiba-kun compte continuer ses études ?

— Oui, mais je veux partir d'ici…

— Tu en as marre de tes parents ?

— Ce n'est pas ça, fit-il tout en déplaçant son cavalier. J'ai besoin d'être…

Il se tut en voyant le pion de Shikaku bloquer son lancier.

— Libre ?

— Je… Euh, oui…

— Tu te sens prisonnier et après ce qui s'est passé avec ta mère, les choses ne se sont pas arrangées.

Shikamaru ne répondit rien.

Shikaku soupira une nouvelle fois depuis qu'il avait rejoint son fils.

— Pourquoi elle a réagi comme ça ? Tu l'as très bien pris toi…

— Hmm…

C'était vrai, il l'avait bien pris. Pour une seule et bonne raison : ils étaient très proches tous les deux. Il pouvait se montrer dur avec lui, mais ils restaient toujours très liés. Contrairement avec sa mère…

Yoshino était une femme très autoritaire, mais aimante.

Elle avait un fort caractère, mais elle pouvait se montrer chaleureuse et douce. Pas souvent, certes… Mais elle était ainsi.

Pour ce qui s'était passé entre elle et Shikamaru, c'était juste un problème de communication. Il fallait qu'ils se parlent, mais l'un comme l'autre, ils n'osaient pas… De plus, son fils ne semblait faire aucun effort pour que cela s'arrange.

— Tu ne te poses pas les bonnes questions…

Étonné par les paroles de son père, Shikamaru suspendit son geste. Il leva la tête vers Shikaku, attendant que celui-ci approfondisse sa pensée.

— Tu devrais aller voir ta mère.

Il laissa tomber la pièce qui se trouvait entre ses mains et fixa son père. Il avait espéré qu'il l'aide à mieux voir les choses et à trouver le moyen de pouvoir enfin discuter calmement avec sa mère sans que cela ne se solde par des cris, mais… Apparemment, il devrait se débrouiller seul…

— Vous vous êtes passé le mot ou quoi…, souffla-t-il.

— Comment ça ?

— Rien…, répondit-il tout en se levant.

Shikaku suivit du regard son fils et ajouta :

— Laisse-lui une chance de pouvoir t'expliquer, elle t'aime plus que tu ne penses.

Shikamaru sortit de la chambre et prit la direction de la cuisine. Il espérait y trouver sa mère, mais la pièce était vide. Il décida d'aller voir dans la buanderie. C'était lundi et en principe, c'était le soir où elle pliait et repassait le linge.

Très vite, ses pas le menèrent à ladite pièce. Comme il s'en doutait, elle s'y trouvait. Cette femme d'une silhouette si frêle l'intimidait toujours autant. Et il savait que cela ne changerait pas de sitôt…

— Tu veux un coup de main ? fit-il.

« Il fallait bien commencer par quelque chose, non ? »

Surprise par la voix derrière son dos, Yoshino laissa tomber le vêtement qu'elle était en train de plier. Elle se tourna vers son fils et répondit :

— Depuis quand tu proposes ton aide pour ça ?

— Jamais…

— Et pourquoi ce soir ? s'enquit-elle tout en ramassant la chemise qui se trouvait à terre.

— Je ne savais pas trop comment je devais entamer la conversation, alors…, dit-il d'un air détaché.

— C'est vrai que depuis quelques jours, c'était devenu difficile…, répondit-elle d'une voix lointaine.

Shikamaru soupira et s'avança vers cette femme qu'il redoutait tant et lui arracha des mains le vêtement.

— Qu'est-ce que tu fais ? s'exclama-t-elle agacée.

— Il faut qu'on parle !

— Et de quoi, je te prie ? demanda Yoshino tout en attrapant un pantalon.

— De ce qui s'est passé il y a quelques jours… Maman, écoute…

— Tu t'es souvenu que je suis ta mère, c'est déjà ça.

— Quoi ?

Il était totalement étonné par sa réponse et encore plus par le ton qu'elle avait employé pour la prononcer. Elle était… Comme blessée et triste…

C'était le monde à l'envers… C'était lui qui devait se sentir ainsi, non ?

Depuis ce jour-là, où elle était entrée dans sa chambre et qu'elle l'avait surpris en train d'embrasser Kiba, elle était devenue très distante avec lui. C'était vrai qu'il n'avait rien fait pour y remédier, et laisser passer les jours était sûrement une mauvaise idée… Mais que pouvait-il faire à ce moment-là ? Il devait avouer que la seule chose qui occupait ses pensées c'était qu'il fallait qu'il donne plus de lui-même dans cette relation. Il s'était rendu compte qu'il aimait Kiba plus qu'il n'aurait cru cela possible. Alors, il voulait le lui prouver en faisant le premier pas le plus souvent possible. Et prendre les devants avait un côté vraiment excitant.

Cette relation, qui avait commencé sans qu'il ne le souhaite vraiment, était devenue le pilier principal de son avenir. Ce même avenir auquel il ne s'était jamais réellement soucié… Il avait changé sa vie et il espérait bien que cela dure le plus possible.

— Tu es et tu seras toujours ma mère. Mais si tu me demandes de choisir entre Kiba et toi, tu risques d'être…

— Qui te demande de faire un tel choix ! répliqua-t-elle avec force. Tu n'as pas compris ? Tu n'as rien vu ?

— Qu'est-…

— Je suis ta mère, mais je suis la dernière à savoir ! Tu es mon seul et unique enfant et je pensais te connaître un minimum, mais finalement c'était faux…

— Comment j'aurais pu t'en parler ? lança Shikamaru d'une voix dure.

— Avec des mots, ça aurait été un bon début…

— Mais…

— Tes choix n'appartiennent qu'à toi. Mais j'aurais aimé que tu m'en parles avant que je ne le découvre par moi-même, le coupa-t-elle. Tu es comme ton père…

— Man…

— Tu as toujours été différent. Tu ne t'ouvrais à personne, tu t'isolais la plupart du temps et tu laissais ton esprit vagabonder loin de tout. Tu n'avais pas beaucoup d'amis, je dirais même que tu n'en avais qu'un seul… Je pensais que c'était normal, vu ton caractère ; je me suis dit que ça changerait en grandissant, mais plus le temps passait, plus tu t'éloignais des autres… Je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour que tu sois ainsi, je me suis posé tellement de questions, tellement, tellement… Mais je ne trouvais rien. Si j'avais pu te donner un petit frère ou une petite sœur, peut-être que tu ne serais pas aussi seul, c'était ce que je me suis dit…

— Arrête… Ce n'est pas ta faute, je…

— C'est sûrement trop tard maintenant…

— Maman ?

— Kiba-kun.

— Hm ?

— Tu l'aimes ?

À la question, Shikamaru détourna le regard et balbutia :

— Pourquoi tu me demandes ça ?

— J'ai le droit de le savoir, non ?

— Mais tu as… Tu ne te rappelles plus de ta réaction ? De ton comportement ? s'enquit-il, contrarié.

Yoshino délaissa la pile de linge et s'approcha de son fils, qui la dépassait de plusieurs centimètres maintenant, et dit :

— J'ai toujours aimé avoir Kiba-kun à la maison, j'étais vraiment heureuse de voir que tu avais quelqu'un d'autre dans ta vie en plus de Choji-kun. Tu semblais changer peu à peu et j'étais plus que contente de ce résultat.

— Alors pourquoi ?

— Que tu sortes avec un garçon ou une fille, ça m'était complètement égal. Tout ce que je voulais, c'était de voir mon fils évoluer enfin avec les autres et s'ouvrir. Mais…

La discussion avait pris un drôle de chemin, pourquoi ?

C'était la première fois qu'il entendait sa mère lui parler ainsi et surtout autant. Elle semblait l'avoir suivi depuis le début, quelque soit le pas qu'il avait fait, elle semblait être non loin de là. C'était le rôle d'une mère, non ?

Elle l'avait regardé. Elle s'intéressait à la moindre chose qu'il faisait. Elle avait toujours été là…

— Tu as jugé que je n'avais pas ma place, conclut-elle avec un triste sourire.

— Je…

— Tu l'aimes, n'est-ce pas ? redemanda-t-elle une nouvelle fois.

Son sourire le blessait.

«Tu ne te poses pas les bonnes questions… »

Son père avait raison, il ne se posait pas les bonnes questions. En gardant le silence, il avait blessé l'une des personnes les plus importantes de sa vie. Il n'avait pas cherché à la comprendre, encore moins à lui parler. Sa réaction était normale… Finalement, c'était lui qui était en tort.

Il releva la tête et les larmes qu'il vit couler le long des joues de sa mère le frappèrent.

— Maman… ?

— Ohla ! Qu'est-ce qui me prend de pleurer, moi…, fit-elle tout en déposant sa main sur sa joue. Désolée… Je ne voulais pas…

Il soupira légèrement et d'une voix sûre répondit :

— Oui, je l'aime.

À la réponse de son fils, Yoshino se sécha les yeux et sourit.

— Tu vois, ce n'était pas si difficile.

— Oui…

Un rire se fit entendre dans la buanderie. Shikamaru n'en revenait pas. Sa mère riait, sincèrement et avec joie. Cela faisait longtemps qu'il n'avait entendu son rire. Il lui avait causé pas mal d'inquiétude, mais elle continuait toujours d'être là. Décidément…

— Maman.

— Hm ?

— Je suis désolé. Pardon de te l'avoir caché et de m'être comporté comme je l'ai fait ces derniers jours…

— Non… Tu n'as pas à t'excuser. Je suis en faute aussi. J'aurais dû penser à tes sentiments avant tout. Te connaissant, je suis certaine que cette relation, tu ne l'as pas provoqué. J'espère juste que tu feras tout pour que cela dure.

— Oui…

— Dis à Kiba-kun de venir dîner avec nous demain soir, je suis sûre qu'il n'attend qu'une chose, revenir ici.

— Ah… D'accord.

Avec un mouvement lent, elle déposa sa main sur sa joue et murmura :

— Je ne veux plus être en froid avec mon fils, plus jamais.

Avec un dernier sourire, elle se détourna de lui et reprit sa tâche. Shikamaru la regarda un moment et finit par se décider à quitter la pièce. Cependant, très vite, la voix de sa mère l'arrêta.

— Je me demande si on ne devrait pas réaménager la grande pièce au dessus du garage ?

— Quoi ?

— On peut facilement la transformer en un petit studio, non ? s'enquit-elle avec un sourire.

— Je…

— Maman, tu sais où j'ai mis le dossier Seki ? lança la voix de son père.

— J'arrive !

Shikamaru vit sa mère quitter la pièce le laissant seul avec ses questions.

« Elle voulait dire quoi par réaménager ? »

« Pour quoi faire ? »

« Pour qui ? »

— Peu importe… J'ai quelqu'un à appeler.

oOoOoOo

Au même moment, chez Naruto.

Naruto se trouvait dans la cuisine avec son père, ils étaient en train de faire la vaisselle. Depuis quelques semaines, ce nouveau rituel avait pris place. La maison accueillant maintenant deux personnes de plus, Haruka avait alors décidé qu'il était temps que tout le monde mette la main à la pâte. Bien que la cuisine fût toujours assurée par la même personne maintenant, la moindre des choses était que le reste de la famille fasse le reste.

— Comment tu te sens, ces derniers temps ? demanda Haruka tout en coupant l'arrivée d'eau.

— Ça peut aller… Toujours un peu fatigué, mais ça va.

— Je vois… Je t'ai pris un rendez-vous chez notre médecin cette fois.

— Pourtant, celui qu'on est allé voir a dit que c'était un simple rhume, alors pourquoi un autre ?

— Parce que rien n'a changé, fit simplement Haruka en commençant à ranger la vaisselle que Naruto venait d'essuyer.

— Je vais bien…, assura le blond.

— On verra ça la semaine prochaine. Cette fois, je demanderai qu'on te fasse un check-up complet.

— Quoi ? Mais…

— Ne discute pas ! le coupa Haruka. Je suis inquiet et la seule chose que je puisse faire c'est ça, alors contente-toi de faire ce que je dis.

— Je ne suis plus un gamin…, souffla Naruto tout en se dirigeant vers la porte.

— Ca je le sais, répondit son père. Mais pour moi, tu seras toujours mon petit garçon quoique tu fasses ou dises, continua-t-il avec un sourire.

— Oui… Oui…, fit simplement Naruto tout en quittant la cuisine.

Haruka suivit la retraite de son fils avec attention. Il exagérait peut-être, mais il devait s'en assurer. Cette fatigue que Naruto ressentait était sûrement liée à quelque chose, il espérait juste qu'il n'ait rien de grave. Il soupira lourdement et sortit à son tour de la pièce.

Comme chaque soir depuis quelques semaines, il rejoignit Kyosuke dans son bureau, bien que maintenant ce ne fût plus le sien... Celui-ci se trouvait face à son ordinateur, totalement concentré sur sa tâche. L'échéance approchait de plus en plus, obligeant son ami à travailler plus que nécessaire et très tard le soir. Parfois, il veillait tellement tard qu'il ne prenait même plus le temps de dormir ou de se reposer. Bien qu'il soit très occupé par son travail, il ne négligeait ni la maison, ni le reste… Pourtant, ces derniers jours, les nuits étaient froides, plus froides que d'habitude…

Sa présence auprès de lui lui manquait. Ses caresses lui manquaient. Son souffle contre sa peau lui manquait. Il était si près et en même temps si loin…

Depuis qu'il s'était rendu compte de ses sentiments pour lui, Haruka s'était aperçu que pendant toutes ses années, il n'avait réellement pas vécu. Kyosuke avait bouleversé sa vie de la plus belle des façons.

— Le grand jour approche, fit Haruka tout en déposant sa main sur l'épaule du brun.

— Mercredi…, répondit-il avec un sourire. C'est me fait un bien fou de pouvoir retravailler comme ça. J'aurais aimé avoir Takeshi et les autres à portée de main, mais l'internet fait des merveilles, conclut-il.

— Ils ne peuvent pas te rejoindre ici ?

— Si je leur demande, ils le feront certainement. Mais ils ont une famille, des amis… Je ne peux pas faire ça, fit-il en se massant le genou.

— Ton genou, ça va ?

— Oui. Il me lance juste un peu. Ma séance de kiné de ce matin m'a fait du bien, mais là il commence à faire son capricieux, ajouta-t-il en quittant des yeux l'écran. Tu devrais aller te coucher, tu sembles fatigué.

— Et toi ?

— J'ai presque fini la vidéo de présentation, j'irai après.

Haruka demeura debout derrière son amant. Son regard s'attarda sur l'animation qui défilait sur l'écran. Ce qu'il vit l'impressionna. Il savait que Kyosuke était doué, surtout après ce qu'il avait fait avec leur jardin et ce qu'il avait pu voir en dessin, mais là, c'était autre chose. Les fleurs paraissaient si vraies, les arbres si vivants, l'eau de la fontaine centrale si limpide et scintillante, le jardin japonais était à couper le souffle, les rosiers grimpants étaient magnifiques…

— Tu comptes faire ça en vrai ?

— Bien sûr.

— Tu es doué, vraiment doué… Risa avait raison, souffla-t-il.

— Ah… Oui, comme toujours, répondit-il en quittant une seconde fois l'écran. Haruka.

— Hm ?

— Nous deux, c'est sérieux, n'est-ce pas ?

Surpris par la question, Haruka garda le silence quelques secondes. Les yeux bleus de son vis-à-vis le fixaient avec attention, attendant sa réponse.

— Tu en doutes encore ?

— Non, bien sûr que non ! Je veux juste…

— C'est la deuxième fois que je tombe amoureux et comme tu le sais, je ne suis pas allé chercher bien loin pour te trouver. Je dirais plutôt que tu es venu à moi, dit-il avec un sourire.

— Alors, c'est pour toujours ? Resteras-tu avec moi pour toujours ?

— Qu'est-ce qui te prend tout d'un coup ?

De ses mains, Kyosuke attira Haruka à lui. Dans un même mouvement, il déposa sa tête sur le ventre plat de celui-ci et redemanda :

— Resteras-tu avec…

— C'est une demande en mariage, ma parole ? le coupa-t-il.

— Je… Je pense que oui, murmura le brun le rouge aux joues.

Avec un sourire doux, Haruka plaça sa main sur la tête brune et se mit à genou.

— Bien… Bien sûr, ça n'aurait aucune valeur niveau légal, mais pour moi ça symboliserait tellement de choses...

— Kyosuke. Regarde ! fit le blond tout en proposant sa main gauche.

— Ton alliance ? Quand l'as-tu enlevé ?

— Il y a deux semaines. Elle est là, ajouta-t-il en désignant un collier argenté auquel l'anneau était suspendu.

— Tu n'avais pas…

— Si… Maintenant, c'est avec toi que je partage ma vie. Risa sera et restera pour toujours la seule femme que j'ai aimée. Ce doigt ne lui appartient plus…, souffla-t-il d'une voix lointaine.

— Mina…

— Kyo, ma réponse est oui. Alors, tu n'as pas à te sentir ainsi.

D'un mouvement brusque, la bouche de Haruka fut happée par celle de son amant. Le baiser prit de court le blond, les lèvres du brun capturant avec avidité ceux de son amant. Avec frénésie, il chercha à approfondir le contact. Sa bouche était impatiente, mais tout aussi douce. Sa langue se fraya un chemin pour rencontrer sa sœur. Le souffle court, le cœur battant à toute vitesse, Haruka gémissait de plaisir.

Haletant, il parvint tant bien que mal à s'écarter. D'une voix rauque et hachée, il murmura :

— Kyo… Kyosuke… Attends…

— Attendre quoi ? s'enquit-il en se redressant et d'un même mouvement, il ramena Haruka à sa hauteur.

— Il n'est que vingt-deux heures… Et les garçons ne dorment même pas encore..., fit-il, étourdi par les baisers que Kyosuke parsemait le long de son cou.

— Depuis quand ça nous arrête ? De plus, les murs de cette maison sont assez épais, répondit le brun en capturant la chair tendre de son amant. Avec ses lèvres, il se mit à la sucer avec gourmandise.

— Ar… Arrête ça ! Pas de marque, idiot !

Tout d'un coup, ce n'était plus ses lèvres qui le caressaient, mais ses dents. Elles avaient pris le relais petit à petit, se saisissant de sa peau.

— Ah !

Il l'avait mordu.

— J'ai très envie de toi. Maintenant !

— Non… Pas maintenant. Naruto et Sasuke-kun…

— Oublie ça. Haruka ?

— Oui…

— Je ne peux pas attendre plus longtemps et je doute de pouvoir aller doucement.

— Qu… quoi ?

— Sens ! l'intima-t-il en déposant sa main sur son sexe. Je suis à ma limite.

— Mais on n'a rien fait encore, dit Haruka naïvement.

— Tu as répondu « oui » de cette voix si exquise et irrésistible... Ça me suffit, lâcha-t-il en mordillant le lobe de l'oreille de son compagnon.

— Kyo…

— Minato, je te veux.

D'un mouvement rapide, Kyosuke installa le blond sur le canapé non loin de là et entreprit de défaire la ceinture de son pantalon, puis il glissa la fermeture à glissière de celui-ci.

— Haruka, enlève ton pantalon.

— Mais…

— Tu veux que je le fasse ?

N'obtenant aucune réponse, Kyosuke entreprit de le faire.

— Je suis désolé, je ne pourrai pas te préparer correctement. Soulève les hanches, lança-t-il.

Haruka s'exécuta et vit son pantalon lui être retiré. Quand les mains de Kyosuke se posèrent sur son boxer, il gémit. Amusé par sa réaction, le brun enleva le dernier rempart qui le séparait de sa quête et sourit. Du bout du doigt, il caressa lentement le sexe déjà en érection de son amant.

— Tu oses protester alors que tu es déjà dans cet état ?

— Tais-toi…

— Oh…

— Arrête de me regarder comme ça, c'est gênant…

— C'est nouveau ça, fit-il avec un étrange sourire. Ce n'est pourtant pas la première fois que tu te retrouves dans une position si vulnérable, conclut-il en léchant sa lèvre inférieure d'un air gourmand.

— Justement, dans cette position, si ! Tu ne peux pas… Ah !

Haruka ne put terminer sa phrase qu'il vit ses hanches soulevées vers le haut et la langue de Kyosuke se poser sur ses testicules, puis elle descendit de plus en plus bas, pour finir sa course sur son anneau de chair.

Et il le pénétra.

— Ah ! Arrête… Ne fais pas ça avec ta langue, lança le blond d'une voix voilée.

Pour toute réponse, Kyosuke accentua son mouvement de va-et-vient. Il avait dit un peu plus tôt qu'il ne pourrait pas le préparer correctement, et c'était vrai. Il voulait le prendre tout de suite et se fondre dans sa chaleur pour y exploser son désir sans retenue.

Pas de caresses. Pas de mots doux. Pas de préliminaires…

Juste du désir brut et ardent.

D'un geste rapide, il se plaça à l'entrée humide et décontractée de son amant et s'enfonça à l'intérieur de lui sans ménagement.

Étonné par l'intrusion subite, Haruka se figea. Le sexe dur, palpitant et chaud de Kyosuke était à l'intérieur de lui. Il avait l'impression d'être déchiré, tellement c'était inattendu. Quand il commença à bouger lentement, mais tout aussi profondément, Haruka ne tarda pas à réagir.

— Kyosuke !

Il cria son nom plus qu'il ne le prononça. Il s'agrippa au canapé tant bien que mal pendant que les coups de reins de son amant faisaient naître en lui des explosions de chaleur et de puissantes décharges de plaisir.

Ses gémissements étaient forts et rapides. Il sentait la verge de Kyosuke toucher cette zone si sensible en lui. Il allait plus loin et avec plus de force. C'était…

Il ne saurait le dire…

— Minato !

— Plus fort… Plus loin… Kyosuke !

— Oui ! Appelle mon nom. Je veux t'entendre encore !

— Kyosuke ! Kyosuke ! Kyosuke ! répéta-t-il totalement perdu dans le plaisir.

— Putain ! Ta voix m'excite de plus en plus. Que j'aime être en toi… Si étroit et chaud…

Les mouvements de valsassions se firent plus rapides et plus violents. Haruka se contracta.

— Détends-toi ! Ne serre pas les muscles.

— Non… Continue… Je veux te sentir plus, encore plus.

La réponse ne tarda pas et Kyosuke se retira et le pénétra de nouveau avec toute la force qu'il pouvait. D'un mouvement rapide, il fit redresser Haruka et le ramena à lui. Le blond l'entoura aussitôt de ses bras et se colla davantage contre son torse.

Dans une danse sauvage, ils laissèrent libre court à leur désir. Ne se souciant plus du reste du monde, juste leur propre plaisir.

— Kyosuke… Je vais… Jouir…

— M… Moi aussi.

Haruka plaça sa main sur la tête du brun et d'une voix chargée de plaisir, il explosa contre son ventre. Après un dernier coup de reins, celui-ci se répandit à l'intérieur de lui.

Totalement épuisés, ils se laissèrent tomber sur le canapé. Les gémissements et le bruit de leurs respirations étaient les seuls sons qu'ils parvenaient à produire.

« Pourquoi la discussion a pris cette tournure ? » se demanda Haruka en tentant de reprendre son souffle.

Plusieurs minutes s'écoulèrent avant que Kyosuke ne daigne bouger. Il se redressa et finit par se retirer.

— Il faudra nettoyer le canapé, dit-il avec un sourire en voyant le résultat de sa jouissance couler lentement de Haruka.

— C'est de ta faute, idiot !

— Je t'aime aussi, répondit-il en déposant un baiser sur les lèvres de son compagnon. Tu peux te lever ?

— Je crois…

— Attends…, dit-il en revêtant son pantalon. Je vais te porter.

— Quoi ? Tu es fou ! Avec un genou pareil… D'ailleurs, on n'aurait pas dû le faire dans un endroit si étroit…

— Le désir m'a emporté, tout simplement. Enfile ton pantalon et pas la peine de fermer le bouton, ajouta-t-il en le voyant faire.

— Tu ne me porteras pas.

Haruka se redressa, mais très vite ses jambes se dérobèrent sous son poids.

— Tu vois ! lança Kyosuke en le retenant. Venez ici, Hime-sama.

— Tais-toi ! répliqua-t-il en laissant le brun faire.

— Pour me faire pardonner, je te laverai.

— Et puis quoi encore…

— Tu vas adorer ça, fit-il en fermant la porte de leur chambre.

oOoOoOo

Naruto se trouvait sur son lit zappant sur toutes les chaines. Comme chaque vendredi soir, il n'avait rien à regarder… Il soupira et porta son regard sur le réveil.

— Vingt-deux heures quinze. Gaara doit avoir fini maintenant.

Il attrapa son téléphone et s'apprêta à l'appeler quand sa porte s'ouvrit avec bruit, puis se ferma tout aussi vite.

— Sasuke ?

Essoufflé, le brun se hâta de rejoindre son petit ami et se coucha contre lui.

— Qu'est-ce qui te prend ? Tu es tout rouge.

— J'ai…

— Quoi ?

— Tes parents…

— Quoi, mes parents ?

Sasuke se redressa et se mit à déposer des baisers furtifs sur l'épaule dénudée de son compagnon.

— À… Quoi tu joues ? Je t'ai dit que je devais parler à Gaara ce soir…

— Je sais, mais j'ai envie de toi… Là tout de suite.

— Hein ? Tu délires, pas ce soir ! Et puis où est mon verre d'eau ? Je dois prendre ces maudits comprimés…

— J'ai oublié…

— Hein ? Je peux savoir ce que t'as bien pu faire pour oublier ça ?

— Rien… Juste entendu, répondit-il en se frottant contre l'entrejambe de Naruto.

— Entendu ? Quoi ? s'enquit-il dans un gémissement.

— Tes parents… Ils étaient en…

— Quoi ?

— Ne me le fais pas dire… J'ai honte de moi… la porte du bureau était légèrement ouverte… J'ai à peine entendu quelques secondes et je suis très vite remonté, mais ça m'a excité…

Dans un soupir, Naruto attira Sasuke à lui et l'embrassa à pleine bouche. Un baiser profond et sensuel.

« Ils auraient pu fermer la porte… »

— Obsédé !

— Oui…

— Mais pas ce soir. Bouge-toi ! J'ai un appel à faire.

— Sans cœur.

— Ouais… Ouais… Mais si tu restes sage, je te ferai l'amour comme jamais.

— Oh… Tu as pris goût à ce que je vois.

— Pas toi ?

— Si, fit-il avec un sourire.

— Bon, bouge !

De mauvaise grâce, Sasuke se leva et s'installa à sa place. Il finit par attraper le livre qui se trouvait à sa table de chevet et entreprit de continuer sa lecture.

De son côté, Naruto composa le numéro de Gaara et attendit que celui-ci décroche. Au bout d'un moment, il finit par le faire.

— Allô ?

— Devine qui c'est ?

— Naru ! Cela faisait longtemps, comment ça va ?

— Bien, très bien.

— Menteur…, murmura Sasuke à côté.

— La ferme toi !

— Naru ?

— Tu reviens quand à Konoha?

— Je… Je ne sais pas… Dans deux semaines, j'ai une compétition, alors…

— Oh ! Et pour Sakura ?

Pas de réponse.

— Tu travailles trop… Tu sais, elle souhaite juste te voir… Bien qu'elle n'en parle pas, murmura-t-il.

— J'aimerais être près d'elle aussi, mais pour venir habiter…

— Je t'aiderai ! le coupa Naruto.

— Quoi ?

— Tu n'as pas besoin d'en faire autant, je peux t'aider.

— J'accepterai pas ton argent… Je n'ai pas accepté celui de mon père, alors toi, fit-il pour lui-même.

— Si.

— Arrête ça…

— Ça sera comme un emprunt. S'il te plait, pense à ta relation et au reste. Tu risques de perdre ton année si tu es trop fatigué pour préparer tes examens… Et pire concernant ton niveau de kendo.

— Je sais…

— Tu peux toujours travailler après ton club, en gardant le week-end pour te reposer et voir ta petite amie.

— Tu as pensé à tout…

— Plus ou moins… Je veux te voir aussi…

— Tu en as marre de l'autre idiot ?

À la question, Naruto tourna la tête vers Sasuke. Celui-ci sentit le regard de son amant sur lui, il arrêta sa lecture et dit :

— Quoi ?

— L'autre idiot me satisfait pleinement, répondit-il avec un large sourire.

— Ce connard parle de moi ?

— Mais non, fit Naruto.

— Dis-lui qu'il me manque aussi, renchérit Gaara.

— Tu lui manques apparemment.

— Eh bien pas à moi, lança Sasuke en reprenant sa lecture.

— Alors, tu viens quand ?

— Je n'ai pas dit que j'acceptais…

— Tu es obligé de le faire.

— Je vais y réfléchir. Je dois te laisser, ma sœur m'attend pour l'entrainement.

— Embrasse-la de ma part et à très vite.

— Compte sur moi. Bonne nuit.

— À toi aussi.

Naruto raccrocha, puis il porta son regard sur l'écran du téléphone. Dans un murmure, il dit :

— Sasuke.

— Hm ?

— Je veux mon verre d'eau.

— Hein ! Et si je tombe sur ton père ? Ou pire… Kyosuke-san ?

— Pourquoi « pire » ?

— Parce qu'il peut faire peur…

— Va me chercher mon verre.

— Cruel ! répliqua-t-il en se levant.

oOoOoOo

Chez les Hyuuga.

Hinata soupira une énième fois et se réinstalla sur son lit. Elle porta son regard sur le réveil et remarqua qu'il serait bientôt vingt-trois heures. Depuis plus d'une demi-heure, elle n'arrêtait pas de faire les mêmes gestes.

Elle se leva, soupira et, pour finir, regagna son lit.

Elle ne parvenait pas à se décider d'aller voir Neji. Pourtant, ce soir, c'était le soir ou jamais, puisque son père et son oncle étaient partis pour un voyage d'affaires. Si elle voulait voir son petit ami seul à seul, c'était le moment ou jamais. Cependant, son imagination lui jouait des tours et elle n'arrivait pas à se reprendre. Elle se sentait prête pour aller de l'avant, mais le penser était une chose et agir était une tout autre…

Elle soupira une nouvelle fois. Elle s'apprêta à retirer son kimono quand sa sœur fit son apparition.

— Ha… Hana-chan !

— Neesan', je t'ai dit de ne plus m'appeler comme ça.

— Pourtant, cela te va si bien, répondit Hinata avec un sourire tendre.

— Si tu le dis… Je viens de finir mon entrainement. Si tu veux aller voir Neji-niisama, c'est le moment.

— Quoi ? s'exclama l'ainée, gênée. Pour… Pourquoi j'irai le voir ? s'enquit-elle en tortillant une mèche de cheveux.

— Ah bon, je le croyais… Je vais lui dire que tu ne viens plus alors, fit-elle en se dirigeant vers la porte.

— Non ! Attends !

— Quoi ?

— J'irai… j'irai lui dire moi-même …

— Je vois… Tu vas aller le voir pour lui dire que tu ne viens plus ?

Plus rouge que jamais, Hinata se contenta de quitter sa chambre d'un pas décidé.

— Il est toujours au dojo, lui cria-t-elle.

Hinata vérifia que sa gouvernante n'était pas dans les parages et se hâta de prendre la direction de la maison secondaire.

— Hanabi-oujosama ? Que faites-vous ici ? lança ladite gouvernante en pénétrant dans la chambre.

— Tanaka-san, merci pour le dîner, dit-elle simplement avec un sourire.

— À quoi vous jouez ? Cette mine candide ne marche pas avec moi. Où est votre sœur ?

Calmement, la jeune fille répondit:

— Elle a un contrôle important demain, elle est allée voir Neji-niisama pour demander quelques explications. Je comptais les rejoindre bientôt.

— Elle aurait pu me le dire…, marmonna la vieille dame.

— Tu n'as pas à t'inquiéter, ils ne seront pas seuls bien longtemps, la rassura Hanabi.

— Hm…

— Bon, j'y vais.

Et elle sortit.

Hinata tenta de courir dans le silence de la nuit, mais les pans serrés du kimono l'empêchaient de se mouvoir correctement. Étrangement, elle avait hâte de le rejoindre. Elle ne savait pas pourquoi, mais toute la soirée durant, elle n'avait souhaité qu'une chose. Être avec lui.

Était-ce à cause de son rêve ? Sa prise de conscience qu'elle voulait avoir plus ? Pourtant, bien qu'elle se sente prête, une sensation de crainte la chainait. Si Hanabi n'avait pas été là, elle était sûre qu'elle serait encore dans sa chambre, totalement indécise et frustrée.

Enfin arrivée à destination, d'un geste lent, elle fit coulisser la porte du dojo et le vit.

Il était là, se déplaçant dans la grande pièce, son shinai fendant l'air dans un bruit sourd. Ses cheveux étaient attachés en queue de cheval, lui donnant un aspect si gracieux... Elle aimait le voir ainsi.

Elle était appuyée contre la porte avec tellement d'attention qu'elle ne put se reprendre quand celle-ci se déroba sous son poids. Avec un léger cri, elle tomba à genou, ce qui interpella Neji.

— Hinata…

— Bon… Bonsoir…

Neji accourut vers elle et l'aida à se relever. D'une voix calme, il demanda :

— Que fais-tu ici ?

— Je… Hanabi m'a dit que…

— Quoi ?

« Quelle idiote je fais…»

— Non rien… Est-ce que je peux rester et te regarder ?

— Je…

« Ah, Non… Pas maintenant… »

— Je ne peux pas ?

« Ne me regarde pas avec ces yeux là… »

« Trop tard… »

— Si… Tu aurais dû venir t'entrainer avec nous tout à l'heure, fit-il en l'invitant à entrer, puis il referma la porte et la rejoignit.

— Je ne me sentais pas bien…

« Et bien maintenant, c'est moi… »

Neji sentit que ce soir, quelque chose d'important allait se produire et… Cette idée l'effrayait.


A suivre…


Voilà…

Dans le prochain, un lemon comment dire ? Normal ?

Bref, un le mon quoi…

A bientôt,

Kain