On est mardi ! Enfin, pas vraiment, plutôt la veille, mais bon ... Au moins, demain je suis tranquille :p xD Donc, voici la suite ! Mais avant ...
Merci pour les reviews, les filles ! Toujours présentes, ça fait plaisir ;)) Je tiens à faire une petite mention pour DidiPiou (le correcteur me propose "Diduction" - non mais n'importe quoi Oô), je me suis vraiment marrée à la lire (ses reviews et sa fic), cette fille est cinglée (ouais, on dit de moi, mais j'ai trouvé pire ! Et toc ! lol) Merci miss, je me suis vraiment éclatée ;)
Si vous voulez en savoir un peu plus, allez faire un tour sur sa fic "Le syndrome du héros ? Nan ? Vous croyez ?". Cette histoire parle pour son auteur, si vous voyez ce que je veux dire :) mdr !
Ma Guest, maintenant:
KaylaSteinbeck: Le T9, c'est con ce truc, hein ? Hihi ! La fin du dernier chap' est expliqué justement à la fin ;) Ça tient en une ligne ... Elle l'endort pour qu'il ne voit pas où ils sont (vaisseau, espace et cie) et pour ne pas le compromettre. Mais de toute façon, tu vas voir que ça a servi à rien, lol. C'est sans compter Caldwell, la vieille bique :p lol Et si Thomas doit retourner sur Terre, c'est pas dans les pattes des autres tarés, t'inquiètes pas ;)) J'vais pas lui faire ça. Julie a prévu ...
Bon, allez, je vous laisse tranquille ! Et bonne lecture !
°°o°° Chapitre XXVIII °°o°°
Orbite de la Terre.
Dédale.
Julie Coureau se rongeait les ongles en attendant son meilleur ami, devant la porte de l'infirmerie. Elle était passée entre les mains de Jennifer Keller, quelques minutes plus tôt. Le médecin lui avait affirmé avoir examiné le Commandant Heinrich avant de lui expliquer que le Colonel Sheppard l'avait fait installer dans une cellule, toujours inconscient.
Et Julie enrageait. Okay, John ne tenait pas à ce que l'Allemand se réveille alors qu'il était dans l'infirmerie. Mais tout de même …
La jeune métisse se fit une raison, ils n'avaient pas le choix. La « cellule » n'était qu'une cabine sans fenêtre. Le Commandant ne verrait rien du vaisseau ni de ce qui l'entourait. Néanmoins, Sheppard ne s'était pas fichu de lui, il disposait d'un minimum de confort. Même s'il était prisonnier.
Elle vit la porte s'ouvrir pour laisser passer Johann et Andrea qu'ils avaient retrouvée après leur retour en catastrophe.
« Ça le fait ? » Demanda Coureau.
« Je n'ai rien d'alarmant, dixit le Doc' … » Johann se pinça les lèvres. « Ça se passe comment, dehors ? »
« L'attaque a repris … Michaël a vu le vaisseau revenir, il ne s'est pas fait prier pour nous témoigner tout son amour … Il faut vraiment qu'on fasse vite. »
Elle vit Sanchez lui offrir un sourire désolé. Ils étaient tous épuisés. Ils devaient revoir Sheppard suite à leur visite médicale. Julie devait absolument se souvenir de tout ce qu'elle avait pu voir dans le bunker Genii … L'Américain était persuadé que l'attentat partirait de là.
Johann la sortit de sa torpeur.
« T'as pu voir … ? »
« Thomas ? Non. Caldwell ne me laisse pas entrer dans sa cabine … »
« Ce vieux bouc nous fera chier jusqu'au bout. » Commenta négligemment Andrea.
« Andy ! » S'étonna Julie.
L'Espagnole, blasée, haussa les épaules et la Française secoua la tête. C'était la première fois qu'elle entendait la Barcelonaise s'exprimer ainsi. Le Sergent avait toujours été quelqu'un de très posé et n'avait jamais prononcé le moindre mot plus haut que l'autre.
Vivement que cette putain de mission se termine … Y en a marre !
Elle fut de nouveau sortie de sa rêverie par Steinbeck qui avait posé une main sur son épaule.
« Ça va ? »
« Vous disiez quoi ? » Se reprit Julie.
« On est sensés y retourner quand ? » Demanda Sanchez.
« Des souvenirs me sont revenus … Je crois qu'il y avait une espèce de labo dans leur souterrain à la noix. J'en parle au Colonel et on décarre d'ici … Logiquement. »
« Le connaissant, on ne va pas se reposer longtemps … » Émit Johann.
« Yep … » Approuva Andrea.
Ils entendirent un raclement de gorge dans leurs dos et Julie aperçut Alexander Gärtner par-dessus l'épaule de Sanchez.
Crotte !
« Qu'est-ce qu'il fout là, ce machin-là ? » Demanda-t-elle en haussant un sourcil.
Andrea allait lui répondre lorsqu'elles le virent s'adresser au Lieutenant. Ne comprenant pas le dialogue qui s'en suivit, les deux jeunes femmes avisèrent Johann. Ce dernier paraissait surpris … Julie plissa les yeux, « stupéfait » serait le mot juste.
Elle eut la sensation qu'un débat s'engageait en observant les deux germains. Le ton du jeune Gärtner était suppliant alors que Steinbeck était à deux doigts de s'emporter.
« Hey ! Il se passe quoi, là ? » Interrompit la jeune métisse.
Ignorant sa supérieure, Johann se tourna vers Andrea.
« Je le crois pas, ça ! Qu'est-ce que tu lui as raconté ? »
« De quoi ? » S'étonna la concernée.
« Andy ? » Émit Julie.
L'Espagnole les jaugea à tour de rôle, ne comprenant sincèrement pas ce qu'ils lui voulaient. Ce fut en posant le regard sur Alexander que le problème lui revint en mémoire.
« Hu … Vous allez rire. »
« Johann, qu'est-ce qu'il t'a dit ? » Coupa Coureau.
Le Lipsien lui répondit en ne quittant pas Andrea des yeux. Celle-ci grimaçait et semblait vouloir se fondre dans le sol.
« En gros, il veut retourner sur la Terre avec nous pour, je le cite : combattre les envahisseurs extraterrestres. »
Double crotte !
La Française ferma les yeux en soupirant bruyamment alors qu'elle entendait la Barcelonaise reprendre la parole, paniquée.
« C'est sorti tout seul ! Il n'arrêtait pas de me poser des questions. Et puis, il avait déjà vu le vaisseau et aperçu la Terre … Ça m'a échappé ! J'suis désolée ! »
« Comment il a réagi ? » Demanda Johann qui semblait s'être calmé.
« Humpf … Pas comme en salle de contrôle mais presque … »
« La syncope, c'est son délire, à ce gamin-là. »
« Johann. » Fit Julie.
« Bah, quoi ? »
La jeune métisse secoua la tête. Elle était mentalement épuisée.
« J'en parlerai aux Colonels … »
« Je ne crois pas que Sheppard soit d'accord pour l'emmener avec nous. » Commenta Andrea.
Julie plissa les yeux.
« Je parlais des colonels … Il y a Caldwell dans le tas. »
« Lui non plus, il ne voudra jamais … »
« Au bout d'un moment, qu'est-ce qu'on s'en fout ? » S'exclama soudainement Coureau en levant les mains, excédée. « Johann, occupes-toi en. Andrea, canalises le petit Alex, qu'il reste tranquille … Moi, j'vais négocier, il faut que je vois Thomas. »
Avant que ses deux amis ne puissent répliquer, Julie les remercia et tourna les talons. Johann se mordait les lèvres en regardant sa collègue Espagnole. Leur supérieure semblait borderline.
Et le jeune Lipsien se demanda si sa meilleure amie ressortirait indemne de ce voyage. Ils avaient tous hâte de terminer cette mission pour rentrer chez eux avant que l'un d'entre eux ne pète les plombs ...
O
« Je viens visiter le prisonnier, vous pouvez me laisser. »
Julie avait tenté, une fois de plus, de convaincre le Colonel Caldwell de la laisser voir le Commandant Heinrich. Son supérieur estimait que la jeune femme était trop impliquée pour avoir ne serait-ce qu'un contact avec leur « invité » momentané.
Coureau s'était énervée à l'entente d'un argument basé sur le conflit d'intérêt et était sortie de ses gonds. Elle avait trouvé les prétextes du commandant du Dédale stupides. Même Sheppard l'avait soutenue, elle.
Mais rien à faire, Steven restait campé sur ses positions. La Française n'était pas dupe. Thomas ne serait jamais renvoyé sur Terre. La jeune femme avait pourtant fait ce qu'il fallait pour ne pas le compromettre mais son supérieur était persuadé que l'autochtone en avait trop vu …
Ridicule. Il a rien vu du tout ! Il en a même pas eu le temps !
Julie avait rejoint la cabine de Thomas, surveillée par deux gardes, outrepassant les ordres. Elle devait absolument le voir pour s'assurer qu'il allait bien …
Ouais, c'est ça, à d'autre ! Tu vas te payer not' fiole encore longtemps ?
Okay, le problème était surtout que sa conscience la travaillait sérieusement depuis leur retour forcé.
Pour le moment, elle voyait les deux soldats l'observer d'un air dubitatif.
« C'est moi qui ai ramené l'homme que vous gardez dans cette chambre. »
« Mon Capitaine, le Colonel Caldwell a dit que … »
« Oui, oui, je sais ce qu'il a dit. Mais j'ai l'autorisation d'entrer là-dedans … » Elle serra les dents en voyant l'un des deux militaires américains plisser les yeux. « Laissez-moi, c'est un ordre, messieurs. »
Pas de réactions, les deux hommes s'interrogèrent mutuellement du regard. Ils n'avaient franchement pas l'air de vouloir obtempérer. Julie ne pouvait pas vraiment leur en tenir rigueur, à choisir, ils obéissaient plus favorablement à Caldwell. Logique …
Mais la Française sentit la moutarde lui monter au nez et elle se fit plus virulente.
« Ne réfléchissez pas trois plombes ! Je vous dis de vous barrer, vous décarrez, c'est tout ! »
Un haussement puis un froncement de sourcil, suivis d'un pincement de lèvres, et les deux hommes semblèrent s'animer. Ils la saluèrent brièvement avant de quitter leur poste.
Julie soupira de soulagement.
O
Il était réveillé.
Julie fit cette constatation en voyant Thomas tourner comme un lion en cage dans la petite cabine. Elle resta dans l'embrasure de la porte quelques secondes avant de refermer.
Le Commandant lui tournait le dos et semblait bouillir sur place, les mains sur les hanches. Coureau vit clairement qu'il fulminait.
Tu t'attendais à quoi ? Maintenant, tu te démerdes, ma grande !
Aucun son ne parvint à franchir ses lèvres. Elle prit une profonde inspiration et ne trouva rien de mieux que se racler la gorge pour signaler sa présence. La réaction ne se fit pas attendre.
Elle vit Thomas faire volte-face.
« Sie ! » (1) Il avança un doigt accusateur sur la poitrine de la jeune femme. « Qu'est-ce que vous m'avez fait ? » Éructa-t-il.
« Je … Je suis désolée. » Souffla-t-elle, incapable de soutenir le regard vert qui la perçait.
« Ich weiβe ! (2) Vous l'avez déjà dit ! Pardon, c'est ce que vous m'avez dit alors que vous me droguiez ! » Il soupira, tentant de se calmer. « Ce que je veux savoir, c'est pourquoi ? »
Julie se pinça les lèvres. Il n'allait pas lui faciliter la tâche et elle pensa qu'elle le méritait. La jeune métisse prit donc sur elle et inspira profondément avant de se lancer. Elle ne savait toujours pas si elle devait tout lui dire … Caldwell ne le relâcherait pas mais Julie ne pouvait s'empêcher de nourrir quelques espoirs.
« Vous deviez rester inconscient. Je n'avais pas le choix. Il y a des choses que vous ne deviez pas voir. »
Elle releva la tête pour jauger la réaction de son ami. Coureau retint un rire amer … Si amis ils étaient toujours.
« Où suis-je ? » Se contenta de répondre Thomas.
« Je ne peux pas … »
« … M'en dire plus, vous n'avez pas le droit. Je sais tout ça ! J'en ai plus qu'assez de ce refrain, Capitaine ! Là, on me retient prisonnier alors la donne a changé ! »
La jeune femme se mordit la lèvre avant de baisser la tête devant l'attitude vindicative de l'homme. Elle ne lui en voulait pas, en vérité, elle comprenait.
« Vous me faites donc aussi peu confiance ? »
Julie sursauta, atteinte moins par les paroles de Thomas que par le ton étrangement résigné. La jeune femme entendit plus une affirmation qu'une question. Elle leva alors la tête, plongeant son regard dans celui qui lui faisait face, et se fit violence pour ne pas baisser les yeux.
« C'est pas la question … » Souffla-t-elle.
« Je suis prisonnier, Julie. » Reprit Thomas, adouci. « Alors, s'il vous plaît, dites-moi où on est … »
« C'est pas une question de confiance … »
« Dites-moi où on est. » Insista-t-il.
« Je ne peux pas ! » S'écria Julie, perdant patience.
Ce qui fit sortir Thomas de ses gonds et il perdit le contrôle.
« Vous me retenez prisonnier alors comment voulez-vous que j'aille raconter ce que vous pourriez me dire ! »
Ils n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et la tension, accumulée ces dernières heures, se déchargea sans qu'ils s'en rendent compte.
« J'ai des ordres ! »
« A d'autres ! Arrêtez ça, j'ai l'impression d'entendre mes supérieurs ! » Répliqua-t-il, perfide.
Julie commença à voir rouge alors qu'ils s'aboyaient au visage.
« Vous ne comprenez rien ! C'est pour vous que je fais ça ! »
« Ne me prenez pas pour un idiot ! En vérité, je ne mérite pas de savoir, n'est-ce pas ? »
Et le mot de trop arriva.
« ... C'est vrai, je ne suis rien qu'un Boche pour vous, après tout ! »
CLAC !
Coureau avait senti quelque chose craquer en elle, son esprit s'était brouillé, et sa main était partie toute seule comme animée d'une vie propre.
Thomas avait reculé d'un pas sous le coup de la gifle. Ce geste eut pour effet de les calmer tous les deux. Il avait porté sa main au bas de sa joue et observait la jeune métisse qui le fixait, les yeux embués, les larmes prêtes à couler.
La jeune femme tremblait, la pression retombait et elle prenait enfin conscience de ce qu'elle venait de faire en voyant une goutte de sang perler au coin des lèvres de son ami.
« J'voulais pas … » Murmura-t-elle, misérable, en s'approchant de lui telle une automate.
Heinrich laissa le Capitaine combler l'espace entre eux et ne bougea pas plus alors qu'elle portait les doigts à sa blessure. Il ne lui répondit pas, trop occupé à se demander comment ils en étaient arrivés là.
Cependant, il n'était pas prêt à lâcher l'affaire. Ils s'étaient violemment disputés, certes. Elle l'avait giflé, certes. Mais il n'avait toujours pas eu ses réponses et il n'en démordrait pas. Il attrapa les doigts de la jeune femme et fixa quelques secondes cette main sombre de peau contraster avec la sienne, blanche, avant de relever la tête.
Elle allait lui parler et elle n'aurait pas le choix. Cette fois, il ne laisserait pas tomber.
Julie, surprise, leva les yeux et avisa le regard dur et déterminé qu'il lui lançait. Il lui en voulait à ce point ? Elle se sentait déjà minable, comment allait-elle faire ?
Sentant que ses larmes menaçaient de couler, dans un état quasi second, elle se décida à agir … De manière excessive. Julie ne se contrôlait plus.
Elle chassa brusquement la main qui tenait la sienne et encadra le visage de son ami avant d'écraser ses lèvres sur ses jumelles. Thomas n'eut pas le temps de réagir quand la jeune métisse se jeta sur lui pour l'embrasser presque violemment.
Baiser brutal, geste désespéré, d'une femme qui voulait se faire pardonner.
Étreinte à laquelle l'homme mit du temps à répondre …
OoO
(1) « Vous ! »
(2) « Je sais ! »
J'en connais qui vont bondir. Sachez que c'était pas prévu à la base. Vous êtes terribles ... Alors, c'est qui, la sadique ? (Ah ah ! Et toc !) lol
**Dites que Lili est gentille sinon je vous fusille tous !**
Allez, je vous dis à la semaine prochaine !
