Bonjour tout le monde.
Merci pour vos review, mises en alerte et favoris.
Bien sur tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Désolée d'avoir mis du temps pour poster mais je n'arrête pas de courir en ce moment.
Réponse à nana : Merci pour ton com. J'espère que la suite te plaira autant.
Je n'ai toujours pas de nouvelles de ma béta. J'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes qui auront échappées à mes relectures. En attendant, si quelqu'un souhaite remplacer ma béta pendant son absence envoyez-moi un MP.
Je suis désolée de vous apprendre que je ne pourrai plus suivre le rythme de 15 jours comme l'année précédente. Je dois prendre plus de temps pour relire chaque chapitre. Du coup, je posterai sûre une fois par mois. Peut être plus si j'y arrive.
Passez un bon moment et à plus tard en bas. Bonne lecture
CHAPITRE 29
POV Edward (Who wants to live forever de Queen)
Il me semblait que cela faisait une éternité que j'avais quitté ma raison de vivre. Il ne se passait pas une heure sans laquelle le souvenir de ma rupture ne me hantait. Je revois encore son visage d'abord confus puis de plus en plus défait mais une détermination à vouloir continuer à vivre avec moi qui habitait toujours ses yeux jusqu'à ce que j'eus prononcé ces quelques mots « Tu ne m'apportes rien de bon, Bella. » A ce moment-là, l'acceptation de mon départ c'était affiché. Je n'y croyais pas, comment avait-elle pu penser que ce que je disais était vrai. Grace à elle, pour la première fois de ma non vie, j'étais heureux. Bella avait été cette clarté qui nous aveuglait lorsqu'on sortait d'un endroit sombre ou du fond d'un puits. Mais en prononçant ces mots plus la promesse de ne plus interférer dans sa vie, qu'elle ne me reverrait plus jamais m'avait fait replonger dans ce trou. La différence c'était qu'avant sa rencontre je n'avais pas choisi cette existence. Cette fois-ci, je m'y étais jeté la tête la première.
Quand j'eus quitté Bella dans les bois, j'avais couru jusqu'à chez elle pour récupérer ma voiture et j'avais mis les voiles direction l'Alaska chez les Denali. Mais vivre avec eux avait vite été infernal. Ma famille me renvoyait à chaque seconde tout ce que j'avais perdu. Entre les pensées de tous et la vue des couples autour de moi accentuaient cette douleur qui avait pris place dans ma poitrine. Alors je pris la fuite. Je m'étais volatilisé avec juste mon téléphone et ma carte de crédit. J'agissais comme un nomade d'ailleurs j'en avais croisé souvent sur ma route. La couleur de mes yeux les intriguait mais aucun ne commentait. J'avais essayé aussi de traquer Victoria mais malheureusement je perdis sa trace rapidement.
Depuis, j'errai sur cette terre avec pour seule compagnie ma douleur me rappelant tout ce que je n'avais plus. Cela allait faire presque quatre ans que je m'étais séparé de Bella, soit 1453 jours à la fin de celui-ci. Il était actuellement 21h30 et le soleil se couchait. Je marchai dans cette ville dont je ne connaissais pas le nom, d'ailleurs je ne me rappelais plus si j'étais en Arkansas ou l'Oklahoma. Ce n'était pas le Texas je savais que je n'avais pas descendu autant au sud.
Le pleur d'un enfant me fit lever la tête.
« Maman, où es-tu maman, je te vois plus, je t'ai perdu. » entendis-je dans ma tête. J'avançai dans la direction de cette voix et de ses pleurs de plus en plus sonores. Je trouvai une petite fille qui était cachée derrière une benne à ordure assise au sol avec les jambes serraient contre la poitrine. Je m'accroupis devant elle et lui effleurai le bras le plus délicatement possible. Elle sursauta et releva la tête.
« Tu n'as pas avoir peur, je ne te ferrai pas de mal. » lui dis-je
« Maman » pleura-t-elle
« On va la retrouver, je te le promets. » Je me penchai vers elle et la pris dans mes bras. Cette scène me renvoya directement à un certain souvenir. J'étais dans ma voiture au lycée à Forks où j'attendais mes frères et sœurs. Je séchai le cours de biologie car il devait faire un test sur le groupe sanguin. Je me rappelle parfaitement le moment où j'entendis les pensées de Newton concernant Bella qui s'était sentie mal et qu'il ne savait pas quoi faire. J'avais couru le plus vite possible à l'allure d'un humain afin de pouvoir aider Bella. C'était la première fois que je l'avais prise dans mes bras exactement comme je tenais cette enfant actuellement.
Ce souvenir me raviva la douleur dans ma poitrine. Mais le plus important était que je devais m'occuper de cette enfant. Elle pleurait toujours et se tenait à moi. J'ouvris au maximum mon don afin de repérer un esprit d'affolement. J'étais persuadé qu'une mère qui aimait son enfant serait presque hystérique si elle le savait perdu. Je réalisai maintenant que la rue dans laquelle je me trouvai, était envahie d'humains. La circulation avait été bloquée et c'était un défilé qui avançait. Je repérai à quelques dizaines de mètres un esprit complètement apeuré et me dirigeai vers celui-ci. Je slalomai entre les personnes pour ne pas les bousculer et parvins à réduire la distance rapidement. Je voyais une femme d'environ trente cinq ans qui tournait la tête dans tous les sens et appelait une certaine Grace.
« Est-ce que tu t'appelles Grace ? » Elle répondit en hochant de la tête. Je me dirigeai vers cette mère affolée et lorsqu'elle me vit, elle se précipita vers moi.
« Grace, Grace ma chérie tu vas bien ? » demanda-t-elle à sa fille. Celle-ci s'accrocha à sa mère avec force en pleurant mais cette fois-ci de soulagement. Je me reculai pour les laisser tranquille mais avant que je me retourne j'entendis :
« Merci, merci infiniment. » je plongeai dans ses yeux débordant de larmes et lui répondis :
« Il n'y a pas de quoi. Elle va bien, elle a eu juste peur, mais elle n'a rien. » Elle acquiesça de la tête et se concentra sur sa fille à nouveau.
Cette fois-ci je me retournai et repris mon chemin sans but. Cette scène m'avait fait réaliser que ma famille me manquait. Je m'isolai et sortis mon téléphone de ma poche. Quand je vis mon téléphone que je n'avais pas changé depuis mon départ, il me paraissait tellement démoder par rapport à ce que l'on fait aujourd'hui. Mais cela n'empêchait pas de fonctionner. Je pressai la touche de mon répertoire et trouvai le numéro d'Alice. De toute ma famille en dehors de mes « parents » c'était d'elle que j'étais le plus proche. Bien sûr elle avait dû voir que je l'appellerai. J'étais sûr que la première sonnerie n'avait pas fini de se faire entendre qu'elle avait accepté l'appel.
« Edward comment tu vas ? »
« Comme d'habitude et toi ? »
« Tout le monde va bien Edward. S'il te plaît rentre. »
« Je ne sais pas Alice. »
« Tu dois voir quelque chose dans deux jours. Mais tu ne pourras y assister que si tu reviens à Forks. »
« Forks ? » répétai-je à la fois furieux et anxieux.
« Oui, Forks et si tu viens on te révélera tout ce que tu as manqué. »
« Je vous avez demandé de ne plus rentrer dans sa vie. »
« Si tu veux connaître les raisons de nos agissements alors reviens. » Puis elle raccrocha. J'empoignai mes cheveux pour ne pas casser quelques choses. Comment avaient-ils osé retourner la voir ? Je me déplaçai rapidement afin de trouver un taxi. Il me conduisit jusqu'à l'aéroport le plus proche. Je m'achetai un billet pour Port Angeles. Je savais qu'Alice verrait ma décision et qu'elle sera là pour m'accueillir.
Quand j'atterris à Port Angeles, ils étaient tous là. Ce fut Esmé qui s'avança et me prit dans ses bras la première.
« Ho, Edward » sanglota-t-elle.
« Je suis là maintenant. »
« Ne pars plus, s'il te plaît. »
« Je ne peux rien te promettre » Elle se dégagea de moi et Alice se jeta sur moi.
« Bon il était tant que tu rentres mais regarde moi comment tu es habillé. Un SDF est plus présentable que toi. » Elle me prit la main et me dirigea vers les autres membres de la famille. Tout le monde me donna une accolade sauf Rosalie mais ça je m'y attendais. Je montai dans la voiture avec Esmé et Carlisle. Ils me racontèrent leurs activités pendant tout le temps où je m'étais absenté et je fis de même.
Une fois arrivés à Forks je me raidis. Trop de souvenirs refirent surface. Jasper m'aida à gérer cette douleur en m'insufflant un peu de paix intérieure. Mais dès que la porte se referma, la colère fit son apparition quand je me rappelai de la raison de ma venue.
« Quelqu'un peut m'expliquer ? » grondai-je
« Assoies-toi Edward » me dit Alice, j'allai répondre quand elle rajouta silencieusement. « On va te montrer plutôt que te raconter et crois-moi tu préféreras être assis. » J'obtempérai finalement.
« Bon, c'est Jasper qui va commencer par te montrer ce qui s'est passé et pourquoi on est intervenu. Jasper tu t'arrêteras jusqu'à notre retour en Alaska. » Jasper hocha de la tête et me regarda. Je positionnai mes coudes sur mes genoux et fixai Jasper.
« Tu es prêt ? » me demanda-t-il. Je hochai de la tête et les images commencèrent à défiler. Je vis Alice avoir une vision qui devait mal tournée au vue de son visage terrorisé. Tout va très vite, Alice et lui se précipitaient dans ma voiture et roulaient sur Seattle. Jasper questionnait Alice et j'entendis les mots qui me firent trembler Victoria et Bella dans la même phrase. Je ne pus m'empêcher d'aboyer un « accélère » et il le fit.
Ils étaient arrivés devant deux grandes portes en bois fermées. Alice en ouvrait une et Jasper se précipita pour éviter à Bella de percuter le mur. Je vis Bella le regarder. Une vague d'amertume me tomba dessus. Jamais elle ne me regardera de cette manière à nouveau. Jasper continua avec ses souvenirs et me fit découvrir une Victoria haineuse qui se sauva encore une fois. Puis des voix se firent entendre de dehors et un homme rentra dans la bibliothèque en criant le prénom de Bella. Celle-ci se défit de l'étreinte d'Alice et partit en courant vers cet humain. Ce que je vis derrière me stupéfia. Il l'embrassait et elle se serrait contre lui. Les deux autres qui l'accompagnaient rejoignirent également leur compagne. Apparemment tous se connaissaient.
Le copain de Bella s'approcha d'Alice et Jasper et leur cracha plus qu'il ne prononça ses remerciements. L'odeur d'un seul coup me parvint et me replongea à plus de 70 ans en arrière. C'était la même que les loups de la Push.
Je me redresse d'un seul coup et cri :
« Non »
« Quoi ? »
« Elle ne peut pas être avec eux. » fis-je catégorique
« Et pourquoi cela ? » me demanda Rosalie
« Parce qu'ils peuvent la blesser, parce que ce sont des clébards qui ne la méritent pas. »
« Parce que tu te crois mieux que lui peut être ? » me répliqua-t-elle sèchement.
« A t'entendre on croirait que tu les connais. »
« Et si je te dis que c'est le cas. »
« Quoi ? »
« Edward rassis-toi et laisse nous te montrer la suite. » Je fis ce que me dit Alice mais ma colère ne diminua pas. Ce fut Emmett qui prit la suite, je vis sa réaction face à Alice et Jasper quand ils lui apprirent ce qu'il s'était passé et les décisions qui avaient été prises. Leur emménagement à Seattle leur reprise des différentes études attribuées à chacun pour qu'aucune des filles qui se trouvaient avec Bella pendant l'altercation avec Victoria ne soient seules. Une attente d'abord minime avec les Quileutes se transformant petit à petit en une forte amitié. D'ailleurs Emmett appréciait de les charrier et de leur lancer quelques paris. Leur confrontation avec quelques jeunes de l'équipe de football américain à la sortie d'un bar jusqu'à cette fameuse nuit où ces mêmes joueurs avaient été transformés en nouveaux nés et attaquèrent la meute puis Victoria qui se joignit à eux.
« Emmett, tu t'arrêtes à l'attaque de Victoria. » fit Alice.
« Mais pourquoi ? » demandai-je
« Parce que le meilleur sera dans deux jours. Alors prends ton mal en patience. D'abord tu vas prendre une douche, je vais te préparer des affaires. » Elle courut dans les escaliers jusqu'à ce qu'une porte se ferme.
« Est-ce que Victoria est morte ? »
« Non » me répondit Jasper « mais les loups l'ont bien amochée. Il lui manque dorénavant une main et une partie de l'avant bras. » Je fis la grimace. « Crois-moi il est préférable être avec eux que contre eux. Ne les sous-estime surtout pas Edward. »
« Le garçon, le petit-ami de Bella » je crachai bien petit-ami « j'ai l'impression de l'avoir déjà vu ? »
« C'est le cas, c'était lui qui était venu au soir du bal du lycée pour demander à Bella de rompre avec toi. Le nom de Jacob Black te rappelle quelque chose ? » répondit Jasper
« J'y crois pas. Elle est avec le descendant d'Emphraim Black ? »
« Exact, tu vois elle aurait pu tomber sur bien pire. Mais un conseil, ne te trouve surtout pas seul devant l'un d'eux si tu veux rester entier. » fit Emmett. Je lui lançai un regard noir
« C'est Sam qui a découvert Bella le jour où tu l'as quitté. Il l'a retrouvé, il était deux heures du matin dans les bois à peine consciente. A l'époque il était le seul à se transformer. Il faut que tu saches aussi que lorsqu'ils se transforment en loup ils se parlent entre eux comme toi tu entends nos pensées. Alors l'image de Bella au moment où Sam l'a trouvé, ils l'ont tous vu. Ecoute bien ce conseil Edward. » répliqua-t-il
« Tes affaires sont prêtes. » s'exclama Alice. Je montai alors jusqu'à ma chambre et m'enfermai dans la salle de bain. Je me débarrassai de mes vêtements et me mis sous la douche. Je restai un moment sans rien faire que sentir l'eau glissait sur moi. Je repensai à tout ce que je venais d'apprendre. Mais le souvenir qui me donna envie d'hurler était Victoria qui attaquait ma Bella. Ma Bella, dorénavant je ne pourrai plus jamais l'appeler de cette manière. Elle restera celle qui avait conquit mon cœur même s'il ne battait plus et me fis vivre les plus merveilleux moments de mon existence.
Même si une haine profonde gonflait en moi de la savoir dans les bras d'un autre, quelque part je pouvais être soulagé que celui-ci puisse la protéger contre ceux de mon espèce. Mais l'intense jalousie que je ressentais envers lui m'empêchait d'être rationnel. Je lui avais dit que ce serait comme si je n'avais jamais existé mais ça faisait mal de savoir qu'elle soit dans les bras d'un autre. J'espérai seulement qu'il connaissait la chance qu'il avait.
Vu ce que j'avais lu en lui lors du bal de fin d'année, je présumai qu'il était heureux d'avoir conquit son amour. Quand Jasper avait fait défiler l'entrée de Jacob dans la bibliothèque il m'avait aussi fait ressentir les sentiments de Jacob envers Bella. Malgré moi je devais bien m'avouer qu'il était fou d'amour pour elle. Je pourrais même dire égal au mien. La différence c'était qu'il était avec elle depuis quelques années maintenant alors que moi j'étais seul avec ma douleur.
Je pris le gel et me lavai rapidement. Je me rinçai et sortis afin de me sécher. Je m'habillai à vitesse vampire et allai rejoindre les autres. Rien n'avait changé, si ce n'était que moi. C'était comme avant ma rencontre avec Bella. Jasper et Emmett jouant avec la console, Carlisle avec un livre, Esmé dans ses plans, Alice sur l'ordinateur en train d'acheter en ligne et Rosalie dans le garage qui s'amusait avec les moteurs des voitures.
Il me restait plus qu'à reprendre ma place devant mon piano. Quand je fus devant celui-ci, j'ouvris le couvercle et admirai les touches noires et ivoire. Je me positionnai sur le banc et mes doigts se posèrent naturellement sur les touches. Clair de lune se fit entendre. Je voulais avant tout voir si je n'avais pas perdu à cause du manque d'entraînement. Mais je ne fis pas une seule faute. Je jouai d'autres mélodies de toutes époques avant que la berceuse de Bella ne se fasse entendre. Ce fut qu'à la fin que je remarquai que tout était étrangement silencieux. Je relevai la tête et vis six paires de yeux me fixaient. Je ne pus le supporter.
Je fus dehors en quelques secondes et me mis à courir. Où, je ne savais pas mais je devais m'éloigner. Quand je jouais sa berceuse, je nous revoyais elle assise à mes côtés pendant que j'étais au piano ainsi que toutes les nuits que je passais avec elle à lui fredonner pour qu'elle s'endorme. Aujourd'hui c'était dans les bras de ce Jacob qu'elle trouvait le sommeil et les miens seront à jamais vides. Je n'aurai jamais du revenir, c'était encore plus douloureux.
« Ne part pas Edward » entendis-je dans ma tête.
« Donne-moi une bonne raison de rester Alice. » Des pas se firent entendre derrière moi mais je ne me retournai pour autant.
« Regarde ce que je viens de voir Edward. » Alors je me concentrai sur ses pensées. Je me vis avec une blouse blanche à côté de Carlisle dans un hôpital. J'entrai dans une chambre peinte en bleu clair. Un petit garçon était couché dans ce lit la tête rasée. Je lui parlais de tout et de rien et lui me racontait le dernier épisode de son dessin animé favori. Je l'auscultai. Puis tout s'arrêta.
« Si tu t'en va Edward, tu vas recommencer à errer comme jusqu'à présent mais si tu trouves la force de rester, tu auras désormais un but. »
« Comment ? »
« Je ne sais pas ce qui déclenchera cette situation mais sauver la vie à des enfants et beaucoup plus réjouissant qu'être seul. »
« Alice » murmurai-je douloureusement
« Edward, regarde-moi » je me tournai vers elle « entends deux jours et prends ta décision mais je peux te le garantir que tu ne regretteras pas. » Elle chantait en boucle une chanson d'Elvis Presley.
« Que me caches-tu Alice »
« Une heureuse surprise mais pour cela il va falloir m'obéir. Emmett, Carlisle, Jasper et toi allaient partir chasser pendant toute une journée vous reviendriez qu'en fin de matinée après-demain. Est-ce trop dur pour toi de faire cela ? »
« Non cela n'est pas compliqué. »
« Bon et interdiction de fouiner dans la tête des autres pour savoir de quoi il retourne, compris. » Je lui fis un sourire et la pris dans mes bras.
« Promis »
« Bon on retourne à la maison, Esmé va s'inquiéter de trop sinon. »
« Je te suis » Nous repartîmes ensemble vers la villa. Je fus content de savoir que notre complicité était toujours intacte.
« C'est nous » dit Alice clairement. « Les hommes vous êtes prêts ? »
« Prêt à quoi ? » demanda Emmett
« A aller chasser. Jasper, Carlisle, Edward et toi allaient partir chasser jusqu'à samedi midi. »
« Ha ! »
« Et oui alors vous êtes OK ? »
« Encore cinq minutes et on est parti » fit Carlisle de l'étage.
« Vous devrez prendre le 4x4. »
« C'est bon, on est prêt. » Chacun dit au revoir à sa moitié, tandis que je faisais la bise aux filles et nous partîmes.
La partie de chasse fut très diversifiante. Je ne mettais pas rendu compte qu'ils m'avaient tous autant manqués. Emmett avec son humour tout sauf subtil, Jasper toujours aussi discret mais en même temps rassurant et Carlisle qui ne jugeait jamais et sur qui on pouvait toujours compter. Je n'avais pas essayé de découvrir ce qui nous attendait à notre retour mais ce moment d'insouciance avait été une bouffée d'oxygène.
A notre retour, un mot avait été laissé de la part d'Alice. Nos habits nous attendaient sur notre lit après avoir pris une douche. Apparemment les autres savaient de quoi il retournait alors je fis ce qu'Alice avait exigé. Quand je m'étais regardé dans le miroir pour voir ce que ça donnait, je sus qu'on allait avoir droit à une journée qui n'avait rien avoir avec une sortie entre amis. Je rejoignis les autres dans le salon qui s'étaient mis eux aussi sur leur trente et un. Ce qui me perturba ce furent les filles qui portaient des pantalons certes chics mais qui ne correspondaient pas à une sortie mondaine.
« Où allons nous ? » demandai-je
« Il est tant » fit Alice
« On est invité à une cérémonie Edward. Si une fois sur place il t'est trop pénible de rester, alors nous rentrerons tous ici mais ne fait aucun scandale, d'accord » m'expliqua Carlisle d'un ton sérieux. Je hochai la tête s'en savoir ce que je devais dire.
« Ne vous inquiétez pas il sera sage. » ajouta Alice
« Alors c'est parti. » On sortit par la porte mais aucun ne se dirigea vers les voitures mais tous vers la forêt. Je fronçai les sourcils. J'ouvris mon esprit pour décrypter celui des autres mais ils pensaient tous à des trucs propres à chacun. Carlisle sur un cas médical, Rosalie à une amélioration sur sa BMW, Alice au prochain vêtement qu'elle achètera sans oublier Emmett qui s'imaginait avec Rosalie nus. Je secouai la tête, ça par contre cela ne m'avait pas manqué. Nous arrivâmes à la frontière qui nous séparait du territoire Quileute. Je m'arrêtai net. J'avais peur de comprendre ce qui allait se passer.
« Nous avons l'autorisation d'accéder à leur terre exceptionnellement » fit Carlisle
« Tout ça à un rapport avec Bella ? » demandai-je
« Effectivement, je ne vais pas te mentir Edward, aujourd'hui Bella se marie. C'est toi qui décide si tu veux continuer ou pas. Mais si tu retournes chez nous tu le regretteras. » ajouta Alice. Je franchis la séparation entre nos territoires avec le cœur au bord des lèvres. Je l'avais réellement perdu, maintenant c'était une certitude. La douleur dans ma poitrine s'intensifia mais Jasper usa de son don pour m'éviter de m'effondrer. D'ailleurs il ne m'avait pas lâché. Il courrait à mes cotés jusqu'à la falaise. On resta à couvert sous un arbre car le soleil faisait de temps en temps des apparitions.
En face, des gens commençaient à s'attrouper. Je vis le père de Bella qui tenait la main à une femme, je perçus dans ses pensées qu'il en était amoureux. Une femme avec un homme que je n'avais jamais vu. Un tour dans leur tête m'apprit qu'il s'agissait de la mère de Bella et de son beau-père. Des hommes arrivèrent en tenant également la main de leur compagne. Un petit tour dans leur tête me montra un phénomène étrange. La façon dont ils pensaient à elles. On dirait qu'ils étaient reliés à leur petite-amie avec un câble invisible.
L'un deux portait le père de Jacob que j'avais croisé une fois chez Bella en la ramenant chez elle. Un autre avait un fauteuil roulant certainement pour le père de Jacob. Il le plaça dedans et le mit face à eux. Ensuite tous formèrent une allée dans laquelle Jacob avançait avec Bella dans ses bras. De là où j'étais je ne la voyais que de dos. Pourtant je trouvais que son apparence s'était modifiée.
« Est-ce que Bella va bien ? » demandai-je. Je savais que Bella était maladroite mais de là à la portée, il aurait très bien lui tenir la main pour l'aider.
« Tu risques d'être surpris, mais elle est en très bonne santé. » m'expliqua Carlisle. Mes yeux ne les quittaient pas. Jacob arriva devant son père et mit Bella debout à ses cotés. Quand il s'éloigna d'elle, je fis un pas en arrière. Je rentrai dans Jasper sans m'en apercevoir. D'ailleurs il en profita pour enrouler ses bras autour de moi. J'étais pétrifié. Bella était enceinte, on voyait nettement son ventre arrondi. Elle portait un ensemble qui la moulait parfaitement et faisait ressortir ses formes. Une partie de moi voulait aller affronter Jacob pour avoir osé poser ses mains sur elle, alors qu'une autre, l'homme pour être exact que j'avais toujours essayé de refouler désirait Bella encore plus qu'avant. Jasper resserra son emprise en discernant les émotions qui se démenaient en moi.
« Alors Charlie, si on nous avait dit vingt ans en arrière que j'unirai mon fils avec ta fille, tu aurais dit quoi ? »
« Rien je pense, juste j'aurai ri. » rigola-t-il, le père de Jacob se joignit à lui.
« Bon, soyons un peu sérieux. Bella, Jacob nous sommes tous réunis ici parce que vous souhaitez vous unir l'un à l'autre. Dès la fin de cette cérémonie, vous devrez regarder tous les deux dans la même direction tout en prenant soin réciproquement de votre bien aimé face à tous les défis que l'avenir vous apportera. »
J'arrêtai d'écouter ce discours qui me donnait des envies d'hurler. Je m'appuyai contre le torse de Jasper pour éviter de m'effondrer. On lia leurs mains pour qu'elles ne puissent pas se séparer l'une de l'autre, Bella serait désormais attachée à cet homme toute sa vie. Je me concentrai sur les pensées de Jacob et constatai les mêmes liens qui les reliaient que certains des autres Quileutes mais en plus, il ne vivait que pour elle. Bella sera toujours sa priorité, il donnera chaque jour le meilleur de lui pour la contenter. Son amour pour elle était infini tout comme le mien.
Aujourd'hui je sus que Bella était entre de bonnes mains. Ses pensées prirent un virage à 180° et j'eus des images de Bella nue. Jacob était en train d'imaginer sa nuit de noce. Il se l'imagina étendue sur un lit nue alors qu'il se couchait à ses cotés à cause de son ventre. Il prenait dans sa bouche une de ses pointes durcies alors qu'il faisait rouler l'autre dans sa main pendant que Bella gémissait. Puis il posa ses mains sur le ventre de Bella dont le bébé manifestait sa présence alors qu'il se positionnait entre ses jambes. Il me donna une magnifique vue de Bella avant que sa bouche se pose sur son antre. Je bloquai toutes les pensées qui pouvaient me parvenir.
« Edward ? » entendis-je « Réponds-moi » c'était Jasper.
« Il est en train de s'imaginer sa nuit de noce » haletai-je. Jasper nous fit asseoir à même le sol. Mon corps ne me répondait plus. Tout le monde pouvait voir mon désir d'elle. Si jusqu'à présent ce genre de pensées ne me faisait jamais d'effet, ce n'était pas le cas avec Bella. J'ouvris les yeux au moment où Jacob s'accroupissait devant le ventre de Bella.
« Tu as entendu, fiston, maintenant maman et papa sont unis. Plus rien ne nous séparera. » Je risquai à nouveau une escapade dans l'esprit de Jacob. Il était très heureux. Ses mains sur son ventre bougeaient en même temps que les coups portaient à l'intérieur de celui-ci.
« Toi aussi, tu es heureux. Nous serons une famille à partir de maintenant. » Jacob se redressa et embrassa Bella langoureusement, amoureusement comme jamais je ne m'étais permis de le faire à cause de ma nature. J'appréciais ses pensées comme je les haïssais.
Un son me fit sortir de mes idées noires. Un hurlement, non plusieurs hurlements. Je levai mes yeux sur les Quileutes en face de nous. Ils étaient neuf à pousser un hurlement qui n'était rien d'autre que celui d'un loup. Mais ça sonnait plus comme un chant. Malgré moi, je fus impressionné. Une telle énergie émanait d'eux. Jacob souriait à Bella et se recula d'elle. Il prit part à ce chant tandis que Bella le dévorait des yeux en se mordillant sa lèvre inférieure. Combien de fois avait-elle eu ce geste face à moi et me regardait avec émerveillement ? Maintenant, ils étaient dédiés à un autre.
Mais ce fut la réaction qu'elle a eu quand Jacob mit fin à son hurlement qui me fit le plus de mal. Elle s'était jetée sur lui et l'avait embrassée avec empressement et presque férocement. Elle tenait sa chemise entre ses poings pour l'attirer à elle alors que Jacob l'entourait de ses bras puissants pour la rapprocher de lui. Quand il mit fin à leur baiser, il ajouta doucement mais suffisant assez fort pour que ceux qui possède une ouïe très développée l'entendent :
« Pas tout de suite mon cœur mais je te promets que ce soir je répondrai à chacun de tes désirs. » puis l'embrassa tendrement.
« Hé ben Bella on a tellement envi de sa nuit de noce que tu ne peux pas te tenir ! » s'exclama un Quileute
« En même temps, ils n'ont pas attendu la nuit de noce pour s'y mettre. » répliqua un autre sous les rires de tous excepté Charlie qui vira au rouge et Bella dont ses joues prirent un teinte rosée que j'aimais tant. Un grognement commençait à naître au fond de ma gorge.
« Non Edward, tu dois rester calme. » fit Alice d'un ton autoritaire. Elle s'approcha du découvert des arbres et fit briller sa main. Bella tourna sa tête vers nous et nous fit un sourire resplendissant. Toute ma colère disparue, seule la nostalgie restée. Cela aussi ne me sera jamais plus adressé.
Jacob souleva Bella et quittèrent la falaise suivis par les autres. Quand ils disparurent de notre champ de vision, nous retournâmes à la villa. Je montai directement dans ma chambre et m'y enfermai. Quelques minutes passèrent et Alice m'informa de sa venue. Je restai étendu sur mon canapé à regarder l'extérieur.
« Alors, regrettes-tu d'avoir assisté à son union ? » Je ne répondis pas.
« Edward, je ne peux pas prétendre connaître ce que tu traverses en ce moment mais je suis là, alors m'ignore pas. » me transmit Alice par la pensée. Je lui tendis la main, la fis asseoir sur le canapé et je posai ma tête sur ses genoux. Elle caressa mes cheveux comme on fait à un enfant qu'on essaye d'apaiser.
« Non je ne regrette pas. Mais la revoir et surtout savoir que tous les gestes qu'elle avait envers moi sont adressés à un autre me fait encore plus de mal que vivre sans elle. »
« Veux-tu que je te montre ce qui s'est passé après l'attaque de Victoria, c'est le meilleur. »
« Vas-y, ça ne peut pas être pire qu'aujourd'hui de toute façon. » Alice se plongea dans ses souvenirs. Elle fit dérouler l'instant où ils avaient entendu battre un autre cœur dans le corps de Bella, la réaction de tous et même celle de Jacob quand il le sut, les décisions qui furent prises, l'attention de Carlisle qu'il portait envers Bella surtout au début de sa grossesse quand elle était fatiguée à cause des nausées. Les virées shopping qu'Alice organisait pour vêtir Bella et le futur bébé, la création de la chambre de bébé par Esmé, la construction de leur maison et actuellement celle du garage de Jacob et de deux autres Quileutes jusqu'à leur union.
« Je crois qu'aujourd'hui, je pense savoir ce que ressent Rosalie. » Alice baissa ses yeux vers moi. « Le fait qu'elle envie les humains. Maintenant, je suis dans le même état d'esprit qu'elle. » Je fermai les yeux et me mis sur le coté afin que mon visage soit caché par les vêtements d'Alice. J'entendis ma porte s'ouvrir mais ne prêtai pas attention à la personne qui s'agenouilla derrière moi.
« Ho mon chéri » Esmé qui d'autre et sans vraiment le sentir venir, des sanglots secs firent trembler mon corps. Je ne sus pas combien de temps nous restâmes ainsi, Alice me caressant les cheveux alors qu'Esmé me serrait contre elle en me berçant.
J'espère que ce chapitre vous a plus. Beaucoup plus triste que les derniers postés. Il donne le ton face à ce qui vous attend dans une dizaine de chapitres.
Bises
Hé bien sur une review = un teaser.
