Allez vieeeens, c'est bientôôôôt la fiiiin ! De ce monde, qui n'entend rien ! J'espère que vous aurez la musique dans la tête maintenant. Moi j'en ai une autre. Je peux vous la partager ? Mon petiiiit poussin ! Des câlins et pleins d'entrain ! Chante avec des PIOU PIOU PIOU !
Voilà.
Chapitre qui a mit du temps à venir mais sachez, et ce parce que je vous aime les ami(e)s -d'un amour platonique entendons-nous- que j'ai écrit ce chapitre la nuit alors que j'aurais pu en profiter pour rattraper mon sommeil perdu. é_è Aussi parce que bon. Hein. C'est la vie. u_u
Franchement merci, mille merci, à VOUS, de m'avoir suivi jusque là ! Vous savez, pour moi, arrivés jusque là, vous êtes un peu les survivants de cette fic. Des warriors ! Alors normalement à l'heure où je vous écris, je songe à répondre à vos reviews, donc je l'ai sûrement fait au moment où vous me lisez. Alors je réponds aux anonymes (ou à ceux qui ont la flemme de se connecter, je ne vise personne évidement u_u ) :
Linaelly : Hola mosquita (bon du coup je le féminise hein, nous ne sommes plus à ça près !), tu veux avoir un Lerry ? Il y a des modèles, mêmes fabricants, dans un chenille pas loin de la pierre à côté du cailloux. "Assez t'il tout étant" je ne sais pas si cette expression existe réellement mais elle est classe ! Pour ma part je shippe Wilkes et Carrie, je dois avoir un esprit de contradiction ! Peut-être qu'il y a deux personnes qui se cachent dans ma tête qui sait ? " l'idée d'enfermer sa femme dans un placard pour pas qu'elle soit infidèle, ..., il s'agirait pas qu'on finisse à bourrer le crâne de nos jeunes." ... ou qu'ils se mettent à s'émoustiller devant Monsieur Gris et la greluche soumise. Enfin chacun ses goûts après tout. u_u Ahaha ta review m'a bien fait rire !
Eejil : Tu peux bien te sentir visée pour la note de fin ! Et j'espère qu'à l'heure où j'écris tu es bien sagement au lit, à te préparer à vivre une saine journée de cours.
Si vous avez suivi jusqu'ici, placez "Babouche s'accouple avec un veracrasse."
Bonne lecture !
(Et on remercie Anthony pour sa correction, s'il y a des réclamations, hein, vous savez vers qui vous tourner !)
Juin
- Pssssst..
J'observe la masse informe devant moi, les yeux ouverts au maximum le temps de m'habituer à l'obscurité. Ce qui fait que je doit ressembler à un lémurien en manque mais passons. Je suppose que ma présence n'étonnera personne dans ce dortoir.
Gégé ne répond pas, certainement au pays des rêves, dans lesquels il est en train de caresser mon corps nu enduit de caramel... Bon du coup après il aurait les mains collantes ça gâche un peu le moment.
- Pssst...
J'attends qu'il émerge mais toujours pas. A la place j'avise Wilkounet dans le lit à côté, assit sur le lit, les cheveux en pagaille, et je n'ai pas besoin d'être nyctalope pour remarquer qu'il me fusille du regard.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi. Après tout n'importe quel homme sain d'esprit serait heureux d'avoir le privilège d'être réveillé par ma personne non ? De toute façon il n'est jamais content. Avant c'était toujours Babouche le dépressif mais ces derniers temps j'ai bien l'impression que les choses ont changé.
Bon Babouche fait toujours la gueule mais nous pouvons noter une nette amélioration dans son comportement. A présent quand il me voit, il n'affiche plus une mine blasée, il m'ignore tout simplement !
Mais ça ne m'empêche pas de lui rappeler chaque seconde que j'existe.
Je ne voudrais pas que les habitudes se perdent.
Wilkes me fixe toujours, sans rien dire.
Et on pourrait dire que son attitude est inquiétante.
Lui prendrait-il l'envie de me tuer ?
- Pssst, je recommence pour la troisième fois.
Je précise au cas où vous ne sauriez pas compter.
Wilkes ne semble pas apprécier mon indifférence puisqu'il grogne.
Ou peut-être que ma présence l'émoustille et qu'il n'aime pas être reconduit ?
Gégé se tortille dans son lit et gémit.
Ah !
Si ce n'est pas une preuve qu'il rêve de moi !
Il se met à battre des bras dans tous les sens, comme paniqué.
...
- LES PAPILLONS ! LES PAPILLONS ! beugle-il avant de ronfler comme un bienheureux.
Je hausse les épaules et entreprend tranquillement de me déshabiller.
- Qu'est ce que tu fabriques? siffle Wilkes.
- Je me prépare à dormir, comme tous les soirs.
Je fronce les sourcils.
Il ne va pas commencer à jouer à la vieille mégère.
- Une fille n'a rien à faire ici, rétorque-il.
Eh bien si apparemment.
- Non non non... geint Gégé avant de rouler sur le côté puis de se mettre en boule, face contre l'oreiller, fesses en l'air.
Je peux vous dire que ça casse tout le mythe !
Manquerait plus qu'on voit Babouche sourire et Wilkes se palucher devant une tortue et je peux vous dire que ce sera la preuve d'une fin du monde imminente.
Heureusement pour les yeux délicats de Wilkes, Gégé ne dort pas à poil.
- Pas les papillons... nous l'entendons marmonner contre l'oreiller.
Je lance une œillade à Wilkes qui ricane comme une hyène.
- C'est sa phobie, m'explique t-il.
Quel homme sensible, je l'ai toujours dit !
Ça le rend d'autant plus viril.
Je profite de sa position pour mater ses fesses sans vergogne.
- Eh bien ne te gêne pas, râle Wilkes. Tu veux que j'allume la lumière pour une meilleure vue ?
Ah sacré Wilkounet, toujours là pour servir.
- Ce ne serait pas de refus, merci.
- Vous pouvez, éventuellement, fermer vos gueules ? grince Parkinson, la tête sous sa couette.
- Ça aussi ce ne serait pas de refus, ajoute Babouche la voix rauque.
Bon ce n'est pas ce soir que je vais coucher en tout cas.
Ça commence à bien faire.
- Le papillon ! Il vole !
XXXXXX
Le bruit de la plume, grinçant contre le parchemin me crispe et je lance un regard de reproche à Gégé.
Oui je ne suis pas du matin. Mais alors pas du tout.
Et je n'ai toujours pas eu ma dose de biscuit depuis des mois, ce qui me rend d'autant plus maussade. Il va falloir prendre des mesures drastiques.
- A qui tu écris ces lettres ? je demande, la voix devenant de plus en plus aiguë, à mesure que mon agacement grandit.
Ce qui ne m'arrive pas souvent.
- A nos parents, répond-il évasivement.
Je cligne des yeux et interroge Wilkes du regard mais celui-ci répond par un soupir.
- Pourquoi ?
Si c'est pour prévenir ma mère que j'ai frôlé le renvoi définitif ce mois-ci elle est au courant.
Il se pourrait que kidnapper un centaure bourré au lait de girafe et le séquestrer dans mon dortoir ait été la goutte qui a fait déborder le chaudron. Ne me regardez pas comme ça, le lait de girafe ne provient pas de moi, je l'ai acheté à un homme louche à pré-au-lard.
Je n'ai, à mon grand regret, pas de girafe dans mon jardin.
Toujours est-il qu'à un mois de la fin, ce serait dommage de me faire rater les Aspic's.
Voyons.
Je ne serais donc pas virée.
Quelle vie de merde.
- Pour les prévenir de nos fiançailles, me fait tout de go Gégé, comme si cela allait de soi.
Ah.
...
Ah oui ?
J'aimerais bien qu'on me prévienne quand il se passe des choses dans ma vie !
- Euh, certes. Ne va pas prendre ça pour un refus, loin de moi cette idée.
Pour un coup que je peux le choper à vie, et par devoir conjugal il sera bien forcé de me contenter !
Et ah. S'il le faut je le séquestre dans une cave et je fais ce que bon me semble de son corps. Voilà !
- Depuis quand sommes-nous fiancés ?
A quel moment cela s'est-il décidé ?
Pourquoi ? Comment ? Qui, que, dont, or, ni, selon quelle loi, car ? Mais ? Où ?
- Hier, me dit-il d'une voix absente, comme si mes interrogations n'avaient aucune importance.
- Que ça soit-il, oui ? De pourquoi ? je continue à baragouiner.
Il soupire, pose calmement sa plume, se tourne vers moi, et plante ses yeux dans les miens.
- Je t'ai fais ma demande cette nuit.
- Pendant que je dormais ? Je t'ai répondu oui ?
Pour un coup que je fais quelque chose de censé il faut que je dorme.
- Pas vraiment, tu m'as surtout dit qu'il fallait ranger les chaussettes à côté des slips. J'ai pris cela pour un encouragement.
Oui bien sûr.
Logique.
Parkinson pouffe dans son verre, Wilkes tire la gueule, Babouche... Dort contre la table, Kate fusille Kiki du regard et Lerry mange les yeux fermés savourant pleinement son pain au chocolat (SA PUTAIN DE CHOCOLATINE. Cordialement, ton correcteur), comme si chaque bouchée était un cadeau de Merlin lui-même.
Il avait été privé de petit déjeuner par McGonagall pendant quatre jours parce qu'il a uriné sur les fours des cuisines. Il l'a fait complètement bourré je vous rassure. Ca ne lui prend pas comme ça de pisser un peu partout. En tout cas pas tout le temps.
Parfois seulement.
XXXXXX
- LES ENVAHISSEURS ! LES ENVAHISSEURS ! hurle Peeves, lançant des craies à tout élève manifestant de l'intérêt à ses conneries.
Il m'évite de peu, me fait un clin d'œil aguicheur et reprend sa route en continuant ses baratins.
Je rigole, j'ai eu le droit à ma craie dans l'œil moi aussi.
- ILS SONT LA ! LES ENVAHISSEURS ! ILS PRENNENT LE CHATEAU D'ASSAUT !
- Que se passe t-il encore, accourt le professeur McGonagall, baguette au poing, le visage fermé.
Elle se tourne vers moi, les narines dilatées tandis que je me frotte l'œil, grincheuse.
- Miss Flint ? Qu'avez-vous encore fait ?
- Quoi ? Mais rien !
Les élèves forment un cercle autour de nous, à l'affût du moindre ragot.
- Je vous en prie, évitons de nier l'évidence !
- Mais rien ! J'allais juste me brosser les dents !
...
A quatre heures de l'après-midi oui, mais en ce moment je me traîne un goût métallique dans la bouche, je vous y verrais vous. Ça donne mauvaise haleine.
Et je ne peux décemment pas conclure avec Gégé si je pue de la gueule. Ce sont les choses de la vie.
- ILS SONT... ILS SONT LA ! reprend Peeves, tout émoustillé de voir qu'il provoque une émeute. ON VA TOUS CREVER !
Certains premiers années murmurent, lançant des œillades paniquées.
Les autres élèves ont juste l'air de vouloir caillasser notre esprit frappeur.
- Qu'est ce que vous m'avez apporté cette fois ? Un géant ?
Les mines autour de nous deviennent effrayées.
- Carrie-la-folle-dingue a amené des géants.
- Vraiment ?
- Oui, je suis sûr qu'ils sont de sa famille !
- Il paraît que son oncle est un troll.
- Oh putain Flint a fait entrer des trolls et des géants.
- C'est la guerre !
- On va tous mourir !
- Flint est une Mangemort, elle est avec Vous-savez-qui et a infiltré des trolls Mangemort.
- Elle a un tatouage ?
- Oui, même qu'elle en a un sur la vulve à ce qu'il paraît.
- Calmez- vous, reprend McGonagall, agacée. Ne commencez pas avec vos accusations douteuses.
C'est la courgette qui se fiche du concombre ma parole.
Elle fusille du regard l'élève qui a émit l'idée du tatouage sur ma vulve et je me contente de lui sourire d'un air énigmatique.
Toujours garder le mystère, ça donne un petit côté femme fatale.
- Laissez-moi passer, je veux voir mon fils, beugle une voix grondante.
- Dégage toi, je veux voir ma fille, crie une autre voix, que je reconnais être celle de mon père.
- Toi casse toi, je ne te permet pas, babouin eunuque ! Mon fils, où est mon fils ?
Nous suivons tous des yeux mon père -en peignoir- et le vieux Greengrass -toujours classe lui par contre avec sa robe de sorcier dernier cri- courir tout en se donnant des coups de pieds. Ils trébuchent par moment mais se raccrochent à l'autre, continuant à se battre et à se gueuler des insultes.
- Carrie ! Où est ma fille ?!
McGonagall murmure une prière, souhaitant de tout coeur que ce n'est qu'un cauchemar.
- Pas ces deux zigotos, souffle t-elle.
Puis elle agrippe mon bras et me traîne derrière elle, le pas lourd.
- C'est pas moi, je tente de m'expliquer inutilement.
XXXXX
Le professeur McGonagall reste sans voix et nous observe, Gégé et moi.
- Une honte !
- Un scandale !
- Il est hors de question que mon fils ne s'unisse avec une ahurie pareille !
Pour toute réponse il se reçoit le chausson de mon père en pleine poire. Le vieux Greengrass rétorque en lui emprisonnant le cou de son bras.
- Messieurs, un peu de tenue par Godric, les sermonne la vieille.
On peut clairement lire son ras-le-chaudron dans les yeux. Et nous n'avons pas besoin d'être de fins observateurs pour comprendre que pour elle, tout est de ma faute.
Alors que voilà. Pour un coup je n'ai rien fait.
- J'espère vraiment que vous n'allez pas redoubler, me fait-elle d'ailleurs remarquer.
Et ah ! C'est blessant.
Moi qui pensais qu'elle m'aimait.
- De loin, rétorque-elle et je comprends que j'ai pensé à haute voix.
Elle est méchante quand même.
Sans moi sa vie serait bien morne.
- Je ne veux pas que ma fille épouse une pelouse !
- Pardon ? gronde le vieux de Gégé.
- Vous avez parfaitement compris.
- Je vous demanderai de témoigner un peu de respect à mon fils, vieux babouin aigri.
- Elle va pondre des débiles à s'acoquiner avec les sous-espèces, grince mon père.
- Et mon poing dans votre gueule ?!
- Les repas de famille vont être folichons, ajoute le Directeur, le seul à s'amuser comme un fou. Aaaah l'amour, soupire t-il rêveusement.
- Regardez-moi son regard de perverse, on sent qu'elle prépare déjà un coup, cette mocheté ! En plus elle est grosse !
Il n'en faut pas plus à mon père pour lui envoyer le livre qu'il y a sur le bureau du Directeur dans le nez et le professeur McGonagall s'interpose avant qu'il y ait un meurtre.
Gégé lui-même n'a pas l'air d'avoir apprécié la remarque.
Bon il a juste les sourcils froncés, mais eh. On se contente de ce qu'on peut hein.
Et puis j'aime mes petites rondeurs.
Ça permet une meilleure prise en main voilà tout. Même si j'en connais un qui n'a pas encore tilté la chose puisqu'il n'utilise pas mon corps à bon escient.
J'aimerais qu'on me porte un petit peu plus de considération. Merci.
- Ma fille ne sera pas heureuse avec un coincé comme ce demeuré. Il faut agir tout de suite !
- Qui c'est que tu appelles le demeuré ? s'esclaffe, le vieux Greengrass, une pointe d'ironie dans la voix.
- C'est qu'avec les gênes qu'il se trimballe, il a pas été gâté par la nature. Avec une mère aussi attirante qu'un paillasson plein de merde d'hippogriffe et un père débile, il ne partait pas pour faire de grandes choses.
- C'est ta famille qu'il faut faire interner mon vieux ! J'ai jamais vu autant de tarés réunis dans le même arbre généalogique !
On peut constater une chose, leur relation s'est améliorée, ils ne se vouvoient plus dorénavant. Les mariages rapprochent, la preuve.
XXXXXX
- C'est quoi ? m'interroge Gégé d'une voix blasée tandis que je plaque bruyamment un vieux parchemin sur sa table de travail.
J'aurais plutôt préféré plaquer une certaine personne contre une certaine étagère mais on a pas tout ce qu'on veut dans la vie.
La bibliothécaire me fusille du regard.
Ah ma bonne vieille Pince, elle a toujours cet espoir de pouvoir me faire peur un jour.
- Un contrat, j'annonce avec autant de sérieux possible.
Je me demande bien pourquoi il vient souvent ici ces derniers temps. Qu'est ce qui peut bien le captiver dans cette pièce pleine d'étagères poussiéreuses, où seul le silence oppressant témoigne d'une ambiance de merde.
- Comme ça tu ne pourras plus revenir en arrière. Tu seras obligé de m'épouser.
Il se redresse, croise les bras et me sourit, goguenard.
- Ah oui ?
Je glisse lentement le parchemin pour qu'il arrive sous son nez et il lance un coup d'œil intéressé.
- C'est quoi cette histoire de laisse ?
- Pour être certaine.
Et puis Lerry m'a parlé de quelque chose d'intéressant.
- Et tu comptes m'attacher souvent ?
- Juste trois jeudi par mois, tous les dimanches et les mercredis après-midi paires. Pour les lundi impairs nous pourrons revoir les clauses si tu veux mais je ne négocie pas les lundi matins des semaines A. Il y a un calendrier derrière si tu veux bien l'apprendre jusqu'aux bouts des doigts.
- Et ces petits cœurs c'est quoi ?
- C'est quand je suis indisponible.
- Règles ?
- Non, une semaine par mois je tente de redevenir vierge.
Mesdames, messieurs, je viens d'user de l'ironie ! Applaudissez, applaudissez.
...
En parlant de mois.
...
- Et la cravache, c'est quoi cette histoire ? continue-t-il, tout à coup méfiant.
Je balaie sa question d'une main évasive.
- Nous verrons tout ça une fois le contrat signé.
Il me fixe, pas dupe, et attend une réponse.
Je lui désigne le parchemin du menton.
- Signe.
Pour un coup que j'ai mis le grappin dessus, pensez bien que je vais l'empêcher de filer telle la carpette.
XXXXX
Ah merde, j'ai un trou dans mon gant.
- Miss Flint, siffle le professeur McGonagall. Je peux savoir, par Merlin, ce que vous trafiquez, encore ?
Elle tape du pied frénétiquement contre le sol, ses yeux sont plissés, ses lèvres pincées, son teint est rouge. Autant vous dire qu'elle a l'air en colère alors que je n'ai encore rien fait de répréhensible.
- Bah je plante des potimarrons, je réponds d'une voix d'ange descendu du ciel, prêt à tout pour prêcher la bonne parole.
Innocence est noté sur mon front.
- J'ai bien vu que vous jardiniez, la question est, pourquoi ? Qu'est ce qu'il vous prend ?
- Eh bien j'ai pensé que ce serait une activité saine à partager avec mon professeur préféré.
J'ai bien vu que nous nous étions éloignées toutes les deux. Rien de mieux que de planter des potimarrons ensemble et les liens vont se resserrer.
- Et vous vous êtes dit qu'étaler de la terre dans ma salle de classe était une bonne idée ?
- C'est que je sais être créative. Le faire dans le parc n'aurait pas été très original, or, j'aime entretenir la surprise.
C'est important dans une relation.
- Avez-vous conscience que vous retardez les deuxièmes années pour leur examen ?
- Comment ça ?
- Ils attendent tous dans le couloir, Miss Flint. Et vous, vous devriez être dans la Grande Salle à vous installer pour vos Aspic's.
- Pourquoi est-ce qu'on nous ferait passer les épreuves un dimanche ? je lui rétorque condescendante.
La vieillesse commence à se sentir, elle pète une durite la biquette.
- Nous sommes lundi.
Elle inspire, expire.
- Aie ! je crie alors qu'elle me traîne par l'oreille. Mais ça fait mal !
J'essaie de me débattre mais la chose résiste.
XXXXX
Il se passe quelque chose d'étrange.
J'avise ma voisine à droite, qui n'est autre que Daphné Evan, mais non.
Elle n'a pas sa baguette de sortie. Et puis je suis sûre qu'elle a toujours des sentiments inavoués pour moi, pourquoi voudrait-elle me nuire ?
Ça recommence.
...
Je regarde à gauche. Gégé gratte son parchemin tranquillement, sans aucune trace de culpabilité.
Je me tourne discrètement, plus loin Wilkounet m'observe pensivement, je lui fais un petit signe, tentant de lui demander par là s'il est la cause de mes tourments. Évidement il ne comprend rien. Voilà pourquoi ça n'a jamais marché entre nous.
Déjà, ça n'a jamais commencé, alors pensez bien que ça partait mal pour entamer une relation fusionnelle. En plus, nous n'avons pas d'alchimie. Je soupire, le fusille du regard, et retourne à mon parchemin.
Ah ça s'est calmé.
J'ai eu peur un instant !
Je reprend donc mon activité, c'est-à-dire ma bataille navale solitaire. Autant vous dire que ce n'est pas facile. Je plaque ma main contre mes yeux, plante ma plume au hasard sur mon brouillon. Je regarde.
Ah fouillasse !
Touché coulé.
Fait chier !
L'examinateur se racle la gorge et je comprend vite que ça m'est destiné.
En même temps je serais une abrutie puisqu'il est devant mon bureau, les bras croisés, attendant que je m'attèle à mon devoir d'Histoire de la Magie.
Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j'y étais à ce cours !
... La chose étrange reprend. J'interroge l'examinateur du regard, attendant de voir si c'est lui, mais non.
Il hausse un sourcil.
C'est reparti, la chose étrange !
Cette fois je sursaute.
- IL Y A UN TRUC QUI BOUGE ! je beugle, paniquée.
La majorité des élèves sursautent, et l'agitation commence à se sentir.
- Calmez-vous, calmez-vous ! fait l'examinateur, les mains levées, le regard tourné vers moi. Qu'avez-vous ? me demande t-il d'un ton bourru.
- IL Y A UN TRUC QUI BOUGE !
- Ça j'ai bien compris, grince-t-il.
- Nous devrions peut-être l'amener à l'infirmerie.
- IL Y A UN TRUC QUI BOUGE !
- Ta gueule !
- Le stress ça, commente l'examinateur devant moi, il faut toujours qu'il y en ait un qui pète les plombs.
- IL Y A UN TRUC QUI BOUGE !
- TA GUEULE !
Je crois que j'ai un cancer.
Ou quelque chose d'autre. Mes tripes sont en train de danser ça va pas du tout.
XXXXX
- Ah ça, pour me trouver des excuses bien loufoques pour rater les Aspic's, vous vous placez là ! s'énerve le professeur McGonagall le visage rouge de colère. Mais vous ne pouviez pas vous tenir deux minutes sans provoquer une catastrophe ? Qu'est ce qu'il y a dans votre tête ? J'aimerais qu'on m'explique ce que j'ai bien pu faire pour mériter une élève comme vous !
Vous êtes devenu professeur. Tout simplement. Mais je me garde bien de lui expliquer, étant donné que l'infirmière est en train d'examiner mes amygdales comme si ça pouvait expliquer mon état.
Elle opine du chef.
- Vous n'avez pas d'angine.
- Euh oui.
Le lien, s'il vous plait, avec le fait que mes tripes se tortillent là-dedans ?
- Vous avez une température un peu plus haute que la moyenne, une prise de poids...
- J'ai une infection ?
Vais-je mourir ?
M'a t-on empoisonné ?
- Je ne crois pas, me répond-elle, l'air affligé. De quand datent vos dernières règles ?
Elle me tend un tube.
- Le deux juin.
- Donc vous aviez bien vos règles, insiste-elle, méfiante.
Pourquoi, c'est mal ? Je n'aurais pas dû ?
- Eh bien justement, je me sens obligée de m'expliquer. Disons que j'avais plutôt des petits saignements. Des saignounets tout mignons, je lui dis. Mais quel rapport ?
- Vous allez uriner dans ce tube, Miss Flint.
Le professeur McGonagall a les yeux écarquillés d'horreur.
- Pas étonnant que ça vous arrive à vous, j'aurais dû m'y attendre, remarque-elle.
Elle s'installe sur le lit d'en face, s'évente avec sa main.
Puis elle se relève.
- Je vais chercher le Directeur, annonce-t-elle.
L'infirmière me désigne les toilettes et me pousse délicatement dans cette direction tandis que je commence enfin à comprendre.
Nom d'une cravache molle.
Quelques minutes plus tard je reviens, le tube à la main, la mine défaite.
- Et vous ne pouvez pas vérifier avec un sort ?
- Le résultat est plus sûr de cette façon. Et puis imaginez que c'est une infection finalement, si je vous jetais un sort, il pourrait aggraver votre cas.
Je hoche de la tête, pensive.
- Vos derniers rapports sont de... ?
Elle pose le tube sur la table à côté d'elle.
Un élève pâle entre, aidé par un camarade.
L'infirmière leur demande de patienter, ferme les rideaux autour de mon lit et insonorise.
Elle en oublie le tube et entreprend de palper mon ventre sous toutes ses coutures.
De mon côté je cherche à quand date mon dernier rapport et j'ai bien l'impression que ça fait une éternité. Peut-être le fais-je la nuit, sans le savoir ?
- Inutile de répondre, c'est bien ce que je pensais. En même temps quand on sent les mouvements, il ne faut pas s'attendre à ce que la grossesse soit récente.
- Ah oui ?
Ma lèvre tremble, incontrôlable.
Et pourtant je n'ai pas envie de pleurer, enfin je ne pense pas. J'ai cette impression que mon corps a prit le relais et qu'il cherche à me faire comprendre la gravité de la situation par des signes étranges.
- Combien de temps ?
L'infirmière soupire.
- Je dirais entre cinq et six mois.
Cette fois elle sort sa baguette, et me lance le sort sans hésitation.
J'attends quelques minutes durant lesquelles elle continue avec son sort, la mine concentrée.
- Six mois environs. Tu vas devoir aller à Saint-Mangouste pour un examen méticuleux.
Elle pose une main qui se veut réconfortante sur mon épaule.
Mais je ne suis pas prête à avoir un enfant !
- Tu as une idée de ce que tu vas faire ?
- C'est-à-dire ?
Nous entendons le Directeur se racler la gorge derrière le rideau.
- Puis-je ?
L'infirmière lui répond que oui avant de se souvenir qu'il ne peut pas entendre. Elle ouvre une partie du rideau.
- Je suppose que vous ne souhaitez pas terminer vos examens, me dit-il.
Bien vu.
Je ne les avais de toute façon, pas commencé.
Il me regarde d'un air sérieux.
- Peut-on savoir qui est le père ?
Alors là.
Chapi chapeau.
Il n'est pas impossible que ce soit Gégé, Lerry, et de ce que j'ai eu l'occasion d'entendre comme rumeur au sujet d'une soirée, Wilkes.
...
Je rappelle qu'il y a six mois ma situation amoureuse n'était pas très claire.
XXXXX
Quatre jours plus tard...
- Oh, babille le gynécomage, tout sourire. La date de conception est le vingt-cinq décembre à quelques heures près.
Il nous lance une œillade complice.
Gégé ne se laisse pas attendrir ni quoique ce soit et reste méfiant. Il tire la gueule depuis le début et attend fermement une confirmation sur sa paternité.
- Vous en êtes certain ?
- Plus que certain même ! A Noël, une fête magique, rien de tel que l'anniversaire de Jésus pour créer la vie n'est-ce-pas les jeunes !
Gégé se détend légèrement.
Je soupire de soulagement et lui donne une tape sur l'épaule, tout sourire.
- C'est bien toi le père ! On s'épouse quand même alors ?
Il me transperce de son regard glacial. Eh hein, l'avait qu'à garder son zizi pour lui s'il n'est pas content.
- Le contrat tient toujours, j'insiste tout de même.
- Vous souhaitez connaître le sexe du bébé ?
- Oui, répond Gégé.
- Donc on se marie, je continue.
Je n'ai pas trimé tout ce temps pour rien !
- Une fille !
- Vraiment ?
- Tu ne vas pas filer, n'est ce pas ?
- Et elle est en très bonne santé. Un fémur est un peu petit mais rien d'affolant.
- Attendez, c'est une fille ?
Quelques heures après le rendez-vous, nous avons tout le loisir d'admirer nos pères sangloter lamentablement, dans les bras de l'autre.
- Explique-moi, me dit mon frère Marcus, hésitant. Tu l'as forcé, violé ? Comment est-ce qu'il a pu vouloir de toi ?
Ma mère m'observe, fière et en même temps consternée.
- De toute façon elle allait rater ses Aspic's alors... ajoute mon autre frère Filius avant de se prendre une tape derrière la tête.
- Bon, j'ai mon examen de Métamorphose a passer, prévient Gégé.
Il se lève et avance vers la cheminée.
Je le suis.
Les sanglots de mon père redoublent de force.
- Qu'est ce que tu fais ? soupire mon futur mari.
Héhé.
- Bah je viens avec toi.
Que la vieille n'aille pas croire qu'elle est tranquille maintenant. Je compte bien lui rendre des petites visites pendant les vacances !
Il hausse les sourcils.
- Tu souhaites revenir à Poudlard alors que les ragots vont bon train ?
- Eh b-
- J'oubliais qu'on parlait de Carrie Flint, me coupe-il.
- Elle doit éviter de prendre la cheminée dans cet état, proteste ma mère. Sinon le bébé va avoir des poils aux oreilles !
- ...
- ...
Mes frères roulent des yeux.
XXXXX
Kate Davis me regarde de haut en bas, de bas en haut.
- Quatre jours et tu as doublé de volume !
- Regarde son ventre, croit être discret un troisième année à un autre camarade qui en parle à une autre camarade et ainsi de suite.
Ils passent devant moi, m'observant et continuant à jaser.
- Il paraît que le père n'est pas Greengrass, ce serait Tu-sais-qui...
- Oui, même que cette dingue l'a agressé sexuellement jusqu'à ce qu'il accepte !
- Ce n'est pas à cause d'elle, d'ailleurs qu'il est devenu Mage Noir ?
- Mais non sombre idiote.
Et ça continue.
Le professeur McGonagall, installée à la table des professeurs me fixe, les lèvres pincées. Je lui fais un petit coucou.
Bon appétit les amis.
THE END.
Eh oui c'est la fin ! FINIT ! Avouez vous ne vous y attendiez pas hein ? Hein ? HEIN ?! Je voulais vous garder la surprise !
Merci MERCI MEEEERCI ! D'avoir lu cette fic !
Pour information, vous devez vous dire que cette grossesse arrive un peu comme un cheveu sur la soupe non ? Eh bien non ! Elle était prévue depuis pratiquement le début de cette fic (pratiquement je précise) et n'arrive donc pas à cause de ma nouvelle condition de jeune mère. En tout cas voilà. Je ne sais pas si vous aviez remarqué, mais je laissais des indices depuis plusieurs chapitres.
- la poussée de poils sur le ventre,
- les crampes, spasmes aux jambes,
- goût métallique dans la bouche,
- Carrie s'essoufflait de plus en plus facilement,
- les gargouillis au ventre,
- etc.
J'ai un peu utilisé mon expérience pour ces indices et parfois non.
Pour ceux ou celles qui n'ont pas envie que cette fic ne se termine, ne vous en faites pas, je vais sûrement publier des bonus, de même que Zod'a avait fait avec Amphisiologie. Voilà voilà. Mais cette fic est belle et bien terminée. J'ai publié mon premier chapitre en 2012 O_O Ahlala je suis émue.
Si vous avez des questions à me poser, n'importe lesquelles, posez-les moi, j'y répondrais dans la mesure du possible !
Voous allez vous dire que je me répète, en tout cas je vous remercie tous, ABSOLUMENT TOUS, lecteurs fantômes, revieweurs, ceux qui m'ont mis en fav ou alerte, d'avoir été avec moi jusque là ! Savez que vous étiez une grande partie de ma source de motivation. (j'ai l'impression de sortir un discours d'une remise de trophée tout va bien) enfin bref. Merci merci !
Eve.
