Veuillez m'excuser pour ce retard énorme. Je n'ai pas pensé à vous prévenir dans mon ancien chapitre, mais cette année j'ai passé mon Bac. Ce qui explique mon absence. Je suis désolée de ne vous avoir pas tenu au courant, je devrais reprendre un rythme régulier durant ces vacances ;)
Bonne fin de chapitre :)
CHAPITRE 17
Part 7 : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées. (Alfred de Musset)
ATTENTION !
Crac, boom, patatra !
Bon sang mais à quoi tu penses ? Oi, Yuki ?! Tu écoutes quand je te parle ?
Décidément, la jolie japonaise semblait avoir la tête dans les nuages en ce dernier jour de camping. Le pauvre Jin qui s'était proposé pour démonter les tentes avec elle avait vite regretté son élan de galanterie, puisque le travail lui revenait entièrement et que Yuki se contentait de tirer les piquets en attendant que tout s'écroule.
Jin… Murmura Yuki sans pour autant le regarder.
Ha tu daignes enfin me parler !
Je peux te poser une question ?
Vas-y… Maugréa t-il en pliant la tente.
Est-ce que par hasard… Je dis ça comme ça, ne va rien t'imaginer… Jin leva un sourcil. Est-ce que Yamapi… Hum…Est-ce qu'il aurait déjà parlé de moi ? Yuki ne regardait toujours pas son partenaire.
Pi ? C'est quoi cette question ? Et tu me demandes de ne rien imaginer ?
Répond juste à ma question !
Pas que je me souvienne. Il n'est pas très bavard au sujet des filles… Du moins ces derniers temps.
Ces derniers temps ? Yuki tourna enfin sa tête vers Jin.
Ouais. Depuis quelque temps il est moins bavard. Il n'est pas froid mais il garde une certaine distance.
Et tu ne l'as jamais interrogé sur la question ?
Quelle question ?
Le fait qu'il soit moins proche de toi…
Je n'en vois pas l'utilité.
Bakanishi…
Eh ?
C'est ton ami !
Il a droit à ses secrets…
Si tu le dis…
Yuki restait septique. En y réfléchissant, c'est vrai que Yamapi était quelqu'un d'étrange, entouré d'un mystère insondable. Il était revenu tellement rapidement vers le groupe que tout ça sonnait affreusement faux. Pourtant, elle refusait de croire qu'il avait été hypocrite dans les dernières minutes passées en sa compagnie.
Non loin de là, d'autres personnes s'activaient...
Tu me passe la crème solaire ?
… Ou pas.
Tiens la voila.
ITAI ! Pas la peine de me la jeter !
Je vois que vous vous la coulez douce les tourtereaux !
Ryo et Aly se retournèrent vers Nakamaru qui passait derrière eux, les bras chargés de cartons. Assis l'un à côté de l'autre sur le sable chaud, ils observaient le soleil disparaître petit à petit derrière l'horizon que traçait la mer.
On a terminé notre part du rangement. Maugréa Ryo en se frottant la tête, à l'endroit où la crème solaire avait atterrie quelques secondes auparavant.
Pour ce que vous aviez à faire c'est sûr… Siffla Yoko qui passait devant eux, les mains dans les poches, le regard perdu vers les vagues qui dansaient sur la plage.
Et c'est lui qui dit ça… Grogna Ryo, la bouche légèrement ouverte. Regarde-le avec son air mélancolique, il manque plus que la petite musique douce.
Ne va pas le casser dans son élan. Fit Aly en tournant ses yeux pétillants vers son amant. Il n'a pas réussi à atteindre la fleur qu'il convoitait.
A conclure ? Avec qui ?
Mizuki. Enfin Ryo ça crève les yeux !
Je ne suis pas une fille moi… Je ne fais pas attention à des détails au point d'en devenir parano !
Alexis fit une moue contrariée, agacée devant le peu de romantisme de Ryo. Ce dernier sembla le remarquer et lui adressa un sourire taquin.
A quelle heure est la fête ? Demanda t-il en observant Gachapin qui jouait avec des cailloux, juste à ses pieds.
On devrait y être. Répondit Aly en consultant sa montre.
Tant pis. Ils ne nous attendront pas de toute façon.
Pas faux.
Un long silence s'installa. Comme souvent entre eux. Ils avaient beau s'envoyer des pots de fleurs sur la tronche à longueur de journée, c'était lors de ces moments calmes qu'ils se comprenaient le mieux. Ryo se pencha légèrement et caressa le sable de ses doigts, les mêlant aux grains poussiéreux. Il attrapa délicatement un petit caillou et le lança droit devant lui. Le chiot leva la tête et l'observa faire. Mais contre toute attente, il se rassit et reporta son attention sur une autre pierre.
Vas chercher ! Allez ! Tenta Ryo. Pour papa !
Papa ? Aly tourna des yeux amusés vers Ryo.
Bah ouais…En attendant qu'on ai des vrai gosses…
Aly reporta son attention sur la mer. Elle percuta seulement deux minutes plus tard, le temps que l'information soit bien assimilée.
Tu peux répéter ce que tu viens de dire ? Demanda t-elle en écarquillant de gros yeux.
Non.
Aly s'arrêta, battit des cils plus vite que la moyenne, avant d'exploser de rire. Ryo ne rit pas tout de suite, le sujet étant quelque peu épineux, mais il fut tout de même prit d'un petit rire propre à lui-même.
Un quart d'heure plus tard, le couple se rendit à la dernière fête des vacances. Tenant doucement la main de la française, Ryo l'entraina vers le buffet où ils rejoignirent Ohkura, Hina, Ueda et Nakamaru.
Sur la piste de danse, Yuki était dans les bras de Kame, pour un slow. La japonaise se mordait les lèvres, se sentant affreusement mal à l'aise. Et comme si la situation n'était pas déjà délicate, elle avait une certaine personne dans sa ligne de mire… Non loin de là, assis sur une chaise, les jambes croisées et un bras posé nonchalamment sur son genou, un coude sur la table à côté de lui et ses doigts sur sa bouche, Yamapi les observait danser, le regard impénétrable.
Il va nous regarder longtemps comme ça… Grommela Yuki dans sa barbe.
Hum ? Kame recula légèrement sa tête, n'ayant pas bien comprit ce qu'elle venait de dire.
N…Non rien.
Yuki vira au rouge, se rendant compte qu'elle avait pensé tout haut. Elle fut soulagée que Kame la fasse tourner, n'ayant plus Yamapi dans son champ de vision.
A quoi tu joues ?
Yamashita reprit ses esprits et releva la tête en entendant la voix de son ami. Les mains dans les poches de son pantacourt, regardant dans le sens opposé de celui du NewS, Jin semblait quelque peu dans la lune.
De quoi tu parles ?
Yamapi se redressa et observa Akanishi prendre une chaise pour s'installer à ses côtés. Sans hausser la voix, le KAT-TUN montra Yuki du menton.
Je te repose la question, de quoi tu parles ? Répéta Yamapi.
Fous-toi de moi… Jin fut parcourut d'un petit rire moqueur et s'appuya entièrement sur le dossier de sa chaise. On dirait que tu vas la dévorer.
Tant que ça ?
Alors tu…
Non.
Mais tu viens de dire que…
Laisse tomber Jin.
Moi je veux bien laisser tomber, mais je ne suis pas sûr que d'autres aient la même réaction… Jin pinça ses lèvres et ouvrit de grands yeux en hochant la tête.
Je ne vois pas de qui tu parles. Yamapi se pencha et appuya de ses coudes sur ses genoux, nouant ses doigts comme une prière et posant son menton dessus.
D'elle… Of course…
Yamapi laissa échapper un petit grognement insatisfait. Jin reporta son regard sur Yuki, qui dansait toujours dans les bras de Kame.
C'est moche… Ils sont mignons ensemble…
Merci Jin, je me passerais de tes commentaires.
Je ne fais que t'avertir… Et puis ce n'est pas comme si Kame était ton meilleur ami… Une dispute est vite arrivée.
Je rêve ou monsieur Akanishi me donne des conseils ? Il me semble que tu ne sois pas trop en mesure !
Piqué au vif, Jin tourna des yeux furibonds vers son ami. Son regard n'était plus du tout amical et le terrain de conversation devenait un peu trop glissant à son goût.
Je me fiche de Kame. Lâcha Yamapi sans la moindre pitié.
Pardon ? Jin n'en revenait pas du soudain changement d'humeur de Pi.
Tu as très bien entendu. Je ne ferais aucune pitié.
Sur ces mots, Yamapi jeta un dernier coup d'œil ombrageux sur le couple qui dansait, avant de se lever. Jin le suivit du regard, intrigué et choqué par ses propos. Le leader des NewS s'éloigna de la fête.
JIIIIIIIIIN ! Viens, on va danser !!!
Surpris par la soudaine apparition de Koki, Jin tomba littéralement de sa chaise. Il se redressa rapidement en vérifiant que personne, mis à part son compagnon, n'avait vu sa chute et reporta ensuite son attention sur ce dernier. Tanaka était complètement cuit, ratatiné, calciné par l'alcool, ce qui expliquait cette soudaine invitation.
Bah…De toute façon, personne mis à part toi n'a envie de m'inviter… Allez viens Kokiette, allons chauffer le dance floor !
Sur ces mots, Jin attrapa Koki par le bras et l'engagea dans un slow.
Dans l'ensemble, la soirée fut calme et sans encombres. Ils furent vite rejoints par le groupe de coréen et bavardèrent en anglais pendant un bon moment. D'ailleurs, Ryo gardait un œil sur l'un d'entre eux qui riait aux éclats avec Aly. Pas possessif pour un sou…
Passé les 22h, Yamashita jugea bon de rassembler la troupe afin que tout le monde se dise au revoir et prenne la route vers Tokyo. Ils se séparèrent ainsi dans plusieurs voitures. Les quatre filles firent route avec Ryo, Jin, Kusano et Yamapi, dans la camionnette de ce dernier. Au volant, Tomohisa restait concentré sur sa route, ignorant les regards insistants de Yuki, assise à ses côtés. Sur les sièges passagers, Mizuki, Jin et Kusano puisaient dans leurs dernières forces pour chanter des chants traditionnels, qui ne ressemblaient plus vraiment à ce qu'ils avaient pu être. Au dernier rang, appuyée contre la vitre, Kaede dormait profondément. A sa droite, Aly avait posé sa tête contre le torse de Ryo, qui observait nonchalamment les paysages filer à travers la vitre. De sa main gauche, il jouait avec les cheveux ondulés de la française, les mêlant entre ses doigts.
Dis Aly… Sans quitter le ciel des yeux, Ryo murmura.
Hum… ? Aly ne bougea pas d'un pouce.
…
Devant le silence de son compagnon, Aly releva sa tête et l'interrogea du regard.
Quoi ?
Non rien.
Elle fronça ses sourcils avant de se rassoir. Elle scruta les autres et remarqua qu'ils étaient plongés dans une grande conversation, et qu'il ne ferait surement pas attention au couple. Elle hésita un instant mais finit par lever légèrement sa main et la poser sur la joue de Ryo. Ce dernier frissonna au contact froid de la peau de la jeune femme. Elle crut au fruit de son imagination lorsqu'elle vit le teint de Ryo rosir légèrement.
Je peux te poser une question ? Demanda t-il doucement.
J'attend que ça… Elle sourit, gardant sa main sur sa joue. Ryo hésita à nouveau, mais se lança.
Je dis ça comme ça, ne va pas t'imaginer des choses, c'est juste une proposition… Mais… Il tourna enfin ses yeux sombres vers ceux de la jeune femme. Tu voudrais venir habiter avec moi ?
Aly eut d'abord un mouvement de recul, surprise par la proposition, mais aussi très flattée. Elle ne sut que répondre dans l'immédiat. Au fond d'elle, elle savait qu'il voulait la garder sous sa protection, le plus possible. Et son histoire de retour en France n'avait pas du l'arranger. Néanmoins, elle sourit tendrement, se penchant légèrement pour déposer un doux baiser dans le coin des lèvres du jeune homme.
Je vais y réfléchir. Répondit-elle en faisant glisser sa main dans sa nuque et en se nichant contre son cou.
Ryo reporta son regard vers les étoiles et sourit, plus satisfait par la réaction de la jeune femme que par sa réponse.
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois : mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
On ne badine pas avec l'amour. Alfred de Musset.
