Bonjour à tous !
Alors, nous avançons à pas de géant dans ce chapitre. Qui traite, comme le titre l'indique si bien, de nos trois sannins préférés.
Voilà voilà, lisez, ce chapitre est bien, lisez ! Et attention, gros pavé explicatif en zone de commentaire de l'auteur. Parce qu'il y a des hors-propos que je dois expliquer.
Et surtout, attention, ce chapitre traite, (pas en profondeur, mais, tout de même, je préfère prévenir) de drogue et de meurtre.
Réponse review anonyme :
Guest : Ne t'en fais pas, je vais continuer jusqu'à la fin. Elle est déjà prévue dans mon cahier de scénario. Reste plus qu'à l'écrire !
Bonne lecture !
EDIT 25/10/18 : J'ai remanié le chapitre afin de diminuer les explications à la fin. Il s'agissait de point que je pouvais expliquer au sein de la narration, je ne m'en suis donc pas privée. Et j'ai développés quelques points un brin bancals.
Tsunade savait qu'il fallait toujours s'attendre à tout avec les Uzumaki. Vraiment à tout. Elle le savait, elle avait élevé Takeo, Ryuku et Kushina après le décès de leurs parents. Takeo avait épousé une ancienne geisha. Ryuku avait disparu. Et Kushina avait fait un grand nombre de choses grandioses dans sa vie. Nagato avait radicalement changé de look et de personnalité, deux fois. Et Naruto venait de prendre une première place aussi fracassante inattendue dans l'échelle des dingueries des Uzumaki. Mais d'où lui sortait ce soudain engouement pour la protection des animaux ? Et si seulement il s'était contenté de protester auprès de ses parents. Mais non, il avait entraîné ses amis dans ses divagations. Konoha avait suivie. Puis Kumo, vite suivie d'Iwa. Suna et Kiri s'étaient engagée plus tardivement, mais le résultat était là. Naruto avait entraîné TOUTE l'académie dans sa croisade contre le massacre du thon rouge. En moins d'une semaine. Ce gosse était pas croyable. Et une convocation express dans le bureau de son père n'y avait rien changé. Pire, Minato n'avait même pas commencé à le sermonner qu'un groupe s'était mis à scander pile sous sa fenêtre. Et en réponse aux heures de colles qu'ils s'étaient récoltés, ils avaient scandé jusqu'après le couvre-feu. Il avait fallut l'intervention des anbus pour les déloger de là. Il avait fallut l'intervention des forces de protection de l'académie pour disperser un groupe de collégiens et de lycéens. Soit les professeurs perdaient de l'autorité (peu probable avec Ibiki dans le corps d'enseignement). Ou alors, les jeunes étaient plus vindicatifs que du temps de Tsunade. Les réflexions de la blonde s'arrêtèrent là.
- Tsunade ! Gueula Jiraya
Le quinquagénaire manqua de dégonder la porte en l'ouvrant violemment, et fit sursauter Tsunade qui en renversa son saké. Elle se leva de sa chaise, furibonde. Ce saké lui avait coûté une fortune !
- Jiraya ! Tonna la blonde. Je peux savoir ce que signifie ce vacarme ?
- Naruto, il est en train de faire un truc complètement dingue.
Tsunade se laissa tomber dans son fauteuil et se massa les paupières.
- Comme si toute l'académie n'était pas au courant, ironisa-t-elle.
- Le thon rouge n'est qu'une diversion. Naruto s'apprête à faire quelque chose de complètement inconscient. Il y risque sa vie, surtout avec ce que j'ai découvert...
Tsunade se redressa, soudainement alerte. Qu'est-ce que ce sale gosse avait encore inventé ?
Floraison
Le plan de Shikamaru se déroulait à merveille. Et ça impressionnait beaucoup Saï. La première phase avait connu un succès ahurissant.
Naruto avait été le premier a trouver des réponses. Et quelles réponses. Orochimaru avait une mauvaise réputation depuis ses études à l'académie. Il avait vraisemblablement poussé un de ses camarade de classe au suicide. La police avait conclu à un suicide, et Sarutobi couvert l'incident. Cependant, en fouillant l'ancienne chambre de la victime, ils avaient trouvé son journal intime. Les chambres avaient été rénovées depuis. Mais les parquets étaient d'époque. Et les caches aussi. Yuna l'avait trouvé par hasard en poussant le canapé. Le groupe avait vérifié plus tard. Toutes les chambres semblaient équipées de ce petit espace sous le plancher. Et quel journal intime. Rempli des confessions d'un ado tourmenté. Jusqu'au suicide. Saï frissonnait encore de la lecture du cahier.
Karui avait été la suivante à rapporter des informations juteuses. Bee avait agité ses anciens camarades d'unité. Et fait tomber un certains nombres d'infos. En particulier sur les contacts à l'étranger d'Orochimaru. Vraisemblablement, il recevait une fois par mois des colis du Triangle d'or, du Croissant d'or, du Mexique et de Colombie. Et toujours la même taille de colis. Bee n'avait pas découvert ce que contenait les colis, mais c'était louche. Surtout au vu de la production de pavot plus qu'importante dans ces zones.
Hinata et Tenten avaient été les suivantes à ramener des pépites. En comparant les fichiers de la police et du système d'adoption, que Hinata avait vraisemblablement hacké, elles avaient remarqué une anomalie. Les parents de tous les adolescents adoptés par Orochimaru étaient mort de la même manière. Un défaut de fonctionnement du moteur entraînant l'explosion de la voiture. Pour les autres, c'était principalement des adolescents dont les parents étaient très pris par leur travail. Des adolescents vulnérables. Pour Kabuto, elles n'avaient rien trouvé. Strictement rien. C'était comme s'il n'existait pas. Pour le gouvernement japonais, la seule preuve de l'existence de Kabuto Yakushi était son acte de naissance. Et Saï songeait fortement qu'Hinata était vraiment trop doué au hacking pour son propre bien. Mais à force de fouiner, elles étaient tombées sur un détail intéressant. Les parents de Kabuto était morts suite à l'explosion de leur voiture. Un défaut au niveau de moteur. Causé par leur fils de dix ans qui s'amusait à bricoler. Les policiers avaient enterré le dossier. Mais cet accident ressemblait de façon troublante aux autres. Bien trop pour passer à côté.
À peine Hinata et Tenten terminaient leur exposé, que Yuna débarquait, des nouvelles à foison. L'Akatsuki avait délaissé son ennemi numéro un pour leur filer un coup de main. Et quel coup de main. Une autre voiture avait explosé, pour les mêmes raisons. Mais cette fois, la victime c'en était sortie. Détail intéressant, il s'agissait d'Anko Mitarashi. D'après le rapport de police, la jeune femme avait sauté du véhicule en marche quelques secondes avant qu'il n'explose. Le plus intéressant, c'était sans nul doute le taux anormalement élevé d'un dérivé d'opium dans ses veines.
Découverte encore plus surprenante, mais qui confirmait tout, les produits relevés dans le sang de Juugo étaient aussi des dérivés d'opium. Sakura et Saï avaient réussi à dénicher les véritables résultats d'analyses de leur camarade. La molécule retrouvée chez l'adolescent était cependant bien plus complexe. Sakura avait même pût déterminer qu'en tout, dix-sept composés différents avaient été utilisés sur leur camarade. Chacun d'entre eux plus évolué que le précédent.
La deuxième partie du plan aussi était un succès. À force de matraquage, tout Konoha les suivait. Bon, Ibiki, Orochimaru et Minato n'étaient pas d'accord. Les autres sections s'y étaient également mis. Des petits de Kiri aux gros dur de Suna en passant par les fougueux de Kumo et les citoyens d'Iwa. C'était le plus gros rassemblement étudiant que l'académie connaissait depuis sa création. Tout ça, pour défendre, officiellement, le thon rouge. Le boycott du self avait été un succès. Plus que quarante-huit heures avant le contact avec les yakuzas. Shikamaru ne devrait pas tarder à contacter les autorités compétentes.
Et la situation n'inquiétait même pas Danzo. Quand Saï lui avait expliqué en détail le plan de Nara, le borgne s'était contenté de rire. Laisse-les s'épuiser à courir après le serpent, et qu'ils réussissent ou qu'ils échouent, ils ne peuvent plus rien contre moi. Qu'il avait dit. Il avait même aidé en fournissant à Saï les véritables résultats des prises de sang. Saï aurait peut être dû dire à Danzo que Yuna n'avait pas découvert la cachette par accident. Peut être aussi qu'il aurait dû lui dire que la jeune fille planquait sans nul doute quelque chose dans la cache de sa chambre. Mais ce n'était que des détails. Alors, pourquoi inquiéter Danzo avec ça ?
Floraison
Jiraya conduisait comme si sa vie en dépendait. Assise à la place du mort, Tsunade ne pipait mot, mais s'accrochait fermement. Le vieil homme fit un dérapage et défonça la barrière qui empêchait les voitures d'entrer dans la zone piétonne de Konoha. Il envoya voler deux poubelles, fit s'envoler un nombre incalculable de pigeons et faillit provoquer quatre fois un accident avant de se stopper dans un crissement de pneu. Les deux quinquagénaires jaillirent de la voiture, passèrent outre Iruka, filèrent en flèche devant Ibiki, et Tsunade explosa la porte de la salle des 2-10. Naruto et tout son groupe se retournèrent en sursaut.
- Repose immédiatement ce téléphone Nara ! Tonna Tsunade.
Le temps sembla suspendu. Et Jiraya nota avec effroi que l'adolescent avait déjà tapé le numéro de la police. Il ne lui restait plus qu'à lancer l'appel. S'ils étaient arriver seulement deux secondes plus tard... Sagement, Shikamaru reposa le téléphone. Jiraya était impressionné par la crainte qu'ils semblaient tous éprouver envers la blonde.
- Vous tous, dans le bureau de Minato, lança Tsunade.
Silencieux, les adolescents se levèrent. Ils suivirent Tsunade. Jiraya attendit que le dernier soit sortis. Pas question d'en laisser passer un. La procession attira des regards surpris de tous les élèves de Konoha. Ils parvinrent sans encombres dans le bureau de Minato. Celui-ci fut passablement surpris de les voir arriver. Sa stupéfaction devint encore plus profonde quand Jiraya lui expliqua l'histoire. Puis, la stupeur devint colère.
- Mais vous êtes complètement dingues ?! Rugit le blond. Vous rendez-vous seulement compte de ce à quoi vous vous êtes attaqués ?!
C'en était trop pour Naruto. Il se leva brusquement, et les deux blonds se toisèrent avec colère.
- Si vous n'étiez pas incapables de régler ce genre de problèmes, nous n'aurions pas eu à intervenir, lança Naruto.
- C'est aux yakuzas que vous vous attaquez, même les policiers les plus aguerris ne s'y risquent pas. Une bande d'adolescents ne peut que se faire massacrer !
- La bande d'adolescents aurait mis les yakuzas sous les verrous, si vous ne vous étiez pas mêlés de nos affaires.
Le père et le fils se toisèrent. Les autres se tenaient à carreau. Jusqu'à ce qu'une sonnerie de téléphone ne retentisse dans la pièce. Tous les regards se tournèrent alors vers Tenten. Celle-ci, mortifiée, regardait son téléphone comme s'il allait soudainement la mordre.
- C'est mon père, murmura-t-elle d'une voix blanche.
- Décroche, c'est pas normal qu'il t'appelle en journée, déclara Neji.
La brune obtempéra. La température de la pièce, qui avait monté pendant la dispute des blonds, chuta brusquement quand Tenten parla.
- Comment ça, je dois me méfier d'un surveillant ? … Attends, t'as bien dit Kabuto Yakushi ? … Si, oui, enfin, ça ne m'étonne pas tant, il est plutôt proche d'Orochimaru... Mais si, c'est le prof dont je t'ai parlé... Attends, je suis avec le directeur, tu vas lui expliquer toi-même.
Tenten tendit son téléphone à Mintao. Celui-ci le prit avec méfiance. Qui fit vite place à l'horreur quand il entendit les propos de son interlocuteur. Blanc comme un linge, Minato rendit le téléphone à sa propriétaire. Il s'assit, et enfouit ses mains dans ses cheveux. Silencieux, tout le monde attendait qu'il prenne la parole.
- Votre père, Endou, vient de m'apprendre que Kabuto Yakushi est un dangereux psychopathe, soupçonné d'avoir tué pas moins de vingt-huit personnes. Y compris ses propres parents.
- Mais...
Hinata se tut immédiatement face aux regards qui se tournaient vers elle. Jiraya trouva touchant, bien qu'hors-propos, qu'elle cherche le regard de Naruto pour trouver du courage.
- Quand, nous avons cherché des informations sur lui, nous n'avons rien trouvé, ou avec peine.
Jiraya intervint alors.
- Normal, ce genre d'information était entreposé au Cœur. Dans un coffre sous scellés dont Sarutobi-sensei m'avait confié la clé.
- C'est vous qui avez appelé la police, accusa Tenten. C'est pour ça que mon père était au courant.
Le vieil homme acquiesça.
- Je n'étais pas sûr d'arriver à temps pour vous empêcher de faire une bêtise. J'ai pris les devants.
- Et maintenant, on fait quoi ? Demanda Samui.
- Vous, rien, rétorqua Tsunade. Filez toutes les infos que vous avez à Jiraya, il les confiera à la police.
- Rien n'est pas très juste, intervint Minato. Tout d'abord, vous êtes interdits d'activités jusqu'à ce que vous ayez réalisé toutes vos heures de colles. Cela vaut également pour vos petits camarades non impliqués. Ensuite, je veux que vous me fassiez chacun, séparément, un compte-rendu de toute cette affaire. Enfin, je vous interdit formellement de parler de tout cela à qui que ce soit. Des questions ?
Les adolescents hochèrent négativement la tête.
- Bien, vous pouvez disposer.
Il ne resta alors plus que Jiraya, Tsunade et Minato dans le bureau. Le blond se rassit. Jiraya soupira en espérant que rien ne filtrerait. Il fallait régler cette histoire de lycéen affrontant des yakuzas en interne pour éviter le scandale.
- Jiraya, pourquoi es-tu allé fouiller ce coffre ? Pourquoi spécifiquement maintenant ? Interrogea la blonde.
Embarrassé, le quinquagénaire se passa une main dans sa blanche chevelure.
- Sensei m'a contacté. Il souhaitait que je fasse le tri du coffre. Il y avait énormément d'informations sur Orochimaru. J'y ai trouvé tous les détails sur le suicide de... de Dan.
Tsunade accusa le coup.
- Il savait tout...
Jiraya ne contesta pas son amie. La blonde enfouie sa tête dans ses mains.
- Et même plus, poursuivit-il, j'ai trouvé tout un dossier sur Kabuto. Beaucoup plus récent. C'est ce que j'ai fait parvenir à la police.
- Et maintenant, on fait quoi ? Demanda Tsunade.
- On attends que la police intervienne, soupira Jiraya.
Jiraya jeta un regard à Minato. Le bond était suspicieusement muet.
Floraison
On pouvait reprocher beaucoup de choses à Gaï. Un enthousiasme fatiguant, un goût vestimentaire douteux, un esthétisme facial et capillaire défaillant... Mais jamais au grand jamais, on ne pourrait le reprocher de manquer d'attention envers ses élèves. Il avait su que quelque chose clochait dès qu'il avait vu ses trois préférés. C'était mal, mais il n'y pouvait rien. Lee, Tenten et Neji étaient les enfants qu'il n'avait pas, et qu'il n'aurait jamais. Le premier était son plus grand fan depuis qu'il l'avait vu défoncer un sac de sable d'un seul coup de pied. Et le fils de son amie d'enfance. La seconde avait commencé à le considérer comme un sensei après qu'il lui ait montré comment casser le nez des petites brutes qui l'embêtaient à Kiri. (Cette histoire avait faillit faire virer Gaï). Quand à Neji, c'était celui qui se réfutait toujours de la moindre affection pour lui. Mais depuis que Gaï l'avait porté sur ses épaules et courut jusqu'aux urgences, lui aussi le regardait avec ce regard. (Ça s'était passé après une chute du haut des bâtiments de Kiri lors de la période déprimo-suicidaire du Hyuga). En venant le retrouver pour déjeuner ce lundi (petit rituel de team), les trois semblaient furieux et abattus à la fois. Gaï les avaient cuisinés discrètement. Il avait prêché le faux pour savoir le vrai. Il avait accusé Lee et Neji d'êtres tombés amoureux de Tenten et d'avoir provoqué une embrouille romantico-amical. Ses élèves l'avaient regardé interloqué, avant d'éclater de rire.
- Le jour où je tomberai amoureux de Tenten, internez moi, ce serait quasiment de l'inceste. Riait Lee.
- Bon sang Gaï-sensei, balancez pas des théorie comme ça, râlait Neji.
Tenten s'étouffait de rire avec son bento. Au point que Neji dû lui faire une manœuvre de Heimlich. Satané radis coincé dans l'œsophage. Leurs rires avaient rassuré Gaï. Jusqu'à ce que le volume de la télévision de la cafétéria soit brusquement monté.
- ...place. Les policiers ont encerclé le bâtiment principal des cours de Konoha. Déclarait un étudiant d'Iwa à la caméra. D'après nos informations, ils s'apprêteraient à interpeller des membres du personnel. Mais qui ? Et pourquoi ? Un professeur aurait-il abusé de son statut ? Un comptable aurait-il pioché dans la caisse ? Ou bien... Mais ! Hé, rendez-moi mon micro ! VOUS NE NOUS FEREZ PAS TAIRE ! Et...
L'émission se stoppa sur les images de l'apprenti journaliste sautillant pour récupérer son micro, confisqué par un policier. Gaï se laissa aller contre son dossier tout en laissant s'échapper un sifflement.
- Mais où ont-ils trouvé les preuves nécessaires ? S'interrogea-t-il.
- Contre Orochimaru ? N'est-ce pas, avança Neji.
Gaï étrécit les yeux. Il était excentrique, pas stupide.
- Comment êtes-vous au courant ?
Lee se leva soudainement, comme monté sur ressorts.
- On doit y aller, lâcha-t-il d'une voix stridente.
- Vous avez tout le temps, répliqua Gaï, les cours sont annulés au vu des événements.
Les confidences furent coupés par l'apparition d'une nouvelle image à la télévision. L'apprenti journaliste, les lunettes de travers et un coquard en formation, faisait fièrement face à la caméra.
- Après cette coupure, nous sommes de nouveau en direct. Les policiers demandent à tous les étudiants de s'éloigner immédiatement et dans le calme du bâtiment d'étude de Konoha. Suite à des investigations, les inspecteurs de police ont pu trouver des preuves incriminant deux membres du personnel enseignant dans des affaires de meurtre et de drogue. Et... OH MON DIEU ! Est-ce une prise d'otage que l'on voit au premier étage ?
Glacé, Gaï observa Kabuto traîner une élève par le bras, un couteau nettement visible dans sa main. Tout autant que les grands yeux gris de son otage.
Floraison
Des larmes étaient coincés au coin des yeux de Hanabi et lui brouillaient la vision. Elle ne comprenait pas comment elle s'était retrouvée dans cette situation. Elle était tranquillement assise dans sa salle de biologie avec Atsui et Matsuri. Quand, soudainement, Orochimaru et Kabuto avaient débarqués, des policiers sur les talons. Le premier avait été rapidement plaqué au sol par des policiers. Le second avait été plus rapide que les forces de l'ordre. Il avait saisi un scalpel (c'était dissection de grenouille au programme), et pris Hanabi en otage. La menaçant avec l'arme, il avait demandé un véhicule. Et laissé tomber son complice. Qui, une trace de chaussure sur la figure, l'avait agonie d'injures. Les policiers avaient voulu protester. Il avait fait couler le sang de Hanabi. Les forces de l'ordre avaient reculé. Et Kabuto se déplaçait lentement vers l'extérieur. Complètement figé, Hanabi se sentait comme dans du coton. Elle étudiait les arts martiaux depuis son plus jeune âge, mais maintenant qu'elle était en situation réelle, elle se trouvait incapable de bouger un orteil.
- Ka... Kabuto-san ? Bégaya Juugo.
Hanabi releva la tête. Figé au milieu du couloir, le colosse jetait un regard hébété au criminel.
- Parfait, déclara Kabuto. Tu vas m'aider à sortir.
- Qu...Quoi ? Non ! Protesta Juugo. Je... Je ne veux faire de mal à personne.
- Tu ne voudrai pas que ce petit oiseau soit égratigné ? Susurra Kabuto en désignant Hanabi.
La suite fut rapide. D'un crochet brutal, Juugo frappa Kabuto. Le poing frôla Hanabi, fila droit vers la partie temporale du crâne, et projeta Kabuto au sol, assommé. Juugo resta debout à respirer bruyamment, le bras toujours tendu, le poing serré, les yeux écarquillés. Il s'écroula soudainement au sol, et se mit à sangloter. Désemparée, Hanabi fit ce que sa sœur faisait avec elle quand elle avait du chagrin. Elle enlaça le colosse. C'est comme ça que les policiers les trouvèrent une trentaine de secondes plus tard.
Floraison
Takara regarda la pendule. Dix-sept minutes. Voilà qu'elle avait été la durée de l'assaut sur Konoha. L'ancienne geisha ne savait pas du tout comment la station de télévision étudiante de l'académie avait réussi a diffuser son émission jusqu'en dehors de l'académie, et elle s'en fichait. Dix-sept minutes à s'angoisser. Pour son fils, et surtout pour ses neveux, sa belle-sœur, son beau-frère... La télévision diffusait des images de l'ambulance du preneur d'otage filant à tout vitesse. Assis plus loin, la jeune otage et son libérateur étaient assis à même le sol, recouverts de couvertures. La jeune fille était Hanabi Hyuga, Takara l'avait reconnue à ses grands yeux clairs. Elle était entourée par deux jeunes gens qui l'entouraient de leurs bras. Sa petite main était glissée dans celle de son sauveur, sombrement sinistre. Tsunade Senju lui parlait doucement. L'Uzumaki se détourna du téléviseur. Elle ne supportait plus ces images, il fallait qu'elle sorte. Elle attrapa vivement son manteau, faisant tomber celui de son mari. Elle jura. Lui et sa sale manie de n'accrocher qu'à moitié les manteaux. En grommelant, elle le remis en place. Et sentit la présence d'une enveloppe. Son époux avait oublié de la poster, sans doute. Cette habitude du quotidien amena la mère de Nagato à retrouver un peu de calme. Takara emmena l'enveloppe. C'est seulement une fois sortie qu'elle y jeta un coup d'œil. Et ce qu'elle vit l'y glaça. Fébrile, elle ouvrit l'enveloppe. Immobile, dans l'allée menant à sa porte d'entrée, elle parcourut chaque ligne du document. Soufflée, elle se mit à courir. Elle courut jusqu'à à en perdre haleine. Il fallait prévenir Takeo. Il avait raison, totalement raison. Ryuku avait été sur place lors du glissement de terrain. Et il y avait survécu.
Floraison
Assis face à un policier, Sasuke avait l'impression de vivre un cauchemar. Trafic de drogue, meurtre, abus de pouvoir, traitement médicamenteux, soutien psychologique, aide à l'enquête, avocat, parents, tuteur légal, adulte responsable. Tous ces termes glissaient sur Sasuke. Le policier finit par le laisser en paix, voyant qu'il ne tirerait pas le jeune de son mutisme. Sasuke rejoignit les autres membres d'Oto dans une salle de classe. Prostrés, ils contemplaient le vide sans le voir. Pourtant, quand ils avaient appris la nouvelle, ils avaient été plus réactifs. Karin avait fait une crise d'hystérie, hurlant et frappant tout et n'importe quoi, il avait fallut lui injecter des calmants. Suigetsu était resté figé, et il était revenu en larmes de son interrogatoire. Les jumeaux se tenaient les mains et se balançaient en cœur d'avant en arrière. Kidomaru était celui qui prenait le mieux la nouvelle, il soutenait Tayuya et Kin, oscillant entre larmes et panique. Jirobou et Kimimaro avaient aussi été interrogés. L'enrobé discutait à voix basse avec Suigetsu. Quand à Kimimaro, il faisait de même avec Juugo. En désespoir de cause, refusant, et incapable de rester seul, Sasuke rejoignit Karin. La rousse lui jeta un regard désintéressé et flou, toujours sous l'emprise des médicaments.
- C'était la seule famille que j'avais, lâcha-t-elle. Mes parents sont morts dans un accident de voiture il y a huit ans. Et c'est lui qui les a tués.
Et la réalité frappa Sasuke. Jirobou, Kimimaro, Kidomaru, Suigetsu, Karin... Ils étaient orphelins. Orochimaru était leur tuteur légal. Et aujourd'hui, ils n'avaient plus personne. Et pourquoi il avait suivit Orochimaru à la base ? C'est vrai ça pourquoi ? Sasuke ressassa ses souvenirs. En fait, la réponse était toute simple. Sasuke était jaloux de Naruto, de sa chaleur et de son rayonnement. Le brun aussi voulait briller. Il aurait fini par quitter Naruto. Il l'avait fait de la mauvaise manière. Sasuke sentit des larmes perler au coin de ses yeux. Son frère avait raison, ils devaient discuter de tout ça.
- Si tu te mets à chialer, moi aussi, lança Karin.
- Tu seras pas plus moche, répliqua Sasuke.
Ils éclatèrent de rire. Le rire se fit grinçant. Et ils éclatèrent en sanglot. Ils s'accrochèrent l'un à l'autre. Ils avaient besoin d'un point d'appui. Peu importe qu'ils soient aussi instable l'un que l'autre.
Tsunade a raison et tort à la fois. C'est Shikamaru qui est à l'origine du mouvement. Mais sans Naruto, il ne serait pas allé bien loin. Parce que Naruto reste le meilleur exemple de l'effet papillon.
L'auteur tiens à vous assurer qu'aucun pigeon n'a été blessé dans cette scène. Ne ne pouvons par contre rien vous dire à propos des poubelles, portes et autres objets inanimés.#Hors-propos n°2
Gaï n'est pas qu'un imbécile jovial. Et, vous pensez quoi de mon journaliste ? Il est marrant non ? Les grand yeux gris... En-dehors d'un Hyuga, ça pouvait pas être grand monde d'autre.
Hanabi, petite Hanabi, sauvée par le grand Juugo.
Voilà, on termine le chapitre sur une scène triste à souhait. Je ne pouvais pas terminer ce chapitre de façon gentille et heureuse. Ce n'est absolument pas l'esprit des personnages.
#Point culture : Triangle d'or (région d'Asie du Sud-Est comprenant le Laos, la Birmanie, le Vietnam et la Thaïlande), Croissant d'or (Iran, Pakistan et Afghnaistan), Mexique et Colombie, connus pour leur production de ... Pavot ! Qui sert à confectionner un très grand nombre de drogues, dont l'opium. Oui, je me suis documentée pour ce chapitre. J'ai cherché quel type de drogue correspondait à peu près à celles qu'injectait Orochimaru, et j'ai trouvé qu'un dérivé d'opium, c'était pas mal. Je dois vous avouer que si mes parents étaient venu voir ce que je faisais à ce moment-là... Bref.
Tant qu'on y est, Hinata n'a rien hacké du tout. Elle a juste demandé gentiment à un membre de son clan de le faire.
Voilà, en espérant que ce chapitre vous aura donné des frissons.
Kissoux !
EDIT 25/10/18 : Je m'en rendais pas compte, mais je posais encore des cliffhanger dans ce chapitre ! (Ryuku, tout ça tout ça...)
