Speculum Somnium
Miroir du Rêve
Concours Jelyel : Salut, j'ai pris mon courage de Gryffondor à deux mains et ai décidé de poster. Aucune bêta. Il y aura deux versions, voici la première plus soft, a seconde sera plus … chaude. 1 chapitre tous les 7 à 15 jours
Pour info : Se situe après le tome 7, sans reprendre l'épilogue. Reprend à partir de la bataille contre Voldemort. La saga Harry Potter appartient à JK Rowling, mais les persos OC et l'histoire sont de moi.
Merci à tous les lecteurs pour leurs favoris et les suivis et de gros kissou à Tsuki Banritt, Wellone, NasuadaDragon, Tezuka J, PetitLutin22, Nonopourvousservir, Amethyste-Anathanne-Ambre et Anokade pour leurs commentaires ! De plus en plus à me laisser un petit message qui me fait énormément plaisir ! Vous êtes formidables !
Respecter les autres, c'est se respecter. Merci d'avance de respecter chacun !
Chapitre 28
Le lendemain matin, quand Harry se réveilla, il se sentit apaisé. Cela faisait terriblement longtemps qu'il n'avait pas aussi bien dormi. Il n'avait pas eu de cauchemar, juste un rêve de Salazar, allongé à ses côtés autour du lac Noir de Poudlard. Tout était verdoyant, le château semblait comme neuf. Les sirènes chantaient et les licornes se baladaient librement dans le parc, accompagné d'un troupeau de sombrals. C'était une vision majestueuse selon Harry. Un doux rêve emplit de calme et de tendresse. Pas une parole d'échanger, seulement des regards, des pensées et une joie certaine d'être ensemble, dans leur cocon.
Le brun s'étira, bailla et ouvrit les yeux sur un plafond haut qui ne ressemblait pas le moins du monde à celui de sa tente.
En se redressant, une couverture duveteuse et typiquement serpentarde tomba au sol. Il se pencha pour la ramasser, puis la plia avant de la poser sur le bout du canapé. Il s'aperçut qu'il se trouvait dans les appartements de Salazar, peut-être était-ce pour cela qu'il avait rêvé de ce dernier.
Il décida de descendre chercher des changes dans sa tente, et par là même occasion aller aussi saluer ses amis et leur montrer qu'il allait parfaitement bien. Après tout le lendemain, nous serions déjà le vendredi, jour de son rendez-vous médical.
Il se leva et s'apprêtait à sortir des quartiers du fondateur quand une elfe de maison apparut devant lui dans leur caractéristique *POP* faisant sursauter notre jeune héros.
- Bonjour Petit Maître, Kapie vous a fait apporter votre petit-déjeuner, dit l'elfe en lui désignant un bol de chocolat chaud, un grand verre de jus d'orange, accompagné d'une tranche de pain déjà tartiné de marmelade rouge, qui devait certainement être de la groseille.
- Oh Euh … merci Kapie mais je n'ai pas très faim, sourit d'un air désolé Harry.
Son appétit était parti quand il avait repensé à son RDV de vendredi.
En effet, étant donné qu'Harry avait retrouvé la santé, cela ne signifiait plus qu'une chose pour lui, il allait devoir reprendre les chantiers. Quel joie se faisait-il de reprendre le travail ! Bientôt il pourrait de nouveau être utile à la rénovation de sa maison.
Enfin ça, c'était avant d'avoir fait la connaissance de Salazar, son Serpentard attitré.
Car s'il reprenait les travaux, alors il aurait beaucoup moins de temps libre. Par conséquent, il ne pourra plus passé autant de temps dans la chambre des secrets, avec son propre secret.
Le jeune homme s'était habitué à cette routine où il rejoignait le fondateur pour échanger avec lui sur tout et rien à la fois, leur lien, leur hobbies, sa sagesse, ses yeux hypnotisant. Enfin bref, la simple présence de Salazar lui est devenue indispensable. Il se sentait bien quand il était dans cette chambre, qui pourtant autrefois l'effrayait tant. Les mauvais souvenirs ont laissé place à la joie, les rires et les sourires de bonheur et d'une nouvelle tranquillité.
- Kapie est désolé pour l'appétit du Petit Maître, mais Kapie ne peux lui laisser le choix pour le bien du Petit Maître et du Maître.
Sur cela, l'elfe dénommée Kapie claqua des doigts faisant voler doucement Harry pour l'assoir sur la chaise où il avait dîné la veille.
- Merci Kapie, soupira de résignation Harry. As-tu déjà déjeuné Kapie ?
- non Petit Maître, Kapie mange avec les autres elfes quand chacun des bénévoles s'est sustenté.
- Dans ce cas, si tu veux que je mange un peu, tu t'installes avec moi et partages mon petit-déjeuner.
- Kapie ne peut accepter, c'est interdit.
- Alors je ne mangerai pas. Quel est ta priorité ? Que je mange et reste en bonne santé ou que je parte le ventre vide et risque ma vie ?
Harry se sentait mal d'utiliser la ruse pour forcer l'elfe à rester, mais il voulait lui poser quelques questions. Il semblerait que cette Kapie, comme Arkyl savait plus de choses qu'ils ne le laissaient voir. Alors il exagérait sa potentielle mort pour avoir loupé un petit-déjeuner, mais il voulait s'entretenir avec cette elfe.
D'ailleurs dans les yeux globuleux et sombre de cette dernière, on pouvait voir qu'elle était face à un terrible dilemme. Alors Harry ajouta quelques mots, espérant faire balancer la balance dans son sens.
- Et puis manger seul ce n'est pas marrant, alors, tu m'accompagnes Kapie.
- Kapie ne sait pas, Kapie ne peut pas accepter. Kapie n'a pas le droit de /
*POP* Devant Kapie venait d'apparaître un bol remplit d'un liquide rosé et fumant, ainsi qu'une belle pomme rouge.
- Il semblerait que les autres elfes pensent que tu devrais rester avec moi un peu plus longtemps pour veiller sur moi.
Sur cela, Harry vit Kapie lui offrir un magnifique sourire.
- Kapie peut déjeuner en votre compagnie Petit Maître. Mais toujours Kapie et les autres veilleront sur le Petit Maître.
- Merci Kapie, et tu pourras transmettre mes remerciements aux autres s'il-te-plaît ?
- Kapie le fera avec plaisir. Le Petit Maître nous traites toujours avec gentillesse. Le Petit Maître est bon pour Magie.
Sur cela, ils commencèrent à déjeuner, et c'est Harry qui débuta l'interrogatoire, pardon la conversion. Il choisit de commencer doucement.
- Kapie, puis-je te poser quelques questions ?
- Comme vous le souhaitez Petit Maître.
- Qu'as-tu dans ton bol ? L'odeur est très douce.
Kapie posa son petit bol sur la table.
- C'est un breuvage à base d'extrait de rose et d'Hibiscus. Souhaitez-vous gouter ?
- Pourquoi pas ?
Kapie claqua des doigts et un autre petit bol contenant le même breuvage apparut dans sa main, qu'elle tendit à l'humain qui partageait la table.
- Goutez, c'est pour vous.
- Merci, Harry trempa ses lèvres dans la boisson fumante et en avala deux gorgées. C'est très bon et léger, merci pour la découverte. J'espère que ça ne déranges pas si je préfère finir ce … thé de fleurs à mon chocolat chaud. J'ai peur que mon estomac ne le supporte pas.
- Non, Kapie et les autres sont heureux que le Petit Maître mange alors qu'il ne le voulait pas.
Harry souri davantage à cette petite elfe qui lui faisait penser à Arkyl, un peu différents des autres elfes de maisons qu'il avait pu rencontrer. Ils lui semblaient plus ouverts avec les sorciers.
- Hier soir, c'est toi qui m'a mis cette couverture sur moi après que je me sois endormi ?
Harry fut surpris de voir les yeux de la petite elfe briller et lui sourire.
- Kapie a été aidé d'Arkyl pour veiller sur le Petit Maître.
- Dans ce cas, merci à vous deux.
Harry savait qu'il loupait quelque chose, et il fut surprit quand durant sa réflexion ce fut Kapie qui prit la parole.
- Le Petit Maître se pose beaucoup de questions, auxquelles Kapie répondra si elle le peut, alors Kapie écoutes le Petit Maître.
- Oh, euh merci et désolé de paraître indiscret, mais Arkyl et toi me donner l'impression d'être semblable ?
- Le Petit Maître voit bien. Arkyl est le frère de Kapie, comme Kapie est sa sœur.
- Oh je vois. Cela explique beaucoup de chose.
- Avons-nous fait quelque chose de mal, si c'est le cas, Kapie et Arkyl se puniront et /
- NON, rien, vous n'avez rien fait de mal. Vous êtes très bien comme vous êtes et j'espère que vous resterez ainsi.
- Merci Petit Maître.
Harry pris sa tartine et croqua une petite bouchée. Il savait qu'il ne pourrait la finir, son ventre était trop noué.
- Mais ce n'est pas la principale interrogation du Petit Maître ?
- Non, en effet, tu es très perspicace Kapie. Je voulais savoir quand tout à l'heure tu parlais de mon bien et de celui de ton maître, tu faisais bien référence à Salazar ?
- Oui, le Petit Maître et le Maître Serpentard.
- Ça a un rapport avec notre lien, pas vrai ?
Kapie se contenta de sourire et d'hocher légèrement la tête.
- Kapie, je te demanderais de ne pas me répondre si cela venait à te mettre en danger, mais après avoir étudié les livres, et selon mes crises et mes symptômes, j'en ai déduis que Salazar et moi étions des âmes-sœurs.
Kapie avait reposé sa pomme qu'elle avait entamée à moitié et observait les yeux vert émeraudes, en attendant la suite.
- Salazar, borné comme il est, est d'accord avec moi, je pense avoir réussi à le convaincre en quelque sorte de mon hypothèse. Mais il refuse toujours de l'admettre complètement, car pour lui, il y a encore trop d'incohérence, comme son absence de symptôme, ou que les miens semblent plus faibles que ce qu'ils devraient être. Mais je ne pense pas que notre situation soit semblable à celle des témoignages que nous avons pu étudier, car après tout notre cas est unique. Mille années se sont écoulées, mais surtout nous sommes ensemble sans pouvoir l'être réellement, car il est figé dans un monde parallèle. Je pense que cela joue sur notre lien, sinon pourquoi sa présence me semblerait-elle indispensable à ma magie ?
- Kapie est fière du Petit Maître.
- Oh … Euh … D'accoooord. Dois-j prendre ça pour une confirmation muette de mon hypothèse ?
- Le temps déchire l'espace, comme le miroir du temps vous rassemble.
- J'ai peur de ne pas te suivre complètement, mais on va dire que j'ai compris l'idée de base. Merci Kapie, j'en parlerai avec Salazar plus tard.
Kapie lui sourit et voyant qu'Harry avait reposé sa tartine à peine entamée, elle claqua des doigts faisant disparaître le repas sous l'air navré du sorcier.
- Un elfe apportera son repas ce midi au Petit Maître et s'assurera que vous le mangiez complètement après ce petit déjeuner si médiocre.
- Désolé. Pourrais-je avoir un autre bol de rose et d'hibiscus, cela m'a bien aidé un peu ce matin à manger un peu ?
- Ce sera fait comme le Petit Maître le désir.
- Merci Kapie.
L'elfe se leva.
- Passez une bonne journée Petit Maître et n'hésitez pas à nous appeler en cas de besoin. Et si vous avez envie d'un encas avant le repas de midi aussi ! Les elfes seront heureux de vous servir !
- Merci Kapie, bonne journée à toi aussi et passe le bonjour aux autres et remercie-les pour leur aide.
- Ce sera fait Petit Maître.
*POP* Harry se retrouvait désormais seul dans les quartiers de Salazar. Il soupira de lassitude et sortit des appartements pour rejoindre sa tente. Il se changea simplement et sortit de chez lui pour rejoindre la tente bleue des affectations, où il y croisa justement l'une des deux personnes qu'il souhaitait voir, accompagnés de sa reine et de sa petite princesse.
- Bonjour Meredith, il la bisa sur chacune de ses joues, Salut Kalevi, continua-t-il en le serrant brièvement, Bonjour Elina, finit-il en se penchant et en serrant la petite fille souriante dans ses bras.
- Bonjour Harry, lui répondit la maman.
- Salut Ry, comment tu vas ce matin ? Demanda Kalevi.
- Bonjour tonton Harry ! T'as vu comme j'suis la plus belle !
- Oui je vois ça princesse, c'est une magnifique robe de princesse que tu as là !
- Oui ! C'est maman et papa qui l'ont choisi !
- Et elle te va à ravir.
- Merci tonton ! Maman ?
- Oui ma chérie ?
- Ça veut dire quoi « ravir » ?
Les trois adultes rigolèrent à la question, car à peine une seconde avant la petite avait accepté le commentaire sans savoir s'il était positif ou non. C'est Harry qui préféra reformuler sa phrase.
- Ca veut dire que tu es très belle dans cette robe.
- Merci tonton.
Elina se jeta sur Harry le faisant tanguer un peu sur ses appuis précaires qui lui sert de jambes sous le sourire de Meredith et le rire de Kalevi.
Meredith interpela sa fille en lui tendant la main pour que celle l'attrape.
- Elina, nous allons être en retard, tu viens ?
- Mais papa il vient plus avec nous ?
- Il va discuter un peu avec Harry et on le retrouvera ce midi, d'accord ?
- D'accord, à tout à l'heure papa, dit la petite en lui faisant un gros bisou, à plus tard tonton, et elle lui offrit aussi un bisou avant de rejoindre sa mère et de partir en direction de la tente jaune pour les enfants.
Kalevi analysait Harry et ce dernier s'en étant aperçu, lui demanda sèchement.
- Est-ce que je te semble assez en forme après ton observation approfondi ?
- Oui tout à fait.
Harry fut un peu décontenancé que Kalevi ne tente pas de mentir, mais sois honnête avec lui.
- Désolé, je ne voulais pas vraiment t'être désagréable.
- Pas de problème, je dois bien reconnaitre que j'ai été un peu trop sur ton dos ces derniers temps. Mais tu dois aussi comprendre que tu es comme mon petit frère. Tu m'es très important, autant que Meredith et Elina, et que je me suis fait un sang d'encre pour toi avec ces crises de magie et toi qui refusait de te reposer quand tu en avais besoin jusqu'au point de non-retour.
- Désolé, mais je vais mieux maintenant. Je suis en bonne voit de découvrir la raison de ces crises, et après ça ne pourra qu'aller mieux.
Enfin s'il s'agit bien d'un lien d'âme-sœur, j'ai peur que ma mort n'arrive plus tôt que prévu, puisque mon lié est à plus de mille ans d'écart avec moi, dans un autre monde, mais bon, ça Kalevi n'a pas besoin de le savoir, du moins pas tout de suite, pensa Harry sans laisser filtrer ses informations à son presque frère. Presque frère qui le sortit de ses pensées.
- Si ça ne te déranges pas, j'aimerais discuter cinq minutes avec toi, pas longtemps promis, mais j'aimerai me poser quelques part. Le beau temps de ces derniers jours, mais surtout la chaleur d'hier m'a un peu plus fatigué la jambe qu'habituellement.
- Pas de souci.
Harry et Kalevi se dirigèrent vers un banc, plusieurs étaient disséminé dans le camp des bénévoles, et s'y installèrent.
- Alors, tu as passé ta journée d'hier avec ton mystérieux secret ?
Harry rigola au surnom que Kalevi avait donné à Salazar, faisant sourire le père de famille qui ne comprenait pas vraiment l'hilarité soudaine de son frère. Car sans le savoir, il l'avait appelé de la même manière qu'Harry pensait à lui dans son esprit, Salazar était SON mystère, SON secret, SA bouffée d'oxygène.
- Désolé, c'est juste que la façon dont tu l'as appelé ressemble à la manière dont je pense à lui, mon secret.
Cela fit sourire Kalevi.
- Je m'en doutais comme la pierre ne faisait que chauffer. Cela devait quand même t'embêter de toujours devoir penser à la faire chauffer, non ?
- Je dois bien t'avouer que oui, même si maintenant c'est devenu un rituel.
- Je vois, mais j'aimerai te proposer autre chose. Comme tu le sais, on peut « tester » si tu es conscient ou non en la faisant refroidir. Nous avons pensé avec Ripheus, que ce serait mieux, du moins jusqu'à demain, après ce sera selon ce que diront les médicomages, mais je pense qu'elles te jugeront apte à reprendre une activité, et donc plus besoin de te surveiller autant, que nous pourrions t'envoyer un message en la refroidissant, et toi tu nous montrerais que tu vas bien en la faisant chauffer. Sinon le système de sécurité s'activera et tu seras ramené à l'aire de transplannge d'urgence. Ainsi tu seras plus tranquille, qu'en dis-tu ?
- Ce serait parfait.
- Dans ce cas, on fait comme ça. Au fait si tu étais là et non pas avec TON secret, c'était pourquoi ? Enfin si ça ne te déranges pas de me répondre ?
- Pas du tout Kali. Justement je voulais vous prouver que j'allais bien à toi et Riph' et après j'y retournais.
- Dans ce cas, file retrouver ton homme, je passerais le bonjour de ta part à Ripheus, je dois aller le voir pour savoir s'il peut me donner des tâches plus de logistiques pour éviter d'avoir à trop me déplacer.
- Tu veux que je t'accompagne jusqu'à lui ?
- Non pas la peine, il est juste à côté dans la tente des affectations.
- De toute façon le connaissant, tu as trois options, soit il t'affecte à une mission avec les gobelins, soit il t'envoie auprès des dragonnes, pardon je veux dire des médicomages, ou dans le meilleur des cas, il te renvoi chez toi pour une journée de repos.
- Et bien à choisir, je préfère travailler avec les gobelins, je ne sais pas comment tu fais pour supporter de n'avoir rien à faire.
- Parce que je vous ai vous sur le dos pour m'empêcher de faire quoique ce soit.
- Et peut-être aussi une distraction assez importante surnommé secret ?
- Aussi, je te l'accorde.
- Allez files, tu as assez trainé. A demain Harry.
- A demain Kali ! Bonne journée et reposes-toi bien !
C'est ainsi qu'Harry partit rejoindre les appartements du fondateur Serpentard à toute jambe afin de rejoindre son secret.
Voili Voilou
Kissou
Pouika
