Bonsoir!

Je suis vraiment désolée! Je sais que je vous avez promis la suite dans la semaine qui suivait et honte à moi de ne pas avoir tenu ma promesse! Disons que le chapitre était prêt à temps, mais le temps que la correction soit faite, j'ai perdu ma connexion internet que je viens seulement de récupérer! Bref, je suis désolée!

Sinon, toujours un immeeeeeeeeeeeeeeeeeense plaisir d'avoir tout vos retours, vos avis, vos indignations, vos attentes, etc... UN PLAISIR!

Je n'en dis pas plus et vous laisse avec ce chapitre 29, en attendant vos avis avec impatience!

Bonne lecture!

LSAfor'


Chapitre 29 :

Jetant un coup d'œil autour d'elle et n'apercevant Arizona nulle part dans les couloirs de l'Aile Ouest, Callie se dirigea automatiquement vers ses quartiers personnels.

Arrivée à l'étage où ils se trouvaient, elle vit Lexie et Cristina postées devant, ce qui lui confirma qu'Arizona se trouvait bien à l'intérieur. Lorsqu'elle arriva à leur hauteur, elles se décalèrent sans dire le moindre mot et la laissèrent face aux deux grandes portes majestueuses qui menaient à l'intérieur.

Elle porta sa main jusqu'à la poignée avant d'arrêter son geste en cours de route.

Elle avait franchi ces portes tellement de fois au court de ces derniers mois qu'elle avait du mal à réaliser qu'elle risquait de ne plus autant venir. Quelque part entre le moment où elles n'étaient que de simples amies et celui où elles étaient devenues un véritable couple, le logement d'Arizona était devenu presque le sien. Elle passait plus de temps entre ces murs que n'importe quel autre endroit, y compris son propre appartement, et elle avait fini par se rendre compte qu'elle se sentait chez elle.

Entourée de tout ce qui faisait d'Arizona, Arizona, elle avait l'impression qu'elle oubliait facilement qu'elle se trouvait dans le bâtiment le plus important de la planète, tout simplement parce qu'elle était en compagnie de la personne la plus importante pour elle…

Et maintenant, se dire qu'il s'agissait sûrement de la dernière fois avant un long moment qu'elle franchirait ces portes lui donnait presque la nausée.

Elle poussa un profond soupir et se décida à ouvrir la porte. Elle pénétra à l'intérieur du grand living-room et regarda autour d'elle, à la recherche de sa petite-amie.

- Arizona? appela-t-elle doucement.

Elle ne reçut aucune réponse, ce qui la poussa à s'avancer jusqu'à la chambre à coucher. Elle passa la porte entrouverte et s'enfonça dans la pièce. Après quelques pas, elle aperçut enfin Arizona.

La blonde se trouvait sur l'immense balcon attenant qui donnait sur le jardin présidentiel et faisait les cents pas.

- Hey, lança Callie lorsqu'elle l'eut rejoint.

- Tu ne peux pas me demander d'accepter! s'exclama Arizona en arrêtant brusquement de marcher.

Callie ouvrit la bouche pour parler mais fut coupée dans son élan.

- Je sais que je suis celle qui nous a mise dans cette situation, poursuivit Arizona d'un ton agité, et que c'est égoïste de ma part mais je ne peux pas de te voir avec quelqu'un d'autre!

Malgré l'état de nervosité évidente dans lequel se trouvait Arizona, Callie ne put s'empêcher de sourire légèrement face aux mots.

- Arizona, il n'y a personne d'autre! Ils veulent juste que l'on préserve les apparences…

- Oui et bien on peut le faire autrement! rétorqua de but-en-blanc la blonde. Sans que – que… tu ais à – à –… Tu ne peux pas embrasser quelqu'un d'autre!

Elle grimaça de dégoût juste en s'imaginant Callie dans une telle position, ce qui la conforta dans ses propos.

- Arizona… prononça Callie.

Elle leva ses deux mains pour l'intimer de se calmer puis s'avança doucement vers elle.

- Je ne supporterais pas de savoir qu'une autre femme t'ai touché! s'exclama plus fort Arizona. Ça me rendrait malade!

De nouveau, Callie essaya de dire quelque chose mais elle ne lui en laissa pas le loisir et poursuivit:

- Une femme avec qui tu as déjà été qui plus est! D'ailleurs je ne sais même pas à quoi elle ressemble… Et même si elle était hideuse – ce dont je doute franchement! – tu ne peux pas la revoir!

Callie ouvrit la bouche mais la referma aussitôt, décidant d'adopter une autre stratégie pour faire cesser les déblatérations de la blonde.

Elle fit deux pas en avant et, sans prévenir, prit le visage d'Arizona en éventail et l'embrassa fougueusement. Cette dernière fut prise de surprise mais répondit immédiatement au baiser, oubliant momentanément ce qu'elle était en train de dire. Elle posa instinctivement ses mains sur celles qui tenaient son visage et ferma lentement les yeux en savourant l'étreinte.

- Okay… murmura Callie après quelques secondes, en se dégageant doucement de ses lèvres.

- Okay? répéta Arizona, qui semblait mettre du temps à retrouver ses esprits.

Elle était passée d'un état de pure rage à un sentiment de plénitude total.

- Je ne le ferais pas, précisa Callie en faisant remonter et descendre ses mains d'un geste apaisant le long de ses bras.

La blonde poussa un profond soupir de soulagement.

- Merci!

- Pas de quoi, répondit Callie avec un sourire.

Ce n'est que lorsqu'elle remarqua l'air amusé et légèrement moqueur sur le visage de Callie qu'Arizona réalisa pleinement ce qu'il venait de se passer.

- Mon dieu, je suis folle… soupira-t-elle en secouant la tête.

Un rire s'échappa de la bouche de la Chef de la Sécurité qui ne put le retenir plus longtemps.

- Légèrement… Mais je t'aime quand même…

- Arrête de te moquer! s'indigna Arizona.

Elle resserra tout de même ses bras autour de la taille de Callie qui rigola de nouveau.

- Hé, je viens de dire que je t'aimais quand même! fit remarquer la Latina. Ça fait de moi celle qui est amoureuse d'une cinglée. Donc techniquement, je le suis encore plus que toi…

Arizona se recula et lui mit une tape sur l'épaule en esquissant une moue boudeuse. Callie resserra immédiatement leur étreinte avant qu'elle ne puisse s'éloigner complètement et amena de nouveau son visage à seulement quelques centimètres du sien sans se départir une seule seconde de son sourire.

L'idée de Karev et Teddy était complètement débile, c'était un fait, et elle n'avait jamais eu l'intention d'accepter. Mais voir Arizona aussi jalouse à l'idée qu'elle puisse jouer au faux couple avec une autre femme avait le don de lui apporter un sentiment de bonheur inexplicable.

Doucement, elle posa son front contre celui de la blonde, amenant ainsi son nez à caresser le sien, et remonta lentement sa main jusqu'à sa joue où elle pouvait sentir une de ses fossettes se creuser légèrement.

- On trouvera une autre solution, murmura-t-elle doucement, mêlant ainsi son souffle à celui d'Arizona.

Cette dernière ferma les yeux avant d'acquiescer lentement contre son front.

- J'ai peur que les choses ne fassent qu'empirer, avoua-t-elle.

Et elle avait peur que Callie finisse par se dire que le jeu n'en valait pas la chandelle. Que leur histoire ne valait pas tout ce qu'elle pouvait perdre. C'était une des raisons qui lui faisaient redouter autant de la voir jouer au faux couple avec quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui n'avait pas le même train de vie qu'elle. Quelqu'un avec qui elle pourrait s'afficher sans prendre le risque de perdre son travail. Quelqu'un dont la vie n'était pas aussi compliquée.

Arizona avait confiance en Callie, là n'était pas la question. Elle savait à quel point elle l'aimait, à quel point elle était importante pour elle. Elle avait juste peur que ce ne soit pas assez pour qu'elles tiennent… Pour que sa petite-amie tienne…

Mais cette dernière hocha négativement la tête avant de lui adresser un sourire rassurant.

- On y survivra, affirma Callie. On devra apprendre à se contrôler c'est sûr, mais on y survivra…

- Oui mais la CIA –

- Rien ni personne ne pourra m'empêcher d'être avec toi, interrompit-elle d'un ton plein de conviction.

Elle porta sa deuxième main jusqu'au visage d'Arizona et le lui caressa tendrement avant de se pencher et capturer lentement ses lèvres dans un nouveau baiser langoureux.

Arizona agrippa fortement sa taille et l'attira un peu plus contre elle. Elle laissa échapper un gémissement ravi lorsqu'elle sentit la langue de Callie s'introduire doucement entre ses lèvres pour chercher la sienne.

- Tu me tues, souffla-t-elle en s'éloignant légèrement pour se repositionner de sorte à pouvoir glisser ses mains dans les cheveux bruns qu'elle adorait tant.

Callie réalisa que dans son cas, ces mots ne pouvaient être plus vrais. Parce qu'à chaque fois qu'elle sentait Arizona contre elle, qu'elle avait le bonheur de goûter à ses lèvres ou à n'importe quelle parcelle de sa peau, elle avait l'impression qu'elle faisait un arrêt cardiaque. Son corps lui paraissait s'enflammer brusquement, sa poitrine semblait la quitter à chaque fois que l'autre femme posait ses mains sur elle et l'amour qu'elle lui portait lui donnait l'impression qu'elle allait perdre la tête.

Alors que les mains d'Arizona avaient trouvé les boutons de sa chemise et les déboutonnaient à tâtons, elle se dégagea de leur baiser une fraction de seconde et la plaqua d'un geste presque brutal sur la baie vitrée derrière elle.

- Tu penses que Karev nous en voudra si on s'absente encore une vingtaine de minutes? demanda-t-elle avec un sourire suggestif.

- Il y a de grandes chances, répondit Arizona. Mais, honnêtement, je m'en fiche…

Elle caressa la peau nue qui s'offrait à elle maintenant qu'elle avait ouvert complètement la chemise de Callie et remonta lentement ses mains le long de son abdomen jusqu'au col qu'elle empoigna avant de l'attirer de nouveau vers elle.

- Après tout, murmura-t-elle contre ses lèvres, je ne sais pas quand est-ce que j'aurais le plaisir de pouvoir t'avoir à nouveau…

Callie n'eut pas besoin de plus de mots pour combler les quelques centimètres qui séparaient leur bouche et l'embrasser fougueusement.
Il était vrai qu'elles ne savaient pas quand est-ce qu'elles pourraient de nouveau se retrouver seule à seule et elles devaient en profiter tant qu'elles le pouvaient.


La porte du Bureau Ovale s'ouvrit, amenant Alex à se détourner de sa conversation avec Teddy.

- Enfin! s'exclama-t-il, s'attendant à voir Arizona.

Cependant, il déchanta vite lorsqu'il vit Mark Sloan s'avancer dans la pièce, en compagnie d'April et de deux autres agents.

-Où est la Présidente? questionna Mark en jetant un coup d'œil circulaire à la pièce.

- Si seulement je savais, répondit Alex excédé. Pourquoi?

Il remarqua l'air grave qu'arborait l'autre homme et se redressa immédiatement, comprenant que quelque chose de grave s'était produit.

Mark s'avança vers lui et lui tendit une petite enveloppe.

- Ça vient d'être déposé à la maintenance, expliqua-t-il pendant qu'Alex ouvrait la lettre. J'ai essayé de remonter immédiatement à la source mais impossible de la tracer…

Le visage d'Alex se décomposa immédiatement dès qu'il prit connaissance des mots qui se trouvaient sur le papier cartonné.

- Que se passe-t-il? demanda Teddy, alarmée par son changement brutal de comportement.

Le Chef de Staff ne lui répondit pas. Il échangea un regard alarmé avec Mark avant de se tourner vers Lexie qui se trouvait derrière lui.

- Allez chercher la Présidente et la Chef de la Sécurité, intima-t-il d'une voix étonnamment calme pour l'état dans lequel il se trouvait. Il y a de très grandes chances qu'elles soient ensembles… Dites leurs qu'il s'agit d'une urgence et ne revenez pas sans les avoir trouvées.

Lexie acquiesça frénétiquement avant de sortir de la pièce tandis qu'il reportait de nouveau son attention sur Mark.

- Quelqu'un d'autre a vu cette lettre?

- Non, répondit l'agent. Ben, le chef de la maintenance me l'a porté directement lorsqu'il a vu qu'elle était adressée au Bureau Ovale et elle était encore fermée…

Alex hocha la tête, intégrant peu à peu les informations puis se laissa tomber sur le canapé, espérant que Mini-Grey trouve rapidement Arizona.

Lexie sortit rapidement du Bureau Ovale et se dirigea directement vers l'étage des appartements personnels de la Présidente. S'il y avait une chose dont elle était sûre c'était que si elle et Callie étaient ensemble, il y avait de très grandes chances qu'elles se trouvent là-bas…

Elle esquissa un sourire victorieux lorsqu'elle trouva sa sœur et Cristina en train de monter la garde devant la double porte, lui signifiant ainsi que sa déduction était juste.

Cependant, cinq minutes plus tard, son sourire disparu pour laisser place à une grimace tandis qu'elle tambourinait une nouvelle fois contre la porte. Cristina lui avait confirmé que Callie et Arizona se trouvaient bien à l'intérieur mais elle n'avait reçu aucune réponse depuis qu'elle était postée devant.

Elle jeta un regard à sa sœur qui se tenait à côté d'elle et poussa un soupir désespéré.

- Tu ne veux pas y aller? demanda-t-elle avec espoir.

Meredith laissa échapper un rire dédaigneux.

- Je suis désolée petite-sœur mais sur ce coup-là je ne peux rien pour toi…

- Merci pour le soutien, soupira Lexie avant de se tourner vers Cristina et lui adresser un regard plein d'espoir.

- Même pas en rêve, déclara cette dernière.

- Bien, grinça-t-elle entre ses dents, je vais me débrouiller seule, bande de loosers!

Elle prit une profonde inspiration et entra enfin à l'intérieur. Il s'agissait de la première fois qu'elle pénétrait à l'intérieur de l'espace personnel de la Présidente et pourtant sa curiosité était à son minimum. Elle ne souhaitait qu'une chose, se dépêcher de la trouver pour pouvoir sortir d'ici et retrouver un rythme cardiaque normal.

- Madame la Présidente? appela-t-elle en s'avançant dans le living-room.

Elle ne reçut aucune réponse mais la trouva tout de même. Elle s'arrêta brusquement lorsque son regard se posa sur la grande porte vitrée qui donnait sur un majestueux balcon et qu'elle aperçut les deux personnes qu'elle cherchait, assises sur un canapé d'extérieur.

Arizona se tenait dans les bras de Callie, le dos appuyé contre elle et l'arrière de sa tête posé au creux de sa nuque tandis que cette dernière avait ses bras enroulés autour d'elle d'un geste presque protecteur. Elle regarda sa patronne chuchoter quelque chose à l'oreille de la Présidente qui s'amusait à entremêler leurs doigts ensembles. Elle en déduit rapidement que ce que Callie venait de lui dire devait être quelque chose de plaisant car elle vit Arizona esquisser un grand sourire avant de tourner sa tête de sorte à ce que leurs visages se retrouvent l'un face à l'autre puis prendre son menton délicatement entre ses doigts pour l'attirer vers elle et l'embrasser affectueusement. Le baiser ne dura pas longtemps – et dieu merci, pensa Lexie – mais la façon dont elles rompirent leur étreinte, les yeux fermés et leurs fronts l'un contre l'autre, lui donna une beauté presque unique. Lexie ne put s'empêcher de sourire lorsqu'elle vit Callie combler de nouveau la distance entre elles pour poser un baiser plein de tendresse sur le nez d'Arizona. C'était une facette de son amie qu'elle n'avait jamais eu le loisir de voir.

Comme toutes les autres personnes faisant partie de leur équipe, Lexie avait pleinement conscience qu'Arizona Robbins représentait énormément pour l'agent coriace et dure à cuire Callie Torres. Elle avait vu un changement indiscutable s'opérer sur la Chef de la Sécurité durant les mois qui s'étaient écoulés. Elle avait vu son état misérable durant leur séparation et, à contrario, le bonheur inébranlable qui l'habitait lorsqu'elle était avec la Présidente.

Oui Lexie avait conscience de la place qu'occupait Arizona Robbins pour Callie. Elle avait même conscience de l'importance que cette dernière avait pour la blonde. Mais ce qu'elle n'avait encore jamais réalisé, c'était la force de l'amour qui liait les deux femmes. Jusqu'à cet instant précis… L'éloquence de leurs regards, la tendresse de leurs gestes, montraient à quel point elles pouvaient s'aimer…

Réalisant qu'elle les observait depuis plusieurs minutes et qu'on pouvait facilement assimiler ce qu'elle faisait à de l'espionnage, elle se décida à signaler sa présence. Elle s'avança de quelques pas et frappa deux coups contre la porte, amenant les deux autres femmes à se redresser brusquement et se séparer.

- Lexie? lança Callie d'un ton plein de surprise.

- Excusez-moi de vous… déranger, déclara Lexie mal-à-l'aise, mais vous –vous êtes injoignables et il y a une urgence au Bureau Ovale…

Callie attrapa sa veste qui était jetée négligemment sur une chaise longue et sortit son téléphone de sa poche.

- Merde! grogna-t-elle en voyant les nombreux appels de Mark.

- Qu'est-ce qu'il se passe? questionna d'un ton inquiet Arizona à l'adresse de Lexie.

L'urgence devait être vraiment importante pour que l'agent ose entrer dans ses quartiers personnels.

- Je n'en sais pas plus, répondit Lexie avec un léger haussement d'épaule.

- Allons-y, déclara Callie. On verra bien…

Lorsqu'elles franchirent les portes du Bureau Présidentiel quelques minutes plus tard, Callie fut surprise de voir Alex et Teddy en compagnie du reste de son équipe, tous assis autour de la table de conférence, en train de discuter d'un air grave et soucieux.

- Que se passe-t-il? demanda Arizona, faisant ainsi tourner les nombreuses têtes vers elles.

Elle lança un regard interrogateur à Alex qui se leva de sa chaise et s'avança dans sa direction.

- Le mieux c'est que tu le vois de toi-même, lui dit-il en lui tendant le carton à l'origine de tout ce chaos.

Elle le sortit de son enveloppe et prit connaissance des mots écrits en même temps que Callie qui se pencha par-dessus son épaule.

« Démission ou Exécution: vous avez jusqu'à la fin de la journée pour faire votre choix Mme la Présidente… »