Chapitre XIII.

Alors qu'Elena, s'extirpait à l'extérieur pour avoir une conversation tranquille avec son aîné, Katherine faisait les cent pas dans la résidence qu'elle venait d'obtenir, par d'élégantes manipulations d'esprit. La maison qu'elle venait d'acheter, si l'on pouvait dire, n'était pas aussi grande que le manoir Salvatore, pas autant non plus que celle les Michaelson. Mais elle égalait leurs beauté. Katherine avait fait, une fois de plus, la plus belle saisit immobilière de la ville.

- Je suis dehors, souffla la moins âgée.
- Prends garde à ne pas attraper froid... À non, tu ne peux plus !
- Mon humanité ne me manque pas tant que ça...
- Mentir est un vilain défaut petite Elena.

Elles lâchèrent un rire commun, puis se calmèrent au bout de quelques secondes. C'était si bon de l'entendre rire. Plus qu'aucune de l'aurait crus. Katherine comprenait complètement Elena, pour avoir été comme elle pendant longtemps... Jusqu'à la coupure de son humanité... Qu'elle n'avait pas hésité à faire. Sa vie avait été bien trop lourde à porter pour ses fines épaules. La séparation avec son enfant, Jacob et sa Terre Natale avait déjà été si dure... Mais retrouver sa famille morte l'avait achevée.

- Que me veut le plaisir de ton appel ? Demanda la jeune vampire.
- Eh bien, j'errais dans ma nouvelle maison et je me suis dis que tu pourrais peut-être me donner ton avis...
- Pourquoi le mien ? Si je me souviens bien, on se déteste normalement...
- Parce que rien ne vaut l'avis d'une Pétrova !

Aucune des deux femmes n'avait relevés le pique de l'autre. Sachant très bien, l'une comme l'autre, que son double avait raison. Elena pouvait bien porter le nom de Gilbert, c'était du sang de Petrova qui coulait dans ses veines. Et ça, elle le savait pertinemment. Une part d'elle aurait dû continuer à rejeter l'idée comme à sa rencontre avec Katherine. Mais étrangement, depuis quelque temps elle ressentait plutôt une certaine fierté de partagée cette lignée. Katherine savait qu'Elena disait également vraie. Avant le retour de cette première, elles auraient pu s'entre-tuer. Mais depuis la transformation d'Elena un lien s'était crée entre elles et pas seulement ce lien magique. Elles avaient cette complicité naissante qu'elles ne pouvaient nier. Les doubles avaient passées leur temps à se battre pour Stefan, mais cet obstacle disparut, que restait-il de leur conflit ?

- Le manoir ne te convenait donc pas ? Questionna Elena, curieuse.
- J'aime avoir mon indépendance... Tu comprendras vite qu'une femme ne peut pas être aux dépens d'un seul homme.
- Mmh, c'est Stefan, c'est ça ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Qu'est-ce qui te dit qu'il s'est passé quelque chose ?
- Je suis une Petrova, tu l'as dis-toi même...

Sans en comprendre vraiment la raison, Katherine se surprit à être touchée par sa dernière phrase, elle sourit faiblement, en baissant les yeux sur ses chaussures, qu'elle n'avait d'ailleurs pas achetées à un prix exorbitant, puis quelle avait simplement convaincu le vendeur de lui offrir. Finalement, elle se laissait tomber sur son grand canapé, avant de reprendre la parole, écoutant Elena, dans le combiner :

- Vous allez donc fouiller dans les recherches d'Isobel, c'est ça ? Demanda Katherine, afin de changer de sujet.
- Oui, j'espère pouvoir trouver quelque choses...
- Un remède à ça ?
- À quoi ?
- Au fait de redevenir humain.
- On va réellement redevenir humain ? Tu sais quelque chose ?
- Qu'est-ce qui te fait croire que je sais quelque chose à ce sujet ?
- Oh je t'en prie, tu sais bien plus de chose que tu ne le laisses croire.

Katherine ne répondit pas et le silence régna des deux côtés, pendant un long moment. Qu'aurais pu répondre Katherine à ça ? Cette partie de sa vie était loin derrière elle. Elle ne voulait plus y penser, et apprendre qu'Elena était autant touchée qu'elle avait eu l'air d'être l'avait déjà tellement surprise... Elena n'osait rien ajoutée de peur de la froisser et que cette dernière ne lui dise rien... Pourtant elle ressentait ce sentiment étrange de familiarité, vis-à-vis de ça. Katherine savait quelque chose, c'était sur et certain.

- Où allez-vous dormir une fois rendu à Duke ? Demanda la plus vieille des deux vampires en brisant le silence pesant.
- Mmh, probablement dans un hôtel, enfin je pense, je ne compte pas y rester bien longtemps.
- Très accueillant un hôtel...
- Tu as mieux à proposer ?
- Peut-être, j'ai une propriété à mon nom à Duke... Tu trouveras les clefs dans une boite en plastique près des buissons, à côté de la maison. C'est plus accueillant qu'un hôtel. Je t'enverrais l'adresse par message.
- Pourquoi est-ce que tu fais ça ? S'étonna Elena.
- Disons que je suis dans un jour de sympathie.


S. J'entendis frapper plusieurs fois, mais je ne voulais voir personne. Puis soudain, mon nom résonna, encore à plusieurs reprises. Je descendis à vitesse vampirique en entendant le son de la voix de Bonnie. Elle ouvrit les rideaux et laissa apparaître enfin de la lumière dans la pièce. Soudainement, elle se retourna et sursauta en me voyant. Elle porta une main à son coeur et éclata de rire.

- Tu me cherchais ? Demandais-je simplement.
- Oui, je... J'ai parlé à Damon et il paraîtrait que Katherine à téléphonée à Élena... Pourquoi l'a-t-elle appelée ?
- Je n'en ai aucune idée. Katherine est libre de faire ce qu'elle veut.

Elle adopta un air frustré et inquiet. Ce qui était d'ailleurs, largement compréhensible. Je me perdis dans un tourment de souvenir et de désillusion. Encore désappointé de ce qui c'était passé entre temps... Le regard vide, elle baissa la tête pour capter mon regard.

- Stefan ?

J'entendis un son fluet, sans plus. J'étais bien trop dans un état second pour m'en rendre compte, mais soudain, je sentis une pression légère comme une plume sur mon épaule. Elle s'était rapprochée et avait sa main posée sur moi.

- Où est Katherine ?
- Je ne sais pas... Tu ferais mieux de demander à Damon si Elena ne le sait pas.

Aussitôt dit, le malaise l'envahis totalement et il ne fallait pas être devin pour le voir, le nom de mon frère provoquait chez elle, les battements plus rapide de son coeur et l'accélération de son pou. Seigneur, mais qu'avait-il encore fait ?


C. Je marchais d'un pas bien décidé vers le Mystic Grill, prête à avoir enfin ma petite conversation avec Matt. Sortant de ma voiture, je me tournais face à la portière afin de la verrouiller, songeant qu'il faudrait vraiment que je fasse réparer ces clefs puisque la fermer à distance était bien plus pratique. Je me regardais dans la vitre, afin de réajuster mon haut correctement sur mon leggins noire, lorsque j'aperçus un visage familier derrière moi. Je plaçais mes poings sur ma taille et me retournais rapidement, lui adressant un demi-sourire amusé.

- Pure coïncidence, je présume ? Lançais-je en arquant un sourcil.
- Eh bien pour une fois oui, totalement.
- J'imagine que ça ne va pas t'étonner si je te dis que je ne te crois pas une seule seconde.

Il sourit sans répondre. Son regard brûlant m'examina de la tête aux pieds. Étrangement je sentis une légère fierté lorsque ses yeux se mirent à briller. Je croisais finalement mes bras.

- Sérieusement Klaus, qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je tenais à m'assurer de la raison pour laquelle ma sœur passe son temps hors de chez nous.

Je fronçais les sourcils pas vraiment ravis de cette réponse. Rebekah serait donc dans le bar. Il me serait plus dur de parler à Matt sans qu'elle écoute chacune de mes paroles. Il s'approcha de moi doucement et ce fut à mon tour de le détailler de haut en bas.

- Mais je suppose que c'était aussi la raison de ta venue... Souffla-t-il un sourire mesquin collé aux lèvres.

Je retournais le regard vers lui, fronçant toujours les sourcils, les poings serrés, cachés par mes bras encore croisés. Comment pouvait-il savoir tant de chose sur moi et me connaitre autant alors que j'ignorais pratiquement tout de lui ?

- Comment est-ce que tu fais ?
- Fais quoi ?
- Prévoir toujours toutes mes réactions... Réussir à me cerner aussi rapidement ?
- Je m'intéresse à toi... Tu m'intrigues.

Une fois de plus, il m'avait ôté les mots de la bouche. Je restais sans voix. Je ne savais pas réellement comment prendre ça... Jamais encore personne ne s'était réellement intéressé à moi. Certes, Tyler m'aimait, mais Tyler était tellement différent du reste du monde. Il était fort, intelligent, mature et réfléchis.

Je plantais mes prunelles bleues dans les siennes, cherchant une faille à sa réponse, mais il semblait non seulement sur de lui, mais sincère. Nous nous fixâmes ainsi un moment puisque je n'osais pas quitter son regard. Il était si doux... Lorsqu'il me regardait de la sorte je me sentais réellement importante et utile. Et aussi étrangement que ça puisse paraître, j'étais bien et soudainement, alors, je repensais à ma discussion avec Tyler, sur ce qu'il aurai vu et croisais les bras.

- Je t'intrigues parce que je te fais penser à Stefan ? Piquais-je au vif.
- Parce que tu as toujours son attention, me corrigea-t-il en me laissant sans voix, ne s'attendant pas à ce qu'il soit si honnête.


E. Je rentrais enfin dans la chambre en rangeant mon téléphone dans ma poche. Damon était en train de finir de ranger nos quelques affaires déballées, posant les sacs au même endroit, au centre de la pièce. Lorsqu'il m'aperçut il me lança un regard plein de reproche de l'avoir laissé et exclut de ma conversation. Je lui adressais un sourire timide en pinçant des lèvres, mais très vite il me sourit. Incapable de m'en vouloir très longtemps.

- Qu'est-ce qu'elle voulait ? demanda-t-il, tout de même distant.
- Nous prêter son appartement.

Il stoppa ses occupations et me fixa droit dans les yeux, puis fronça les sourcils. Même en voulant se donner un air sévère, son regard posé sur moi rester infiniment doux. Doucement je me rapprochais de lui et je passais mes bras autour de son cou, en lui souriant.

- Sérieusement ?
- Tu connais Katherine...
- Justement, je n'ai pas confiance.
- Et en moi, tu l'as. Alors ne t'inquiète pas.

Il parut se détendre un peu, pas vraiment sûr de lui... Cependant, lorsqu'il posa ses mains sur mes hanches, le contacte de sa peau sur la mienne semblait différent. Nous nous regardâmes un moment et je crus n'avoir jamais vu autant de gêne dans son regard. Nous nous regardions, c'est tout. La passion était là, mais j'avais l'impression qu'en me regardant, ce n'était pas moi qu'il voyait... Moi qui étais plutôt habitué à une passion incandescente et fusionnelle, j'étais troublé. Je déposais, avec la même lenteur, mes lèvres sur les siennes... Mais comme à leurs habitude, ses lèvres me donnaient bien trop envie... Sa langue les effleura jusqu'à se retrouver, dansant avec la mienne. Je rapprochais mon corps du sien et ses doigts se serrèrent sur ma peau. Notre baiser devint plus désirable, plus instance, autant que mes envies. Mais se fut lui qui se recula, avec un léger sourire.

- Qu'est-ce qui ne vas pas ? Demandais-je finalement, la peur au ventre.
- Je suis juste un peu distrait.


B. Je rentrais de chez les Salvatore, pas vraiment rassuré pour Stefan. Il avait l'air tellement perdu et livide... Je descendis de ma voiture, mais en arrivant devant ma porte d'entrée je remarquais qu'elle n'était pas fermée... Je refermais dernière moi après être entrée, en faisant le moins de bruit possible, déposais mes affaires et à pas de loup, je me déplaçais vers mon salon. Vide. Une porte grinça et je me retournais en direction du bruit, le coeur battant la chamade. Je reteins un cri de stupeur en apercevant Jeremy face à moi et pris une grande inspiration en posant ma main sur mon coeur.

- Mais c'est une habitude aujourd'hui !

Il arqua un sourcil, dans l'incompréhension total avant de me rejoindre en attrapant sauvagement mon visage pour l'embrasser avec une passion ancienne, que je ne parvenais pas à retrouver. Avoir de nouveau coucher avec lui avait été une erreur, une bien trop grosse erreur. Il esquissa un petit sourire en comprenant ma première phrase. Je passais la main dans ses cheveux, pas vraiment coiffés et me détachais alors de ses bras.

- Quand je me suis réveillé sans toi, j'ai paniqué et je suis directement venu... Se justifia-t-il, tout transpirant de sa course.
- Va prendre une douche si tu veux...

Un petit sourire en coin s'installa sur ses lèvres et ol passa une main dans mes cheveux, attirant mon visage un peu plus vers le sien.

- Viens la prendre avec moi...

Je souris, amusé, avant de me dégager une nouvelle fois de ses bras. Je lui adressais ensuite un petit regard remplit de réprimandes et tournais les talons vers la cuisine. Je préparais rapidement le petit déjeuné en entendant l'eau de la douche couler et pris un plateau pour tout emmener sur la table basse du salon. Je m'installais sur le canapé et feuilletais le livre des originaux. Mais soudainement, je me stoppais net sur une page comportant le titre "Résurrection"... plus j'avançais dans ma lecture, plus ma frayeur augmentait. Jeremy arriva, une serviette dans la main, séchant ses magnifiques cheveux châtains et je levais les yeux sur lui, paniqué. Ses sourcils se froncèrent et il vint directement s'asseoir à côté de moi, en déplaçant le livre à moitié sur ses genoux. Il regarda le lourd grimoire et plus particulièrement la ligne que mon doigt soulignait. Quant à moi, je continuais de le fixer. Ses sourcils se détendirent et ses yeux devinrent tous ronds. Il releva les yeux vers moi, avec la même panique.

- Qu'est-ce que ça signifie ?

Je baissais les yeux sur la phrase en question et la relut attentivement. "Les doubles de la lignée Pétrova, détiennent un lien et un sang particulier. Afin de ramener un double à la vie, le sang d'un autre devra être versé."... C'était pourtant très clair. Si j'exécutais les ordres de Klaus, je sacrifiais mon amie.

- Si je ramène Tatia... Je dois tuer Katherine et Elena.


Kt. - Je me demande quand même comment tu as fait pour te faire avoir... Se moqua-t-il en entrant dans la salle.

Je levais les yeux au ciel en le suivant et nous nous installâmes à l'avant derrière ligne de table, sur la troisième colonne, pratiquement en plein milieu à vrai dire. À peine étions-nous assis, que je pouvais remarquer les élèves nous regarder. Un par un. Il faut dire que voir une Elena si sexy, ils n'en avaient pas l'habitude... J'avais pourtant essayé de faire des efforts, mais Jake avait raison, j'aurais beaucoup de mal à me faire passer pour mon sosie... J'aimais bien trop qu'on me regarde pour ça.

- Sérieusement, qu'est-ce qui a décidé la belle Katerina Petrova à reprendre les cours ?
- Elena avait besoin de rester sur place pour ses recherches.
- Quel genre de recherches ? Demanda-t-il, soudain intéressé.

La porte s'ouvrit à la volée, me coupant dans ce qui allait être une conversation longue et pédieuse. Dieu merci, quelqu'un était en retard. Les quelques élèves qui nous regardaient encore tournèrent la tête vers l'entrée de la salle. Ces lycéens à la recherche de ragot me fatiguait déjà... Mais au moins, j'avais une banque de sang à disposition.

- Monsieur Salvatore... Vous commencez bien la rentrée... Allez vous asseoir.

Sans que je ne le contrôle, mon visage se décomposa à l'entente de son nom et je ne pus me retenir de tourner la tête vers lui, même si je savais très bien quelle douleur ses yeux verts provoqueraient en moi... Mon estomac se tordit et ma poitrine se serra comme si l'air que contenaient mes poumons avait brutalement disparu. Je le regardais de haut en bas, me retenant de le fixer avidement. A son tour, son regard se fixa dans le mien, réanimant en moi, un trou béant dans ma poitrine. Il me manquait tellement, cependant, j'étais bien trop fière pour admettre ça.

Il traversa la salle sous mon regard brûlant, s'installa à une table seule, à la première colonne et première table, la plus proche de la porte. Il s'assit et ne me lança pas un seul regard. Je serrais des poings malgré moi, crispant la mâchoire face à son attitude, comment pouvait-il m'ignoré aussi superbement ? Soudainement, je sentis une main chaude se poser sur la mienne et son contact provoqua un frisson dans tout mon corps.

Je tournais de nouveau la tête vers mon ami, qui me souriait faussement.

Il n'aimait pas beaucoup Stefan, pas besoin d'être devin.

L'heure passa sans que je n'arrivais à décrocher mon regard de son dos incroyablement sexy. La sonnerie retentit enfin et je soufflais un bon coup, en me levant. J'étais la plus intelligente, c'était évident, je devais donc lui parler. Je me levais, rabattant ma chaise sous ma table, lorsqu'un coup de vent fit voler mes cheveux et un petit morceau de papier déchiré apparut sur la table. Je le pris et le fit tourné entre mes doigts fins, pour le déplier.

"We need to talk."


D. [ /!\ lemon ]

Elena rentra enfin, alors que je lisais encore chaque livre que je pouvais trouver... Elle se plaça face à moi, bras croisés. Je relevais la tête vers elle, sa mâchoire serrée n'annonçait rien de bon... Mais je n'avais pas le temps pour ça. Il fallait trouver une solution, ça faisait une semaine que je m'obligeais à l'éviter, afin d'empêcher le simple contact de sa peau, me donnant des envies malsaines, tant j'étais sûr les nerfs.

- Tu ne veux pas qu'on fasse un tour, qu'on sorte un peu de là... Je n'en peux plus...
- Dès que j'ai fini. On aura tout le temps plus tard.
- Mais Damon...
- Mais rien du tout Elena, tu ne comprends pas ?
- C'est toi qui ne comprends pas ! J'ai l'impression d'être devenue invisible à tes yeux ! Je ne t'attire plus ? Tu ne ressens plus rien pour moi ?! Qu'est-ce que je dois faire pour que tu me touches ?! Je...

Je ne lui laissais le temps de répondre que je plaquais mes lèvres sur les siennes avec une fougue et un désir presque bestial. Elle colla son petit corps contre le mien, passant sa main dans mes cheveux et sa langue entre mes lèvres. Je la soulevais et d'une main, expulsais tous les livres se trouvant sur le bureau avant de l'asseoir dessus, collant son basin au mien. À l'instant précis où ses lèvres percutaient les miennes de nouveau, il n'y avait plus qu'elle. Je me décrochais de son emprise pour lui retirer son t-shirt, descendant mes lèvres dans son cou, pendant qu'elle passait ses mains sur mon torse, les faisant glisser jusqu'à mon Jean qu'elle déboutonna avec hâte. Je retirais à mon tour ma chemise que j'envoyais ailleurs et commençais à me sentir relativement à l'étroit dans mon caleçon. Je retirais le reste sous ses caresses brûlantes. j'expulsais également son jean, la recollant contre moi sans plus attendre, frottant mon bassin contre le sien, en passant mes mains dans son dos. Elle lâchait déjà quelques soupirs de plaisir en sentant mon membre dur frotter ardemment contre son intimité. Je posais derechef mes lèvres dans son cou, décrochant habilement son soutiens-gorge. Je lui retirais en descendant mes lèvres et ma langue sur ses seins, elle lâcha un petit gémissement, me serrant si fort contre elle, qu'elle me donnait de violentes envies d'entrer en elle sans attendre. Je mordillais la pointe de ses seins, tandis qu'elle gémissait encore plus fort, baladant ses mains dans le bas de mon dos jusqu'à faire tomber mon caleçon au sol.

Je continuais d'embrasser frénétiquement sa peau et elle se colla à moi, guidant mon membre dur et désireux frotter contre le seul petit bout tissu qu'il lui restait. Je sentis un battement affolé dans ma poitrine, puis dans la sienne, et enfin, un autre dans nos deux cages thoraciques, simultanément, comme s'ils s'accordaient l'un à l'autre. Cependant, même avec la plus grande crainte du monde, je la désirais beaucoup trop pour m'en préoccuper. Elle descendit ses lèvres jusqu'à ma mâchoire, y déposant des baisers fiévreux d'envie. Mon cœur s'arrêta de nouveau, tandis que le sien ralentissait et je fit glisser mes doigts sur sa peau, jusqu'à son intimité dans un soupir de plaisir. Elle était réellement trempée, ce qui ne fit que décupler mes envies. Ne tenant plus, je l'a soulevais, pour lui retirer son dernier sous-vêtement.

Son cœur s'arrêta brutalement et sans plus attendre, mourant d'envie. Elle criait de plaisir, se courbant davantage pour recevoir mes coups de reins. Je pris d'abord mon temps rentrant doucement en elle, de plus en plus profondément. J'embrassais la peau délicate de ses seins, tandis qu'elle attrapa sauvagement mes cheveux. Elle me transmit une petite vague chaude d'extase, qui activa avidement mes envies la plus brutale. Je passais mes mains sur ses fesses, l'attirant vers moi d'un coup sec, une fois de plus, elle hurla de plaisir. Elle tira de nouveau sur mes cheveux, ramenant mon visage dans son cou, me faisant clairement comprendre ce qu'elle voulait. J'accélérais les mouvements et la mordis amoureusement. Ses cris de plaisir augmentèrent tandis que, le liquide rouge coulait dans ma gorge. Je sentis la jouissance approcher... Elle donna un violent coup de reins, me propulsant tout au fond d'elle alors que je me décrochais de son cou, pour capturer ses lèvres.

Tout semblait sombre, j'étais propulser dans une maudite torpeur qui me retournais l'esprit, m'arrachant son nom de mes lèvres. Cependant, elle se stoppa immédiatement, posant deux mains sur mon torse, pour me repousser avec une violence sans nom. Si bien que de surprise, je tombais immédiatement au sol, relevant un regard incompris vers elle, qui semblait dans une incroyable colère.

- PARDON ?! S'écria-t-elle rageusement, alors que je réalisé finalement que le nom qui m'avait échappé n'était pas le sien.


Jb. - Il lui avait laissé un papier expliquant qu'il fallait qu'ils parlent... Juste ça... Et pourtant t'aurais vu l'excitation dans son regard...

Pour l'instant il n'y avait que nous dans les vestiaires, prêt à subir les sélections pour être admis à jouer. Leah attendait dans les gradins, mais refusait que Seth y joue... Chose que nous avions absolument tous approuvé... Il était bien trop jeune. Fort bien sur, mais trop jeune.

- Ne t'inquiète pas, tu pourras en profiter pour l'éclater pendant le match, lâcha Seth, bras croisés appuyé sur les casiers, nous regardant d'une mine boudeuse.

Paul et Jared éclatèrent de rire, trouvant que le fait de donner une bonne raclée à un vampire était parfait. Nous finissions de nous changer et ils sortirent déjà sur le terrain, nous laissant moi et Seth, seul alors que je finissais de me préparer.

- Je continue de penser que tu devrais la rendre jalouse, insista-t-il en roulant des yeux.
- Elle ne le sera pas, pas me concernant.
- Surtout te concernant. Même moi je m'en aperçois, elle te dévore du regard.

Je levais les yeux au ciel et rejoignis mes amis sur le terrain en courant, ignorant complètement le gamin qui rejoignait sa soeur. Le coach nous expliqua ce que nous devions faire, mais mon regard resta planté dans les gradins. Elle venait de s'y asseoir, aux côtés de Leah qui râlait.

Le match commença. Courir était juste fabuleux, même si le faire sous forme bestiale l'était encore plus. Je ne manquerais pas l'occasion de plaquer Salvatore et dès que j'en eut la possibilité, je n'hésitais pas, l'écrasant brutalement contre le sol. Je me relevais avec un demi-sourire provocateur.

- Désolé, je te croyais bien plus fort.

Il me poussa sur le côté et un jeune brun courut vers moi, me tendant une main, tandis que Salvatore se relevait seul. J'attrapais la main du type et me hissais pour me relever. Avec mon oreille plus fine j'entendis quelques os craquer. Je ne sais pas ce que je lui avais cassé et qu'il venait de remettre en place, mais j'espérais secrètement qu'il avait eu un mal fou.

- Tyler, expliqua le type en me tendant sa main.
- Jacob, ai-je répliqué la serrant.

Je risquais un coup d'œil vers les gradins. Seth me faisait de grands signes, tandis que Leah se tenait le front, probablement lassée par notre comportement immature. Elle avait toujours été la plus sage de nous tous. Je jetais enfin un coup d'œil vers ma belle, qui, jambe croisées, prenait un malin plaisir à me regarder. Et c'était moi, uniquement moi qu'elle regardait. Un large sourire envahit mes lèvres et je repris le match de plus belle.


C. Bonnie et moi n'avions plus cours, nous étions donc partis donner un coup de main à Matt et Jeremy qui tentaient de repeindre l'affiche du Mystic Grill. Nous étions tous mort de rire à cause de Matt qui avait fait mine de m'envoyer de la peinture. Cependant je trouvais Bonnie très tendue. Matt montait sur une échelle et accrochait la nouvelle affiche qui était fantastique. Nous rentrions enfin à l'intérieur et nous nous installâmes à une table autour d'un bon café. Bonnie était plongée dans son café noir et je n'avais même pas besoin d'entendre son ventre faire de drole de bruit pour trouver que ma meilleure amie n'allait pas bien.

- Allez. Crache le morceau, qu'est-ce que t'as ?

Elle releva la tête vers moi et me lança un regard suppliant. Je le soutenus, ne lâchant pas l'affaire. Elle tourna la tête de droite à gauche, comme si quelqu'un pouvait nous écouter alors que le café était fermé pour restauration et qu'il n'y avait que nous. Soudain, tous les rideaux, toutes les fenêtres et toutes les portes se verrouillèrent et se fermèrent. Elle me regarda enfin de nouveau, un air de désespoir intense dans le regard.

- Je n'ai pas tout à fait été honnête avec vous...
- Ce n'est pas ta faute, tu... Commença Jérémy.

Elle lui lança un regard mauvais et il se tue. Elle regarda Matt et moi momentanément et reprit :

- Klaus m'a posé un ultimatum.
- Quoi ?! M'exclamais-je aussi sec, folle de rage qu'il est recommencé ça.
- Il souhaite... Il va m'obliger à ramener Tatia.

Je me sentis soudainement livide et mes poings sur la table se serrèrent, si fort que la tasse entre mes doigts éclata. Mes mains étaient maculées de micro-coupures qui se refermèrent aussitôt. Je lui lançais un regard glacial, l'incitant à poursuivre.

- Damon et moi avons volé un livre chez les originaux et je dois tuer Elena et Katherine.
- Tu quoi ?! S'est exclamé Matt.

Elle baissa la tête et Jeremy prit sa main, tandis que Matt était toujours fixé sur eux. Quant à moi, j'essayais de gérer la colère silencieuse qui crispait ma mâchoire. Bouillonnant de l'intérieur.

- Un double Petrova naît tous les 500 ans. Pour ramener l'une d'entre elles, je dois tuer la naissante. Or, Elena et Katherine sont encore en vie. Si je veux ramener Tatia, c'est elles que je dois sacrifier.

Sans attendre plus longtemps, je filais, laissant mes amis seuls. À vitesse vampirique, je déverrouillais la porte et je m'enfuis.


Kt. - Mais c'est génial ! M'écriais-je en lui sautant dans les bras.

Il me serra à son tour, me faisant tourner avant de me reposer au sol, gardant ses bras forts et musclés autour de ma taille. J'étais tellement heureuse pour lui qu'il fasse partie l'équipe, je savais à quel point cela lui tenait à cœur. Il nicha son visage au creux de mon cou et caressa doucement ma peau à travers mon t-shirt. Je souris inconsciemment avant de me rendre compte de mon attitude. Avec lui, j'avais beaucoup de mal à garder la carapace solide que je m'étais formé. Il déposa un baiser brûlant sur ma tempe, laissant une trace agréablement chaude sur ma peau avant de se reculer et de me faire son magnifique sourire habituel.

- Bravo ! Elle a raison, c'est super pour vous tous ! S'exclama une voix féminine et incroyablement nasillarde, derrière moi : Leah.

Je levais les yeux au ciel sans m'en rendre compte, posant une main sur ma taille dès lorsqu'il l'eut lâché. C'était incontrôlable. Cette fille, en plus d'être d'un ennuie mortel était d'une stupidité sans bornes. Elle était tellement niaise... Je reçu un message d'Elena que je lisais discrètement et fronçais aussitôt les sourcils. Il... quoi ?! Je me devais de l'appeler.

Je relevais la tête vers Jake et il ne lui fallut qu'un regard pour comprendre et acquiescer discrètement. Je déposais un baiser sur sa joue et je tournais les talons, marchant un peu plus loin en composant le numéro de ma descendante. Je me stoppais brutalement en constatant que j'avais failli percuter quelqu'un, un homme. Je relevais les yeux vers l'individu en question, qui semblait avoir un corps d'Apollon. Mauvaise idée parce que ma poitrine n'attendit pas que mon cerveau réagisse pour se serrer brutalement à la vision de ses incroyables yeux verts. Je restais bloqué un moment devant son air indescriptible.

- Il faut qu'on parle.
- Je n'ai pas le temps, décrétais-je, rongé par ma fierté en voulant passer à côté de lui.

Il me rattrapa par le bras, me ramenant face à lui et j'eus à peine le temps de regarder sa main laisser une trace brûlante de désir sur ma peau, qu'il prit mon visage en coupe pour m'embrasser tendrement. J'attrapais ses mains, me plongeant d'abord dans le plaisir de ses lèvres avant de me reculer pour le regarder droit dans les yeux, l'interrogeant du regard.

- Qu'est-ce que sa veux dire ? Demandais-je, ne quittant pas son regard.
- Ça veut dire que tu me manques...


Jb. Mon cœur rata violemment un battement lorsque mon regard se posa sur leurs deux corps, collés l'un à l'autre, pour un baiser qui me retourna le coeur. Je les regardais par-dessus l'épaule du type en face de moi, le dénommé Tyler. Il me parlait sans qu'un seul son ne parvienne à mes oreilles, j'entendais seulement un bruit sourd comme si je devenais sourd. J'entendais également les battements de mon cœur ralentir comme s'il se brisait peu à peu. Mes poings se serrèrent, mais je ne l'aperçus qu'en entendant mes os craquer. J'avais serré tellement fort que mes phalanges s'étaient brisées sous ma peau meurtrie. Cependant, la douleur qui se rependait dans mes poings était tellement plus agréable que celle qui me brûlait les veines, la poitrine et l'estomac. Je sentis les poils des bras de chacun des membres de la meute se hérissés à l'entente des craquements de mes phalanges et pus voir le visage de Seth se tourner vers eux, pour suivre mon regard, puis se poser sur moi.

- Mais j'te connais, t'es la fille du bar.

C'est en entendant cette phrase que je ne comprenais pas, que je me reconnectais avec la réalité. Je battis des paupières et secouais la tête avant de les regarder tous un par un. Sam avait la mâchoire serrée fixant Kate et les autres me regardaient tous. Certains avaient des mines compréhensives, d'autres, inquiètes. Seul Seth affichait un énorme sourire de clown à s'en déboîter la mâchoire qui me fit lâcher un petit rire. Je crois que c'était son but en fait, me faire rire. C'était même évident. Je compris que Tyler avait parlé à Leah, en revanche, je voyais tous les regards se poser sur Leah qui roula des yeux, glissant une mains sur sa nuque, alors que Sam la foudroyait du regard.

- Ouais... Je peux tout vous expliquer.