Bonjour à tous !

Me revoilà avec un énième chapitre (j'en suis à l'écriture du 38 et je n'en suis qu'à la moitié de l'histoire, c'est vous dire --'). Enfin bref, le titre de ce chapitre vous renseignera assez bien sur ce qu'il ve se passer, alors pas besoin de faire un speech.

Et un grand merci un Fantogomas pour ses corrections et ses suggestions.

Bonne lecture à tous !


Chapitre 29 : Où l'on récupère un bien

Drago se rassit à sa place, alors qu'Harry faisait de même.

Cette discussion entre Parkinson et Nott n'était pas pour lui plaire. Si le Serpentard avait un objet qui ravirait le Seigneur des Ténèbres, il fallait le récupérer au plus vite. Une chose qui mettait le Maître d'humeur joyeuse était une chose qui mettait le reste du monde en larmes. En bref, pas bon pour eux.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? interrogea Hermione, intriguée par leur manège.

Drago lança un regard vers Harry qui le lui rendit. Silencieusement, ils se mirent d'accord sur le fait de leur dire ce qu'ils savaient.

- Commence, dit Drago au Gryffondor.

Harry acquiesça d'un signe de tête, s'attirant l'attention de tous les gens présents dans le compartiment.

Y compris Florelia qui se désintéressa de sa vitre.

- Le jour où nous étions sur le lac gelé pour apprendre à patiner, commença Harry, nous avons surpris, Drago et moi, une drôle de scène. Nott discutait avec Romilda Vane.

Tous se concentrèrent un peu plus sur ce que disait le brun.

Un Serpentard et une Gryffondor discutant entre eux ? Cela signifiait traîtrise. Surtout à leur époque, avec la guerre déclarée.

- Vous savez un peu plus de choses ? demanda Sirius, mortellement sérieux.

- Oui, répondit Drago. Nous avons vus Vane donner un livre à Nott. Ils se le sont passés en cachette.

- Et à l'instant, poursuivit Harry, nous avons intercepté une discussion entre Nott et Parkinson, où Nott disait qu'il avait un objet qui ravirait Voldemort. Il est fortement probable qu'il s'agisse du livre que lui a remis Vane.

Drago regarda les amis qui l'entouraient. Tous avec avaient froncé les sourcils, se demandant certainement à quoi tout cela rimait.

- Quel genre de bouquin pourrait ravir Tu-Sais-Qui ? s'interrogea Ron. Surtout un bouquin venant de la bibliothèque de Poudlard ?

- A moins que ce ne soit un livre qui ait appartenu à un élève, intervint Hermione, pensive. Et un livre venant des Gryffondor, vu qu'il n'y a que là que Romilda aurait pu le voler.

Un silence suivit cette idée. Silence rapidement coupé par la respiration bruyante et soudainement interrompu de Florelia.

Drago, à l'instar des autres, se tourna rapidement vers elle.

- Qu'est-ce qu'il y a ? lui demanda Ron.

Avec un froncement de sourcils, Drago remarqua le regard paniqué de Florelia, ses yeux embués et son corps tremblant. Inquiet pour elle, il se leva et s'assit face à elle, posant une main réconfortante sur son genou, partie de son corps la plus facile à atteindre.

- Qu'est-ce qu'il y a ? dit-il, en écho à Ron, mais d'une voix plus autoritaire.

Elle prit une profonde inspiration et avoua :

- C'est mon journal intime, dit-elle d'une voix assurée, en totale contradiction avec son comportement apeuré. De quelle couleur était le livre que Romilda a donné à Nott ?

Drago réfléchit, tentant de se souvenir de la scène.

- Noir, répondit Harry, visiblement plus rapide que lui. Je crois me souvenir avoir aussi brièvement aperçu quelque chose de brillant dessus, mais je n'en suis pas certain.

- C'était mon nom inscrit dessus en argent, murmura-t-elle.

Elle sembla totalement paniqué pendant un court instant, durant lequel tous essayaient de comprendre ce que cela sous-entendait.

Pourquoi donc le Seigneur des Ténèbres serait-il heureux d'avoir le journal intime de Florelia en sa possession ? Y avait-il des choses à l'intérieur qu'il devait impérativement ignorer ? D'après la réaction de la jeune femme, la réponse semblait être un grand oui.

- Il faut qu'on le récupère, dit-elle tout à coup en se levant, l'air déterminé et les poings serrés.

- Mais . . . Pourquoi ? s'étonna Blaise. Qu'est-ce qu'il y a dedans qu'il ne devrait pas savoir ?

Florelia fusilla Blaise du regard et le regarda comme si il était un véracrasse particulièrement stupide.

- Parce qu'il y est inscrit, entre autre, que Severus est un espion pour l'Ordre. Va donc lui demander si ça le dérange que Voldemort soit au courant, ironisa froidement la jeune femme.

Blaise eut l'intelligence de ne pas riposter et de baisser la tête. Valait mieux pour sa survie, pensa Drago. Florelia n'était pas à prendre avec des pincettes. Cette histoire de journal la mettait véritablement en rogne.

- Et on fait comment pour le récupérer ? Demanda Sirius.

- On est dans le train et il nous reste encore toute l'après-midi pour l'avoir. Il nous faut un plan.

Drago la regarda, sidéré.

Dit comme ça, il avait l'impression de bientôt participer à une grande bataille.

- Il garde certainement le journal, soit dans sa valise, soit sur lui, dit Hermione. Il faut donc trouver un moyen de fouiller leur compartiment.

- Et s’il n'est pas là-bas, renchérit Harry, il faut prendre Nott à part, faire en sorte qu'il ne riposte pas et le fouiller.

- Et bien sûr, trouver une solution pour qu'il ne s'en souvienne pas, conclut Ron.

Drago haussa les sourcils.

A les entendre, on avait l'impression qu'ils avaient fait ça plus d'une fois. Combien de fois dans leur vie avaient-ils montés des plans ces trois-là ?

- Je propose de déjà trouver une solution pour faire sortir tout les septième années de leur compartiment, dit Blaise. Sans leurs valises, bien entendu. Dray, comment on pourrait faire ça ?

Blaise se tourna vers son ami et l'interrogea du regard.

Quel événement pourrait réussir à extirper les Serpentard de leur compartiment ? Drago réfléchit durant quelques secondes puis . . .

- Une bagarre, dit-il avec un drôle de sourire. Les Serpentard apprécient particulièrement lorsque les Gryffondor se font humilier par l'une ou l'autre des maisons.

- D'accord, dit Florelia, mais ici on est tous des Gryffondor et si vous deux vous nous insultez, ça ne va pas faire vrai.

- Il nous faut donc l'aide des autres, conclut Hermione. A qui on pourrait demander ?

- Je pense que Zacharia Smith serait plus qu'heureux de se prêter à ce petit- jeu, grimaça Ron. Je veux bien me battre avec lui, ajouta-t-il avec un grand sourire satisfait.

Drago vit Hermione lever les yeux au ciel, exaspérée, et Harry sourire, amusé. Il y devait y avoir des antécédents plutôt houleux entre le roux et Smith, le Poufsouffle que Drago avait déjà entraperçu lors des séances de l'A.D.

- Va pour cette solution, approuva Florelia. Pendant ce temps, je me faufilerai dans le compartiment, pendant que deux d'entre vous monteront la garde. Les autres devraient se poster près des Serpentard afin que jamais l'un d'eux ne soit perdu de vue.

- Et si jamais un d'entre eux s'écarte, dit Hermione, nous nous serviront des pièces de l'A.D pour nous avertir. Je dois encore les avoir quelque part, marmonna-t-elle ensuite en allant fouiller dans sa valise.

Drago la regarda monter sur la banquette et s'activer au dessus de sa valise qui était rangé dans le filet.

- Pour aller jusque là-bas, on utilisera la cape d'invisibilité, dit Harry. Ceux qui resteront dehors la garderont pour se cacher.

- Je monterai la garde, dit immédiatement Drago.

Il préférait ça à la filature de ses camarades de Maison. Il ne supporterait d'être proche d'eux alors qu'il débutait ses deux semaines de vacances tant attendues.

- Ok, je t'accompagnerai, fit Harry.

- Les voilà ! S'écria soudainement Hermione en se réinstallant correctement.

Elle exhiba trois gallions d'or. Elle en donna une à Harry, une à Sirius, et garda la troisième pour elle.

- Du coup, dit-elle, Sirius et Blaise devront rester ensemble. Je n'en ai que trois malheureusement.

- Pas de souci, la rassura Sirius en se levant. Ron, Blaise, on va y aller, comme ça on aura un temps d'avance. Il faut déjà que la rumeur leur parvienne que quelqu'un se bat dans le train.

- Et surtout trouver Smith, fit Ron alors qu'ils sortaient du compartiment.

- Je vous suis, dit Hermione en se levant à son tour. Je préfère rester avec Ron, au cas où, ajouta-t-elle ensuite en grommelant dans sa barbe.

Tout quatre sortirent du compartiment, et refermèrent soigneusement la porte derrière eux.

- Je pense qu'on devrait y aller aussi, dit Florelia. On se postera devant leur compartiment, comme ça nous y serons immédiatement quand il sera libre.

Harry hocha la tête et Drago fit de même. Le brun se leva et chercha sa cape dans sa valise, alors que Drago s'approchait de Florelia, soucieux.

- Ca va aller ? lui demanda-t-il. Tu as l'air . . . désorientée.

Elle lui sourit courageusement, mais d’un sourire forcée.

- Ne t'inquiète pas, le rassura-t-elle. Une fois que nous aurons récupéré mon journal, ça ira mieux.

Drago n'en était pas aussi sûr qu'elle mais il ne dit rien. Après tout, c'était son choix de ne pas vouloir parler de ce qui la tourmentait.

- Je l'ai !

Harry déploya sa cape sur eux trois, et Drago remarqua que le brun avait bien prit soin de placer Florelia entre eux deux. Intéressant, mais il y repenserait plus tard.

Ils se faufilèrent silencieusement et lentement (à trois sous la cape, ne pas se faire voir était plutôt ardu), hors de leur compartiment. Par chance, le couloir n'était pas encombré, ce qui leur laissait le loisir de prendre toute la largeur du wagon. Ils parcoururent quelques mètres quand un bruit d'explosion retentit. Apparemment, la dispute avait quelque peu dégénéré.

- Heureusement qu'Hermione devait surveiller Ron, murmura Florelia en levant les yeux au ciel et en affichant une petite moue.

Drago s'empêcha de rire. Ce qui n'était pas facile.

Tout autour d'eux, les portes des compartiments s'ouvrirent pour laisser passer des étudiants intrigués par le bruit d'une baguette en action. Bien vite, le trio dut se serrer contre les fenêtres et rentrer le ventre pour éviter de se faire bousculer et remarquer.

Drago aperçu enfin les Serpentard de septième année qui sortaient de leur compartiment, alors qu'un cinquième année de leur Maison les prévenait que " la Belette et un Poufsouffle insignifiant " se battaient dans l'autre wagon. Ils n'en fallut pas plus pour les faire sortir de leur trou, tous contents qu'ils étaient de pouvoir jouir d'un tel spectacle.

- On y va, chuchota Harry en les menant vers le compartiment.

Ils se dépêchèrent de se faufiler entre les rares élèves qui n'étaient pas encore sur les lieux de la violente altercation, et parvinrent devant le compartiment désiré. Harry ouvrit discrètement la porte, et Florelia se glissa à l'intérieur. A présent, c'était à elle de jouer.

Harry se rapprocha de Drago en soupirant, et dégaina sa baguette.

- J'en viendrais presque à souhaiter que l'un d'entre eux se ramènent, avoua le brun. Ça me détendrait de pouvoir enfin leur faire payer ce qu'ils vous font.

Drago ne répondit pas.

Il voulait bien aider Harry à se détendre . . . mais d'une toute autre manière.

Drago s'ébroua.

S’il pouvait contrôler ces foutus hormones d'adolescents un peu plus souvent, ça l'arrangerait ! Changeons de sujet donc.

- Qu'est-ce qu'elle a Florelia ? demanda Drago. Je la trouve bizarre ce matin.

En y réfléchissant un peu plus en fait, Drago se souvint que ce n'était pas que ce matin. C'était depuis quelques semaines déjà. Elle disparaissait constamment, et il la soupçonnait de passer presque tout son temps libre avec Narcissa. Et c'était ainsi depuis l'attaque de Pré au Lard, les absences s'étant intensifiées de jour en jour. Quelque chose l'avait éloigné d'eux depuis ce jour-là. Même la fois où elle leur avait appris à patiner, elle s'était rapidement éclipsée. Ne supportait-elle donc plus leur présence ?

- Tu savais qu'elle nous mentait, qu'elle nous avait caché des choses à son propos ? lui demanda soudain Harry, l'arrachant de ses pensées.

- Non, pourquoi ? s'étonna Drago.

- Parce qu'elle a décidé qu'à Noël, elle nous avouerait tout. Que ce qu'elle nous a caché, elle nous le dirait. C'est ça qui la gêne. Elle doit avoir peur de notre réaction.

- Je ne vois pas trop ce qu'elle craint. Et j'ai du mal à imaginer ce qu'elle aurait bien pu nous cacher.

Harry hocha de la tête. Florelia choisit ce moment pour sortir du compartiment. Elle se cacha alors sous la cape.

Et leur montra victorieusement, un livre noir sur lequel était imprimé son nom en lettres d'argent.

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- LES ENFANTS !

Molly Weasley leur fonça dessus à la vitesse d'un boulet de canon, et enserra dans ses bras ses deux enfants, avant de les relâcher pour faire de même avec Florelia qui semblait étonnée.

Plongée dans ses pensées, elle n'avait même pas dû remarquer qu'ils étaient sur le quai de la voie 9 ¾.

Harry rigola devant son air ahuri, avant que Molly ne le chope à son tour, en même temps que Blaise. Il grimaça devant la force de la poigne de la femme.

- Oh, quelle joie de vous revoir tous !

Elle se dirigea ensuite vers Drago, qui eut la présence d'esprit de se cacher discrètement derrière Sirius qui se retrouva à son tour étouffé par Molly. Cette dernière le relâcha très vite, en prenant conscience que ce n'était pas la bonne cible.

- Oh, désolé Sirius.

- Il y a pas de mal, grogna celui-ci en se frottant discrètement les côtes, alors que les autres essayaient de ne pas rire.

Finalement, Drago eut aussi le droit à son câlin. Sa grimace fut éloquente.

Enfin elle le relâcha et son mari posa une main apaisante sur son épaule.

- Molly chérie, dit-il, je pense qu'ils ont compris, ce n'est pas la peine de te mettre dans des états pareils.

Harry échangea un regard amusé avec Ron. Molly en faisait toujours un peu trop quand il s'agissait de leur sécurité.

En jetant un regard autour de lui, Harry remarqua que quelques membres de l'Ordre étaient venus les chercher. Maugrey, vêtu de son habituel long manteau et de sa vigilance permanente, Kingsley qui les regardait, l'air impassible, et Lupin, qui arborait un immense sourire amusé.

- Allons-y, grogna Maugrey, on doit passer au Terrier.

Il fit demi-tour avec un signe pour leur ordonner de le suivre.

- Au Terrier ? S'étonna Ginny. Pour quoi faire ?

- Nous allons chercher Fred et Georges, ils passent Noël avec nous cette année, ainsi que Charlie. Bill a préféré rester seul avec Fleur pour leur premier Noël, expliqua Molly.

Ils se dirigèrent vers la zone de transplanage, s'y arrêtèrent brièvement pour réduire les bagages qu'ils avaient en leur possession et les ranger dans leur poches, puis ils visualisèrent le Terrier, pour ceux qui le connaissaient. Drago, Blaise, Florelia et Sirius durent attraper le bras de quelqu'un pour être guidés.

Ils réapparurent d'un bel ensemble en haut de la colline qui surplombait la maison.

Harry ressentit une intense satisfaction à la vue de la demeure tremblante. Dommage qu'ils n'y passaient pas les fêtes. Elles y auraient été plus joyeuses.

- Restez ici, dit Mr Weasley, je vais les chercher.

Il descendit rapidement et se dirigea vers sa maison.

- Alors c'est là que vous vivez ?

Harry se tourna vers Drago qui venait de parler. Ce dernier regardait le Terrier, avec un mélange d'étonnement et . . . . d'envie ?

- Ouais, grogna Ron. C'est là.

L'air réprobateur qu'il affichait suffit à faire comprendre à Harry à quoi pensait son meilleur ami. Les trop nombreuses insultes de Drago à propos de leur " porcherie " étaient encore vivaces.

- C'est sympa, dit Blaise en hochant la tête.

- Et chaleureux, compléta Drago. C'est plus grand que ce que j'imaginais.

Harry le fusilla du regard.

- Bah quoi ? C'est vrai ! se défendit Drago.

Il reçut une taloche à l'arrière du crâne de la part de Florelia.

- On t'a jamais apprit le tact ? siffla-t-elle.

Drago haussa des épaules.

- Tu vois mon père m'enseigner un truc pareil ?

Harry grimaça. Pas faux.

Mr Weasley revint à ce moment-là avec les jumeaux.

Tout deux avaient un peu changé depuis l'Été. Leurs cheveux avaient poussés, leur arrivant pratiquement aux épaules, ce qui leur donnait un petit air rebelle, et ils avaient pris en carrure. Harry les trouva à croquer.

Mais qu'est-ce que tu racontes, pensa-t-il. Les jumeaux, à croquer, ça va pas bien toi, hein !

Mais pourtant c'était vrai, les jumeaux étaient mignons. Bien plus qu'avant. Ou était-ce lui qui avait changé de regard ?

- Salut la compagnie ! firent Fred et Georges d'un bel ensemble.

Ils s'approchèrent ensuite directement de Florelia.

- Alors c'est toi la fameuse " espionne officieuse ", fit l'un des jumeaux en attrapant la jeune femme par les épaules.

Elle hocha de la tête, pas vraiment sûre de la réaction qu'elle devait avoir.

- Elle est mignonne, renchérit l'autre jumeau en souriant à Florelia.

Cette dernière piqua un fard monstrueux.

- Bon, fini de jouer, faut qu'on y aille, fit Maugrey alors que Molly fusillait ses deux fils du regard. Tout le monde au square.

Ils transplanèrent tous dans le parc habituel, avant de se diriger vers la maison.

- Super, je vais encore me retrouver dans cette satané baraque, grogna Sirius, les mains enfoncés dans le fond des poches de son jean.

Harry serra son bras en un geste de réconfort.

- Mais cette fois-ci, ce ne sera que pour deux semaines. Et puis, on est là aussi.

Sirius lui rendit un sourire difficile.

- Ouais, marmonna-t-il, mais ça reste toujours la même maison.

Harry ne répliqua pas. Lui-même comprenait les sentiments de Sirius. Pas facile d'y retourner avec tout les mauvais souvenirs qu'il y avait.

Ils parvinrent sur le perron de la maison qui venait de s'ouvrir à eux, et pénétrèrent un à un dans l'entrée, silencieusement.

- Les garçons et les filles, vous reprenez vos chambres habituels, leur chuchota Molly. Sirius . . . Eh bien . . . Fais comme tu veux, tu es ici chez toi après tout.

Harry sursauta.

Mais bien sûr ! Le square . . . A qui appartenait-il à présent ?

- Molly, c'est Harry qui est ici chez lui à présent, n'oubliez pas que Kreattur lui obéit, ce qui fait qu'il est le vrai propriétaire de la maison.

- Merci du cadeau, grogna Harry en accompagnant ses amis qui montaient.

Alors, finalement, le square Grimmaurd continuait d'être à lui, malgré le retour de Sirius. Étrange. Et il n'aurait pas refusé de la lui remettre, ainsi que tout ce dont il avait hérité à sa mort.

- Sirius, fit-il quand son parrain l'eut rejoint, pour l'héritage . . .

- Tu gardes tout, le coupa-t-il. Je n'ai pas besoin de cet argent, le Ministère m'a gracieusement dédommagé pour les douze ans d'Azkaban et les trois ans de fuite.

Son parrain lui sourit, alors qu'ils arrivaient dans la chambre des garçons.

- Généreux n'est-ce pas ?

- J'aurais plutôt dit, normal, mais chacun son truc.

Ils rirent et Harry partit poser sa valise sur son lit.

- Et Sirius, on le fait pioncer où ? Demanda Ron.

- Harry va me faire une petite place dans son lit.

- C'est ça ouais, même pas en rêve, objecta le brun en envoyant son oreiller à la figure de son parrain.

- OK, capitula ce dernier. Alors, je vais voir si mon ancienne chambre est ravie de me revoir. A tout de suite !

Il sortit de la chambre, alors que les garçons commençaient à vider leurs valises. Quelques minutes plus tard, alors qu'ils s'interrogeaient sur le repas du réveillon, tous installés sur le lit de Blaise, Florelia pénétra dans leur chambre.

- Harry ? Est-ce que je pourrais t'emprunter ta pensine et ta provisu, s'il te plait ? lui demanda-t-elle.

Harry fut étonné.

A quoi allait-elle bien lui servir ?

- Euh oui, bien sûr. Elle est dans ma valise, je l'ai réduite. Mais qu'est-ce que tu vas en faire ?

Les autres garçons étaient aux aussi intrigués.

- C'est . . . C'est pour demain, expliqua-t-elle, gênée en rendant sa taille aux deux objets.

Harry vit le reflet des souvenirs se réfléchir sur l'armoire, derrière Florelia.

- Ils sont tous dedans ? l'interrogea-t-elle. Ses souvenirs.

Harry hocha de la tête.

Lorsque Hagrid lui avait remis l'héritage que lui avait laissé Dumbledore, tout les souvenirs du vieil homme étaient dans déjà la pensine.

- Bien, murmura-t-elle, je vais devoir en enlever certains alors.

Elle regarda le fond de la pensine, quelques instants, l'angoisse se lisant clairement sur son visage. Puis elle releva la tête.

- Drago, Severus et Narcissa viennent d'arriver, dit-elle.

Le visage du blond s'éclaira.

- Je descends, dit-il en joignant le geste à la parole.

- Vous devriez tous descendre, fit-elle, nous allons bientôt passer à table.

Puis elle sortit de la chambre, alors que les trois garçons se dirigeaient eux aussi vers la cuisine. En chemin, ils croisèrent Hermione, Ginny et Sirius, que Lupin avaient prévenus.

- Harry, pourquoi Florelia avait ta pensine ? Demanda Hermione.

- Ah, vous l'avez croisée. Eh bien, c'est parce qu'elle s'est décidé à nous dire toute la vérité sur elle.

- Toute la vérité ? S'étonna Ginny. Comment ça ?

- Elle ne nous a pas tout dit sur elle, expliqua Harry d'un ton bas alors qu'ils passaient dans le hall. Elle a décidé de le faire demain matin. Je suppose qu'elle s'aidera de certains de ses souvenirs.

Ils pénétrèrent dans la cuisine bondé.

Molly se trouvait aux fourneaux, les jumeaux, leur père, Charlie, Lupin et Maugrey étaient déjà à table, discutant entre eux, alors que Narcissa Malefoy et Drago discutait un peu plus loin dans la pièce. Harry et les autres s'installèrent. Il remarqua alors dans un coin sombre de la pièce, que Florelia discutait avec Rogue, le visage grave et les sourcils froncés par l'angoisse. L'espion lui, semblait plutôt content, si tant est qu'il pouvait afficher ce genre de sentiments. La pensine était posée au pied de la cheminée.

- Allez, tout le monde à table, c'est prêt ! fit soudain Molly.

Rogue et Florelia interrompirent leur discussion et vinrent s'installer. Harry vit clairement le regard assassin que se jetèrent Rogue et Sirius, mais cela n'alla pas plus loin, grâce à l'intervention de Florelia qui tapa gentiment Sirius sur l'arrière du crâne quand elle passa derrière lui pour s'asseoir entre Hermione et Blaise.

Harry sourit alors que les jumeaux faisaient exploser des pétards surprise.

Ce Noël paraissait prendre une direction joyeuse.


Voilà, fini !

Bon par contre, vous verrez qu'Harry n'a vraiment pas un don de voyance, parce que pour le Noël joyeux . . .

A la semaine prochaine tout le monde !

Bisous :x