Bonjour à tous et toutes

Non, vous ne rêvez pas ... JE PUBLIE !

Merci à vous pour votre fidélité et toutes les reviews que vous m'adressez qui me motive à écrire.

La suite devrait venir plus rapidement que les 2 mois écoulés car elle est en phase d'être prête.

Accrochez vous pour ce chapitre, qui, je l'espère vous plaira !

Gros bisous


Dans le dernier épisode d'Après tout (musique tragique)

Dans un mouvement, je me décale comme pour fuir et je me sens glisser de mon refuge. Je dérape. Mon corps et mon âme dérape dès qu'il s'agit de lui. Je me sens tomber, lamentablement. Je ferme les yeux, les couvrant de mes mains gelés attendant la chute.

A l'instant d'après, la neige a repris sa dance et voltige autour de nous. Comme si le temps s'est figé. Je regarde Démétri qui m'a rattrapé au vol. Son odeur me détend bien que je sois encore en colère contre lui. Nos regards se font face jusqu'à ce que ces lèvres s'ouvrent pour parler …

- Rentrons.

Son regard est aussi glacial que l'atmosphère ambiante. Le rouge se décolore en noir et je comprends que je ne peux pas ajouter quelque chose. Mes pieds retrouvent le sol, je tends ma main qu'il saisit. Avec une lenteur humaine, nous traversons les rues et trottoirs de la ville.

Dans certains quartiers, je pouvais apercevoir la chaleur des foyers. La lumière qui s'en dégageait attirait l'œil pour montrer une famille unie discutant à table dont les enfants chahutent gaiement. De ma rue glacée, je percevais les rires et le sourire amusé des parents.

Avec Jasper, il aurait été facile de trouver une ambiance similaire. Une famille unie, des rires, un repas spécialement fait pour moi et un noël. Dans son regard ambré, j'avais pu voir toute cette chaleur et tout un amour dans la lumière.

J'aurais pu vivre dans une sérénité et une tranquillité de l'âme, profitant de mes amis et m'en créant de nouveaux.

Cependant, c'était bien la noirceur qui m'attirait inexorablement. Cette noirceur teintée d'un rouge sang. Un appel qui raisonnait dans mon cœur et qui inhibait tous mes sens.

Mon corps s'arrête et mon cerveau comprend que nous sommes face à mon immeuble. Mon blond appuie sur le bouton déclenchant la mécanique de l'ascenseur.

J'entre dans la petite cabine, sans me détacher de l'homme près de moi. Celui-ci commande l'étage tandis que je nous observe dans le miroir. J'ai toujours le souffle coupé en le détaillant. Un dieu a du graver chaque parcelle de son corps. La forme de ses yeux, son nez droit, ses lèvres fines, son menton souple, sa carrure athlétique, son membre … Hum, mes pensées s'égarent. Me voilà rougir comme une enfant pris en faute par ses parents.

Le vampire étudie également notre reflet et ses sourcils se lèvent discrètement soulignant son interrogation. Mon cœur palpite, mon sang pulse dans mes veines. Il doit le sentir sous ma paume réchauffée, il doit l'entendre… Il le voit aussi à mes joues colorées.

La sonnerie annonce notre arrivée. Les portes s'ouvrent nous libérant tous les deux. Ma main se sépare de la sienne pour ouvrir la porte d'entrée. Cependant, je ne lâche pas des yeux, de peur qui parte dans son reste.

Nous entrons dans la pénombre de l'appartement toujours dans un silence sadique. J'allume une lumière et le chauffage au passage tout en me délaissant de mon manteau. Ma tête se tourne et je trouve Démétri dans le canapé, sa vue portée vers la ville illuminée.

Je prends place près de lui en saisissant lentement sa main. Ses doigts sont glacés comme l'ensemble de sa chair mais il me semble y découvrir un peu de chaleur. Mes doigts caressent sa main avec lenteur comme pour la découvrir, puis je la porte à mes lèvres et y dépose un léger baiser. Je lève les yeux et croise son regard de sang. Sa main reprend vie et se colle à ma joie. C'est alors que sa voix profonde s'élève :

- Je connais ma nature, ma position et les actes qui m'ont amenés jusqu'ici. Je suis un homme qui a fait des choses telles que je ne pourrais jamais avouer et que je regrettais surement toute ma vie. Je comprendrais que tu souhaites aller vers un autre homme …

Sa main reste collée à ma joue, la mienne s'est logée sur sa cuisse et alors mon cerveau commence c'est jonction. Notre rencontre, sa première venue chez moi, Paul, l'Italie, le meurtre de sa famille, sa mère, Aro, nous, Alice, Jasper et ce regard que tu me jettes … Si vide.

C'est donc ca, Démétri, tu te détestes.

Je crois que quelque part, je le savais parce que tu as ce regard désabusé, cette manie de rentrer dans une bulle avec un air si triste.

Mais je te comprends tellement. Je me haïssais. J'haïssais ce monde qui m'avait vu naitre et grandir et pourtant j'ai eu envie de changer. Te rencontrer dans ce couloir froid de Volterra, entendre tes piques, ma chute dans la petite montagne, découvrir ton sourire, ne penser qu'à toi … Tomber amoureuse de toi… Tu m'as donné un courage incroyable.

Sans que tu le saches, tu m'as aidé à trouver la force de vouloir avancer, d'avoir des amis comme Heidi, Felix, Jane, Rosalie, Jasper, Alec… Tu m'as donné la possibilité d'être une femme et presque une mère avec l'arrivée d'Alizée.

Pourtant j'ai encore peur … Peur de te perdre. J'ai fait tellement de chemin, alors je puise dans ce courage que tu m'as donné.

Au fil de ma réflexion, mes larmes coulent d'elles-mêmes. Dans un murmure, les mots s'envolent :

- Je t'aime … Je t'aime tellement

Sa réaction ne se fait pas attendre. Il m'écrase contre lui s'enivrant de mon odeur, la tête lovée près de mon cou, ses mains parcourant mon dos ou s'arrêtant pour me serrer encore contre lui. Mes larmes coulent et atterrissent sur ses cheveux soigneux. Puis, sa tête se relève, ses mains encadrent mon visage inondé et ses lèvres trouvent le chemin vers les miennes.

Je ferme les yeux et profite de ce baiser. J'ai l'impression que je n'ai pas gouté ses lèvres depuis si longtemps. Comme un premier baiser, nos lèvres tremblent ensemble afin de s'étirer et de prolonger ce baiser en brasier. Nos langues se rencontrent encore et encore. J'ai soif de lui, j'ai besoin de lui.

Il me laisse respirer un moment, je renifle gracieusement, lui tirant son premier sourire de la soirée. Puis, il embrasse mon coup avec délicatesse tandis que ses mains glissent au creux de mes reins. Je laisse un soupir s'échapper de ma gorge.

Mes yeux sont toujours fermés mais je sens le changement de pièce vers ma chambre. Mes vêtements disparaissent aussi vite que sa langue caresse mon corps. Mon corps est en ébullition, le sien est toujours aussi froid. Ce contraste m'a toujours excitée. Surtout lorsque sa langue dure et fraiche couvre habilement mon centre nerveux et commence un long va et viens à l'intérieur de ma chair tandis que des phalanges glissent sur la pointe de mes monts érigés seulement pour lui.

J'halète puis gémis et enfin crie face à ce plaisir si voluptueux. Il me regarde avec ce sourire si narquois. Ce soir, je ne veux pas jouer, je l'attire contre moi pour l'embrasser comme si ma vie en dépendait. Il est surpris mais profite de ce moment peau contre peau pour s'imposer un peu plus entre mes jambes.

Notre baiser prend fin, son regard plonge dans le mien et avec une lenteur désespérante, il entre en moi. Rencontre entre le feu et la glace, la vie et la mort. C'est comme mordre dans un fruit défendu. Il continue de me regarder et commence sa danse en moi.

Chaque poussée me rapproche du précipice. Je l'entends me murmurer d'ouvrir les yeux. Sous le plaisir, je les avais fermés naturellement. Il est si beau, si concentré, ses râles complètent mes gémissements. Et puis c'est l'explosion. De mon être, du sien, de nos préjugés, de nos pensées, de tout ce qui parait cohérent et rationnelle. C'est ma petite mort.

Il se retire aussi lentement qu'il était entré et me prend dans ses bras. Je me blotti contre lui et je sens mon cœur battre tout aussi fort.

- Je t'aime murmurais-je de nouveau.

Sa main glisse sur ma peau couverte de sueur et se loge sous mon sein gauche.

- Je sais, je l'entends, ajoute-t-il en laissant un baiser sur mon front.

Je souris, je me sens tellement légère.

- Mais je préfère quand tu me le dis, finit-il à mon oreille.

Je ris franchement à son exigence. Ma tête se lève légèrement, quémandant un baiser que j'obtiens. Sa main quitte son emplacement et glisse dans mes cheveux. Son air tendre et attentionné me fait fondre.

- Moi aussi, dit-il droit dans les yeux.

Mon cœur rat un battement. Il a l'air tellement d'un ange comme ça. Je déglutine et rétorque.

- Montre le moi …

- Encore ? Il rit… Mais pas de problème mon cœur.

Deuxième battement de perdu… Mais ce soir, je reçois beaucoup d'amour donc je ne m'en plains pas.

Le lendemain, je m'éveille lentement. Contre mon dos, je sens le torse gelé de mon amant, qui a passé son bras contre ma hanche et dont la main a trouvé repos sous mon sein gauche.

J'ai perdu toute notion du temps et de l'espace. Je me sens tellement bien, ici dans ses bras. Je regarde à travers la fenêtre la ville de Rys se réveiller. La neige continue sa folle dans sur la ville tandis que les lumières des appartements s'allument une à une. La main de mon amant quitte sa place préférée pour glisser vers ma propre main, placée sous les draps.

Il embrasse mon épaule puis mon cou et finit par renifler mes cheveux. Je souris. Je sais qu'en tant que traqueur, il a besoin de mon odeur pour me retrouver ou que je sois. Je pense que c'est sa déformation professionnelle.

Je me tourne, mon dos rencontrant la chaleur du matelas, afin d'observer mon vampire. Il reste sur la flan droit, la tête nonchalamment posée sur la main, son regard porté vers mon visage. Il me sourit, tout simplement, puis se baisse pour m'embrasser.

Nul besoin de mot, je me sens terriblement bien. Le réveil sonne, brisant ma petite bulle et me ramenant à la triste réalité. Retour au cours. Je me lève et me dirige vers la salle de bain ou j'entends déjà l'eau couler. J'ouvre la porte vitrée et sourit en voyant mon blond qui m'attends au garde à vous.

Je ris et me laisse emporter dans une pluie chaude et amoureuse. Le rêve prend fin quand la porte de la douche s'ouvre et que le froid de la salle de bain secoue fraichement mes idées. Il est temps pour moi de redevenir une élève exemplaire, d'apprendre de nouvelles facettes de mon métier et de faire vivre mon expérience de mon entreprise.

J'enfile un legging noir, un débardeur blanc, un pull en laine tricoté qui m'arrive au-dessus du genou et termine ma tenue par une paire de boots couleur crème.

Mon manteau sur les épaules, un bonnet qui s'enfonce dans mes cheveux et un dernier baiser sur les lèvres, je m'en vais à l'iut.

Puis la neige a laissé place à la pluie du mois du printemps. Mes examens se sont bien passés et je prends de plus en plus de travail à l'entreprise. Mes périodes d'IUT me semblent à la fois longues et courtes.

Longues de par le fait que j'aime vraiment bosser dans la Volturi's Corp. J'ai développé de nouveau bijoux avec l'aval de Caius. J'ai encore un peu de mal à me faire l'idée qu'il m'encourage dans la création et qu'il me fait confiance malgré que Démétri me le dis assez souvent.

Courtes car Anne Sophie et Rosalie sont devenues mes meilleures amies, mes confidentes dans les moments de doutes, les épaules sur lesquelles je pleure, la cause de mes fous-rires et un oasis d'amitié. De temps en temps, Heidi nous rejoint et j'ai l'impression de faire le remake de Sex And The City.

Ma première année s'achève sur les félicitations du jury lors de ma soutenance oral. J'y ai présenté l'organisation d'une soirée mondaine, celle que j'avais supervisée en début d'année en modifiant des bonnes parties sur les délais bien évidemment. Félix a fait le chemin pour être présent lors de mon oral.

Je le voyais sourire de mon stress et s'amuser de mon état anxieux. Il a appuyé chacun de mes propos et a même tenu à me féliciter au nom des dirigeants de l'entreprise, ce qui a impressionné mes professeurs.

Il a serré plusieurs mains puis est parti pour l'aéroport. Tant de sang chaud dans un bâtiment le rendait mal à l'aise.

C'est donc le cœur affreusement léger que j'ai quitté les vieux bâtiments universitaires pour me rendre dans mon appartement. Je passais mes deux mois de vacances en entreprise. Aro avait consenti à laisser 2 semaines de vacances avec Démétri pour nous rendre au lac de sa tendre enfance.

Je délaisse mon tailleur pour enfiler une robe bleue plus légère. L'été était bien présent à Rys et sa chaleur s'écrase contre les buldings. Par réflexe, je regarde mes messages sur mon téléphone. La transformation d'Anne Sophie a dû commencer. Je ne peux pas m'empêcher d'angoisser pour elle. Cependant, je ne peux pas me permettre de lui envoyer quoique ce soit car en tant que jeune vampire elle aura soif de sang. Amie ou ennemie, elle ne saurait pas distinguer ce que je suis pour elle.

Jasper m'a promis de veiller sur elle et de s'assurer que les gardes royaux seraient doux pour ses tous premiers mois.

Mes bagages prêtent, je ferme tous mes volets et fait le tour de mon logement. Je quitte mon chez moi pendant deux semaines. Un petit pincement au cœur se fait ressentir lors que les portes de l'ascenseur se ferment derrière moi.

Ma voiture chargée, je file vers l'aéroport que je connais désormais comme ma poche. Après avoir déposés les clés dans les mains du voiturier qui charge la Porsche dans l'avion, je m'installe dans le coin Prenium.

Des hommes d'affaires discutent du cours de la bourse, une vieille mamie habillée en Gucci sermonne son petit-fils, futur mannequin chez Armani, une femme vêtue d'un tailleur sombre fixe son Smartphone sans rien laisser paraitre. J'aime regarder la vie des gens, c'est le grand spectacle de la vie.

Mon attention se porte finalement vers l'hôtesse qui nous invite à embarquer.

Lorsque mes pas foulent le sol Italien, en ce magnifique samedi du 4 juillet, je souris en entendant le chant des grillons. La chaleur est plus sèche qu'à Rys mais semble plus confortable. L'odeur de lavande me rappelle les bons souvenirs de mon arrivée, il y a presque un an.

Je descends de l'oiseau de fer, fière du parcours que j'ai fait. Je récupère ma voiture et file sur les routes italienne vers le château des Volturis. Je passe devant la montagne, contourne l'artère principal qui même aux galeries commerciales Italiennes et aperçoit enfin Volterra.

Lorsque les grilles s'ouvrent devant moi, je me sens à la maison. Ma deuxième maison. Je n'ai alors qu'une hâte, retrouver mon homme et ma douce Alizée.

Alors que j'entre dans le château, je perçois de l'agitation parmi les gardes. Un brouhaha constant s'élève dans les couloirs habituellement hanté par le silence. Je suis surprise, que peut-il bien se dérouler ?

J'avance quand soudain Heidi apparaît devant moi. Bien que cela fait 1 an que je suis ici, je n'arrive pas à me faire à la vitesse vampirique. Alors que je m'apprete à la sermonner gentillement, je m'arrête en observant l'état de mon amie. Elle semble bouleversée et prête à pleurer. Elle serre ses lèvres et lâche :

- C'est Alizée …

Mon cœur loupe un battement. Qu'a-t-il bien pu arriver ? Hier encore je l'avais au téléphone de sa voix enfantine et pleine de douceur ? Mon pouls s'accélère.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe Heidi ?

Devant moi, mon amie devient statue de silence.

- Répond moi, hurle-je.

- Elle … Elle s'est enfermée dans une pièce et ne veux plus nous voir. Soupire meurtrie mon amie.

- Mais … Pourquoi ? Souffle-je anéantie

- Elle a retrouvé la mémoire …

Je fis un pas en arrière. Notre princesse vient de se souvenir de son arrivée parmi les vampires ? Je sais bien qu'elle peut avoir des flashs mais seulement dans ses songes … Xence ne devait-il pas garder la part de son innocence à l'abri de la violence de cette nuit-là ? Je comprends alors la douleur d'Heidi. Alizée nous rejette et doit surement nous détester.

- Emmène-moi vers elle.


Pensée du jour : Bonne année, bonne santé et bonne review ;)