Hello tout le monde,
La série sur le Sanctuaire sous-marin s'achève enfin. Petite pointe de nostalgie, et oui. Elle aura duré tout l'été jusqu'à maintenant. C'est qu'il nous inspire ce Posi (o.~)
C'est la dernière fois que nous le retrouvons en proie aux monstres chibiesques.
RaR :
Shun Ligthstorm : Deux semaines c'est long quand on doit garder les chibis, nous confirmons…
Leia 26 : ne t'excuse pas, nous sommes contentes de te revoir et d'autant plus de savoir que ce recueil te fasse sourire quand tu en as besoin ;) « Adoradominable » sera définitivement le mot les concertant !
Io de Scylla : ravies de te retrouver pour une autre review (qui nous fait très plaisir). Oui comment fait Hadès pour supporter ses juges ? Peut être qu'il ne s'aperçoit pas de leur vraie nature encore… Il est tellement content de pouponner qu'il leur passe tout :)
Moi aussi je me suis souvent demandée comment fait Minos pour voir quelque chose avec sa touffe, lol.
Yuna : personne ne réconforte le pauvre Popo comme il se le doit… Il va s'enfermer dans un coquillage si ça continue pour avoir la paix. Ah les expressions de Posi… Tout un programme, lol, nous ne pensions pas que vous apprécieriez autant puisque c'est encore un délire d'auteure en folie.
Nous tenons à toutes vous remercier pour vos encouragements, commentaires, remarques, appréciations. Les chibis vous font plein de bisous (sans les dents de Rhadamanthe) pour vous prouver leur joie.
Bonne lecture,
Touquizzy & Catigrin.
PS : Posi va beaucoup mieux, il a arrêté de prendre ses pilules pour les nerfs.
Poséidon/Hadès/Rhadamanthe/Minos/Eaque
Alléluia ! Du balai !
Après moultes messages et plaintes de la part des enfants de Poséidon, Hadès consentit à venir récupérer ses chibis juges un beau matin, au bout de plusieurs jours de silence radio.
Il débarqua comme une fleur dans la salle à manger pendant le petit déjeuner. Aussitôt ses angelots se levèrent de table et accoururent en fonçant sur lui. Des cris de joie retentirent dans la pièce, le mini Garuda se pendait au cou de son papa de substitution, pendant que les deux autres l'assiégeaient de bisous baveux. Le dieu des Enfers se releva péniblement et alla s'installer au côté de son frère. Il vit sa mine grisâtre, son teint presque cadavérique et son enthousiasme aussi débordant qu'un damné condamné à mort…
En se servant une tasse de café, Hadès entama la discussion.
— Tu as l'air épuisé mon frère, que se passe-t-il donc ?
— Mmh, rétorqua avec difficulté Poséidon.
Il semblait tellement surmené que même prendre la parole lui demandait un effort surhumain – ou sur-divin.
— Le séjour de mes petits trésors c'est bien passé ? Vous avez fait quoi comme activité ? Ils ont bien mangé ?
— Mmh…
— Ils n'ont pas fait trop de bêtises au moins ? Oh ça m'étonnerait, ils sont si bien élevés…
Hadès ne donnait pas la possibilité à son frère de répondre, de toute manière c'était au dessus de ses forces. Le dieu aux larmes d'airain remarqua la profonde fatigue de Poséidon mais ne l'associa pas à la présence de ses adorables chibis. Qui eux retournaient le vaisselier de fond en comble en s'amusant avec les petites soucoupes en nacre. Eaque jouait à la dînette avec ses frères. Le souverain de ce domaine ne tiqua même pas quand quelques tasses et assiettes se brisèrent au sol.
La discussion entre les deux déités tournait au monologue. Hadès babillait gaiement en affichant un super bronzage à peine doré, ce qui rehaussait la clarté de ses iris.
— Tu as l'air d'avoir profité, articula péniblement Poséidon.
— Oui je suis allé en vacances pendant que mes petits anges étaient chez toi. Au lieu de me morfondre tout seul à la Giudecca, j'ai décidé de me prendre du temps pour moi. Je l'ai bien mérité, je ne remonte jamais à la surface de la Terre. Je suis parti trois semaines à Tahiti, superbe île en l'occurrence. Tu devrais y aller, tu es tout pâle Posi… Tu devrais prendre l'air, un petit coup de frais te ferait du bien. Bon ce n'est pas le tout mais nous devons y aller.
Hadès se leva, frappa dans ses mains pour rassembler ses troupes puis clama haut et fort.
— Aller mes amours ! C'est l'heure ! Dites au revoir à tonton Posi et faites lui un bisou. Nous rentrons.
A l'énoncé de cette triste nouvelle, les trois petits pleurèrent de concert. Ils se frottaient les yeux, reniflaient bruyamment, petit Eaque se moucha dans les cheveux de son grand frère Minos.
— Mais pourquoi pleurez-vous mes trésors ? s'inquiéta le sombre monarque.
— Paque… Paque… On s'en va et… On reverra plus tonton Popo ! apprit Rhadamanthe entre deux hoquets.
— Ouiiii ! On aime bien tonton Popo et on aime bien sa maison ! renchérit l'argenté.
Ils coururent jusqu'à lui pour l'encercler de maints bisous mouillés et se déverser sur sa toge. Ce dernier les embrassa tour à tour en ébouriffant leurs tignasses fines et en ayant une parole pour chacun d'eux. Les au revoir durèrent longtemps quand enfin tout ce petit monde plia bagage. Au lieu de s'en réjouir comme il le pensait, le dieu des Océans se retrouva tout à coup seul avec le calme assourdissant de son palais pour seule compagnie. Il repartit dans un élan de morosité en regardant par la baie vitrée de sa salle.
Finalement, il regretterait presque la présence de ces petits serpents des mers, ils mettaient de la vie dans son domaine. Poséidon soupira en pensant à la prochaine visite qu'il effectuerait chez son adorable frère…
