Et voila on est mardi et comme promis je vous met un chapter et même avec un jour d'avance lol. J'adorerais en tout cas voir votre tête à la fin de ce chapter pt2r.

Bonne lecture et merci pour ta correction Serena24

28 : Mon dieu ! La mort les a fauch !!

Après l'appel de l'elfe, les deux amoureux émergèrent tout de suite. Ils mirent les premiers vêtements qui leur passaient sous la main et se précipitèrent à l'extérieur. Il faisait encore nuit dehors, les étoiles étaient hautes dans le ciel, une brise légère soufflait. Cela aurait put être une nuit magnifique si il n'y avait pas en plus la peur chez les habitants qui couraient dans tous les sens, et aussi la fumée qui venait des remparts. Ils s'élancèrent vers la plus proche des tours de guet située aux bords des remparts. Essoufflés d'avoir couru si vite, ils reprirent vite leur souffle et regardèrent ce qui se passait sur les champs de bataille aux pieds des remparts. C'était catastrophique, d'un coté les elfes s'affrontaient avec de la magie, et de l'autre les armes.

Harry, ne supportant plus de voir toute cette souffrance, sauta au bas des remparts et fonça comme il en avait l'habitude, la tête la première dans la bataille. Ne voulant pas faire étalage de ses dons magiques ou cas où la situation empirerait, il se dirigea directement vers les elfes qui se battaient avec des armes et retrouva Archi qui était aux prises avec au moins cinq elfes noirs. Réagissant au quart de tour, il courut l'aider, mais les ennemis l'ayant vu se mirent au travers du chemin dans l'espoir de l'avoir le plus rapidement possible. Le survivant ne se laissa pas abattre, il se débarrassa des enquiquineurs comme il l'avait fait un mois plus tôt avec les mangemorts à Azkaban.

Il finit par arriver à rejoindre Archi et ils se mirent dos à dos pour parvenir à se défendre face à tous les ennemis qui continuaient à affluer et qui les encerclaient. Bientôt ils furent trop nombreux et Harry n'eut d'autre le choix que d'utiliser ses pouvoirs, il décida de tester l'élément qui était de loin son préféré, l'éléments de sa maison : le feu. Il se concentra et ordonna à sa magie de ne faire du mal qu'aux ennemis et donc ne pas toucher les elfes qui combattaient non loin d'eux. Soudain de son corps sortirent des paillettes dorées et elles se dirigèrent vers les ennemis. Dès qu'elles rentrèrent en contact avec ces derniers, elles les brûlèrent instantanément, mais bien vite la fatigue reprit le dessus. En effet, bien que le survivant puisse maîtriser les éléments, il devait faire attention car sa magie se vidait très vite, il n'avait pas encore l'endurance nécessaire pour les maîtriser à plein. Bientôt sa vue devint floue, ses jambes lâchèrent sous lui, ne supportant plus de le porter, il vit au loin de nouveaux assauts arriver mais il se dit qu'hélas il ne pourrait y faire face. Soudain tout devint noir, il sut qu'il ne pourrait aller plus loin et que tout était fini pour lui et il s'écroula au sol avec comme dernière pensée le visage horrifié de Mayaween qui se trouvait encore dans la sécurité de la cité.

Mayaween était encore sur les remparts avec plusieurs membres du conseil, ils avaient d'un commun accord décidé de ne pas bouger pour assurer la défense des portes ou cas où les ennemis parviendraient à passer outre les murs de pierre. Elle regardait son compagnon se battre avec une dextérité étonnante, elle était fière de lui, fière de ses efforts. Elle regarda au loin et vit avec horreur de nouveaux assaillants arriver elle allait le crier au survivant quand avec effroi elle le vit tomber au sol. Elle vit Archi se précipiter vers lui avant de lui-même s'effondrer au sol sous le coup d'un coup de bois derrière la nuque.

-- HARRRRRRRRRRRRYYYYYYYY, ARCHIIIIIIIIIIIIIIII, hurla-t-elle en se précipitant vers les escaliers pour les rejoindre, mais elle ne put aller bien loin, Elendil et Mizi la retenant avec les larmes aux yeux.

N'ayant d'autre choix, elle regarda à nouveau le champ de combat et pour en rajouter à l'horreur de la situation elle vit qu'on prenait les corps de son amant et de son ami pour les emmener au loin. La bataille était finie, mais les pertes étaient lourdes et cela des deux cotés. Quand le silence revint, tout le conseil regardait tristement l'endroit où leurs vaillants amis étaient tombés au combat. L'amazone ne supportant plus cette ambiance, s'écroula à genoux en pleurant toute les larmes de son corps. Imelda de son coté ressentait une peine immense, certes elle venait de perdre deux amis mais de voir cette jeune fille d'habitude pleine de vie complètement éteinte lui fendait le cœur. Elle joignit ses mains et quelques minutes plus tard la jeune fille s'endormit paisiblement d'un sommeil sans rêve, mais nul ne pouvait ignorer le visage strié de larmes de la jeune amazone.

Deux jours étaient passés depuis ce sinistre événement et la jeune fille, qui pour l'occasion avait été installée dans une des chambre du palais, ne donnait toujours pas le moindre signe d'un quelconque réveil. Enfin, c'est ce que pensaient les elfes, car la veille elle avait effectivement reprit connaissance mais elle reprit vite conscience du drame qui s'était passé et elle s'était remise à pleurer de peur, parce qu'elle se retrouvait seule, et de peine parce qu'elle venait de perdre la moitié d'elle même. Ce soir là elle se réveilla aussi, mais elle vit qu'il y avait Elendil et Imelda assisses sur des chaises à coté d'elle pour veiller sur elle. Dès que les deux femmes elfes la virent ouvrir les yeux, elles se mirent chacune de chaque coté du lit.

-- Comment tu te sens ? demanda Imelda d'une voix douce mais quand même empreinte d'une certaine inquiétude.

La jeune amazone ne répondit pas et se recroquevilla un peu plus sur elle-même, elle ne voulait parler à personne, elle voulait rester seule, seule avec sa peine et seule avec ses souvenirs. C'est ainsi qu'inconsciemment elle se mit à fredonner les paroles que son amant lui avait écrites pour elle le soir où ils étaient au lac et qui fut pour elle la plus belle soirée de sa vie.

-- Tu veux manger quelque chose ? tenta cette fois ci Elendil.

Mais le même schéma que pour la précédente question se répéta. Soufflant d'exaspération, la guérisseuse tenta tout de même une dernière question.

-- Tu veux discuter un peu avec nous ?

Mais elles n'obtinrent toujours aucune réponse, juste le léger fredonnement qui venait de la jeune fille.

-- On va te laisser un peu seule si tu veux !!! dit Elendil en se levant vite imitée par sa camarade.

Une fois qu'elles eurent fermé la porte elles entendirent un éclat de sanglot épouvantable sortir de l'autre coté de la porte. Cela leur brisa le cœur, elles aussi avaient de la peine mais celle de la jeune fille semblait intarissable. Les épaules voûtées et le regard sombre elles rejoignirent les autres membres du conseil qui passaient à table. Dès qu'il les vit entrer, Van s'empressa de demander des nouvelles de leur amie.

-- Alors comment va-t-elle ? Est-ce qu'elle s'est enfin réveill ?

-- Oui elle est réveillée, mais elle est complètement effondrée, on ne peut pas en tirer un mot, elle reste recroquevillée sur elle-même en fredonnant la même mélodie, il me semble aussi qu'elle dit les paroles, mais impossible de les comprendre. Mais elle s'y rattache comme si c'était tout ce qui lui restait dans la vie, expliqua Imelda complètement abattue.

Elendil dans son coin réfléchissait à ce que disait sa camarade, elle n'avait pas compris sur le coup mais maintenant elle savait pourquoi la jeune fille restait obstinément sur cette chanson et non pas sur une autre.

-- Non, elle fredonne cette musique car ça la rapproche de Harry, vous ne le saviez pas, mais c'est un formidable musicien. Archi, dit-elle difficilement au souvenir de son ami, m'a dit qu'il l'avait plusieurs fois entendu chanter et jouer et que c'était absolument magnifique. Donc je suppose que ce quelle chante doit être une chanson de Harry ou alors même une chanson qu'il a écrit spécialement pour elle.

Après cette déclaration, tout le monde se tut, tout le monde se reperdit dans ses pensées. Legolas quant à lui se demandait pourquoi on avait emporté le corps de leurs compagnons. Peut-être étaient-ils encore vivants, mais peut-être aussi ne fallait-il pas se faire trop d'espoir. Il fut sorti de ses pensées par une porte claquée avec tellement de force qu'il cru qu'elle allait sortir de ses gonds.

Dès que les deux femmes elfes sortirent de la pièce, elle se redressa et éclata en sanglots en resserrant son coussin contre son cœur en continuant à chanter SA chanson. Elle avait espéré à son réveil que tout ce qui s'était passé n'avait été que cauchemar mais à son grand malheur la mine triste de ses amies lui avaient fait s'effondrer tous ses derniers espoirs. Elle ne pouvait pas croire qu'il était mort, il ne pouvait pas, il ne devait pas, il n'avait pas le droit. Il lui avait promis de ne jamais l'abandonner, de toujours rester avec elle mais là il avait disparu et ne reviendrait jamais. Finalement lasse et fatiguée de chercher un espoir vain, elle se rendormit en serrant toujours son coussin contre son cœur. Elle se mit à revoir tous les plus beaux moments qu'elle avait vécus avec son compagnon. Puis elle revit son arrivée sur cette planète et la présentation du conseil qui s'était déroulé le jour où ils s'étaient réveillés après qu'ils aient reçu la révélation des éléments. Soudain, son regard se fixa sur Xenifoy et ses yeux qui reflétaient un dégoût incroyable envers eux, puis elle se réveilla en sursaut. Elle se leva et partit à toute vitesse en direction du siège du conseil. Ses yeux habituellement remplis de malice et d'amour étaient à présent emplis de froideur et de haine. Sans prendre de gants, elle ouvrit les portes de la salle à grand coup de pied, elle balaya la pièce du regard.

-- Où est Xenifoy ? Où est ce traître ? demanda-t-elle avec une voix froide frigorifiante aussi coupante qu'un couteau.

Tous tournèrent la tête là où quelques minutes plus tôt se trouvait l'elfe.

-- Qu'est ce qui se passe, s'exclama Legolas un peu perdu face à l'excès de colère de la jeune fille

-- Ce qui se passe ? répéta incrédule la jeune fille. Mais vous êtes bigleux ou quoi, y'a un traître dans vos rangs et ce traître c'est lui. Ne me dites pas que vous ne vous en n'êtes jamais rendu compte quand même ? Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Si je le trouve je vous jure qu'il ne va pas s'en sortir en bon état, il m'a arraché le cœur alors moi je lui arracherai la vie.

Et sans préambule, elle tourna les talons et retourna dans sa chambre.

De son coté Xenifoy soupira de soulagement en s'asseyant sur son fauteuil dans la grande salle du manoir de la cité de Drannoc, heureusement qu'il avait senti arriver la gamine sinon il était fichu. En tout cas maintenant sa couverture était grillée, le maître ne serait pas content quand il l'apprendrait. Dorénavant il ne devra plus quitter le territoire des elfes noirs. Il se mit à rire comme un dément, dans peu de temps tout le monde lui appartiendra, il gouvernera comme le monarque absolu, tous les pouvoirs seront à lui et il pourra enfin écraser ses vermines qui furent autrefois ses camardes au conseil. Oh oui il aimera ça, et le plus vite sera le mieux. Il releva sa manche et caressa tendrement, presque religieusement le bracelet vert avec la tête de mort dessus, son maître ne l'avait pas recontacté depuis un bon moment.

-- Peut-être lui est-il arrivé quelque chose ? se demanda le traître avant de rajouter en se secouant la tête, mais non le maître est invincible rien ne peut l'atteindre, c'est un dieu.

Il fut sorti de ses pensées par la porte s'ouvrant sur un homme d'apparence jeune mais dont les yeux noirs ne reflétaient que haine et mépris mais aussi respect. Il semblait à bout de nerfs vu son comportement assez impulsif et son visage déformé par la fureur.

-- Maître, ça ne peut plus durer, on ne peut pas maîtriser ces créatures. Les hommes ne veulent plus s'approcher d'eux. Même quelques uns se sont évanouis. Il faut que l'on passe à l'attaque contre la Cité dorée pendant qu'elle est en position de faiblesse.

-- Je le sais Iturba, tu te crois plus malin que moi !!

-- Non je n'oserais pas maître mais ce n'était qu'une suggestion parmi tant d'autre.

-- La prochaine fois abstiens toi. Ma couverture dans la Cité dorée a été détruite par cette morveuse. Nous attaquerons dans 3 jours exactement et cette fois en pleine journée, comme ça ils sentiront encore mieux le goût amer de leur défaite. Préviens les hommes de se tenir prêt.

-- Tout de suite maître.

Et sur ce, le dénommé Iturba se retira pour accomplir sa mission. Pendant ce temps, Xenifoy exultait en se voyant déjà maître de la légendaire Citée dorée. Son pouvoir sera total mais en attendant il s'ennuyait ferme, il ne pouvait plus aller au conseil et répliquer à tour de bras ses répliques acides à tous ces traîtres à leur race. Puis un sourire étira ses lèvres, oh si il avait de quoi s'amuser finalement, il avait oublié ce cher archiwendel qu'il avait soigneusement laissé croupir dans un des cachots du palais.

-- Elibèd appela-t-il. Puis un elfe entra dans la salle et s'agenouilla devant Xenifoy, il avait un air complètement stupide comme si chaque mot qu'on lui disait rentrait d'un coté pour ressortait de l'autre.

-- Oui maître, que puis-je faire pour vous aider ?

-- Emmène moi le prisonnier que l'ont à pris il y a deux jours. Et pas son frère !!! Puis voyant que son interlocuteur ne semblait pas comprendre grand chose vu son air de débile il expliqua : en bas il y a deux prisonniers identiques, emmènes moi le plus amoché. Tu as compris ?

-- Oui maître, je le fais tout de suite.

Puis il sortit de la pièce et se dirigea dans les profondeurs de la propriété, il arriva devant un cachot et dès qu'il ouvrit, deux elfes absolument identiques levèrent la tête dans sa direction. Elibèd regarda intensément d'un regard particulièrement arriéré les deux elfes, ce qui les fit rigoler sous cape, puis prit celui qui n'avait pas d'ecchymoses, après tout se dit-il son maître lui avait demandé de lui emmener le moins amoché des deux et l'autre avait des bleus un peu partout sur le visage.

Ils marchèrent un moment car l'elfe noir avait perdu son chemin puis ils arrivèrent enfin dans la grande salle. Xenifoy, qui avait le dos tourné, se retourna en entendant du bruit et dès qu'il vit son serviteur fier de lui et le prisonnier, une vague de colère le submergea.

-- TU ES STUPIDE OU TU LE FAIS EXPRES ? JE T'AVAIS DEMANDE L'AUTRE PRISONNIER, J'AVAIS BIEN DIT LE PLUS AMOCHE JE PENSAIS QUE TU AVAIS COMPRIS. JE N'AI JAMAIS VU UN DEBILE PAREIL. Il se massa les tempes avant d'appeler : MIOSTYYYYYYYYYYY

Un autre elfe apparut à travers la porte et il s'agenouilla à coté d'Elibèd qui était crispé et tremblotant de peur derrière les jambes de son prisonnier encore debout. Il avait peur de son maître quand il était aussi furieux et là il sut qu'il avait de nouveau fait une grosse erreur.

-- Myosti ramène le prisonnier dans sa cellule et met cet imbécile dans un cachot aussi, ça lui fera les pieds, et peut-être deviendra-t-il un peu plus intelligent.

-- Si je puis me permettre, vous lui en demander trop, ou vous le surestimez. On ne pourra jamais rien en tirer. Mais cela sera fait selon vos désirs. Voulez vous autres chose ?

-- Non, je voulais me défouler sur son frère, dit Xenifoy en montrant l'elfe blanc, mais je n'en ai plus envie. Maintenant disparaissez de ma vue !

Le maître, comme il se plaisait à s'appeler, s'assit de tout son poids sur le fauteuil une fois qu'ils eurent tous les trois disparus. Il se demandait ce qu'il avait fait au ciel pour avoir des serviteurs pareils. Finalement il s'attabla et se mit à se rassasier, la semaine serait longue avant son prochain sacre.

Hihihihihihihihi ATTENTION le mot que personne aime : A suivreuuuuuuuuh

Michi à mes 4 super namis pour vos soutiens inestimables.

Je suis désolée mais je ne pense pas que je vais répondre o review

Bzouuuu à tous

Mili