Bonjour tout le monde
J'espère que tout le monde va bien et que je n'ai perdu personne en route depuis le temps. Je ne vais pas parler de vingt mille trucs aujourd'hui, juste vous laisser lire le chapitre en espérant qu'il vous plaise beaucoup^^
bonne lecture!
POV Edward
Je marchais lentement dans les couloirs de l'hôpital.
Je n'avais conscience de rien, ou de pas grand chose. La seule chose que je savais, c'était que Bella était là, avec moi. Elle me tenait la main et me menait dans le dédale des couloirs de l'hôpital.
La journée avait pourtant bien commencé, nous nous étions bien amusés au parc et puis il y avait eu un coup de téléphone qui avait fait basculer la journée d'une manière inattendue. Et nous avions atterri ici, dans un endroit où je n'aimais pas me rendre. Dans la chambre qu'occupait mon père.
Cet homme qui, lorsque j'étais petit, était mon héros, imbattable, intouchable, immortel. Bien évidemment, j'avais grandi, mon père n'était plus mon héros, loin de là aux vues des conflits qui nous opposaient. Oh rien de très violent, mais juste une liste de réflexions sur ma vie, sur mon parcours sentimental qui avait fait que nous nous étions éloignés au point où nous n'avions plus rien à nous dire, au point où l'air était toujours tendu entre nous.
Mais il était toujours mon père. Il était toujours celui qui m'avait fait grandir. Il était toujours celui qui m'avait appris à faire du vélo, qui avait corrigé mes devoirs avant d'être trop pris par son travail, par son hôpital. Mais il était celui qui m'avait donné le jour et le voir dans cette chambre m'avait fait un coup.
Je savais qu'il n'était pas indestructible, mais je ne le voyais pas allongé sur un lit d'hôpital, et je n'avais pas tout de suite pris l'ampleur de la situation, jusqu'au moment où il annonça les mots fatidiques : le Cancer.
C'était une maladie, l'une des pire que je connaissais, je savais que lorsqu'elle entrait dans une famille, elle emmenait souvent le malade avec lui. Mon père était malade. Il avait l'air confiant, mais comment savoir s'il ne faisait pas en sorte de ne pas avoir l'air affolé afin d'éviter toute inquiétude de notre part ? Nous n'étions pas médecin donc nous ne savions pas comment les choses allaient tourner.
Voilà comment je m'étais retrouvé à errer dans cet hôpital, puis à présent sur le parking. Je sentais Bella fouiller dans mes poches, mais j'étais sous le choc. Je n'avais conscience de rien mise à part du fait que nous allions avoir à faire à des jours sombres et difficiles.
Ma petite amie m'aida à m'asseoir sur le fauteuil passager avant de prendre la place du conducteur. Je ne cherchais même pas à comprendre pourquoi nous étions en voiture alors que Félix nous avait conduit jusqu'ici. Je ne savais pas comment il était reparti, comment nous avions récupéré les clefs de la voiture. J'étais totalement perdu, dans un autre monde et j'avais l'impression que rien ne pourrait m'en faire sortir.
Personne ne parla dans la voiture, on entendait seulement le bruit du moteur mais aussi de la ville qui raisonnaient dans tout mon être. Sans que je ne m'en aperçoive, Bella posa sa main sur ma cuisse, faisant en sorte que je me détende un tant soit peu, et ça fonctionna, plus que ce que à quoi je pouvais m'attendre.
Arrivés dans la rue de nos appartement, mes yeux étaient toujours dans le flou et je ne savais toujours pas où j'allais et je suivais donc Bella sans chercher à comprendre. Ce n'est qu'une fois dans son appartement que je repris un peu conscience avec la réalité.
- Tu veux boire quelque chose ?
- Oui. Lui répondis-je simplement.
- De l'eau, du café, une bière ?
- Tu n'aurais pas quelque chose de plus fort ?
- J'ai de la vodka.
- Ce serait cool.
Elle me répondit par un petit sourire avant de s'éclipser dans la cuisine et de revenir avec une bouteille de vodka pure et deux shooter.
- une bouteille entière ?
- Aux grands maux les grands remèdes !
- Tu es un amour Bee.
- Je sais. Me répondit-elle en haussant les épaules.
Elle nous servit tous les deux par la suite avant de donner le top départ pour le boire cul sec.
Je savais que l'alcool n'était sans doute pas la réponse adéquate. Nous étions des gens matures et nous devions réagir de manière raisonnable. Mais ce soir, je n'avais pas envie d'être raisonnable. Ce soir, j'avais envie de passer du temps avec ma belle, j'avais envie de rire avec elle, mais aussi pourquoi pas de prendre la cuite du siècle. J'aurais tout le temps d'être raisonnable demain, lorsque la réalité se rappellerait à notre bon souvenir.
- C'est violant ! Dit Bella en éclatant de rire.
- Tu es belle quand tu ris. Lui répondis-je simplement en caressant tendrement sa joue.
- Comment tu te sens ?
Notre conversation n'avait rien de cohérent, mais ça n'avait aucune espèce d'importance, nous nous comprenions parfaitement à cet instant. Elle vint se poser sur mes genoux et enfoui son visage dans mon cou.
- bof. Dis-je en respirant son odeur.
- Je suis certaine que tout va bien se passer.
- J'aimerai tellement te croire.
- On a vécu tellement de choses tous les deux, c'est normal que le ciel nous laisse un peu respirer tu ne crois pas ?
- Si, tu as sans doute raison. Je suis heureux de t'avoir ma belle. Dis-je en la serrant davantage contre moi.
- Et bien tant mieux car figures toi que je n'ai pas l'intention de partir. À présent buvons !
Elle m'avait dit cela en sautant de mes genoux pour se lever, nous resservir à boire et engloutir un verre directement.
- Tu as une sacrée descente Bébé !
- Ne pas se fier aux apparences ! Me dit-elle en me déposant un baiser papillon sur les lèvres pour se resservir à boire.
- Ha bon ? Demandais-je en buvant mon verre.
- Oui, je ne bois que très rarement.
- Dans ce cas, tu devrais peut-être arrêter, tu vas avoir mal à la tête demain.
- Je refuse d'arrêter ! Je me sens mieux en buvant. Dit-elle en montant sur la petite table.
- Tu ne diras pas ça demain.
- Demain est un autre jour mon amour. Dit-elle en riant.
Je secouais la tête de dépit. Ma petite amie était folle, et l'alcool ne l'aidait pas à se contrôler. Avant que je ne puisse comprendre ce qu'il se passait, il y avait une nouvelle bouteille de vodka sur la table et Bella était un peu plus échevelée que d'habitude.
- Je crois que j'ai un peu trop bu. Dis-je en passant une main sur mon front.
- Moi aussi bébé, mais aucune importance. Dit-elle en ondulant des hanches avant de retirer peu à peu son gilet.
- Il n'y a pas de musique pour danser Honey.
- Pas besoin de musique pour séduire mon homme.
- Pas besoin de séduire ton homme. Dis-je en lui souriant.
- Je ne suis pas convaincu.
- Je te suis entièrement dévoué et ce n'est pas près de changer.
- Bien, mais j'en ai quand même envie.
- Dans ce cas, qui suis-je pour refuser à ma merveilleuse petite amie de me faire un strip-tease.
- À la bonne heure !
Elle avait dit cela avant de me jeter son gilet à la figure, me faisant sourire. J'étais vraiment dingue de ma Bella, mais ma Bella ivre était encore plus amusante. Au fur et à mesure que les minutes passaient, ses vêtements tombaient peu à peu, et elle me les envoyait peu à peu. Si je souriais au début, mon sourire disparu vite lorsqu'elle fut en sous-vêtements devant moi.
Soudain, elle se tourna, m'offrant la vision de son dos. Ce n'est pas comme si cela avait une espèce d'importance, que ce soit de dos ou de face, ma petite-amie était fabuleuse, et la bosse dans mon pantalon qui ne faisait que grandir confirmait mes pensées. Lorsque je vis ses mains remonter lentement le long de son dos pour se poser sur son soutient-gorge. Mon souffle se bloqua dans ma cage thoracique quand je me mis à penser à ce qu'il y avait de l'autre côté.
Elle me laissa languir quelques secondes qui me parurent durer une éternité avant de se retourner et m'offrir une vue imprenable sur son corps magnifique. Sans un mot, mais avec un sourire malicieux scotché à son visage, elle s'avança vers moi avant de s'asseoir à califourchon sur mes cuisse.
- Respire mon amour, j'ai besoin de toi. Me murmura-t-elle avant de me mordiller l'oreille.
- Moi aussi, j'ai besoin de toi. Dis-je en glissant mes mains le long de son corps.
- Non, non, non, ce soir, c'est moi qui s'occupe de toi. Dit-elle en ondulant sur la bosse qui déformait mon pantalon
- oh putain.
- Je ne suis pas assez ivre pour te laisser dire des mauvais mots.
- Tu es complétement ivre. Dis-je en souriant alors qu'elle m'ôtait ma chemise.
- C'est pas vrai !
Elle me fit une petite moue mais ne répondit rien, au lieu de cela, elle plongea sa main dans mon pantalon pour en sortir mon sexe. Je ne compris pas réellement ce qu'il se passait, mais à peine deux seconde plus tard, elle se laissait glisser sur moi.
Tout en m'embrasant le cou, elle débuta un mouvement des hanches qui m'emmenait peu à peu au septième ciel. Tout ce que j'avais vécu aujourd'hui semblait être à des années lumières de moi, loin de mon esprit et de mon être. Bientôt, je sentis les parois de son vagin se resserrer autour de moi, ce qui me fit, moi aussi atteindre le paradis.
- Tu vois, je ne suis pas totalement ivre. Me dit-elle en souriant.
- Nous verrons ce que tu diras demain mon ange.
- Je serais fraîche et pimpante. Me répondit-elle en bâillant.
Je ne lui répondis pas mais la pris dans mes bras pour nous emmener prendre une douche avant de la déposer dans son lit. Une nuit de sommeil s'offrait à nous, et nous en avions bien besoin.
POV Bella
Du bruit.
Il y avait trop de bruit.
J'hésitais entre un marteau piqueur et un troupeau d'éléphant.
Je me retournais pour planquer ma tête dans l'oreiller, mais ça ne m'aidait absolument pas.
J'étais vraiment pas bien, mais alors pas bien du tout et je me demandais comment j'allais faire pour survivre à ça.
Une demie-seconde. C'est le temps qu'il m'avait fallu me rendre compte que ce n'était ni un troupeau d'éléphant, ni un marteau piqueur qui faisait autant de bruit. Juste la respiration de l'homme que j'aimais qui s'approchait fortement d'un ronflement, sans en être réellement un.
Je l'observais un instant, me rendant compte de la chance que j'avais de l'avoir avec moi, mais surtout me rendant compte de son incroyable beauté, et ce même quand il était proche du ronflement.
Cependant, une demie-seconde, c'est aussi le temps qu'il me fallu pour sentir une horrible nausée me prendre et donc, le temps qu'il me fallu pour me rendre dans les toilettes et rendre tout ce que j'avais pu boire la veille.
Je n'avais jamais été une étudiante délurée et mes cuites étaient plutôt rare. D'ailleurs, d'aussi loin que je m'en souvienne, je n'avais jamais vomis le lendemain d'une soirée bien arrosée. Visiblement, il fallait un début à tout.
J'étais à présent lamentablement assise au dessus des toilettes, attendant la prochaine nausée, le coude sur ces dernières et gémissant de désespoir.
- Tiens. Me dit Edward en me tendant un verre.
- C'est quoi ? Demandais-je avec une voix un peu trop rauque à mon goût.
- Aspirine, je me suis dit que ça pourrait te servir.
- Merci.
- Aussitôt le verre entre les mains, je le bus cul-sec.
Ça avait vraiment un goût horrible, mais j'en avais réellement besoin.
Je relevais les yeux vers lui et ne pu retenir un sourire en le voyant vêtu d'un boxer et assis sur le rebord de la baignoire. Il avait bien évidemment des cernes, mais punaise, même après une cuite de ce style il avait toujours une allure divine.
- C'est pas juste gémis-je.
- De quoi ? Me demanda-t-il avec tendre sourire.
- Pourquoi tu es frais et fringuant alors que je suis une épave.
- Tu n'es pas une épave chérie.
Je ne pus même pas lui répondre car une nouvelle fois, je du rendre le peu de choses que j'avais dans mon corps. Et pratiquement aussi rapidement, Edward fut derrière moi pour me tenir les cheveux.
- Tu ne devrais pas rester ici, c'est juste pas glamour du tout.
- J'étais avec toi hier quand on a bu ensemble.
- Ça se voit pas.
- A peine avais-je prononcé ces mots qu'il éclata de rire et me prit dans les bras.
- Ne ris pas comme ça !
- Pardon mon coeur.
- Et tu fais quoi là ?
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, tu es nue, et frigorifiée, je ne veux pas que tu attrapes la mort.
Il avait dit cela en me déposant dans la douche et en faisant couler l'eau.
- Tu ne viens pas avec moi ?
- Non, je vais aller chercher à manger et des médicaments pour ton estomac ou pour la digestion.
- D'accord. Dis-je en boudant un peu.
- Je reviens vite mon amour, détends-toi et essaie de ne pas vomir.
- Haha, très drôle.
Il ne prit même pas la peine de me répondre et s'éloigna de la salle de bain pour me laisser seule. Autant dire que j'en avais bien profité, j'étais restée plus de vingt minutes sous l'eau chaude avant d'aller glaner dans mes placards pour trouver quelque chose de confortable à porter. Un passage rapide dans la cuisine, l'odeur du café me fit tourner le coeur et je failli retourner dans la salle de bain, mais je réussi à me reprendre in extremis.
A 11h, Edward était de retour, des sachets plein les bras.
- Tu as dévalisé la pharmacie ?
- Non. Mais je suis passé chez Em', il m'a passé des plats pour ce midi.
- Je ne sais pas si je vais pouvoir manger quelque chose.
- Et pourtant, il le faut. Tiens, prends-ça d'abord. Me dit-il en me sortant un petit cachet
- c'est quoi ?
- Pour la digestion Bee, je te l'ai dit quand tu prenais ta douche.
- J'étais un peu dans un autre monde. Et puis, je n'ai pas de problème de digestion !
- Tu as des problèmes de foie et d'estomac, donc si. Et ne discute pas, ma mère avait l'habitude de m'en donner lorsque j'étais malade.
- Malade ?
- Oui, tu me comprends non ?
- Ouais, trop à mon goût !
- Je t'avais prévenu que tu allais être mal ce matin, et tu m'as répondu un truc du genre : « Je gère ». me dit-il en riant.
- Et bien, je gère non ?
- Bien sûr, tu as une gueule de bois dans toute sa splendeur !
- C'est pas vrai. Dis-je en boudant comme une enfant.
- Dans ce cas, je ne vois pas comment appeler le fait de retrouver sa petite amie, nue en train de vomir.
- Moi au moins je ne ronfle pas.
- Quoi ? Je ne ronfle pas.
- Si, quand je me suis réveillée, tu ronflais, on aurait dit un troupeau d'éléphant !
Je savais que je mentais un peu, mais ce n'était pas normal que je sois la seule à être malade, alors lui faire croire qu'il ronflait n'était une petite victoire sur lui.
- Tu peux me dire ce que tu veux, je suis certain que je ne ronfle pas.
- Tu dors, comment peux-tu le savoir ?
- Je le sais c'est tout !
- Tu es pire qu'un gosse Edward, tu ronfles c'est tout.
- Ok, mais moi au moins, je tiens l'alcool. Me dit-il en s'enfuyant dans la cuisine.
- Je n'ai pas le souvenir que tu te sois plains de ma tenue en matière d'alcool hier soir.
- Hier soir, non, mais ce matin...
S'il avait été face à moi en cet instant précis, je lui aurai envoyé mon coussin en pleine figure, mais ce n'était pas le cas, et je décidais donc de laisser couler.
Je me remettais tout doucement de ma gueule de bois et je commençais à avoir juste super faim. Il faut croire qu'Edward aurait pu faire infirmier ou médecin car il savait vraiment faire pour faire passer la douleur. J'avais beaucoup de chance de l'avoir près de moi, il était aux petits soins avec moi, me demandant toutes les dix minutes comment j'allais, m'apportant à boire et en ce moment même, il nous préparait à manger. Bon, cela consistait à faire réchauffer la paëlla qu'Emmett lui avait donné, mais c'était pas mal.
- Je ne savais pas que ton frère savait cuisiner. Dis-je alors que nous étions à table.
- Ne te fies pas aux apparences, ce n'est pas lui qui cuisiné, c'est un traiteur.
- Je me disais aussi. Comment va-t-il ? Demandais-je après un moment.
- Bien... je pense
- nous devrions en parler.
- Oui, sans doute, mais je sais que ça te fait mal, ça te rappelle des mauvais souvenirs.
- Je suis là Edward, pour toi. Peu importe si cela fait mal, peu importe si cela me fait mal.
- Ne pourrions-nous pas faire comme Emmett ? Me demanda-t-il avec un petit sourire.
- C'est à dire ?
- Organiser une soirée, et ne pas en parler.
- On a fait une soirée hier, je ne suis pas certaine que mon estomac en supportera davantage.
- Alors nous n'organiserons pas de soirée. Dit-il en attrapant ma main pour y déposer un baiser.
- Merci. Répondis-je en souriant.
- Par contre, nous pourrions peut-être passer faire un tour à la soirée. Les garçons seront là.
- Ça me va !
- Bien. Je vais passer voir mon père et je passerai te chercher.
- Je peux venir voir ton père tu sais.
- Tu veux ?
- Oui, je veux être là pour toi. Et puis, j'aime bien ta mère.
- Ma mère hein. Dit-il avec un petit sourire moqueur.
- Oui... je n'ai pas vraiment eu l'occasion de faire la connaissance de ton père, mais je compte bien remédier à cela.
- Tu sais, ce n'est pas parce qu'il est malade que tu dois lui donner le bénéfice du doute.
- Tout le monde a le droit au bénéfice du doute. Et je sais que cette histoire te bouleverse plus que tu ne veux le dire, et je sais que quelque part, ton père s'en veut et souhaite se faire pardonner, et je sais aussi que tu vas lui pardonner.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Tu as un coeur immense, tu vas donc lui pardonner.
Il ne me répondit que par un sourire, mais c'était suffisant pour moi.
Je savais ce qu'il pouvait ressentir à cet instant, je l'avais ressentit il y a un an et je voulais donc être là pour lui. Le pire dans la maladie, c'est que bien souvent le malade se retrouvait seul, qu'il le cherche ou non, et la famille se trouvait bien souvent désemparé face à tout cela. Je serais donc là pour aider Edward au maximum, et si elle m'en donnait l'occasion, j'aiderais aussi Esmé et le reste de la famille qui était à présent la mienne.
Vers 16h, nous étions à l'hôpital. En rentrant dans la chambre d'hôpital, je fus surprise de voir le nombre de compositions florales, de cadeaux... Si Carlisle Cullen était un père sévère, il semblait être un directeur plutôt apprécié. Il nous pria d'entrer avec un immense sourire. Pendant un instant, je me demandais s'il était possédé ou quelque chose comme cela, mais je me repris vite en me disant qu'il devait simplement être heureux que son fils soit venu lui rendre visite.
- Comment te sens-tu papa ?
- Je vais bien !
- Tu as eu de la visite aujourd'hui ? Demanda Edward alors que je prenais un magasine pour le feuilleter.
- Les infirmières, ta mère qui d'ailleurs est parti vadrouiller je ne sais où, et des médecins.
- Et Emmett et Alice ?
- Non, ils ne sont pas venus.
- Tu veux que je les appelle ? Demanda Edward en sortant son téléphone.
- Ce n'est pas la peine, laisse leur un peu de temps.
- Ils auraient du venir ! Avec un peu plus de véhémence.
- Chéri. Dis-je en posant une main sur sa cuisse.
- Écoute Bella, ça ne vaut pas la peine de t'énerver pour cela. Ils viendront quand ils seront prêt. Chacun a sa manière de réagir.
Et Carlisle avait raison. Chacun réagissait à sa manière. Emmett et Alice ne se sentaient pas encore près à faire face à cela.
En beaucoup de sens, Edward était plus mature que son frère et sa soeur, il semblait évident qu'il allait devoir prendre les choses en mains. Quand Ruth était malade, c'est mon père qui s'était retrouvé à la place d'Edward, c'est lui qui avait porté la famille à bout de bras. D'aussi renfermé qu'il était, il avait géré les choses d'une main de maître. Soutenant Rosalie et Jasper du mieux qu'il pouvait et s'occuper de tous les problèmes administratifs. On ne pouvait pas réellement se rendre compte de tout ce qu'il se passait quand une personne de notre entourage était malade.
Ce fut Esmé qui entrait dans la chambre qui me sorti de mes pensées.
- Oh les enfants, vous êtes là !
- Oui, nous sommes venus faire un tour.
- Un tour... ça fait une heure et demie qu'ils sont là. Dit Carlisle avec un petit sourire.
- On peut toujours partir si on te gène. Dit Edward en souriant.
- Jamais ! Répondit Esmé avec un sourire attendrissant.
- Maman, je plaisantais.
- Je sais... vous avez une petite tête les enfants. Nous dit-elle soudainement.
- Nous n'avons pas beaucoup dormi cette nuit. Répondis-je en rougissant.
- Nous avons bu maman.
- Edward ! Dis-je surprise qu'il révèle à sa mère le contenu de notre soirée.
- Tu apprendras avec le temps que ça ne sert à rien de mentir à ma mère Bee, elle aurait découvert la vérité au bout de deux minutes.
- Et bien, ce matin a du être beau. Se moqua Carlisle.
- Surtout pour Bella. Le réveil s'est déroulé dans les toilettes.
- Merci de détruire ma réputation auprès de tes parents. Dis-je en boudant.
- Oh ma belle, il en faut plus pour détruire une réputation à nos yeux. Si nous nous en tenions à cela, nous aurions renié nos fils depuis bien longtemps.
- Voilà qui me rassure. Dis-je en souriant.
- Il y a bien des choses que tu ne sais pas sur Edward et que nous pourrions te raconter. Me répondit Esmé avec un sourire bienveillant.
- Bien, nous allons y aller. Dit Edward en se levant alors que j'éclatais de rire.
- Emmenez votre mère. Dit Carlisle.
Bien évidemment, je tiquais sur le « votre » mère, c'était très plaisant de se savoir intégré dans la famille par le patriarche même, cependant, je ne dis rien de plus.
- Carlisle ! Dit Esmé en prenant un air offusqué.
- Tu ne peux pas passer ta vie ici chérie.
- Ma place est à tes côtés !
- Tu as aussi le droit de t'amuser, de vivre ta vie. Tu ne peux pas passer toutes tes journées ici.
- je...
- maman, viens avec nous, tu reviendra demain et tout se passera bien.
- D'accord.
Une demie-heure plus tard, nous étions à la villa des Cullen et Esmé affichait une petite mine.
- Tout va bien maman ?
- Oui, oui. Ne t'en fais pas, vous pouvez partir.
- Ha non, nous avons dit à papa que tu allais venir avec nous chez Emmett, tu vas venir ! Dit Edward en souriant.
- Bien.
- Tu vas lui chercher une valise avec ses vêtements ? Demandais-je à mon petit-ami.
- Une valise ? Me demanda Esmé alors qu'Edward s'éloignait déjà.
- Oui, je pense qu'il vaut mieux prévoir, je ne suis pas certaine que quelqu'un sera en mesure de vous reconduire ce soir.
- Tu es vraiment prévoyante.
- Vous savez Esmé, je sais que rester dans cette maison toute seule n'est pas très marrant, j'ai pensé que, si Edward est d'accord, mais je ne vois pas pourquoi il ne le serait pas, vous pourriez vous installer en centre ville.
- C'est que... je ne veux pas encombrer mon fils, il a déjà bien à faire avec son travail.
- Si vous le souhaitez, vous pouvez toujours dormir à l'appartement. Nous avons une chambre d'amis, enfin, vous le savez, c'est vous qui avez aménagé l'appartement.
- C'est gentil de ta part Bella. Edward a vraiment beaucoup de chance de t'avoir.
C'est les larmes aux yeux qu'elle me prit dans ses bras au moment où Edward descendait avec la valise de sa mère. Je vis dans son regard qu'il était surpris de nous trouver dans cette position mais par politesse ou par pudeur, il ne dit rien et nous laissa quelques secondes seules avant de monter dans la voiture et de nous conduire vers le centre ville de Seattle.
Réponse à la review^^
Flo1359: Je viens de relire ta review, et j'ai l'impression que ça fait une éternité que tu me l'as envoyé! Donc oui, le mariage en Angleterre était juste super cool! Je ne suis pas allée voir le film de Taylor, ça ne me bottait pas vraiment et en ce qui concerne water for elephant, pas assez d'argent pour l'acheter, qui sait, après noel peut-être. Et le CAPES, et bien il est passé à présent donc c'est une bonne bouffée d'air frais! J'ai plutôt réussi l'histoire (bon, je risque d'avoir 5, mais je suis contente de l'avoir réussi ;) ) et la géo, bah je me suis loupée mais bon, nous verrons ça le 9 février^^ et toi, quoi de neuf?
