Le lendemain de la visite tardive d'Ambre, je cherche l'adresse de Daphné pour pouvoir lui rendre visite dans l'après-midi. J'ai préféré ne pas la mettre au courant de ma venue pour m'assurer qu'elle ne puisse pas trouver de raison de m'éviter, mais maintenant que je me tiens face à sa demeure, j'espère que j'ai fait le bon choix et qu'elle ne se sentira pas offensée : je ne sais pas à quel point sa famille tient aux protocoles des sang purs.
Une chose est sûre, les Greengrass sont une riche famille. Leur propriété est gigantesque et très bien entretenue, c'en est presque dérangeant. Trop de perfection a tendance à me mettre mal à l'aise… Pas une seule mauvaise herbe, pas le moindre grain de poussière sur les murs. Je me demande ce qu'il en est de l'intérieur, et j'espère surtout qu'on me laissera entrer.
Prenant mon courage à deux mains, je sonne à la porte de l'énorme manoir et un elfe de maison vient m'ouvrir dans les secondes qui suivent.
« Bonjour miss, vous venez pour voir la maitresse de maison, miss ? »
La maîtresse de maison ? S'agit-il de Daphné ou de sa mère ? Je préfère ne pas faire de gaffe.
« Bonjour, je voudrais voir Daphné s'il te plait. » répondis-je poliment.
Sa blouse est complètement déchirée, c'est lamentable de le laisser comme ça… Maintenant que j'ai retrouvé ma motivation d'avant, il faut vraiment que je reprenne mon projet avorté de la S.A.L.E.
« Dorky va prévenir sa maîtresse miss, attendez ici miss… »
« A qui tu parles, Dorky ? » intervient une voix nasillarde derrière lui.
Apparait alors Daphné Greengrass dans toute sa splendeur. De ses longs cheveux blonds impeccablement coiffés, à sa robe de couleur verte, jusqu'à ses talons noirs vertigineux, tout chez elle crie : ancienne Serpentarde, et fière de l'être ! Il me semble même que son pendentif représente un serpent, si c'est pas original…
Je la vois jeter un regard noir à son elfe de maison (Dorky apparemment) avant qu'elle ne m'aperçoive. En un instant, l'agacement de son regard et ses lèvres pincées sont remplacés par un énorme sourire et des yeux brillants. Pas forcément très chaleureux par contre…
« Oh Hermione, quelle charmante surprise ! » s'exclame-t-elle avec un enthousiasme exagéré. « Pourquoi ne m'as-tu pas dit qu'Hermione était là, Dorky ? »
« Dorky allait vous le dire maîtresse, Dorky ne connaissait pas encore son prénom, mais – »
« Tss, peu importe. » le coupe-t-elle froidement. « Retourne en cuisine et prépare nous deux tasses de thé, et vite. Tu prendras bien une tasse de thé avec moi, Hermione ? »
« Euh, oui… »
« Parfait ! Aller Dorky, qu'est-ce que tu fais encore là ? »
« Oui maîtresse, Dorky y va tout de suite maîtresse ! »
En un claquement de doigt, l'elfe de maison nous laisse toutes les deux dans l'entrée.
« Excuse-moi pour cela. Tu veux bien me suivre dans le salon ? » reprend-elle d'une voix mielleuse, bien différente de celle qu'elle réserve à son elfe de maison.
Non, je n'en ai aucune envie, je préfèrerais rentrer chez moi merci.
Rien que la façon avec laquelle elle parle à son elfe me donne envie de m'en aller en courant. Quand je pense que j'avais choisi de la croire quand elle avait critiqué Drago… J'étais décidément bien aveugle à cette époque. Enfin bon, c'est pour lui que je suis là, alors je vais jouer le jeu jusqu'au bout.
« Bien sûr ! » finis-je par répondre avec un sourire forcé.
Ma réponse lui fait hausser un sourcil mais elle ne dit rien. A la place, elle se tourne brusquement et me montre le chemin.
En la suivant dans son manoir, j'observe les dorures aux murs et les immenses portraits qui me regardent tous avec étonnement, dégoût, ou bien même avec haine. J'ai cru en entendre quelques-uns m'insulter de sang de bourbe, mais ça ne me touche pas. Daphné n'a pas l'air de cet avis par contre. Elle s'arrête en plein milieu du couloir qui mène à son salon et s'adresse aux portraits.
« Cela vous dérangerait-il de vous taire ? Ne savez-vous pas que vous êtes ici en présence d'Hermione Granger, l'héroïne de la guerre qui s'est battue dans le Trio d'or et qui nous a tous sauvés ? Une des figures les plus influentes du monde magique ? Vous devriez témoigner davantage de respect pour celle sans qui de nombreuses personnes ne seraient plus là aujourd'hui ! »
Sa remarque cinglante les fait taire immédiatement. Cela me met mal à l'aise de l'entendre dire tout ça, mais il ne vaut mieux pas que je la contredise. Elle sera sans doute plus prompte à répondre à ma question si je la laisse croire qu'elle a des raisons de m'admirer…
Une fois arrivées dans le salon, elle me fait signe de m'assoir sur un fauteuil à côté de celui sur lequel elle s'installe. Le mobilier est très chic, mais assez impersonnel. Il n'y a aucune photo, et les quelques portraits de la salle sont tous silencieux (à croire que son intervention précédente les a vexés). Je me demande si elle vit avec quelqu'un ici...
« Je vis ici toute seule. C'était le manoir de mes parents, et étant la plus âgée, j'en ai hérité à leur mort. » m'explique-t-elle, comme si elle avait compris ma question à mon regard.
Ceci explique pourquoi elle est désormais maîtresse de maison. Je ne peux pas m'empêcher de me sentir mal pour elle, je ne sais pas ce que je ferais sans mes parents… Et cela doit être dur de vivre seule dans une propriété aussi grande.
« Pour quelle raison viens-tu me voir, Hermione ? » reprend-elle, mettant fin au silence gênant qui prenait place. « Je me doute bien que tu n'es pas simplement venue pour prendre de mes nouvelles. Tu as l'air de chercher quelque chose en particulier, alors dis-moi, en quoi pourrais-je t'aider ? »
Et bah dis donc, je ne pensais pas que ce serait aussi rapide ! Au moins, cela m'épargne les fausses civilités.
« Eh bien, à vrai dire… »
Dorky réapparait avec deux tasses fumantes dans les mains. Il les place sur la table près de nos fauteuils et fait apparaître une assiette remplie de pâtisseries. Daphné a l'air agacée par sa lenteur, mais elle ne fait aucune remarque. Elle semble plus intéressée par ce que j'ai à lui dire. Quant à moi, je tâche de rassembler mes pensées pour essayer de lui présenter ma requête de la meilleure façon possible.
« Alors ? » insiste-t-elle en prenant sa tasse de thé dans les mains.
« J'ai une question à te poser... A propos de Drago Malefoy. »
« Quoi ? »
Daphné lâche un petit rire amer.
« Qu'est-ce qu'il a encore fait ? » me demande-t-elle avec un sourire au coin des lèvres.
« Euh, c'est-à-dire ? »
« Il t'a gâché la vie à toi aussi, comme à ma sœur ? »
N'importe quoi. C'est elle qui a gâché sa vie, pas l'inverse.
« Qu'est-ce qui te fait dire ça ? » répliqué-je froidement, agacée par sa question.
« Oh pas de ça entre nous, Hermione. Je sais très bien que tu ne travailles plus au ministère de la justice magique et que tu es divorcée de Weasley, tout le monde ne parle plus que de ça dans les journaux. Tout le monde se demande ce qui est arrivé à la grande Hermione Granger pour que sa vie tourne du tout au tout en quelques mois ! En sachant que la dernière fois qu'on s'est vue toi et moi tu essayais de te cacher de lui et que maintenant tu as une question à me poser à son sujet, j'ai du mal à croire qu'il n'ait pas de rapport avec tout ce qui t'est arrivé. »
Mes joues s'empourprent en un instant. Je déteste cette notoriété qui m'entoure depuis la fin de la guerre, cette tendance qu'ont les journalistes à s'insinuer dans ma vie privée… Surtout que la plupart d'entre eux disent n'importe quoi !
« Ecoute Daphné, je ne suis pas venue ici pour te parler de ma vie personnelle. Je veux juste savoir où se trouve Drago Malefoy, parce qu'il est parti de chez lui depuis quelques semaines maintenant. Je sais qu'il est actuellement à l'autre bout du monde : en Russie, en Asie ou en Océanie peut-être. Alors dis-moi, as-tu une idée d'où il pourrait être ? »
« Tu ne veux donc vraiment pas me dire ce qu'il t'a fait ? De quoi as-tu peur ? Que j'aille tout répéter à la presse ? Ne t'inquiète pas, ton secret sera bien gardé avec moi. Je le déteste autant que toi, tu sais, pas la peine de prendre des pincettes… »
« Ça ne te regarde pas Daphné, réponds à ma question. » répliqué-je d'un ton sec, tout en essayant de rester calme.
« Pas la peine d'être aussi froide ! Ma sœur aussi a été une de ses victimes tu sais, je ne vais pas te juger. Pourquoi tiens-tu absolument à cacher ce qu'il t'a fait ? »
« Mais parce qu'il ne m'a rien fait ! » crié-je soudainement avec ferveur, en reposant ma tasse sur la table d'un geste brusque. « Drago est un homme bien, il ne m'aurait jamais fait de mal ! »
Daphné me regarde avec ses yeux grands ouverts, l'air ébahie. Je suis moi-même étonnée d'avoir perdu mon sang froid aussi rapidement, mais l'entendre parler de Drago de la sorte, c'était juste… Insupportable.
Avant que l'une d'entre nous ne reprenne la parole, un énorme claquement de porte se fait entendre dans l'entrée du manoir, suivi de rapides coups de talons contre le sol, allant dans notre direction.
Une magnifique jeune femme brune se manifeste au bout du couloir dans un tailleurs cintré. Mis à part la couleur de ses yeux et cheveux, elle ressemble énormément à Daphné. Des traits fins, une allure princière, un regard vicieux, des lèvres pincées. Il ne me faut pas bien longtemps pour comprendre que j'ai en face de moi la femme qui a tant fait souffrir Drago : Astoria Greengrass.
Daphné lui adresse la parole dès qu'elle pénètre dans la salle.
« Déjà là Astoria ? Je croyais que tu passerais dans la soirée. »
« C'est ce que j'avais prévu, mais j'ai dû changer mes plans parce que… »
Au moment où son regard se pose sur le mien, elle s'arrête immédiatement dans sa phrase. Ses yeux se font méfiants et ses traits se crispent. Elle semble m'inspecter soigneusement avant de me parler d'une voix lente et suspicieuse.
« Hermione Granger, si je ne m'abuse. Que fais-tu dans le manoir de ma sœur ? »
Sans me laisser de temps pour m'expliquer, Daphné répond à ma place d'une voix innocente.
« Elle venait me poser une question des plus étranges sur ton ex-fiancé ! Mais maintenant que tu es là, j'imagine que tu pourras lui répondre toi-même. Quelle était ta question déjà Hermione ? Et dis-lui aussi pourquoi ça t'intéresse autant… »
Les deux jeunes femmes me toisent avec dédain. Qu'est-ce qu'Astoria vient faire là ? J'étais persuadée qu'elle avait refait sa vie et qu'elle vivait à des kilomètres d'ici ! Je n'avais absolument aucune envie de rencontrer la femme qui a fait tant de mal à Drago…
N'oublie pas que ce sont des sœurs Hermione, il est évident qu'elles se rendent visite de temps en temps, tu aurais dû y penser avant…
Elles continuent de me dévisager en attendant une réponse. Aucune ne semble prête à prendre la parole pour changer de conversation : je n'ai aucune échappatoire.
Bon, autant essayer de tirer parti de cette situation alors. Astoria a beau être une garce, elle en saura certainement plus sur Drago que sa grande sœur.
« Je… je suis juste à la recherche de Drago Malefoy. Tout ce que je sais, c'est que le pays où il se trouve a onze heures de décalage horaire avec Londres. Je pensais que Daphné aurait une idée d'où il pourrait être… »
« Oh non, mais tu gardes la meilleure partie pour toi là ! » reprend Daphné avec un sourire mesquin. « Ce qu'il faut savoir, c'est qu'elle est à sa recherche parce qu'elle trouve que c'est un homme bien, incapable de lui faire du mal et qu'il doit sans doute beaucoup lui manquer. N'est-ce pas Hermione ? »
« Hein ? Euh, non, je n'ai jamais dit que c'était pour ça, c'est juste que… »
« Un homme bien ? Drago Malefoy ? » proteste Astoria, le regard brulant. « Tu ne sais donc pas ce qu'il m'a fait ? »
« Pardon ? » repris-je en essayant tant bien que mal de contenir mon énervement. Les sœurs Greengrass commencent sérieusement à me taper sur le système…
« Drago Malefoy m'a fait la pire chose qu'on puisse faire à une femme, tu devrais te méfier de lui davantage. A ta place, je le laisserais là où il est, et je ne partirais pas à sa recherche ! »
« Heureusement que tu n'es pas à ma place alors… »
« Comment peux-tu dire ça ! Ne sais-tu pas qu'il a gâché ma vie ? Qu'il m'a, sans aucune pitié, fait les pires outrages ? » réplique-t-elle d'un air scandalisé.
Trop, c'est trop. Pas question que je supporte son hypocrisie une minute de plus.
« Non tu as raison, je ne sais pas, alors éclaire moi ! Quand tu parles des pires outrages, tu parles du fait qu'il ait rompu vos fiançailles quand il a appris que tu l'avais trompé ou du fait qu'il ait refusé de s'occuper de l'enfant que tu as eu avec un autre ? » rétorqué-je avec colère.
« Hein ? Mais, je… »
« Garde tes fausses excuses pour toi Astoria, Drago m'a tout dit ! La seule personne qui a eu sa vie gâchée par cette histoire, c'est lui, alors arrête de jouer la comédie. Maintenant si tu ne veux pas que le mot se répande dans le monde sorcier, réponds à ma question. »
« Mais… »
« Fais bien attention à ce que tu vas dire Astoria. Vous avez beau appartenir à une riche famille de sang pur qui a une grande influence dans votre milieu, n'oublie pas qui je suis moi aussi. J'ai fait partie du Trio qui a aidé à gagner la guerre, les gens me respectent, et tu sais ce que ça veut dire ? C'est moi que les gens croiront, Astoria. D'autant plus que c'est la vérité. Il suffit que je demande à ce qu'on fasse un test de paternité sur ton enfant, et tu seras fichue. »
« Tu es complètement folle ma pauvre ! » réagit alors Daphné en riant. « Astoria n'aurait jamais trompé Drago, et son enfant était bel et bien un Malefoy, retire tout de suite ce que – »
« Tais-toi Daphné. » la coupe Astoria avec un regard assassin. Une ombre passe dans le regard de la grande blonde lorsqu'elle comprend la vérité. J'en conclus qu'Astoria en était venue à mentir à sa propre sœur…
« Qu'est-ce que tu veux précisément, Granger ? »
« Je veux juste savoir si tu as une idée d'où pourrait être Draco en ce moment, un pays qui aurait onze heures de décalage horaire avec Londres. Peut-être un endroit où il a toujours rêvé d'aller ou bien un lieu qui lui est familier ? »
« Et si je te réponds, qu'est-ce qui me dit que tu n'iras pas tout raconter quand même ? »
« Rien du tout, mais sache que je ne le ferai pas. Tu n'as pas d'autres choix que de me faire confiance maintenant, mais je te rappelle que je suis une ancienne Gryffondor et que ma parole veut bien dire quelque chose, contrairement à d'autres. »
« Je vois… »
Elle pousse un soupir avant de reprendre la parole, tout en évitant volontairement le regard accusateur de sa grande sœur.
« Drago et moi avions l'habitude de passer du temps dans une propriétés de ma famille située à Sydney, dans un quartier moldu. Je peux te donner l'adresse précise si tu veux, il est possible qu'il soit allé dans l'hôtel du coin, on connaissait bien les environs… »
« Merci de ta réponse, et oui je veux bien l'adresse. »
Elle hoche la tête et sort sa baguette pour faire apparaitre un papier avec l'adresse écrite dessus.
Avant de me le donner, elle me regarde droit dans les yeux et me dit d'une voix étonnamment sincère : « quand tu le verras, pourrais-tu me faire une faveur et lui dire que je suis désolée ?... »
Dire que sa demande me surprend serait un euphémisme. Voyant mon air déconcerté, elle s'empresse d'expliquer ses paroles.
« C'est juste que… Je ne pensais pas aller aussi loin. Je croyais sincèrement que mes menaces suffiraient à le faire rester, je voulais qu'il reste, je l'aimais… Mais il n'a rien voulu entendre et sur un coup de tête, j'ai mis mes menaces à exécution. Quand je me suis rendue compte de ce que j'avais fait, il était trop tard. J'ai su que je ne pourrai plus aller en arrière, et j'ai su qu'il ne reviendrait jamais… »
Elle pense vraiment que je vais la croire et la pardonner ? Non, ce serait trop facile, pouvoir se repentir comme ça après avoir détruit la vie sociale de Drago… Néanmoins, tout cela m'intrigue.
« Pourquoi l'as-tu trompé si tu l'aimais ? »
« Je pense qu'il arrive à tout le monde d'avoir des doutes, de faire des erreurs… Surtout lorsqu'on est jeune. Je ne cherche pas à me faire pardonner Granger, je sais que j'ai mal agi. J'aimerais juste que lui le sache aussi. »
Je hoche la tête pour lui signaler que je la comprends. Moi aussi j'ai fait des erreurs ces derniers mois. Bien sûr, elle n'aurait jamais dû aller aussi loin, mais l'erreur est humaine…
« D'accord, je lui dirai. Encore merci pour l'adresse et… merci pour le thé, Daphné. »
Cette dernière est complètement avachie dans son fauteuil, le regard dans le vague. Il en a fallu peu pour lui faire perdre de sa prestance… Comme quoi, un mensonge peut être réellement destructeur.
Je vais maintenant les laisser régler leurs histoires de famille entre elles. Sans attendre de réponse, je me lève de mon fauteuil et me dirige vers la sortie du manoir, le papier d'Astoria dans la main. Il ne me reste plus qu'à prier pour que Drago soit là où elle l'a suggéré.
Après avoir transplané de pays en pays pour arriver le plus vite possible en Australie, je me retrouve épuisée à l'adresse donnée par Astoria. J'ai usé de beaucoup de magie en très peu de temps…
La résidence est vide bien évidemment, puisqu'elle appartient aux Greengrass et non aux Malefoy, et je pense que je partirai à la recherche de Drago demain en commençant par l'hôtel le plus proche. Pour l'instant, je suis trop fatiguée pour faire quoi que ce soit. J'ai besoin de m'assoir, et de récupérer des forces.
Au coin de la rue, j'aperçois un petit restaurant moldu qui devrait faire l'affaire. J'entre et m'installe à une table, ravie de pouvoir reposer mes jambes. J'inspecte la carte et me décide pour un plat de pâtes. Je sens la présence d'un serveur à côté de moi, prêt à prendre ma commande, mais je ne suis pas encore sûre de l'entrée qui me plairait…
« Mademoiselle, que désirez-vous ? » me demande-t-il alors, avant que j'aie pu faire mon choix.
Dans une autre situation, je n'aurais pas sursauté en entendant ces quelques mots banals sortir de la voix du serveur. Dans une autre situation, je lui aurais sans doute demandé de revenir plus tard, le temps que je me décide, ou je l'aurais fait attendre à ma table quelques instants. Dans une autre situation, je n'aurais pas eu affaire à un regard aussi déroutant en me tournant vers lui, un regard tellement enflammé qu'il me donne envie de fondre tout entière. Dans une autre situation, j'aurais trouvé quelque chose d'intelligent à dire.
Mais la vie étant ainsi faite, je ne trouve qu'un seul mot à répliquer au serveur médusé qui me fait face…
« Drago ? »
Et bien en voilà un chapitre mouvementé !
Nous avons retrouvé la Daphné curieuse et bavarde rencontrée au début de l'histoire, et sa soeur a enfin fait son apparition. Je suis contente d'avoir pu écrire une confrontation entre Hermione et Astoria, et j'espère qu'elle vous aura satisfaite. Je voulais vraiment qu'Hermione assume pleinement ses sentiments et se batte pour Drago avant de le retrouver. La fin arrive à grand pas, et je ne sais pas si cela me rend heureuse ou nostalgique... Et vous, vous avez hâte ?
En tout cas, une nouvelle fois, merci à mes lecteurs et à mes reviewers, que je chéris fortement !
Réponse à fan de twilight : Je suis contente que le chapitre précédent t'ait plu ! Effectivement, vous saurez ce qu'Hermione a laissé comme message à Drago dans le journal... Encore un peu de patience ! Merci pour ta review, j'espère que tu as aussi apprécié ce chapitre =)
