Il est tard, mais c'est encore samedi...

Vous remarquerez dans ce chapitre que je propose des liens musicaux sur You tube à écouter en même temps que vous lisez. Attention ce n'est pas une songfic! Ce n'est qu'une suggestion, et vous pouvez parfaitement l'ignorer. Je proposerai surement de plus en plus souvent des liens, en espérant que le site l'autorise...

Voici le lien 1: en trois morceaux, parce que ne me demandez pas pourquoi, quand j'appuis sur save, il m'en vire des bouts si je le mets à la suite... http://www. ça s'est ce qui me vire, et après il refuse de me marquer le cite You tube donc je vous laisse l'ajouter sans majuscule, est-il besoin de le préciser pour les incompétents dans mon genre... .com/watch?v=-ENf4VEhI40&feature=PlayList&p=951D86C876E643AA&index=1&playnext=2&playnext_from=PL

le lien2: le début c'est la même chose jusqu'au .com/ ensuite: watch?v=phbYpnPlYq0&feature=PlayList&p=951D86C876E643AA&index=2&playnext=3&playnext_from=PL

Si quelqu'un sait pourquoi un simple copier coller ne marche pas, qu'il me le dise, s'il vous plait!

Les liens s'enchaînent normalement sans que vous ayez besoin de cliquer une nouvelle fois entre le 1 et 2. En revanche quand la musique est terminée après le lien 2, coupez parce que sinon, You Tube enchaîne avec la vidéo suivante qui n'a pas grand chose avoir du point de vue de l'ambiance...


Chapitre XXVIII: Les appartements loyaux

Dumbledore ferma les immenses grilles derrière lui, et tapota la serrure de sa baguette. Il quittait le Clos-La-Rive, le coeur serré, comme toujours, mais satisfait. Il a avait trouvé les informations qu'il lui fallait. Il était grandement temps de retourner à Poudlard. Il serait plus rassuré en gardant un oeil sur ce qui se passait au sein de l'école en ces temps troublés, et Kécile avait besoin de lui. Il l'aurait bien amené ici, mais il savait que les protections mises en place, bien longtemps auparavant lui en refuserait l'accès. Dumbledore était certain qu'elles reconnaîtraient le sang de Tom Jedusor comme une menace, et lui refuserait l'accès de ces lieux.

Kécile n'avait donc plus que Poudlard pour la protéger, lui voulait par-dessus tout sauver l'école de la menace du monstre de Serpentard. Et il fallait cependant qu'il reste caché. Un endroit dans Poudlard pouvait les accueillir, un endroit secret qui s'ouvriraient peut-être pour eux...

Il était cinq heure du matin quand Dumbledore arriva face aux grilles de Poudlard. Le jour commençait tout juste à poindre, et il put pénétrer dans le château sans que personne ne le remarque. Il alla directement à l'infirmerie. Pompom lui avait fait part de l'absence de progrès dans l'état de Kécile, et il avait décidé de tenter d'y remédier.

La petite fille était dans son lit blanc, totalement immobile, et aucun souffle ne semblait l'animer. Il caressa son visage blafard et murmura:

- Je t'ai abandonnée une fois, je ne recommencerai pas, Kécile. Tu m'as demandé d'être ton mentor, tu te rappelles? J'ignore si tu savais alors tout ce que cela implique. J'ai un devoir morale envers toi, mon enfant, et s'il le faut, je deviens volontiers ton... disons grand-père de substitution. Je laisse le rôle de père à Severus! dit il avec un rire dans la voix. Tu vas venir avec moi, et nous allons passer beaucoup de temps ensemble. Nous verrons bien lequel sera le plus têtu des deux... entre gryffondors...

Dumbledore sortit un rouleau de parchemin qu'il déposa à côté du lit à l'adresse de Pompom qui allait paniquer en découvrant la disparition de sa malade. Il souleva ensuite Kécile pour la prendre dans ses bras et quitta l'infirmerie.

Il reprit le chemin de son bureau et s'avança jusqu'à la gargouille qui lui ouvrit le passage sans qu'il eût à prononcer un mot.

Mais alors que le mur se refermait derrière lui, au lieu de poser le pied sur la première marche de l'escalier tournant, il se tourna vers l'imposant aigle sculpté qui ornait le centre de l'escalier et demanda d'une voix humble et grave: Dame Poufsouffle, Kécile court-elle un danger assez grave, et mes intentions envers Poudlard sont-elles suffisamment pures et loyales pour que vous nous accordiez votre secours?

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Le socle se souleva alors brusquement et silencieusement, découvrant un étroit escalier en colimaçon qui descendait dans les profondeurs du château. Dumbledore s'y engagea, et le socle se remit en place, enfonçant avec lui les deux sorciers. Dumbledore acheva de descendre une volée de marche avant de se trouver en face d'une petite porte en bois de chêne qui s'ouvrit silencieusement sous sa poussée. Une lumière tamisée illumina alors une pièce au plafond bas et à l'aspect chaleureux.

- Bonjour, Professeur Dumbledore. Bienvenue dans les appartements loyaux.

La voix venait d'un immense portrait posé au-dessus d'une cheminée.

- Bonjour, Dame Poufsouffle, répondit Dumbledore en inclinant légèrement la tête.

Il avisa alors un canapé, et y allongea Kécile.

- Qu'a donc la pauvre enfant? demanda le portrait.

- Elle est inconsciente depuis plusieurs semaines, enfermée dans un coma magique, répondit le vieil homme.

- Je pourrai peut-être vous aider... dit doucement Dame Poufsouffle.

- L'Histoire nous a transmis vos talents de guérisseuse, Madame.

La jeune femme sourit aimablement.

Dumbledore observa attentivement le portrait de la brillante sorcière. Helga Poufsouffle était la plus discrète des quatre sorciers fondateurs, et il ne savait pas trop à quoi s'attendre. Elle était très différente de Dame Serdaigle, mystérieuse, imposante et peut-être aussi un peu hautaine. Dame Poufsouffle semblait au contraire une personnalité très simple. Le mot qui vint à l'esprit de Dumbledore pour la désigner était : fraîche. On aurait dit une jeune paysanne ou bergère du Moyen-âge, aux cheveux blonds cendrés tressés sagement, aux joues pleines et roses, aux yeux brillants de gentillesse, plutôt petite et menue.

Elle était assise simplement sur un tronc d'arbre dans un bois au milieu d'une herbe verte. A ses pieds trottinait un imposant blaireau qui pour l'instant tendait un museau curieux vers les nouveaux visiteurs. Le cadre respirait un air champêtre et chaleureux inattendu, et la sorcière posait sur eux un regard bienveillant qui rappelait tellement à Dumbledore celui que Camille posait sur lui et leur fille dans le passé, qu'il se sentit enfin apaisé après toutes les épreuves des dernières semaines.

- Comment s'appelle votre petite protégée, Professeur Dumbledore? demanda la jeune femme du portrait.

- Kécile.

- Elle doit être glacée, elle est tellement pâle...

Dumbledore acquiesça simplement. Un feu surgit alors du foyer de la haute cheminée, ronflant dans un agréable bruit de craquement et de pétillement, commençant immédiatement à répandre une chaleur confortable dans la pièce. Un lit recouvert de duvet et d'édredons apparut ensuite devant le feu de cheminée.

- Couchez-là, suggéra doucement Dame Poufsouffle. La chaleur du feu la réchauffera peut-être. Où était-elle jusqu'à présent?

- A l'infirmerie.

- Hum... Les infirmeries ont beau être des lieux salvateurs, répondit en souriant la jeune femme, ce ne sont pas des endroits chaleureux.

- Les élèves ont généralement hâte d'en partir, confirma Dumbledore en répondant à son sourire.

- Laissez-la se réchauffer, et prenez donc vos aises.

Et Dame Poufsouffle disparut de son portrait. Dumbledore ignorait où elle allait. Ses portraits étaient assez rares.

Le vieil homme entreprit de visiter les appartements qu'il allait devoir occuper pendant quelques temps.

La pièce dans laquelle ils se trouvaient était simple et accueillante avec ses murs blanchis à la chaux, ses tapisseries aux tableaux de chasse colorés, son parquet sombre et brillant. Le mur opposé à la cheminé était recouvert par une imposante bibliothèque qui allait fournir de la distraction à ses longues heures de veilles qui s'annonçaient. Sur le troisième mur s'ouvrait deux fenêtres probablement enchantées, songea Dumbledore qui donnaient une image parfaitement exacte du parc de Poudlard. On y voyait au loin la cabane de Hagrid qui semblait bien triste sans la fumée qui s'échappait habituellement du toit et les allés et venues du garde-chasse, Crockdur sur les talons. Sur la droite, scintillait l'eau du lac. Quelque chose flottait au milieu, Dumbledore songea que ce devait être le calamar géant qui faisait dorer ses tentacules au soleil...

Ces fenêtres pourraient décidément être très utiles... A côté de la cheminée, deux portes donnaient sur des chambres contiguës reliées par une communication, à l'aspect douillet. Les sanitaires laissaient bien à désirer, songea Dumbledore, mais cela pouvait probablement s'arranger.

Il retourna auprès de Kécile et s'allongea auprès d'elle pour la tenir dans ses bras. Il espérait qu'un contact physique prolongé, et un appel auditif répété finirait par stimuler son esprit et l'inciter à sortir de la coquille dans laquelle il s'était enfermé pour se protéger. La chaleur et le confort des appartements ne pourrait que l'aider. Une main dans ses cheveux en une douce caresse, l'autre lui tenant une main, il se laissa aller à somnoler.

Il était auprès du feu, assis sur leur canapé dans la bibliothèque, Ludivine était roulée en boule contre lui, la tête sur ses genoux. Camille avait délaissé le confortable fauteuil et s'était allongée parterre sur le tapis moelleux, devant le feu, et les reflets des flammes donnaient à ses cheveux blonds des reflets de braise. Elle lisait à voix haute un poème:

Connais-tu, comme moi, la douleur savoureuse,

Et de toi fais-tu dire: " Oh! l'homme singulier!"

- J'allais mourir. C'était dans mon âme amoureuse,

Désir mêlé d'horreur, un mal particulier;

Angoisse et vif espoir, sans humeur factieuse.

Plus allait se vidant le fatal sablier,

Plus ma torture était âpre et délicieuse;

Tout mon coeur s'arrachait au monde familier.

J'étais comme l'enfant avide du spectacle,

Haïssant le rideau comme on hait un obstacle...

Enfin la vérité froide se révéla:

J'étais mort sans surprise, et la terrible aurore

M'enveloppait. - Eh quoi! n'est-ce donc que cela!

La toile était levée et j'attendais encore.

( Le rêve du curieux, Les fleurs du mal, Baudelaire)


Fin du lien 1

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Il y eut un moment de silence, puis Ludivine parla du fond des robes dans lesquelles elle avait enfoui son visage:

- C'est sinistre! Je ne comprends pas qu'un poète puisse être aussi pessimiste... Je croyais qu'ils étaient porteur d'espoir, d'amour, de bonheur.

- Ma chérie, il faut que tu lâches Lamartine et que tu lises des poètes plus tardifs, répondit Camille en souriant. Tu constateras que leur esprit change.

- Mais c'est vrai, quoi! Cette peur de la mort est ridicule...

- Il ne dit pas qu'il n'en a pas peur, mais qu'il n'y a rien après, expliqua Albus à la fillette.

- Ah, oui, répliqua-t-elle vivement en se redressant. Il ne l'aime pas, ça revient au même

O douleur! ô douleur! déclama-t-elle en se levant. Le Temps mange la vie

Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur

Du sang que nous perdons croît et se fortifie!

(L'ennemi, Les fleurs du mal, Baudelaire)

- Tu trouves ça normal, toi, papa de considérer la mort comme un ennemi?

- Je peux le comprendre, répondit Albus avec un sourire indulgent.

- Et bien, moi, je ne te comprends pas. Tu ne m'as pas dit que c'est la peur de la mort qui a amené Voldemort à devenir ce qu'il est aujourd'hui?

- Si, entre autre...

- C'est un peu simplifier les choses, déclara Camille en venant s'asseoir à côté d'Albus.

- Peut-être, mais il ne chercherait pas à devenir immortel, il nous causerait moins de problème.

Les deux adultes sourirent devant le ton contrarié de Ludivine, mais Albus songea avec amertume qu'une enfant de douze ans ne devrait pas tenir ces propos... Mais la guerre sévissait déjà, les mangemorts étaient de plus en plus nombreux, et la mort menaçait chacun d'entre eux. Poudlard, Beauxbâtons, le Clos-La-Rive étaient protégés, mais pour combien de temps encore? Lesquels d'entre eux seraient les premières victimes? Il y avait quelque chose de morbide et salvateur à la foi à cette réflexion sur la mort. Albus se demanda si Camille avait choisi ce sujet à dessein, ce soir-là, et une bouffée de panique menaça de l'envahir... Si c'était le cas, avait-elle vu quelque chose?Les préparait-elle à affronter la mort? Dumbledore savait déjà qu'il était plus facile de mourir que de rester...

Je te salue, ô mort! Libérateur céleste,

Tu ne m'apparais point sous cet aspect funeste

Que t'a prêté longtemps l'épouvante ou l'erreur;

Ton bras n'est point armé d'un glaive destructeur,

Ton front n'est point cruel, ton oeil n'est point perfide,

Au secours des douleurs un Dieu clément te guide;

Tu n'anéantis pas, tu délivres! ta main,

Céleste messager, porte un flambeau divin;

Quand mon oeil fatigué se ferme à la lumière,

Tu viens d'un jour plus pur inonder ma paupière;

Et l'espoir près de toi, rêvant sur un tombeau,

Appuyé sur la foi, m'ouvre un monde plus beau!

" Vain espoir!" s'écriera le troupeau d'Epicure,

Et celui dont la main disséquant la nature,

Dans un coin du cerveau nouvellement décrit,

Voit penser la matière et végéter l'esprit;

Insensé!diront-ils que trop d'orgueil abuse,

Regarde autour de toi; tout commence et tout s'use,

Tout marche vers un terme, et tout naît pour mourir;

Dans ces prés jaunissants tu vois la fleur languir;

Tu vois dans ces forêts le cèdre au front superbe

Sous le poids de ses ans tomber, ramper sous l'herbe;

Dans leurs lits desséchés tu vois les mers tarir;

Les cieux même, les cieux commencent à pâlir;

Cet astre dont le temps a caché la naissance,

Le soleil, comme nous marche à sa décadence,

Et dans les cieux déserts mortels éperdus

Le chercheront un jour et ne le verront plus!

Tu vois autour de toi dans la nature entière

Les siècles entasser poussière sur poussière,

Et le temps, d'un seul pas confondant ton orgueil,

De tout ce qu'il produit devenir le cercueil.

Et l'homme, et l'homme seul,ô sublime folie!

Au fond de son tombeau croit retrouver la vie,

Et dans le tourbillon au néant emporté,

Abattu par le temps, rêve l'éternité!

Qu'un autre vous réponde, ô sages de la terre!

Laissez-moi mon erreur: j'aime, il faut que j'espère;

Notre faible raison se trouble et se confond.

Oui, la raison se tait! mais l'instinct vous répond.

(Extrait de L'Immortalité, Méditations poétiques, Lamartine.)

***

Il fut réveillé par Fumsec qui lui mordillait les doigts. Il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits et sortir de cette réminiscence. Le phénix se tenait à côté d'un panier rempli de potions accompagnées d'un parchemin sur lequel était écrit ses mots qu'une écriture visiblement agitée:

Albus,

Lorsque vous reviendrez, je vous ferais avaler de force mon stock entier de potions les plus ignobles! Comment avez-vous osé emmener Kécile?! J'espère que vous êtes conscient de ce que vous faites. Si jamais il arrive quoi que ce soit à la petite, je vous en tiendrais responsable et vous ferais regretter d'être rentré à Poudlard! Tenez-le vous pour dit!

Vous trouverez dans ce panier les quantités de potions pour deux jours à faire avaler à Kécile, et comme vous n'avez pas emportez la perfusion, débrouillez vous pour qu'elle les garde! Tous les flacons sont étiqueter, tâchez de ne pas l'empoisonner. Renvoyez un hibou ou votre phénix, peu m'importe dans deux jours.

Pompom.

Dumbledore eut un petit rire amusé et s'adressa à Kécile qui n'avait toujours pas bougé:

- Eh bien, Kécile, j'espère que tu as l'intention de bientôt te réveiller, sinon, il m'en cuira. Pompom est décidément très protectrice envers ses malades. Un vrai dragon. Je ne peux pas envoyer de hibou aussi souvent à l'infirmerie, ça paraîtrait suspect, songea-t-il à voix haute, et je ne suis même pas sûr qu'il puisse passer par la fenêtre. Fumsec, accepterais-tu de faire le commissionnaire?

L'oiseau pépia doucement en clignant des yeux, et Dumbledore prit la réponse comme affirmative.

- Merci. Tu nous rend un grand service.

Il caressa l'oiseau, et celui -ci ferma les yeux de contentement sous la main du vieil homme. Puis il les rouvrit brusquement et tourna la tête et vers le portrait au dessus de la cheminée. Dame Poufsouffle était de retour.

- Ah ! Professeur Dumbledore. Je suis heureuse de vous voir. Je viens de rendre visite à Rowena. Elle m'a appris des choses intéressantes votre sujet... déclara la jeune femme d'un air entendu.

- Des choses? Demanda Dumbledore, surpris d'être connu de l'auguste sorcière. Je serais curieux de savoir lesquels ! dit-il le regard interrogateur en réponse au sourire un peu mutin de la jeune femme.

- Vous ne m'aviez pas dit que vous êtes plus ou moins de la famille... Apparemment vous êtes lié aux Deschavelles.

- Camille était ma femme,oui,

- Et Ludivine est votre fille, de ce fait.

- En effet, répondit Dumbledore. Et la tristesse qui passa dans ses yeux n'échappa point à la sorcière.

- Lié aux Deschavelles, et directeur de Poudlard... Vous devez vraiment être quelqu'un d'exceptionnel, professeur Dumbledore.

- Ça dépend sur quels points, soupira le vieil homme.

- La modestie n'était pourtant pas une qualité que vous attribue Rowena ! rit la jeune femme. Elle dit en revanche que vous êtes courageux, généreux, puissant et d'une âme sensible. Gryffondor, n'est-ce-pas?

- Je serais curieux de savoir comment Dame Serdaigle peut en savoir autant sur moi! s'exclama Dumbledore perplexe.

- Rowena possède un portrait au Clos-La-Rive.

- Je sais bien que j'y passe assez peu de temps mais je compte sur les doigts s'une main le nombre de fois où je l'y ai vu...

- Hum... Beaucoup de choses qui se passent au Clos-La-Rive vous échappent, professeur Dumbledore, constata Dame Poufsouffle, l'ai ennuyée.

- Que voulez-vous dire ? Demande le vieil homme intrigué.

- Ce n'est pas à moi de vous le dire, répondit avec un sourire d'excuse Dame Poufsouffle.

Mais pour me faire pardonner, poursuivit-elle d'un ton plus vif, je vous vous dire comment réanimer Kécile. Nous allons employer les grands moyens, à commencer pour la réchauffer. Tant qu'elle sera aussi glacée, elle ne reprendra pas conscience.

- Après plusieurs heures passées près du feu et sous les duvets, peut-être est-elle un peu moins froide? suggéra Dumbledore.

Il s'assit auprès de la fillette et palpa sa main et son visage. Il alla ensuite chercher son pouls avec une moue dubitative.

- Elle est peut-être un peu moins glacée, mais je l'impression que l'effet reste externe...

- Alors voici ce que vous aller faire. Vous aller lui donner un bain brûlant. Vraiment très chaud, 40 degrés environ pour la première fois.

- Dame Poufsouffle, est-il possible d'effectue des modifications des chambres? interrogea Dumbledore.

- Oui, bien sûr, autant que vous le voulez, pourquoi donc?

- Je souhaiterais ajouter une pièce pour une salle de bain de notre époque. Kécile et moi-même serons plus à notre aise.

- Je comprends, répondit Dame Poufsouffle. J'ajoute la pièce, je vous laisser la meubler à votre convenance. Elle agira à la manière de La salle sur demande. Rowena m'a appris ce sortilège vraiment très utile... Au fait, connaissez-vous au moins la Salle sur demande? réalisa la jeune femme.

- Ce que la légende en a laissé, Madame. Je ne l'ai jamais cherchée.

Dumbledore souleva Kécile et se rendit dans une chambre. Une porte était apparue sur le mur de communication avec l'autre chambre, et il découvrit en l'ouvrant une confortable salle de bain, très semblable à celle qu'il occupait dans les appartements directoriaux.

La baignoire était large et profonde, et il put sans soucis étendre Kécile au fond avant de la dévêtir d'un coup de baguette et de commencer à faire couler l'eau chaude. Il contrôlait d'un sort la température de l'eau tandis qu'il soutenait la tête de la fillette hors de l'eau qui montait petit à petit. La vapeur commençait déjà à envahir la pièce, mouillant sa barbe et embuant ses lunettes jusqu'à ce qu'il leur jette un sort d'imperméabilité. Les mains immergées de Kécile commençaient à devenir rouges et à gonfler sous la chaleur et il imaginait la brûlure de l'eau chaude sur sa peau glacée qu'elle ressentait peut-être malgré son inconscience. Cependant, il ne l'espérait pas trop, car l'enfant n'avait aucun geste pour échapper à la sensation, malgré sa peau qui rougissait à vue d'oeil.

Dumbledore laissa la baignoire se remplir jusqu'à ce que l'eau atteigne le cou de Kécile. Sa peau rougie témoignait du sang qui recommençait à circuler dans les veines dilatées. Il eut même l'impression que ses joues étaient moins froides, et son pouls n'avait jamais battu aussi vite depuis des semaines. Il plongea à son tour ses mains dans l'eau brûlante et mouilla le visage de Kécile en massant légèrement la beau blanche. puis, lorsqu'il eut repris quelques couleurs, il entreprit de la savonner et de lui laver les cheveux, lesquels jadis luisants et épais, étaient maintenant défraîchis et consciencieusement emmêlés. Il songea qu'il allait probablement devoir recourir à sort de découpe pour en venir avec bout, mais soupira en pensant qu'il serait bien heureux de pouvoir aborder ce problème superficiel avec Kécile si elle consentait à ouvrir les yeux...

Tandis qu'il la rinçait, son coeur fit brusquement un bon: ses paupières immobiles depuis des semaines avaient cillées. Quelques secondes plus tard, dans un bruit guttural, Kécile prit une brève inspiration qui fit légèrement soulever sa poitrine amaigrie.

Elle n'avait pas vraiment repris conscience, mais elle donnait enfin des signes de vie, son corps réagissait enfin.

Lorsque Dumbledore revint dans le salon avec une Kécile séchée, habillée et propre (les sorts de nettoyage avaient leurs limites...), Dame Poufsoullfe n'était plus dans son portrait. Il remit Kécile sous ses duvets près du feu qu'il raviva et s'allongea à ses côtés pour la tenir dans ses bras et lui parler. Severus aurait été là, il aurait probablement haussé les yeux en l'entendant parler de sujets aussi débiles que les aventures du calamar, ou ses frasques lorsqu'il était lui-même à Poudlard, ou lui racontant l'histoire de Lapina la Babille qu'elle ne connaissait probablement pas mais qui l'amusait beaucoup lorsqu'il était gamin, lui promettant de lui faire lire les autres contes, mais Dumbledore songea qu'il valait certainement mieux lui raconter ce genre de choses amusantes et légères que de lui lire un traité de potions... même si Kécile aimait cette matière.

Fin du lien 2


Il fut interrompu dans son monologue par le retour de Dame Poufsouffle.

- Tout c'est bien passé? demanda-t-elle.

- Oui. Elle a vaguement réagi...

- Je me demande ce qui a pu causer un tel traumatisme...Parlez-moi donc de cette enfant.

- J'ignore ce que vous connaissez des évènements qui se déroulent dans notre monde actuel...

- Peu de chose. Nous ne possédons des portraits qu'ici à Poudlard, et dans la maison de nos héritiers.

- Le monde sorcier et moldu est sous la menace d'un mage noir qui se fait appeler Lord Voldemort et qui n'est autre que l'héritier de Serpentard. Kécile est sa fille.

- Vraiment? s'étonna la jeune femme. Cette enfant est l'héritière de Serpentard? Lord Vooldemort... Je me demande si Salazar est au courant de tout ça. Il y a maintenant des siècles que nous n'avons vu Salazar, soupira Dame Poufsouffle.

- Votre séparation est célèbre dans l'histoire de Poudlard.

- Oh! Je ne parle pas de ça... c'est une bien triste histoire, mais nous nous en sommes remis. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que notre amitié s'est cassée à ce moment-là. Mais j'ai réussi à convaincre Godric de mettre un portrait de Salazar dans sa salle.

- La salle de Godric Gryffondor? demanda Dumbledore, vivement interessé.

- Oui. Il y a là-bas un portrait de chacun d'entre nous. Quand nous voulons discuter tranquillement, nous nous y rejoignons. Peu de temps avant que nous passions la main, j'ai donc convaincu Godric d'y accrocher aussi une toile pour Salazar. Il s'est un peu fait tirer l'oreille, mais pas plus que le sujet du tableau lui-même pour y apparaître, commenta Dame Poufsouffle en haussant les yeux d'un air fataliste. Et vous auriez entendu les discussions de ces deux-là! De vrais gamins. Ils peuvent être charmants séparément, mais dès qu'ils sont ensemble... Enfin, bref, nos relations avec Salazar, surtout celles de Godric, ont toujours été aigre-douces... Et puis, il y a eu cet incident, en 1283... L'héritier de Salazar a ouvert la Chambre des Secrets, le monstre a attaqué des élèves, trois sont morts, et comme Salazar trouvait ces drames parfaitement normaux, nous nous sommes violemment disputé. J'étais celle qui m'entendais le mieux avec lui, et j'ai vraiment essayé de le faire changer d'avis, de l'amadouer, même. Rowena l'a sermonné tant et plus, et Godric a manqué le brûler vif dans son portrait... Vous imaginez qu'après cette affaire, Salazar est parti et n'est plus jamais revenu, et les deux autres semblent très bien s'en accommoder.

Dame Poufsouffle soupira. Tout cela pour vous dire que nous ignorons totalement ce que devient la maison Serpentard et les Héritiers de Salazar.

- C'est bien dommage, murmura Dumbleodre. Car outre le fait que nous sommes en guerre avec Voldemort, et que Kécile en paye les conséquences, Poudlard lui-même est en danger, et c'est pour cette raison que je vous ai demandé assistance. Le monstre de Setpentard sévit à nouveau dans l'école.

- C'est dramatique! Mais vous êtes le directeur de Poudlard! Pourquoi en ces temps troublés avez-vous besoin de trouver refuge ici?

- Tout est lié, hélas. Les partisans de Voldemort ont infiltré la plupart des institutions ministérielles, ainsi que le conseil d'administration de l'école qui a été crée en 1562. C'est ce conseil, sous la menace d'un partisan du camp ennemi, j'en suis sûr, qui a ordonné ma suspension et mon expulsion de Poudlard. Il semblerait que je ne sois plus apte à faire face aux attaques dont sont victimes les élèves, expliqua avec nonchalance le directeur.

- Vous vous battez donc sur trois fronts: la guerre, les attaques et Kécile.

Dumbledore acquiesça.

- Je vais vous aider, déclara Dame Poufsouffle d'un ton décidé.

- Si vous le pouvez, Madame, j'accepterais vos conseils avec gratitude.

- Relatez-moi les attaques qui ont eu lieu, et donnez-moi les informations dont vous disposez.

Dumbledore raconta donc au portrait très attentif tout ce qu'il savait et supposait.

- A la question qui, vous répondez donc Lord Voldemort, bien que Kécile en serait capable.

- En réalité, il y a bien une troisième personne apte à ouvrir la Chambre des Secrets, ajouta Dumbledore, mais tout aussi hors de soupçons que Kécile, Harry Potter. Ce garçon parle lui aussi fourchelang.

- A-t-il un lien avec Salazar?

- La famille Potter descend des Peverell, et est donc indirectement liée à Salazar Serpentard, mais cela n'en est pas la raison. Il est le seul de sa famille à disposer de ce don. Cela vient de son lien avec Voldemort.

Dumbledore enchaîna alors sur l'histoire de Harry Potter, la prophétie, la disparition temporaire de Voldemort et la cible prioritaire qu'était devenu le garçon.

- Ce lien qui unit ces deux sorciers est très étrange et dangereux. N'avez-vous pas envisagé que Voldemort, à l'insu du petit Harry, puisse le posséder.

- Je ne crois pas. Harry est un garçon très pur, et il a été prouvé l'an dernier que Voldemort ne supportait pas son contact.

- Vous savez que seul un fourchelang peut trouver la Chambre des Secrets.

- Nous sommes parvenus à cette conclusion après des années de recherches infructueuses.

- Peut-être, lorsque Kécile sera rétablie, pourriez-vous vous adjoindre l'aide de ces deux enfants pour découvrir l'emplacement de la chambre.

- J'ai déjà une idée du secteur où doit se trouver l'entrée.

- Où donc?

- Les toilettes désaffectés du second étage, près du grand escalier. J'ai fait mettre cet endroit sous haute surveillance, mais j'ignore si cela aura une quelconque efficacité.

- Nous allons sérieusement nous atteler à la guérison de Kécile, et nous allons aussi chercher par quels moyens ce Lord Voldemort peut ouvrir la chambre des Secrets. Il faut aussi que vous réfléchissiez à ce que peut-être ce monstre qui y habite. Il ne s'agira pas de foncer tête baissée à la manière de Godric, l'épée à la main, sans vous soucier de ce que vous allez rencontrer. Je vais retourner parler à Rowena. Elle pourra sûrement nous aider. Après tout, Poudlard est en danger. Parsanbleu! Salazar se rend-il compte qu'il risque de nous conduire à la fermeture de l'école? Il faut vraiment que j'essais de lui parler... songea Dame Poufsouffle, les sourcils froncés. Elle reporta son regard sur Dumbledore, et demanda:

- En attendant, parlez-moi plutôt de l'histoire de Kécile. Racontez-moi très exactement ce qui s'est passé.

Le vieux sorcier retraça l'enfance de la petite fille, du moins ce qu'il en savait jusqu'à son arrivée à Poudlard, à la jeune femme, puis enchaîna sur son évolution progressive, le meurtre auquel elle avait été forcée, le traumatisme qui en avait résulté, le Serment Inviolable qu'elle avait trahi en refusant de le tuer, l'incertitude dans laquelle ils restaient jusqu'au mois de juillet, malgré l'espoir qu'ils avaient grâce à Erlésie Deschavelles, son arrestation par le ministère, son envoi à Azakaban, et l'enquête qui avait été menée.

- Hormis l'identité de son père, vous ignorez donc tout de sa famille?

Dumbledore acquiesça. Dame Poufsouffle eut alors un étrange regard à la fois gêné et plein de compassion.

- Quelles relations affectives entretenez-vous avec Kécile?

- Kécile est très réservée à mon égard. Elle m'a demandé d'être son mentor, mais...

- Je vous demande, vous, comment la considérez-vous.

- Comme ma petite fille, répondit Dumbledore avec assurance.

Dame Poufsouffle eut un sourire pétillant jusque dans ses yeux.

- Alors ne vous inquiétez pas, elle guérirera! C'est parfait!Maintenant, attendez-moi, je vais parler avec Rowena... Elle aura peut-être une de ses brillantes idées qui illuminera votre problème... Je me suis toujours demandé comment elle faisait pour tout savoir sur tout... Le pire, c'est que ça n'a pas changé depuis qu'elle est réduit à une peinture... commenta -t-elle d'un ton faussement dramatique en disparaissant.

Dumbledore était en train de faire avaler ses potions à Kécile quand Dame Poufsouffle revint dans son portrait , accompagnée d'une autre sorcière, qu'il reconnut immédiatement. Rowena Serdaigle paraissait étrangement déplacée dans ce cadre champêtre, vêtue de sa grande robe bleue nuit et de son haut chapeau scintillant d'argent, et elle s'assit avec précaution sur le tronc d'arbre qui servait de siège à la propriétaire du tableau.

- Rowena a des éléments qui pourraient vous aider, annonça d'un ton joyeux Dame Poufsouffle.

- Helga m'a parlé des attaques de l'héritier de Serpentard et de ce mage noir. Lord Voldemort dites-vous? interrogea-t-elle l'air vaguement écoeuré, et Dumbledore hocha la tête.

- Et vous dîtes que cette enfant est sa fille?

Devant l'affirmation du vieux sorcier, elle fronça les sourcils puis insista:

- Et vous êtes sûr qu'elle a bien hérité de Salazar Serpentard?

- Je ne fais que le supposer, comme la logique le veut, mais je n'ai aucune certitude quand à se capacité à parler le fourchelang.

- J'aimerais que lorsqu'elle aura repris conscience, vous vous renseigné. Cela m'intéresse de savoir, dit-elle d'un ton désinvolte. Mais laissons ce sujet de côté pour l'instant. Occupons nous plutôt de ce Voldemort. Racontez-moi en donc en détail ce qui s'est passé cette nuit où il a temporairement disparu, et ce que vous connaissez de ses pratiques magiques.

Dumbledore relata aux deux sorcières ce qui s'était passé cette nuit d'Halloween 1981 ainsi que l'évolution curieuse et inquiétante de Tom Jedusor jusqu'à l'évaporation du brillant personnage et la réapparition du sombre Voldemort.

Dame Serdaigle l'écouta attentivement, puis, lorsqu'il eut terminé son récit, demanda:

- Helga m'a expliqué que vous le teniez responsable des attaques qui ont lieu à Poudlard, mais qu'il agit selon vous par un intermédiaire. L'idée que quelqu'un soi possédé est vraisemblable, mais avez-vous songé comment, exactement? Seuls les esprits possèdent quelqu'un, pas un sorcier somme vous et moi. Avez-vous une hypothèse?

- J'en ai une, répondit sombrement, Dumbledore. Et je préférerais grandement me tromper. Le fait que Voldemort ne soit pas mort lorsque l'Avada s'est retourné contre lui me laisse supposer qu'il a avancé sur sa quête insensée de l'immortalité. Jusqu'à présent, j'ignorais par quel moyen. Mais depuis quelque temps, je commence à me demander si Voldemort n'a pas crée... un horcruxe. Voir, pire encore, des horcruxes.

- C'est totalement diabolique, s'exclama Dame Poufsouffle, les yeux écarquillés d'horreur. Et inhumain!

- Malheureusement, c'est véridique. Camille disait que vous êtes quelqu'un de très intelligent, et elle avait apparemment raison... Voldemort a en effet crée au moins un horcruxe.

- Comment le savez-vous? demanda Dumbledore intrigué par tant d'assurance.

- L'attaque du Clos-La-Rive il y a 13 ans n'avait pas pour objectif l'enlèvement de Ludivine, mais de trouver mon diadème. Le monstre a eu l'audace de s'en servir comme réceptacle à un horcruxe, annonça Dame Serdaigle avec une mine profondément dégoûtée.

- Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit lorsque je suis revenu?

- Il me semblait que vous aviez d'autres préoccupations, répliqua la sorcière les sourcils haussés comme si la question ne se posait pas.

Dumbledore ne répondit rien et se contenta de diriger l'information. Il vit Dame poufsouffle faire les gros yeux à son amie, l'incitant visiblement à dire autre chose, mais cesser aussitôt son manège lorsqu'elle s'aperçut que Dumbledore l'avait remarquer, et elle baissa les yeux d'un air contrit.

Il se tourna vers Dame Serdaigle et demanda:

- Où est votre diadème à l'heure actuelle?

- Je l'ignore. Il a été déplacé de sa cachette.

- Je doute cependant que ce soit cet objet qui a déclanché l'ouverture de la Chambre des Secrets. Tu m'excuses, Rowena, ton diadème est peut-être magnifique, néanmoins, il manque de discrétion...

- Oui, réfléchit Dumbledore. Votre diadème, Dame Serdaigle est très recherché, il aurait forcément été remarqué...

- En tout cas, si vous le retrouvez, méfiez-vous en, dorénavant, déclara la sorcière. Il a été totalement dénaturé.

La sorcière se redressa époussetant sa robe où s'étaient accrochés quelques brins de mousse.

- Bien, Professeur Dumbledore, je vous ai dit tout ce que j'avais à vous dire. Si vous avez à nouveau besoin de moi, demandez à Helga.

Elle s'apprêtait à disparaître du tableau, lorsqu'elle s'exclama:

- Ah! Et faîtes-moi aussi transmettre par Helga si cette enfant est bien l'Héritière de Salazar Serpentard ou non. N'oubliez pas.

Et Dame Serdaigle disparut.

- Je vais vous laisser aussi, je crois vous avez besoin de réfléchir, dit doucement Dame Poufsouffle? Comment va Kécile?

- Mieux, je crois. Son corps semble avoir reprit un semblant de vie.

- Son coma doit être moins profond. Recommencez demain, et continuez à être très présent. Ce sera la clé de sa guérison. Bonsoir, professeur Dumbledore.

- Bonsoir Dame Poufsouffle.


Voilà! Bon, je sais que le poème de Lamartine est long, mais je ne pouvais vraiment pas en dire moins, je trouve ça tellement magnifique... Bon, ne vous inquiétez pas, je ne vous soumettrais pas trop souvent à ce genre de divaguations.

Je vais essayé d'ouvrir un forum où vous pourrez venir discuter des musiques que je vous proposerai de plus en plus régulièrement. Je vais d'ailleurs en ajouter une pour la fin du chapitre 15...

J'attends vos commentaires!