Titre Anglais : Harry's Last Hope

Titre Français : Le dernier espoir d'Harry

Auteur : Teachersnape64

Chapitre traduit par : 77Hildegard

Bêta traductrice : Remus Lupin James

Bêta Correctrice : Flo ShadowSpirit, relu par Maha1959

Rasing : T

Etat de la fic en anglais : Fini (53 chap)

Etat de la fic en français :

Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction

Résumer : L'été après la mort de Sirius, Harry est rempli de culpabilité. Severus apprend quelque chose du passé qui met en danger Harry. Snape décide de l'adopter et le préparer à la bataille contre Voldemort.

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onarluca

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Bonne lecture et à la semaine prochaine

Eni et Onarluca

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Chapitre 29 Papa ?

Le lendemain, toute l'école semblait vivre avec enthousiasme l'arrivée prochaine du bal. En cours, les enseignants avaient du mal à garder les élèves concentrés sur leurs tâches. Ils ne pouvaient cesser de parler de ce qu'ils porteraient et avec qui ils iraient.

Harry essayait de ne pas penser qu'il était devenu le centre des conversations pendant le cours de Métamorphose. McGonagall avait été appelée hors de la classe pendant quelques instants et Seamus avait commencé à parler de sa cavalière de BeauxBâtons. Seamus annonça à la classe entière que la cavalière d'Harry venait aussi de *Beaubâton*.

Seamus avait reçu une chouette ce matin de Gabrielle détaillant l'arrivée en Portoloin ainsi que de la passagère secrète. Apparemment Gabrielle n'avait pas décrit Charlet en termes glorieux. Parce que Seamus fit référence à elle comme la snob la plus coincée de *Beaubâton*. Harry ne ressentait pas vraiment de la peine, car c'était vrai, mais il allait faire de cette apparence une vérité. Il crut mieux de défendre Charlet.

« Seamus, cesse de la traite pas de snob » dit Harry à moitié peiné, « Elle est ma cavalière »

« Je ne fais que répéter ce que Gabrielle a écrit. On dit que ta cavalière a un placard rempli de fourrures et son propre elfe de maison à l'école » dit Seamus assez haut pour être entendu de tous.

Oh Harry pensait que c'était sans doute vrai, comment pouvait-il contredire cette probable vérité ? Il essaya de sauver les apparences « Et bien, je suis sûr que la moitié des filles de cette école a la même chose »

Draco semblait être très intéressé par la conversation, mais il restait calme et écoutait. Harry pouvait le voir chuchoter avec Goyle et se pencher vers les Griffondors.

Seamus commença à parler de Charlet à nouveau, « Gabrielle a dit que ta cavalière est vêtue d'une robe avec de vrais diamants et d'une couronne assortie, Harry »

Harry roula des yeux et secoua la tête. Elle pouvait porter un sac poubelle pour ce qu'il en avait à faire. Il fut sauver d'en dire d'avantage sur la question par Parvati qui prit la parole, « Seamus, un tas de filles portent des diadèmes, il n'y a rien de mal à cela. En fait j'en porterai un. »

Lavande parla à son tour « moi aussi, j'en porterai un »

Bientôt, le débat s'orienta vers les diadèmes et qui porterait ce genre de couleur de robe et les chaussures. Harry se détourna de la conversation et se concentra sur son livre de Métamorphose. Il n'avait pas eu le temps de faire ses devoirs la nuit dernière et ne voulait pas se laisser prendre au dépourvu. La porte de la classe s'ouvrit et un elfe de maison entra. Il marcha directement vers Harry et lui remis une note, puis disparut avec un *POP*

Harry ouvrit le billet et vit que cela venait de Severus. Ron se pencha pour regarder et lui demanda ce que c'était.

« C'est de Severus, il veut que je le rejoigne dans le bureau de Dumbledore, maintenant. » Harry rassembla ses livres et commença à les fourrer dans son sac.

« Oh, tu voulais dire que ça venait de ton papa » dit Ron avec un sourire.

Oh non ! Harry ne voulait pas reparler de ça à nouveau. Il ne pouvait toujours pas se résoudre à appeler Severus *Papa*

« Que veux-tu dire par le père d'Harry ? » demanda Seamus assez fort pour attirer l'attention des élèves assis près d'eux, y compris Draco et Goyle.

« Harry ne vous a rien dit ? » demanda Ron qui pensait qu'il avait juste soufflé un secret.

« Pas encore, mais tu peux le leur dire si tu veux » Harry se leva et ramassa son sac de livres. Il se dirigea vers la porte de la classe. Il entendit Ron faire l'annonce que Snape l'avait adopté et perçut les râles d'horreur des Griffondors. Il n'aimait pas entendre ce que les autres pensaient, mais il était agréable d'écouter Ron leur assurer que Snape avait changé et était effectivement un bon père. Au moment où il passait la porte, il entendit Ron faire la description de toutes les nouvelles choses que Severus lui avait achetées. Harry ne se souciait pas de savoir si le professeur allait lui acheter des nouvelles choses tant que Severus resterait son père.

Harry se dirigea vers le bureau du directeur en pensant comme c'état agréable de se dire qu'il avait un père maintenant. Cela le faisait se sentir moins…. différent. Il voulait juste être normal et Severus l'aidait à se sentir ainsi.

Il avait essayé de ne pas penser au poison qui coulait dans son système, mais cela devenait plus difficile. Son estomac lui faisait terriblement mal après chaque repas. Severus lui avait donné un flacon pour relaxer son estomac, qu'il gardait dans la poche de sa robe, mais même cela ne l'aidait plus vraiment. Mais il persistait à croire qu'il serait assez en forme pour être présent au Bal de vendredi soir ainsi qu'au grand match de Quidditch le samedi. Il n'aimait pas se sentir aussi mal, car il ne voulait en aucun cas manquer de jouer contre les Serpentard. Une pensée lui vint, qui Severus allait soutenir au Quidditch ?

Après avoir dit le mot de passe, il monta l'escalier. Harry frappa à la porte du directeur. La porte s'ouvrit toute seule et Harry vit Severus assit en face de Dumbledore.

« Entre, entre mon garçon ! Je tiens à te féliciter. Vous avez tous deux fait de moi quelqu'un d'heureux, c'est tout ce que j'avais espéré pour vous deux ! » Dumbledore donna un gros câlin à Harry, puis alla s'asseoir derrière son bureau. Severus resta assis et indiqua la chaise à côté de lui pour Harry.

« Prends un siège. Tu n'as pas l'air bien »

Harry se sentait comme les potions du professeur, à la façon dont il était examiné. Il devenait progressivement plus difficile à cacher sa douleur, mais il essaya.

« Je vais bien » C'était tout ce qu'il dit tout en prenant rapidement un siège et en espérant mettre fin à l'inspection.

Le professeur Dumbledore prit la parole « Nous t'avons convoqué à cette réunion afin que nous puissions te mettre au courant du plan, Harry. Severus a accepté que Charlet assiste à la danse avec toi demain soir. Cependant, nous avons décidé que le risque est trop grand pour appréhender Miss Charlet au cours des festivités. Nous ne voulons pas que le ministère vous soupçonne le moins du monde »

« Alors comment allez-vous la kidnapper ? » demanda Harry

Severus parla le premier « A la fin du bal, tu donneras à Charlet ce collier » Snape montra un cœur bleu magnifique en diamant entouré de minuscules diamants blanc. « Il s'agit d'un Portoloin qui sera activé le jour suivant. De cette façon, elle reviendra à son école saine et sauve et personne ne te soupçonnera le moins du monde »

Harry regardait le collier de diamants dans ses mains avec soin. « Cela a dû coûter une fortune, Severus ! »

« Harry, je connais Charlet et si tu lui présentes un petit diamant, il finira dans le fond de sa malle. » Severus mis soigneusement le collier de diamants dans la boîte et le mit dans la poche de sa robe. Et il ajouta « C'est un petit prix à payer pour la santé de mon fils »

Harry le regarda avec un petit sourire et dit « Merci Severus. Ouais, vous avez probablement raison, elle va porter un gros diamant à coup sûr. Mais si elle prend son envol avant qu'il ne soit activé ? »

« Le portoloion se déclenchera dès qu'elle ne sera plus dans les murs du château et qu'elle portera le collier. J'ai ajouté un verrou magique sur le fermoir, ainsi elle ne sera pas en mesure de le retirer une fois que tu le lui auras mis autour de son coup. Je n'ai aucune idée du temps qu'il mettra à se déclencher pour transporter Charlet à la grotte. Cela dépendra du temps qu'elle mettra à aller à l'extérieur, même sur le balcon ça devrait fonctionner. Mais j'ai une alarme qui se déclenchera dès qu'elle sera transportée » Severus commençait à se sentir mal à l'aise d'en révéler un peu plus sur le plan. A partir de ce moment là, le plan pourrait prendre un virage qu'il ne voulait pas que son fils connaisse.

« Qu'est-ce qu'il va se passer après ? » Harry ne voulait pas que son nouveau père se risque à Askaban à cause de lui.

« Ca mon garçon, ce ne sont pas tes affaire » dit Dumbledore avec un sourire condescendant. « Mais nous devons être sûr de ne pas laisser quelqu'un d'autre savoir quelque chose sur le poison. J'ai dû employer le sort d'oubliette sur les Aurors que j'avais envoyé à la recherche de Vespa. Je n'ai pas alerté les membres de l'Ordre, ni aucun des membres du personnel. J'ai le sentiment que le ministère autorisera les Aurors à utiliser le Veritaserum. Nous ne pouvons prendre aucun risque que tes amis ou tout membre du personnel révèlent toute information. Sans la connaissance du poison, ils n'ont rien d'autre pour relier Severus à l'enlèvement. »

« Ouais, mais Vespa dira quelque chose ! » dit Harry avec force. Ce plan était devenu trop risqué.

« Que pourrait-elle dire Harry ? Elle n'est pas prête à révéler sa participation dans ton empoisonnement. Même s'ils m'interrogeaient, je serais à l'abri du Veritaserum. J'ai pris l'antidote la semaine passée et je le laisse s'accumuler dans mon système. Ils ne recevront aucune information de ma part » Severus était à l'aise avec le plan.

Harry n'était pas aussi sûr qu'eux à propos de cela. Severus continuait à l'étudier et il savait qu'il avait une douleur considérable par la façon dont il regardait son ventre et la sueur sur son front.

« Harry, je t'ai demandé si tu avais mangé tes trois repas complets par jour ? » Severus connaissait déjà la réponse. Harry haussa les épaules, ne voulant pas mentir à son père.

« Ce qui m'amène à un sujet assez difficile. J'espère que tu accepteras et que tu ne te battras pas contre cette décision » Severus regarda le garçon se crisper. « Après mûre réflexion, j'ai le regret de dire que tu ne pourras pas jouer dans le match de Quidditch, ce samedi » Severus se raidit pour attendre le pire

« Non ! Vous ne pouvez pas faire ça ! » Harry ne pouvait pas croire que Severus lui interdisait de jouer, sachant combien ce jeu était important pour lui.

« Oh, mais je peux et ma décision est irrévocable. Tu as omis de me faire savoir à quel point tu avais mal hier après l'entraînement et combien la douleur est forte à l'heure actuelle. Je suis venu à la conclusion que plus tu faisais de l'exercice, plus l'exercice provoquait la douleur. L'antidote que je t'ai donné n'est qu'une copie du véritable antidote et n'a pas la même force. » Répondit Severus d'une voix si sévère qu'il espérait, ainsi, dissuader l'adolescent d'argumenter.

Harry ne put contenir sa colère et cria « Par l'enfer ! Qu'est-ce qu'il y a dans cet antidote pour le rendre si puissant ? » Il remarqua que le visage du maître de potion devenait moins grave et plus crispé. « Severus qu'est-ce que vous ne me dites pas ? »

Severus prit une profonde inspiration et dit « L'antidote est assez compliqué Harry. J'ai été en mesure de comprendre quel ingrédient il manquait, mais… je ne suis pas sûr que tu veuille entendre » Severus détourna les yeux.

Dumbledore prit rapidement la parole « Je n'ai pas fini. Finissons cette réunion… »

Harry lui coupa rapidement la parole « Qu'est-ce qu'il y a Severus ! » Harry n'y tenait plus et saisit le bras du professeur pour que l'homme se retourne vers lui à nouveau. Severus se tortilla un peu avant de lisser sa robe. Harry sentit son estomac se retourner avec anxiété sur cet ingrédient horrible qui courait dans son corps.

« Vespa donne sa propre…disons… signature, à ses poisons. Elle a mis son propre sang dans le poison, ce qui rend impossible pour moi de reproduire l'antidote. L'antidote que je t'ai donnée, a été faite avec mon sang qui a une légère trace de son ADN à l'intérieur, mais pas suffisamment pour compenser son poison »

Harry se sentait souillé. Il avait envie de prendre une douche chaude pour faire sortir tous les vestiges de Vespa de lui. La pensée que son sang coulait dans ses veines le révulsait. « C'est dégoûtant ! Je déteste cette salope ! » Harry se leva rapidement et commença à faire des allers et retours en se passant la main dans les cheveux. « Severus c'est ignoble ! Elle ruine toute ma vie, je ne me soucie pas de ce putain de poison ! Je jouerai samedi au Quidditch ! Je me fiche de ce qui se passera pour moi après ça ! » Harry saisit son sac de livres et se dirigea vers la porte.

« Potter, tu ne t'es pas excusé ! » Severus utilisa une voix rauque, le directeur le regardait avec inquiétude. Severus ne pouvait pas permettre ce genre de langage et de la désobéissance directe. Quel genre de père serait-il de laisser son fils s'en tirer comme cela ?

Harry frissonna à c'est mots. C'était exactement les mêmes mots que Vernon aurait utilisé, généralement suivis d'une gifle. Il se tourna vers le professeur et recula d'un pas quand il le vit se précipiter sur lui, saisissant son bras et le serrant comme dans un étau.

« Ce genre de langage est indigne de vous, M. Potter. En outre, vous devez accepter ma décision pour le Quidditch » dit Severus sur un ton dangereusement sévère, tout en tenant le bras du garçon.

Harry s'excusa auprès du directeur, mais avec un air de défi arracha son bras de la poigne du professeur et sortit du bureau. Severus le regarda partir d'un air furieux, mais n'essaya pas de l'arrêter à nouveau. Il se sentait mal pour ce que le garçon devait ressentir en ce moment. Il ne savait pas comment procéder avec la colère d'Harry sur l'interdiction de jouer ce weekend au Quidditch. Il laissa tomber sa tête dans sa main et la secoua, inquiet de toute cette situation.

«Albus, que dois-je faire maintenant ? Comme suis-je censé faire comprendre à Harry que c'est pour son propre bien ? »

« Severus, vous devez faire ce qui est mieux pour l'enfant, quelque soit la façon dont il se sent. C'est la partie la plus difficile du métier de parent. Il y aura des moments où il ne sera pas d'accord avec vos décisions, mais il va bientôt se rendre compte que c'est pour son propre bien »

« Albus, j'espère que vous avez raison », mais Severus savait qu'il aurait un combat à venir au sujet de cette décision.

§*&o&*§

Harry fit tout son possible pour traverser le reste de la journée. Il avait voulu se saisir de son balai et aller sur le terrain de Quidditch pour se vider la tête, mais il savait que Snape en entendrait parler. Il décida de sauter le dîner dans la Grande Salle. Son estomac ne se sentait pas très bien de toute façon. Il s'en fichait si Severus se mettait en colère contre lui pour avoir sauter un repas. Il faisait les cent pas dans la salle commune de Griffondor en pensant à la façon dont Severus l'avait traité comme un enfant un peu plus tôt.

Severus n'avait même pas discuté sur le fait de rater le match de Quidditch avec lui, mais avait pris la liberté de juste l'informer qu'il ne pourrait pas jouer. Le culot de cet homme ! Il n'était même pas son père depuis vingt-quatre heures et déjà il le punissait en lui ôtant la chose qu'il aimait le plus au monde. Il aurait été en mesure de prendre cette décision tout seul !

Harry s'assit près du feu et s'apitoya sur son sort. Le portrait de la porte d'entrée s'ouvrit et Severus furieux le regardait comme s'il était prêt à tuer quelqu'un. Harry avait une assez bonne idée de ce que c'était. Il se leva et fit face au professeur en colère.

« M. Potter, pourquoi vous êtes ici ? Vous devriez être dans la Grand Salle pour souper. Harry, j'essaie fortement d'être patient avec toi, mais tu rends ça extrêmement difficile. Lorsque je t'ai dit de manger trois repas complets par jour, je l'ai pensé pour ton bien. Cet antidote ne durera pas aussi longtemps si tu ne manges pas. » Severus le regarda se calmant un peu, mais ses yeux transperçaient encore Harry.

« Je vais manger quand je veux Severus. Arrêtez de me traiter comme un enfant et cessez de me dire tout le temps quoi faire » Harry se souvint de la dernière fois qu'il avait prononcé ces mots à Severus au manoir Snape. A l'époque, Snape était sous la malédiction et l'avait physiquement attaqué. Ainsi Harry attendait avec impatience la réaction du professeur.

« M. Potter, je ne tolèrerai pas votre insolence, à nouveau. Maintenant descendez à la Grande Salle, immédiatement » Severus espérait que le garçon lui obéisse, parce qu'il n'était pas sûr de ce qu'il devrait faire si Harry n'y allait pas.

« Pourquoi ne pouviez-vous pas juste parler avec moi du match de Quidditch que je vais rater ? Vous savez, je suis assez intelligent pour pouvoir prendre soin de moi ! Harry poussa le professeur du passage et se dirigea vers la Grand Salle

Ils ne se dirent pas un mot à l'un à l'autre tout le long des escaliers qui menaient à la Grand Salle. Arrivé devant les portes, Severus tendit la main et saisit le bras d'Harry.

« J'essayerai Harry »

Harry ne sut pas quoi dire, il se sentait encore comme s'il était sous ses ordres.

« Laissez-moi tranquille » Harry tira son bras au loin et entra furieux dans la Grande Salle pour trouver ses amis. Il regarda Severus prendre place à côté de Dumbledore et il commença à se sentir un peu coupable de sa réaction. Après tout Severus cherchait juste le mieux pour lui. N'était-ce pas ce qu'il avait eu envie toute sa vie, que quelqu'un s'occupe de lui ?

§*&o&*§

La soirée ne fut pas mieux pour Harry. Après le souper, il était assis en face de la cheminée à faire ses devoirs avec Hermione et Ron quand Ginny entra avec Dean. Ils riaient et ils se laissèrent tomber sur une chaise; ensemble. Harry ne pouvait pas supporter de les voir tous les deux ensemble donc il rassembla ses affaires pour aller se coucher.

Il se leva et il sentit un coup sur son épaule. Il se retourna et vit Ginny avec le visage tendu.

« Harry pourrais-je te dire un mot ? »

Harry la suivit et ils sortirent par le portrait, ils étaient trop observés par tout le monde dans la salle commune. Lorsque le portrait se referma, Ginny le regarda avec un air irrité.

« J'ai pensé que tu était occupé avec le professeur Snape demain soir ! Tu n'avais pas à me mentir Harry. Si tu ne voulais pas aller au bal avec moi, tu n'avais qu'à me le dire ! Ginny le regarda, blessée et en colère.

Harry avait été pris de court, il n'avait même pas été conscient du fait que Ginny avait voulu aller à la danse avec lui.

« Um, bien, je pensais que j'étais occupé, mais j'ai découvert que je ne l'étais pas. Mais... qu'entends-tu par vouloir aller à la danse avec moi ? Tu n'avais jamais rien dit » Harry n'avait vraiment aucune idée ce qui la mettait aussi en colère. Ni aucune idée qu'elle avait envisagé d'y aller avec lui.

« Oh Harry, tu ne te souviens même pas de notre conversation juste avant d'être allé voler sur ton Skateboard ? Par Merlin ! Harry, je pensais que nous étions les meilleurs amis ! Mais de toute façon je ne m'en soucie plus. Amuse-toi bien avec ta riche fille au diadème en diamants de *Beaubâton*. Ginny se tourna pour revenir dans la salle commune.

« Attends ! Ginny, s'il te plait, ne t'en vas pas. » Plaida Harry alors que le portrait était encore ouvert et que tout le monde à l'intérieur le regardait fixement.

Ginny avait l'impression qu'elle pourrait bien commencer à pleurer et dut se lever pour aller dans sa chambre avant de s'humilier davantage.

Harry resta debout dans la salle commune, tous les yeux pointés sur lui. Ron avait un air de confusion qui se transforma en colère quand Ginny éclata en sanglot sur le chemin menant à son dortoir.

Harry était complètement confus. Il n'avait pas compris que Ginny voulait lui demander d'aller danser avec lui, ce jour-là. Il se sentait comme un idiot de ne pas s'en être aperçu. Zut ! Il n'avait personne à qui parler de ça non plus. Ron le regardait comme s'il voulait lui arracher sa tête et il avait totalement détruit sa relation comme avec Snape un peu plus tôt. Il se sentait horrible.

Il saisit son sac de livres et se dirigea jusqu'à sa chambre. Heureusement personne n'y était déjà. Il s'assit sur son lit et revint sur la conversation qu'il avait eue avec Ginny le jour où il avait volé sur son Skateboard. Il ne savait pas honnêtement qu'elle était encore intéressée pour aller danser avec lui. Il se sentait si stupide de s'être fâché avec elle.

Il se renversa contre les oreillers et pensa à la soirée de demain. L'idée d'y aller avec Charlet lui retourna encore une fois l'estomac. Il détestait le fait qu'il allait devoir faire réellement semblant d'être avec sa cavalière. Comment pouvait-il donner à sa cavalière un gros diamant, s'il n'avait pas à la traiter comme si elle lui plaisait vraiment ? Elle était si vaniteuse qu'elle penserait simplement qu'il était éperdument amoureux d'elle. Il ferma les yeux essayant de penser à autre chose.

Sans s'en rendre compte, il avait dérivé dans un sommeil très agité rempli des rêves terribles avec Vernon et Vespa. Mais son rêve fut brisé en plein milieu par un Voldemort furieux

Harry sentit soudain une vive douleur dans sa cicatrice. Il voyait Voldemort dans la Forêt Interdite. Voldemort était entrain d'attaquer un de ses Mangemort avec divers maléfices et provoquaient des étincelles de feu. Harry sentait la colère de Voldemort émanée de sa cicatrice. Il avait mal, c'était pire que n'importe quelle douleur qu'il n'avait jamais ressentie. Il avait l'impression que sa tête allait exploser. Finalement il ne put se retenir plus longtemps et un cri s'échappa de sa bouche. La vision se termina et le réveilla en sursaut. Sa cicatrice continuait de brûler avec une intensité telle qu'Harry cria assez fort pour que Ron, Neville, Seamus et Hermione montent. Ils se précipitèrent dans la chambre avec leurs baguettes en pensant qu'Harry devait avoir été attaqué. Mais quand ils le virent recroquevillé sur son lit, se tenant sa tête, ils surent exactement ce qui était la cause de la douleur.

« Vite, va chercher le professeur Snape ! » cria Ron à Hermione

Ron paniquait à la vue du filet de sang provenant de la cicatrice.

Hermione courut à la porte et se dirigea vers les cachots. Son cœur battait la chamade en voyant Harry souffrir autant. Elle passa devant la porte des quartiers du Maître de potion trois fois avant de réaliser où elle se trouvait. Elle commença à paniquer à l'idée que le professeur ne soit pas là pour les aider. Elle frappa à la porte à moitié cachée et attendit deux secondes avant de frapper à nouveau. Cette fois, avec plus d'entrain. La porte s'ouvrit et un professeur de potion très effrayant se tint devant elle, furieux.

« Um, professeur, s'il vous plaît venez vite ! C'est Harry ! »

Le professeur perdit rapidement son air furieux qui fut remplacé par de la peur. Il saisit son sac noir et courut. Si quelque chose arrivait à Harry, il ne se le pardonnerait jamais. Était-ce le poison qui agissait déjà ? Snape ralentit assez pour poser à la Gryffondor une question.

« Que s'est-il passé ? »

« Je ne sais pas. Nous étions tous dans la salle commune et Harry était seul dans sa chambre, quand il a juste commencé à crier. Quand nous sommes arrivés, il tenait sa cicatrice et il saignait ! » Lui expliqua t elle tout en courant à côté du professeur.

Une fois dans la salle commune de Gryffondor, ils montèrent jusqu'au dortoir du garçon. Lorsque Snape apparu dans la chambre, les élèves de Griffondor s'écartèrent pour le laisser aller jusqu'à Harry. Le cœur de Snape s'arrêta quand il vit son fils roulé en boule, essayant de retenir ses cris. Snape se précipita vers lui et saisit les épaules de l'enfant afin de voir son visage. Les mains d'Harry était maintenant couverte de sang et sa cicatrice ressemblait à une barre oblique de colère. Oh Merlin ! Était-ce Voldemort qui lui faisait ça ?

« Sois fort fils. Occlumencie » Snape attrapa une potion d'engourdissement de son sac et rapidement il la versa sur la cicatrice. Harry se crispa et cria à l'agonie, griffant sa cicatrice. Snape saisit les mains d'Harry avant qu'il ne puisse faire plus de dégâts et puis il le tint en une étreinte serrée. Harry combattait contre lui en criant et en essayant de le repousser. Snape ne bougea pas, même quand les poings de son fils lui battirent le dos.

Au début les Griffondors observaient en ayant peur pour leur ami, ne sachant pas si Snape était là pour aider ou faire plus de dommages. Puis ils l'entendirent chuchoter quelque chose à Harry et ils virent leur ami commencer à se détendre.

« Calme fils, respire lentement. » Répéta Snape maintes et maintes fois d'une voix calme.

Voir leur professeur le plus détesté être aussi protecteur avec leur ami, les firent tous modifier leur opinion sur l'homme.

Après une minute ou deux, Harry finit par se calmer, il respirait difficilement, il était effondré contre le professeur de potion. La sensation de brûlure se retirait et il put enfin voir à nouveau. Il vit le regard de terreur sur les élèves qui le regardaient. Il sentit Severus desserrer son emprise et Harry se redressa avec lassitude, mais gardait encore la robe de Snape dans sa main.

« Respire Harry » dit-il d'une voix sévère, mais calme. « Puis-je regarder ? » demanda Snape en relevant le menton du garçon, repoussant les cheveux du front de son fils.

Harry entendit plusieurs halètements et rapidement mit la main sur son front. Il pouvait sentir que sa cicatrice était grande ouverte, mais la douleur était plus supportable. Il était extrêmement reconnaissant de la potion d'engourdissement de Snape.

Severus tira la main d'Harry loin de la plaie. « Tu va récupérer. Je vais prendre soin de toi, maintenant »

« Qu'est-ce qu'il s'est passé, par l'enfer ? Voldemort ne m'a jamais attaqué comme ça avant. Je… Je pense qu'il est tout près Severus »

Severus eut un frisson en entendant ces mots « Explique ? »

Soudainement tout revint d'un coup à la mémoire d'Harry. « Il est tout près Severus ! Il est dans la Forêt Interdite avec deux ou peut-être trois Mangemorts. Il était réellement en colère contre l'un d'eux et jetait des sorts impardonnables sur lui. Je pense qu'il a commencé un feu. » Harry se redressa bien droit en s'essuyant le sang sur son visage avec sa manche de chemise.

« Harry, tu va retourner dans mes quartiers pendant que je parle avec le directeur. Dobby ! » Appela Severus.

Avec un *pop* Dobby apparu dans la salle de Griffondor avec un regard plein d'effroi à la vue du front ensanglanté d'Harry. « Maître Harry Potter ! »

Severus le coupa avant qu'il ne puisse rien dire d'autre. « Prends Harry, va dans mes quartiers et reste avec lui »

Dobby attrapa le bras d'Harry et ils disparurent avec un *pop *

« Whoa, je pensais que nous ne pouvions pas transplaner dans le château ? » demanda Ron

« Le directeur a décidé de faire une exception pour M. Potter » dit Snape en rassemblant quelques affaires à ramener à Harry.

Ron fit un pas en avant et tendit la baguette d'Harry, qui était tombée par terre, au professeur. « Professeur, vous êtes vraiment un très bon papa. Harry est chanceux de vous avoir. »

Severus fut touché « Merci M. Weasley » cela signifiait beaucoup venant du meilleur ami de son fils.

§*&o&*§

Severus alerta rapidement Dumbledore et une équipe fut envoyée faire des recherches dans la Forêt Interdite. Severus demanda au directeur de lui faire savoir ce qui aurait été trouvé le plus rapidement possible. Normalement il aurait participé aux recherches, mais il avait choisi de rester avec son fils. Il commençait à savoir ce que c'était d'être parent.

Il se précipita rapidement dans son salon et il trouva Dubby se tordant les mains nerveusement.

« Où est M. Potter ? »

Dobby ne disait rien, mais pointait la porte fermée de la chambre d'Harry.

Severus essaya d'ouvrir la porte, mais elle était verrouillée. Il prit sa baguette et dit « Alohamora » La serrure cliqua et s'ouvrit, Severus se jeta sur la porte ouverte pour retrouver son fils couché sur le ventre sur le lit. Son front laissait ruisseler du sang frais sur les couvertures du Griffondor et sur le sol.

Severus prit Harry et le retourna pour inspecter la cicatrice. Les paupières d'Harry battaient et il se mit à gémir de douleur. « Il est de retour Severus, il est en colère contre quelqu'un »

« Harry écoute moi ! Tu dois fermer ton esprit. Tu dois le repousser immédiatement ! » Dit Severus avec force en serrant les épaules d'Harry

« J'essaie professeur, je vous jure que j'essaie ! » cria Harry à nouveau. Il n'y avait pas de moyen d'échapper à la douleur d'avoir Voldemort; à l'intérieur de votre tête.

Severus tira sa baguette magique et la dirigea vers la tête d'Harry « Legilimencie ! »

Severus voulut crier, il pouvait ressentir la douleur d'Harry, lui faire mal au ventre. Il se concentra pour guider Harry dans le cauchemar qu'il vivait. Il fallut tout d'abord qu'il commence à guider le garçon tourmenté pour empêcher Voldemort d'entrer. Il aida Harry à ériger un mur de pierre autour de son esprit, gardant ainsi Voldemort à l'extérieur. Il lui semblait que cela avait duré toute une éternité, mais seulement quelques minutes passèrent jusqu'à ce qu'Harry puisse à nouveau respirer sans crier. Severus pensa que la tolérance à la douleur d'Harry était respectable et s'arracha de l'esprit de l'enfant, en respirant avec beaucoup d'effort.

Harry continuait d'obstruer son esprit, même après que le professeur soit parti. Il pouvait sentir Voldemort essayer de trouver un chemin pour revenir. Harry renforça le mur laissant ses souvenirs en toute sécurité cachés derrière le mur de pierre. Il avait enfin compris ce qu'il aurait dû apprendre l'an dernier. Un an trop tard. Si seulement il avait pu le faire quand Sirius était encore en vie, si seulement il avait essayé plus fort. Vous ne faites toujours pas assez d'effort, monstre qui ne vaut rien ! Harry repoussa les paroles cruelles de Vernon et axa son esprit sur l'homme qui prenait soin de lui.

Harry estima que le professeur essuyait le sang sur sa cicatrice avec une lingette humide, ainsi que le sang et les larmes de son visage. Harry n'avait pas protesté ni essayé de l'arrêter. Il ferma les yeux et laissa le professeur prendre soin de lui, comme promis.

Severus regarda son fils et sentit son cœur se serrer à la confiance que le garçon avait maintenant pour lui. Il regarda Harry se détendre et fermer les yeux en baissant sa garde pour la première fois. Il aurait souhaité avoir aider Harry ainsi, au lieu de le ridiculiser pendant son cours d'Occlumencie l'année précédente. Il lui était difficile de penser à la façon dont il avait traité Harry dans le passé. Il agita sa baguette encore une fois et le sang sur les couvertures du lit et au sol disparut. Severus regarda vers Harry et fut surpris de voir son fils se retourner vers lui avec une expression de clarté sur le visage.

« Est-il parti Harry ? As-tu été en mesure de le bloquer ? » Severus vit que le garçon était sur le point de s'effondrer.

Harry acquiesça et la pensée de Sirius lui revint soudainement en mémoire. Il avait peur, s'il parlait, de se mettre à pleurer sur la douleur d'avoir perdu Sirius.

Severus senti la peine profonde d'Harry et lui posa la main sur son épaule.

Harry se sentit comme s'il avait trahi Sirius en étant réconforté par Severus. Ne s'étaient-ils pas toujours détestés l'un et l'autre ? Severus n'avait-il pas été la raison pour que Sirius ressente le besoin de venir au ministère en premier lieu ?

Severus regardait Harry et attendait que le garçon s'ouvre à lui. Il savait déjà qu'Harry était aux prises avec ses démons. Comme il venait d'être en connexion avec l'esprit de l'enfant, il pouvait voir les images de Sirius. Le damné cabot serait toujours ressenti comme un regret par le garçon.

« Severus, pourquoi je ne pouvais pas le faire l'an dernier ? Je me déteste de ne pas avoir fait assez d'efforts ! » Il sentait l'épuisement prendre le relais et se renversa contre ses oreillers. L'Occlumencie lui avait pris tant d'énergie qu'il tremblait de froid.

« Harry, j'étais un mauvais enseignant l'an dernier et je suis donc tout autant à blâmer »

Harry était d'accord avec ça, mais ne pensait pas que ce soit le cas pour le professeur maintenant. « Professeur s'il vous plait, ne soyez pas furieux, mais …. » Harry se tut et le regarda. Il voulait lui dire combien il se sentait effrayé, mais spéculait que peut-être le professeur l'aimerait moins.

« Harry, je suis ton père. Rien de ce que tu diras ne changera ça… rien »

« J'ai peur professeur. Je sais que je ne suis pas très fort en ce moment avec tout ce poison en moi. Que faire si Voldemort revient encore cette nuit ? »

« Alors nous lui ferons face ensemble. Je serais juste à côté de toi, si tu a besoin d'aide. Harry je ne pourrais jamais me mettre en colère contre toi si tu ressens de la peur. N'importe qui serait effrayé étant donné les circonstances. »

Ils entendirent des coups sur la porte et Severus donna à Harry une tape sur l'épaule avant de se rendre dans la pièce pour y répondre. Dumbledore, McGonagall et Tonks entrèrent avec des expressions graves. Ils lui résumèrent ce qu'ils avaient trouvé dans la Forêt Interdite.

Tout ce dont Harry avait été témoin avait eu lieu au bord de la forêt. Ils avaient trouvé des traces de sang avec des morceaux de peau et des cheveux. Le feu avait pris et les six Aurors l'avaient éteint. Tonks s'assit sur le sofa qui avait une tâche de thé, Harry avait l'air d'aller mal avec encore du sang sur sa chemise blanche d'école et sa cicatrice blessée à vif.

« Harry, tu as probablement sauvé la moitié des créatures vivant dans la forêt ce soir. Merci pour le tuyau ! » Tonks essaya de détendre l'atmosphère pesante de la pièce.

« Salut Tonks, c'est bon de te voir. Toi et les gars, vous avez pu éteindre le feu, alors ? » Harry se sentit fragile et avec l'aide de Severus alla s'asseoir sur le sofa.

Tonks hocha la tête tout en examinant de près Harry. « Harry tu n'as pas l'air d'aller si bien. Je pense que le professeur devrait te nourrir un peu plus. » Tonks rata la lueur de fureur qui venait de Severus, mais surprit l'apparente culpabilité sur le visage d'Harry. Elle se demanda ce qui se passait pour qu'il la regarde de cette façon.

« Je fournis de la nourriture à mon fils. Mais je n'ai aucun contrôle sur le fait si effectivement il se décide à manger. » Severus souleva un sourcil et plaça une tasse de thé fumante devant Harry. Il ouvrit un flacon et ajouta une potion nutritive dans le thé. « Bois ! » Ce fut tout ce qu'il dit à son fils méfiant.

Harry lui donna un petit sourire et prit la tasse de thé. Sa tête lui faisait mal et il se sentait si faible, presque léthargique. Il voulait aller dormir, mais il avait trop peur que Voldemort l'attaque pour l'envisager. Alors il resta assit en sirotant son thé tout en écoutant les membres de l'Ordre.

Ils parlèrent de la façon dont ils renforceraient les salles de Poudlard. Dumbledore décida de convoquer une réunion d'urgence avec tous les membres de l'Ordre dans son bureau, immédiatement.

Severus assis à côté d'Harry, évaluait son fils avec soin. Harry se pencha en arrière dans les coussins et regarda dans l'autre sens. Severus se tourna vers le directeur et dit : « Albus, je pense que je vais rester ici avec Harry. Le garçon a traversé une dure épreuve ce soir. »

Harry se redressa pour protester, mais le professeur le repoussa sur les coussins en laissant sa main sur la poitrine d'Harry. « Je suis le parent. Tu es l'enfant. Tu feras ce que je dis »

Harry n'avait pas vraiment envie de discuter, parce qu'il ne voulait pas rester tout seul. La pensée que Voldemort puisse être sur le terrain de l'école quand lui était si faible, l'alarmait.

McGonagal et Tonks soulevèrent les sourcils en le regardant. Snape agissait si paternellement que c'était un spectacle assez rare à voir. Il réchauffait le cœur de Minerva.

Après que les membres de l'Ordre furent partis pour le bureau de Dumbledore, Harry s'étendit sur le sofa. Severus appliqua habilement plus de crème sur la cicatrice sanglante, à peine ouverte. Ensuite d'un coup de baguette, Harry se retrouva en pyjama avec une couette chaude au-dessus de lui.

« Très bien M. Potter, il est temps pour vous d'obtenir un repos bien mérité » déclara Severus en faisant des petits cercles sur les tempes d'Harry avec ses doigts.

Harry se sentait plus détendu et plus en sécurité qu'il ne l'avait jamais ressenti dans toute sa vie « Hmm, ok » Harry ferma les yeux, il se sentait aimer. A moitié endormi, il murmura « Mais réveille moi s'il se passe quelque chose *Papa* » Harry s'endormit en quelques secondes.

Severus n'était pas sûr d'avoir bien entendu Harry. Le garçon venait-il de l'appeler *Papa* ? Severus réalisa que son cœur battait la chamade pour une raison étrange. Il y avait pensé hier soir, quand Weasley avait suggéré à Harry de l'appeler papa ou père. Il avait pensé que ça sonnait plutôt bien, mais Harry ne semblait pas très à l'aise avec le changement de nom.

Severus continua à faire courir ses doigts dans les cheveux de son fils, pensant qu'il avait toujours voulu avoir un fils; bien à lui. Un fils à qui il pourrait montrer tout ce qu'on lui avait refusé étant enfant. Ce garçon spécial lui donnait cette possibilité. Il savait qu'il ne devait pas prendre cet enfant comme allant de soi ou de lui refuser l'affection qui lui avait été refusée lors de sa propre enfance. Severus se sentait étouffer à la pensée que son fils l'ait appelé papa. Il n'avait jamais été autorisé à appeler son propre père ainsi, mais avait toujours eu la nostalgie d'une telle relation avec son père qui l'aurait permis. Severus repoussa sa tête sur le canapé et se laissa dériver dans un sommeil heureux, espérant qu'il avait compris correctement son fils.

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Tôt le lendemain matin, Harry se réveilla pour se retrouver couché sur le canapé et le professeur endormi dans le fauteuil de cuir noir. L'idée d'avoir un parent qui veillait sur lui pendant qu'il dormait lui donna un sentiment de sécurité qu'il n'avait jamais ressenti avant.

Aujourd'hui c'était le grand jour, le jour qui permettrait de déterminer si oui ou non le plan serait effectivement commencé. Il ne faisait pas attention à ce que ses amis pensaient de sa cavalière Charlet. Maintenant il était encore plus déterminé que jamais à faire que ce soir ce rendez-vous ait l'air réel. La vie de son père en dépendait. Harry repoussa les pensées de Ginny de son esprit. Il ferma les yeux, il ne voulait pas se lever et mettre fin à cette sensation de chaleur et de sécurité.

« Comment te sens-tu ? » demanda Severus d'une voix douce.

Harry garda ses yeux fermé et dit « Je ne sais pas. Je suppose que je le prendrai très mal si quelque chose vous arrivait. »

Severus se tendit et se redressa « C'est exactement ce que je ressens envers toi. Je pense que je t'ai mis assez en danger avec ma fichue famille, Je suppose que tu n'as jamais imaginé qu'être adopter par moi causerait une telle agonie ? »

« C'est ok. Je veux dire que ce n'est pas votre faute. Vous n'êtes pas aidé avec une famille remplie d'idiots. »

Le professeur eut un petit rire « Je sais que je devrais te réprimander, mais comment puis-je, quand je sais que c'est bien la vérité. Harry, je souhaite pouvoir prendre ta place. »

« Pas question ! Je ne peux pas passer à côté de ce rendez-vous important avec Charlet ce soir ! » Harry plaisantait alors qu'il tentait de détendre un peu l'atmosphère. « Je suis sûr qu'elle va adorer mes amis ! Un mec sans argent, une née moldue et le pauvre Neville »

« Ah oui, je suis sûr que Charlet peut être tout à fait implacable avec ses opinions,. Il faut juste les laisser entrer par une oreille et sortir par l'autre. C'est un vieux proverbe moldu que je medis quandj'aiaffaire avec les étudiants». Severus se leva et regarda son fils « j'ai un projet spécial, je travaille dessus aujourd'hui, donc je ne viendrai pas en classe »

Harry se redressa et passa ses doigts dans ses cheveux si indisciplinés. « Sur quoi travaillez-vous ? »

« Rien qui ne te regarde, mais si ça tourne comme je l'espère, je sais que ça va te rendre très heureux. »

Maintenant, Harry voulait vraiment savoir ce que le professeur mettait en place. Il le suivit dans le couloir pour mendier un peu plus d'information. Severus le fit taire quand il entra dans sa chambre en fermant la porte. Harry entra dans la sienne pour se préparer pour ce grand jour.

À suivre