"Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?!" hurla Gabrielle, hors d'elle.
La gifle était partie toute seule, quand elle avait fini d'étreindre James. Nous étions muets devant sa brusque violence, elle qui se défoulait dans plusieurs sports pour éviter de s'énerver justement. Les cheveux décoiffés par le sprint qu'elle venait de faire pour nous rejoindre, elle semblait vraiment en furie. C'était compréhensible d'ailleurs, ça faisait plusieurs mois qu'elle ne nous avait pas vus ... n'importe qui de normal se serait fait un sang d'encre à propos de deux mineurs en fugue.
"On s'est fait un sang d'encre !" renchérit Florent, notre père.
J'ai une impression de déjà-vu.
"Où étiez-vous passés ?"
"Pourquoi êtes-vous partis sans rien dire ?"
"Comment avez-vous OSÉ ne pas nous prévenir pendant votre fugue ? Même pas un mot, même pas un email, même pas un appel !"
"On a appelé la police, distribué des fiches avec vos descriptions partout à Illumis ..."
"... On a passé nos week-ends à vous chercher sans succès ..."
"... Des semaines à rentrer à la maison en espérant la peur au ventre que vous seriez rentrés comme si de rien n'était ..."
"... à guetter un coup de téléphone qui nous dirait où vous seriez ..."
"... On est allé jusqu'à Ker-ahanec où le journal vous mentionnait ..."
"... Mais vous étiez partis peu de temps auparavant ..."
"... Pour vous retrouver ici, sans explications !"
Sans rien dire, nous essuyâmes le gros de la tempête, attendant que le beau temps revienne. Mais avec notre famille, c'est le contraire qui advient, la tempête qui redouble d'ardeur pour nous secouer. Florent serrait les poings, épaules tendues, prêt à nous ramener à pied et sur son dos, ligotés s'il le fallait, et Gabrielle pourrait en faire autant. Tout en tabassant un Tyranocif sur le chemin, d'une seule main.
Goyah fit un pas en avant et leva une main en signe d'apaisement :
"Hé, vous faites pas de bile, M'sieur-dame, je suis leur coach, et ..."
"Vous êtes qui ?" rétorqua Gabrielle.
"Comment ça, leur coach ?" s'offusqua Florent.
"Papa, maman." commença James d'une voix calme, mais il fut vite dépassé par les regards furibonds de nos parents.
"J'veux pas me mêler de vos affaires de famille, mais ça s'ra plus facile autour d'un bon repas." intervint le Maître de la Ligue d'un ton charismatique et négociateur.
"Alors ?" fit Florent une fois les commandes faites, bras croisés comme pour Gabrielle.
Je n'étais pas à l'aise avec ces chaises de restaurant en terrasse, elles étaient vraiment trop petites. Et pas adaptées à un pokémon avec une queue notamment. C'était pour ça que je changeais fréquemment de façon de m'asseoir sur mon siège, ce qui pouvait être interprété comme de la gêne. Je cherchais juste une position confortable.
"Alors quoi ?" répondit James en leur rendant leur regard.
"Pourquoi vous êtes partis ?" lança notre mère d'une voix acerbe.
"Et pourquoi vous ne nous avez pas prévenus ?" ajouta Florent.
Nous échangeâmes une regard. Valait-il mieux jouer la carte de l'honnêteté, ou dire qu'on ne savait pas pourquoi, que c'était irréfléchi et stupide, bref, paraître désolés et dire qu'on ne recommencerait pas ? Je vis la lueur dans les pupilles vertes de James, celle qu'il avait pendant nos combats à l'arène, dans ce même après-midi. Il ne paraissait pas contrit du tout, donc il allait leur dire notre véritable raison. De plus, je savais qu'il ne renoncerait pas s'ils nous interdisaient de repartir.
"C'était un soir comme les autres, nous étions en train de faire les devoirs quand vous êtes arrivés avec une nouvelle qui allait changer nos vies ..."
Il expliqua le choc de l'annonce du déménagement "sans nous avoir prévenu ni demandé notre avis" en insistant sur ce dernier point, le cours de pokémonologie avec la présence de Rose Mulli, le combat contre elle et notre défaite. Pour ça, ils étaient au courant au vu de leurs hochements de tête réguliers, et quelques coups d'oeils coupables parfois. Ils eurent des expressions surprises à l'évocation de notre discussion avec Rose Mulli, une conversation secrète dont la presse et nos parents ignoraient tout.
James admit que partir d'un coup était déraisonné et naïf, mais qu'il ne regrettait pour rien au monde tout ce que nous avions fait depuis, la rencontre avec Héo-Héo et Majelle, le badge Entrave, l'Entrepôt (il édulcora ce passage-là, ne parlant quasiment que de la capture de Zyfforlan.), le badge Bourgeon, l'île du Fianan, mon évolution, notre seconde rencontre avec la membre du Conseil 4, notre aventure à Cromla'ch et le badge Ardeur.
Le temps de terminer le récit, les plats étaient arrivés, mais seul Goyah y touchait distraitement (bon , moi aussi.).
"C'est ..." débuta Florent d'une voix hésitante, puis il se ravisa : "Vous avez vécu des aventures formidables."
"Je suis fière que mon fils ait tant grandi." s'extasia notre mère en prenant une bouchée de pâtes au carbonara.
"On peut voir Héo-Héo, Majelle et Zyfforlan ?"demanda notre père.
"Zyfforlan, c'est ... original."
"Pas tout de suite, on est en public. Et puis Majelle et Zyff n'aiment pas trop la foule."
James se tut, et personne ne rebondit. Nous mangeâmes donc sans bruit les plats, pizza pour James et moi, pâtes pour nos parents et Goyah que nous avions commandés dans ce restaurant paisible au fond d'une rue. La terrasse était éclairée sans être bruyante, lui octroyant un certain confort.
Progressivement, les visages fermés et tout de colère contenue s'étaient mués en attention, les bras s'étaient déliés. Nos parents avaient l'air de reconsidérer leur point de vue. Mais prudence, peut-être gardaient-ils leurs objections.
"Goyah ... comment se fait-il que vous vous trouviez à Yantreizh, d'ailleurs ? Unys n'est pas la porte à côté."
"Hé bien écoute donc, jeune homme ! J'ai renoncé au titre de Maître de la Ligue lorsqu'un jeune adulte aux cheveux verts m'a vaincu. Déjà que j'allais mal à l'époque, quand je me décide à l'affronter, il était devenu trop fort pour moi. D'ailleurs, tu vas pas le croire, mais il se trimbalait sans pokéballs ! Ses pokémons étaient "libres", parce que s'lon lui, ses amis ne devaient pas être enfermés comme des outils. J'ai bien tenté de le raisonner, mais autant parler à un mur. Ce guignol avait été embrigadé par une organisation maléfique. Bref, tout ça c'est du détail. J'ai commencé à me remettre en question, tu vois, et j'ai voyagé dans tout Unys. Une région magnifique, peuplée de gens généreux comme tout. Bon, y en a des limités aussi, mais de nature foncièrement bonne !"
"Vous vous égarez." intervint Florent.
"Pas grave, pas grave ..." marmonna le Maître. "2 ans après cette histoire avec le jeunot qui se battait avec un légendaire, si, un vrai pokémon légendaire ! T'as entendu parler des dragons de l'Idéal et de la Réalité ? Non ? Bon, tant pis. L'organisation maléfique est revenue, plus forte que jamais, et sans que j'ai besoin d'intervenir, des dresseurs talentueux avaient tout réglé."
Il avala une dernière bouchée et souffla comme un bienheureux.
"J'ai compris ce jour-là que je devais partir autre part, Unys ne risquant plus rien. Parce que faire partie du Conseil 4, c'est pas que rester à attendre des défis annuels, c'est aussi la force ultime de défense de la nation. Si tu envisages de faire partie du Conseil, alors rappelle-toi ton devoir, ok ?"
Sa dernière phrase s'adressait à James, qui acquiesça en silence.
"Alors j'suis allé voir Fred, un ami très cher, et je lui ai dit qu'on pouvait partir. J'ai laissé la gamine aux dragons gérer le Conseil, et Fred a quitté le job qu'il faisait à ce moment pour me suivre jusqu'à Kalos. Et il est d'venu Champion en quelques mois, parce qu'il avait toutes les qualifications requises. Moi, j'suis parti à travers Kalos. J'ai vu un homme de trois mètres de haut l'année dernière, avec un écharpe comme ça !"
Il étendit ses bras comme l'aurait fait un oiseau en déployant ses ailes, et on aurait vraiment dit un volatile avec son poncho qui suivait le mouvement.
"Il recherchait un Floette, c'est ... enfin, tu dois l'savoir mieux que moi, tu vis ici depuis ta naissance !"
"Et Frédérick vous a appelé pour que vous nous ... coachiez, c'est ça ?" devina James.
"Tout à fait ! L'en a eu de la chance que je sois pas loin, Gueriara m'a amené jusqu'ici en moins d'une heure, et j't'ai attendu."
"Mais attendez !" coupa Gabrielle.
"Quoi ?" fit mon ami.
"On ne va pas vous laisser kidnapper notre fils sans rien faire !" s'insurgea-t-elle.
"Tout de suite les grands mots ..." pesta James.
"Un instant, jeune homme ! Tu es encore mineur et donc légalement sous notre juridiction !" argumenta Florent en se recoiffant d'un geste sec, fronçant les sourcils.
Goyah se contenta de hausser un sourcil, puis éclata de rire. La tension s'évapora d'un coup pendant que les éclats de rire résonnaient dans la ruelle.
"Dis donc, ha ha ha ! Vous aimez vot' fils, c'est ça ?"
"Oui, bien sûr !" répliqua farouchement Gabrielle. "Nous sommes ses parents, et nous ne pouv..."
"Maman !"
"James, je t'en prie, ne viens pas te mêler de ça !"
"C'est de moi qu'on parle, j'ai le droit de m'exprimer, oui ou merde ! C'est vrai quoi, vous ne nous avez jamais laissé le choix !"
C'est parti pour l'engueulade et les disputes, les reproches tus depuis longtemps qui ressortent, les expressions crachées au visage qu'on regrette aussitôt prononcées et surtout de la rancœur.
"La seule fois, c'était quand j'ai réclamé que Kronen vienne à l'école avec moi, et j'avais raison ! Il était quasiment le meilleur élève de la classe ! Oh, et puis j'en ai marre ..." fit-il avec un air dégoûté.
Il se retrancha dans sa chaise, le menton rabaissé. Après quelques secondes, je lui chuchotai :
"James, calme-toi."
"Facile à dire, Kro, tu t'énerves jamais ... Comment tu fais, c'est un mystère."
"Si. Oh si, je me mets en rogne très facilement quand on touche à mes amis. Tu te rappelles quand Zyff est arrivé ?"
Il hocha la tête, son air boudeur toujours gravé sur ses traits. Nos parents se regardèrent, puis il me fixèrent durement :
"Kronen, est-ce que c'est toi qui l'a poussé à partir ?"
"Pardon ? Non, on y a pensé en même temps !" me justifiai-je.
"Il dit qu'on y a pensé en même temps." traduisit James.
"Tu es sûr ?" insinua Florent.
"On t'a fait confiance tout le temps alors qu'on savait très bien que tu nous mentais et que tu allais te battre avec les pokémons qui rôdaient un peu partout à Illumis. Comment on pourrait te croire ?" asséna ma mère.
"Non, je ... je ..."
"Avoue !" continua, incisive, Gabrielle.
"Non, mais il y est pour rien, laissez tomber ..."
"Tu voulais partir, hein ?"
"Oui, mais ..."
"Tu nous a déçus, Kronen." glissa Florent.
Quoi ? Ils comptaient sur moi pour retenir James, pour le tenir tranquille ? Et ils me reprochaient de vouloir exister et réaliser mes rêves et ceux de James ?
"Scusez-moi, M'sieur, M'dame, j'aime pas m'ingérer dans des affaires de famille ..." commença Goyah, rapidement interrompu par une Gabrielle hors d'elle.
"Si ça ne vous regarde pas, alors laissez-nous !"
Gabrielle 1 – Goyah 0
Ce dernier n'apprécia visiblement pas puisqu'il posa son poing sur la table, et fit d'un ton calme :
"C'est vrai m'dame, je me mêle de trucs qui vous concernent, et justement, c'est ptêt pour ça que j'peux vous aider à être un peu plus objectifs."
1 partout, la pokéball au centre.
Ayant obtenu la considération de ses interlocuteurs, le Maître continua :
"J'suis pas omniscient, j'vous l'accorde, mais vous encore moins. J'ai une famille à Unys, et un petit-fils qui en a fait des belles dans sa jeunesse. J'vous raconte pas les roustes que je lui ai mis, alors des enfants difficiles, je connais."
"Et alors ?"
"Regardez-vous, vous réprimandez votre fils et son pokémon sans avoir essayé de vous mettre à leur place. Ils voulaient juste pouvoir faire quelque chose de leur initiative, même si ils vous ont pas tout dit."
Perspicace, le Maître du Conseil 4 d'Unys. Il a lu entre les lignes sans rien dire, juste en écoutant.
"Et Rose Mulli les provoque. Comment voulez-vous qu'ils réagissent ? La fougue de la jeunesse, pardi ! Ils se sont pas demandés s'il pouvaient le faire, mais ils l'ont fait."
"Mais ça ne les excuse pas !"
"Vous avez raison, M'sieur. Ils sont partis sans vous faire part de leur décision ni en discutant avec vous de tout ça. Et vous leur avez jamais donné de nouvelles, pas vrai ?"
"... Non."
"La seule fois où on a eu une piste, nous nous sommes précipités pour vous retrouver, et vous n'étiez plus là !" nous accusa Gabrielle, nous pointant du doigt involontairement. Elle retira son geste, gênée.
Je fixais le visage buté de James, attendant avec impatience sa prochaine réponse. Il me jeta un regard étrange, vaguement coupable. Je me rappelai ce jour pas si lointain où il ne savait plus lui-même si nous devions continuer notre aventure. Mon choix était clair et n'avait pas bougé d'un iota depuis lors : je suivrai l'avis de mon ami et dresseur quel qu'il soit, rentrer ou repartir. Un discret hochement de tête de ma part, et je vis une esquisse de sourire se peindre. Non, c'était du soulagement.
"La veille de votre arrivée à Ker-ahanec, j'ai failli rester pour vous attendre." lâcha-t-il simplement.
"Pourquoi est-ce que tu ne l'as pas fait ?!" cria Florent.
Il se mordit la joue ensuite, le serveur sortant du restaurant pour voir quelle catastrophe tombait. Ah non, juste une dispute de famille. Il revint dans le bâtiment au toit en ardoise en sifflotant.
"Donc ?"
"Je savais vraiment pas quoi faire. La maison me manquait, Camille, vous deux, les potes et Maymi ..."
"Qui est Maymi ?" s'enquit brusquement notre mère.
"Ma copine. Enfin, on sortait ensemble, et puis je suis parti. J'ai laissé mon portable sur mon bureau."
"Tu l'as abandonnée ?!"
"Oui." fit James d'une voix triste et tranchante. "Ce qui est fait est fait. Je m'en suis voulu, c'était lâche, je sais. À Ker-ahanec, j'ai demandé à mes amis de me laisser seul pour un moment, et j'ai réfléchi."
Ses yeux rencontrèrent chacun d'entre nous, nous dévisageant, guettant les réactions.
"Je ..." buta-t-il, la voix qui flanchait. "Je me sentais coupable. Coupable devant vous, coupable devant Kronen, Héo-Héo, Majelle et Zyfforlan, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Et je bloquais totalement, parce que dans tout les cas, ça me paraissait être le mauvais chemin, la mauvaise solution. Puis je me suis rappelé ce que vous m'avez toujours dit : on doit terminer ce qu'on a commencé."
Il baissa la tête, mains sur les cuisses.
"Comment vous dire ... ça, c'était .. c'était la seule solution pour concilier les deux. Comme ça, je pouvais continuer notre aventure. Enfin .. j'avais moins l'impression de vous trahir et de vous renier de cette manière. J'aurais du vous laisser une lettre ou quelque chose comme ça."
"C'est ... je comprends." fit Gabrielle d'un ton doux. "J'aurais moi aussi agi de cette manière."
"Oui, mais ça ne nous explique pas pourquoi vous n'avez jamais donné de nouvelles !" s'énerva notre père. "Pas un mot, et nous qui imaginions tout ! Il aurait pu vous arriver n'importe quoi, on en aurait jamais rien su !"
"Papa ..."
"Non, laisse-moi parler !" le coupa-t-il. "D'accord, on aurait refusé si vous nous aviez demandé l'autorisation, et c'est bien normal. Vous êtes mineurs, et crapahuter sur les routes, c'est pas une vie."
"Quoi ?!"
"Oh, et ne réagis pas comme ça, jeune homme ! Même pas une lettre pour nous dire où vous étiez, ce que vous faisiez ... elle est où, l'éducation, hein ?!"
"J'aimerais bien savoir ..."
"Savoir quoi ? Que ta petite sœur est triste sans son grand frère ? Qu'on a dû annuler le déménagement et pleins d'autres occasions qui ne se représenteront peut-être plus jamais ? Tout ça à cause de vous !"
"Florent !"
Gabrielle s'était levée, et s'interposait entre son mari et James. Elle agita un poing levé, elle allait frapper. Autant rester dans le no man's land, je voulais vérifier si je la battais au bras de fer maintenant ! Ou alors ça va juste partir en cacahuète.
"Calme-toi !" hurla-t-elle.
"Je peux pas me calmer, là, ça se voit pas ?!"
"Je m'en fous, calme-toi quand même !" insista Gabrielle en forçant le ton.
"Oh ça va, je fais ce que je veux quand même !" contra son mari.
"Non mais tu t'es vu ?!"
"COMMENT ÇA JE ME SUIS VU ?! JE SUIS TRÈS BIEN !" répliqua-t-il en se levant à son tour.
"ALORS ESSAYE D'ÉCOUTER TON FILS !"
Florent allait ouvrir sa bouche et continuer la dispute verbale, cependant Goyah posa ses deux mains sur une de leurs épaules chacun et les rassit.
"Bon, on sait que vous êtes très bien (il regarda Florent, puis passa à notre mère) et que vous écoutez votre fils, vous l'avez établi. On peut passer à la suite ?"
Sous le choc, ils ne répondirent rien mais acquiescèrent, médusés. Le Maître de la Ligue termina ensuite sa tasse de café, savourant le goût du liquide chaud, et se contenta de dire quatre mots :
"C'est quoi la suite ?"
"La suite ?"
"De quoi parlez-vous ?"
"Comment ça ?"
"Oui, la suite, après ce repas ! Vous savez tout sur leur aventure et avez dit qu'vous étiez en colère, alors vous faites quoi ?"
Les réactions ne se firent pas attendre : nos parents se regardèrent, faillirent prendre la parole, se jetèrent des coups d'oeils, puis Florent s'avança sur son siège :
"On veut que tu reviennes, tu le sais."
"Tu ne le désires pas, on a compris." ajouta Gabrielle.
"J'ai un compromis." lança Florent avec un sourire.
"Et c'est quoi, ce compromis ?" le questionna James en fronçant à nouveau les sourcils.
"Ce .. c'est très simple : il te suffira juste de gagner un combat pour que nous te laissions continuer ton voyage."
"En donnant des nouvelles régulièrement !" nuança notre mère vivement.
L'homme d'âge mûr se mit à rire aux éclats, un sourire jusqu'au oreilles. Il rejeta la tête en arrière involontairement.
"C'était pas compliqué ! Voilà ! Ha ha ha ha ha !"
"Pour l'instant, je suis d'accord. Si je perds, je reviendrai à la maison."
"Une toute petite condition devra être respectée !" indiqua Florent, levant un doigt.
"Et c'est ?"
Notre père eut une grande inspiration, un éclair de rancœur toujours présent dans son regard.
"Que le match soit contre un Champion d'arène."
Hello tout le monde, comment allez-vous ? Je vous souhaite un bon week-end, et espère que vous avez apprécié le chapitre 2 de Maxence (publication : 1 chap toutes les deux semaines, le mercredi ^^)
Et en plus, petit cadeau qui m'a pris du temps, chapitre bonus ! Bonne lecture à tous ! :D
