Résumé : La première est relativement courte donc j'ai décidée de la coupler avec une autre. La première partie est tout simplement l'anniversaire de Cassandre, elle fait ses 38 ans ce jour-là. La deuxième c'est l'accouchement de Dora. Etant donné qu'on a pas de date mais qu'on sait que c'est en avril, j'ai pris le 15. La fin de ce chapitre est assez triste.

NA : Introduction and Rondo Capriccioso - Camille Saint-Saëns (version de l'anime Shigatsu Wa Kimi No Uso) : watch?v=I8QFHrPSYTA

Hungarian Dance n°5 - Brahms : watch?v=3X9LvC9WkkQ
Je vous préviens d'avance pour que vous ayez le temps de vous préparer psychologiquement. Le prochain chapitre c'est la Bataille de Poudlard. Préparez un bon stock de mouchoirs...

J'ouvrais un œil et regardais autour de moi. Contrairement à l'année dernière, personne ne me sauta dessus. Il était encore tôt alors tout le monde dormait encore. Oui, c'est pas tout les jours qu'on a trente-huit ans, surtout en temps de guerre. Je prenais tranquillement un bain et m'éclipsais rapidement pour prendre mon petit-déjeuner. Je préparais des pancakes au chocolat, du thé noir et du chocolat chaud. Severus et les enfants me rejoignirent peu de temps après et mes deux têtes rousses enlacèrent mes jambes en piaillant.

- Bon anniversaire maman !

Severus ne put s'empêcher de sourire et m'embrassa rapidement.

- Bon anniversaire Cassandre.

Je lui souriais et nous mangeâmes tous ensemble. Après le repas, je dus, une fois de plus, me rendre à la salle de Duels. Amycus était déjà présent. Toujours vêtu de noir. Pour ma part, je ne portais qu'une robe légère, verte et sans manches, exposant mon dos et ses cicatrices. Les elfes n'étant pas ou très peu sensibles au froid, je n'avais pas besoin de porter des vêtements chaud. Mes cheveux étaient détachés mais parsemés de petites tresses que les enfants avaient pris plaisir à faire et qui avaient fait bien rire Severus. Je n'avais malheureusement pas eu le temps de les défaire. Et je n'en avais de toute façon pas eu l'envie.

- Tu essayes un nouveau style, Smith ?

- Tu veux encore essayer de me battre, Carrow ?

Je lui lançais un sourire moqueur. En effet, depuis notre match qui s'était terminé en combat d'épée, je ne lui laissais aucun espoir de victoire. Le combat était expédié en quelques minutes et lui aussi. Contre un mur ou une armure.

- Moi au moins je ne me ridiculise pas face à mon adversaire ?

- Moi je ne me ridiculise pas devant mes élèves face à quelqu'un que je considère comme étant un être inférieur. Bon, tu te bats Carrow ou tu as peur ? Parce que je n'ai pas que ça à faire.

Il engagea immédiatement le combat sans les salutations d'usage et je créais un bouclier pour me protéger de ses sorts. Aujourd'hui nous enseignions la magie sans baguette et informulée. Les seuls mots que les élèves pouvaient entendre étaient les délicats commentaires que chacun faisait sur l'autre. Autant dire tout de suite qu'ils n'étaient pas glorieux ni très aimables. Finissant par m'ennuyer, je décidais de changer un peu de stratégie. Je le stupéfixiais et le laissais dans cet état là pour entraîner un peu les septième année, les Serdaigles et les Poufsouffles. A la fin du cours, je laissais les élèves sortir avant lui lancer un Enervatum et de quitter la pièce. Je rejoignais ensuite la salle de classe de Minerva et servais une nouvelle fois de cobaye pour ses explications.

A la fin de la journée, Severus m'intercepta et conduisit jusqu'à ce que je ne reconnus immédiatement comme étant notre salle. La salle où étaient stockés la plupart des instruments de l'école. Il me tendit un violon et s'installa au piano. Il était rare qu'il prenne lui-même l'initiative de jouer avec moi alors autant en profiter. Il me laissa le choix du morceau et j'entamais l'Introduction and Rondo Capriccioso de Camille Saint-Saëns. Je tournais autour du piano tout en jouant, laissant Severus me suivre du regard tout en suivant la mélodie avec ses doigts. Par moments, je m'asseyais à côté de lui et, lorsque j'étais la seule à jouer, je faisais semblant de le provoquer et il faisait de même quand je ne jouais pas. Au bout d'un moment, me sentant observée, et pas par mon pianiste cette fois, je tournais la tête vers la porte d'entrée et découvrais quelques élèves massaient devant celle-ci qui était grande ouverte. Severus était tellement concentré qu'il n'avait rien remarqué. A la fin du morceau, je faisais un rapide geste de la main pour signaler à l'attroupement qu'il était temps de se disperser. Heureusement pour eux, il ne vit rien et me lança un sourire auquel je répondis avec plaisir. Je l'embrassais en douceur et nous retournâmes à mes appartements.


Je profitais de ce samedi pluvieux pour rester plus longtemps dans mon lit. Quelqu'un tira sur la couette et je me retrouvais découverte. Severus. Je ne pouvais même pas faire la grasse matinée. Pour me venger, je l'attrapais par les poignets et le faisais tomber sur moi. Surpris, il ne put rien faire pour éviter ça. Du coup, à défaut de pouvoir profiter de quelques heures de sommeil en plus et de la chaleur de la couette, je profitais de sa chaleur corporelle. Nous fûmes réveillés une deuxième fois une heure plus tard par deux corps pleins de vie qui se mirent à sauter sur le lit. Comprenant qu'ils ne nous avaient pas réveillés de la meilleure des façons, ils allèrent vite se cacher dans leur chambre. Je me levais et m'étirais avant de rejoindre la salle de bain. Severus me rejoignit quelques minutes plus tard et il nous fallu presque une heure pour sortir de la baignoire. Alors que nous étions en train de déjeuner, un hibou vint perturber notre tranquillité. Je reconnus sans difficultés le hibou d'Andromedra et je me levais rapidement avant de lire le message accroché à la patte de l'oiseau.

- Severus, sors les affaires des enfants. Dora est en plein travail.

- Hmm ?

- Elle va accoucher Severus !

Il sembla comprendre et alla chercher deux valises. Les enfants le regardèrent faire sans comprendre et j'allais rapidement chercher un paquet que j'avais caché dans un petit renfoncement dans le mur du salon. Dix minutes plus tard, nous étions prêts à transplaner. En arrivant devant le cottage occupé par la famille Lupin, nous fûmes accueillit par une pluie battante. Remus se dépêcha de nous faire entrer. Il était tellement stressé qu'il ne fit même pas cas de la présence de Severus ou des enfants. Andromedra, par contre, vit immédiatement que je n'étais pas seule. Alors que Remus me conduisait dans une chambre, elle emmena le reste de ma petite famille dans le salon. Remus s'arrêta et m'observa.

- Je ne peux pas rentrer. C'est bientôt la pleine lune, dans deux jours. Je ne veux pas mettre la vie de qui que ce soit en danger.

- Je comprend, ne t'en fais pas. Retourne dans le salon. J'ai cru qu'Eridan allait nous rendre fous quand on lui a dit où on allait. Il t'adore tu sais.

- Il aime tout le monde.

- C'est vrai, c'est un vrai Poufsouffle. La première fois qu'il a vu les Carrow, il les a enlacé. Je crois qu'ils ont frôlé la crise cardiaque ce jour là.

- Les Carrow ? Il a fait un câlin aux Carrow ? Cassandre, ton fils sera un Poufsouffle, je peux te l'assurer.

- Ne le dis pas à Severus ou il t'arrachera la tête. Il essaye d'en faire un Serpentard. Et il commence à désespérer.

Il éclata de rire et me laissa devant la porte de la chambre. J'entrais et m'approchais du lit où était allongée Dora. J'épongeais son front avec un linge humide.

- Ne t'en fais pas, je ne vais pas te demander comment tu te sens. Severus l'a fait et je lui ai brisé la main.

- Ne me fait pas rire Cassandre ! Ça fait mal !

Andromedra entra dans la pièce et, trois heures plus tard, j'étais la marraine de Edward Remus Lupin, alias Teddy, un petit garçon aux cheveux blonds. Roux. Aux cheveux bleus ?

- Dora, je crois que ton fils est un Métamorphomage.

Remus entra avec un appareil photo à la main et prit une photo de Tonks et Teddy. J'allais dans le salon et m'asseyais lourdement dans le canapé. Je fus attaquée par mon fils tandis que Lysandra restait bien sagement assise sur les genoux de Severus.

- Maman ! Maman ! C'est vrai qu'on va dormir chez Oncle Moony ?

- Oui mon grand.

- Mais toi et papa vous allez rester aussi, pas vrai ?

- On ne peut pas, on a encore beaucoup de travail. Mais on vous rejoindra très vite. Je te le promet.

- Je veux pas ! Je veux rester avec vous !

- Eridan, tu ne peux pas rester avec nous, c'est trop dangereux. Tu seras en sécurité ici.

- Mais je veux pas...

Rapidement, le visage d'Eridan fut baigné de larmes et le mien aussi. La bataille finale approchait et mes nerfs commençaient à lâcher. Severus me lança un sourire moqueur. Il avait bien remarqué que maintenant je n'arrivais plus à me retenir. Lui et les Carrow étaient les premiers à en souffrir. Surtout Amycus. Nos combats étaient déjà court auparavant mais maintenant ils étaient expéditifs. J'essuyais mes joues et me levais après avoir laissé ma place à mon fils. Je prenais le paquet que j'avais posé sur la table en arrivant et le leur tendais après m'être accroupie devant eux.

- C'est de la part de Papa et moi.

- Mais c'est dans dix jours notre anniversaire.

- On sait mais on ne pourra sûrement pas être là...

- Papa !

- Elle a raison Eridan, on veut juste vous protéger.

Ils déchirèrent l'emballage et regardèrent le livre sans comprendre.

- Ouvrez le.

Ils ouvrirent le livre et découvrirent qu'il s'agissait en fait d'un album photo. Ils regardèrent les images avec curiosité et Severus fit de même. Le cadeau était de nous deux mais j'avais refusé de lui dire de quoi il s'agissait. Il y avait beaucoup de photos de nous deux, ensembles ou seuls, quelques photos de nous quatre et un certain nombre de photos de Severus avec les enfants. Certaines étaient drôles, comme celle de Severus au réveil, et d'autres étaient mignonnes, comme celle que j'avais prise alors qu'ils étaient tous en train de se laver les dents.

Un peu plus tard, Andromedra entra dans la pièce et demanda à parler en tête à tête avec Severus. Je prenais les enfants par la main et nous allâmes voir Teddy. Au bout de quelques minutes, mon compagnon nous rejoignit. Il affichait à nouveau un air impassible, celui-ci qu'il réservait aux moments où nous étions en public. Je prenais sa main droite dans la mienne et la serrais doucement. Sa paume était moite et son regard fuyant. La mère de Dora avait dû lui dire quelque chose de très important pour qu'il soit dans un tel état.

Nous partîmes sans les enfants une heure plus tard non sans de déchirants au revoir. Nous savions tout deux que c'était peut-être la dernière fois que nous pouvions voir Lysandra et Eridan. L'un de nous pouvait mourir pendant la bataille finale si ce n'est les deux. Je pleurais avant notre départ et je pleurais toujours à notre arrivée à Poudlard. Nos pas nous conduisirent instinctivement à la salle de Duels. Nous retirâmes nos manteaux et ils lévitèrent jusque sur une chaise. Nous retroussâmes nos manches et nous transformâmes nos baguettes en épées après que j'ai lancé un sort, faisant retentir l'Hungarian Dance n°5 de Brahms dans la salle. Le rythme de la musique était très rapide et le combat était un époustouflant mélange d'escrime et de danse. Les épées nous effleuraient à peine et les mouvements étaient si fluides et si rapides qu'il était presque impossible de voir nos lames. A la fin du combat, nous étions tout deux épuisés et transpirants. Nous rendîmes à nos baguettes leur forme initiale et nous prîmes le chemin de mes appartements. En chemin, nous croisâmes Minerva qui me sourit et ignora royalement Severus.

- Beau combat Cassandre.

- Merci. Mais attends, tu nous as vu ?

- Oui, tout comme une bonne partie de l'école. Je crois que c'est la musique qui a attiré tout le monde.

- Mais... On aurait dû ressentir votre présence...

- Et bien vous sembliez trop investis dans votre combat pour vous en rendre compte on dirait. En tout cas, vous devriez aller prendre une douche, ça vous ferez du bien.

Elle s'en alla, nous laissant seuls dans le couloir.

- Elle a raison Severus, allons prendre une douche. On empeste la transpiration.

- Dis tout de suite que je pue aussi.

- D'accord, tu pues.

- Je te déteste.

Je l'embrassais doucement et je le poussais en avant en riant.