Note de l'auteur: BijOur les gens ! J'suis rentrée dans mon ptit chez moi -où le chauffage ne marche plus et où des ouvriers démonte l'étage en dessous... J'vous dit pas le bruit xD. PfffiOu, sinOn, j'ai posté ma fic sur la ptite Camille sur mon blog -elle est complète... J'ai failli balancer mon ordi par la fenêtre d'ailleurs parce que Sky' arrêtait pas de buguer. Arg ! Bref, elle est toute là [avec beaucoup de fautes j'crois mais bon vous avez lu mes premières fics où y avait une faute à chaque phrase alors hein xD] !

SinOn, les paroles sont celles de la chanson Keep Holding On d'Avril Lavigne (elle est dans le film Eragon... J'commenterai même pas cette... daube ? xD Bon, j'ai dit que j'commentais pas!)

Et puis, j'espère que le reste de la fic vous plaira ! ^^ Bonne lecture !

Belahan Jiwa

Partie 2. Chapitre 6.

"Hear me when I say
When I say "I believe.
Nothing's gonna change
Nothing's gonna change destiny
Whatever's meant to be
Will work out perfectly..."

Layla était étalée sur son lit, comme dans une sorte de coma. Elle était épuisée. Physiquement. Moralement. Son cœur semblait s'effriter à chaque seconde qui passait… et tout était si lent que la douleur l'envahissait, la brûlant, la tuant peut-être même un peu.

Avec un soupir, elle se blottit un peu plus sous sa couverture, jeta un coup d'œil au réveil qui affichait 11:34, et enfonça son visage dans l'oreiller.
Dimanche. Elle devait se lever, préparer son sac pour la semaine de cours, réviser un peu - ou beaucoup, conclure son travail sur les Belahans Jiwa, et tenter de passer un peu de temps en famille. De plus, elle avait rendez-vous avec Harry, Ron et ses parents dans le bureau du professeur Dumbledore pour discuter de son projet sur l'histoire des années Poudlard de certains élèves importants. Si elle réussissait à convaincre le professeur Dumbledore de l'importance de ce sujet, il accepterait de leur prêter sa Pensine, et elle aurait la possibilité de voir les souvenirs qu'il avait lui-même accumulé sur Voldemort. Immense privilège par conséquent.

Elle devait se donner envie de sortir du lit, mais ne pouvait s'y résoudre. Elle ne voulait pas mettre un pied dans la réalité ce jour-là. Car ça l'obligerait à remettre sa veste où le mot de Megan la brûlerait à nouveau. Une petite piqûre à l'âme. Et ça la forcerait également à devoir penser à Jared… qui l'obsédait déjà assez dans ses rêves.

Les cris de Gabriel résonnaient dans toute la maison. Il jouait avec sa mère apparemment. Drago était dans son bureau. Elle l'entendait taper sur les touches du clavier de l'ordinateur. Les tapotements frénétiques cessèrent et le bruit des pas de son père contre le plancher du couloir lui firent comprendre qu'il venait vers sa chambre. Il frappa doucement à la porte avant de l'ouvrir sans attendre de réponse -habitude assez désagréable.

« Et bien, tu ne dors pas aussi tard d'habitude. Que se passe-t-il ?

- Je suis malade. Mentit-elle en prenant une voix enrouée.

- Dois-je te rappeler que tu as hérité du talent de ta mère pour jouer la comédie ? Sourit-il en s'approchant.

- Je suis juste fatiguée alors… » Admit-elle avec une moue à fendre l'âme.

Il s'installa au pied de son lit en ouvrant les volets d'un coup de baguette magique. La lumière envahit peu à peu l'espace de la chambre de la jeune fille qui se cacha les yeux en baillant. Drago esquissa un sourire. Elle était si peu Malefoy parfois que ça en était exaspérant - pour Lucius - et assez comique - pour Drago et Narcissa.

« Comment te sens-tu après la journée d'hier ? Riche en événement, n'est-ce pas ? Je m'excuse… Si j'avais su que Jared viendrait…

- C'était l'anniversaire de mon petit frère. Je n'aurais raté ça pour rien au monde. »

Drago caressa la joue de sa fille du bout des doigts en souriant. Elle paraissait triste et il ne comprenait pas exactement pour quelles raisons. Elle avait été dans les vapes pendant toute la soirée la veille et elle ne semblait toujours pas réveillée.

« Alors, que t'arrive-t-il ? C'est à propos de Jared ? Ou Megan peut-être ? Tu… aurais toutes les raisons d'être jalouse. Tu es plus jolie qu'elle, aucun doute là-dessus…

- Papa ! Rougit Layla. Tu es de parti pris.

- Pas du tout ! Pouffa Drago. N'importe qui te dirait la même chose… Il n'empêche qu'elle semble très proche de Jared. »

Layla soupira et d'un geste du menton, elle désigna sa veste accrochée au dossier de la chaise de son bureau.

« Regarde dans la poche gauche… »

Drago se leva, et fit ce qu'elle venait de lui demander, se saisissant du mot de Megan.

« Je dois le lire ? S'enquit-il, soucieux de ne pas dépasser certaines limites.

- Vas-y. » acquiesça-t-elle.

Il obéit une seconde fois et poussa un soupir pesant, comme s'il se dégonflait. Il sembla réfléchir quelques secondes à la signification des mots utilisés sur le papier, avant de marmonner :

« Elle a été… dure.

- Mais réaliste. Compléta Layla. Je passe mon temps à faire souffrir tout le monde… Et je n'ai pas le choix. Soit je fais du mal à Jared, soit j'en fais à Alex. Et en attendant… je fais du mal au deux. »

Drago plissa son front, qui se creusa de minuscules ridules - devenant plus habituelles malgré sa peau d'albâtre.

« En quoi fais-tu du mal à Alexander ? Il est avec toi, c'est tout ce qu'il veut. »

Layla s'empourpra légèrement. Drago s'installa à nouveau au pied du lit de sa fille en tentant de comprendre la soudaine rougeur envahissant ses joues d'ordinaire si pâles. Il finit par trouver où était le problème en se rappelant qu'elle avait été moins collée-serrée avec Alex que d'habitude la veille.

« Depuis Jared… tu es moins à l'aise avec lui ? Par conséquent…

- Oui… bredouilla-t-elle, ne lui laissant pas la possibilité de conclure sa phrase. Tu dois être content, hein ? »

Il éclata de rire devant sa mine renfrognée.

« Bien sûr que non, ma puce. J'aime bien savoir qu'Alexander et toi ne passaient pas votre temps tous les deux à… bref… Mais, ça ne me rend pas particulièrement content. Comme je te l'ai dit, tout ce que je souhaite, c'est que tu sois heureuse… Et je sais que cette situation doit être dure à gérer pour une fille de dix-sept ans. En plus de tes études, de tes incapables de parents, de ton petit frère, de tes devoirs, des ASPIC, bref… ça fait beaucoup. Alors, si tu dois aussi t'occuper de ton petit-ami et de ton Belahan Jiwa… »

Il grimaça de sollicitude et elle haussa les épaules, comme pour montrer que ce n'était pas si extraordinaire que ça. Il prit ses mains dans une des siennes et sourit.

« Tu es bien une Malefoy, aucun doute là-dessus…

- Maman aussi est …

- Forte ? Bien évidemment… Désolé… déformation de Malefoy de croire que tous tes bons cotés viennent de moi ! »

Elle pouffa et il tenta de redevenir sérieux.

« Tu n'as rien dit à Alex alors ?

- Non. Avoua-t-elle. J'avais peur qu'il… ne m'aime plus après ça. Mais, c'est moi qui commence à ne plus…

- L'aimer ?

- M'aimer. Rectifia-t-elle avec une grimace. Je me déteste de lui avoir fait ça… je ferai n'importe quoi pour me rattraper… et je ne suis même pas capable de lui dire la vérité. »

O0°0O

Megan et Jared étaient enlacés sur le lit de ce dernier - dans l'appartement de ce dernier - leurs corps nus encore humides.

« On n'aurait pas dû faire ça… S'esclaffa-t-elle.

- J'en avais … envie. Admit-il en prenant une cigarette - mauvais réflexe.

- J'imagine. Nous n'aurions pas dû y aller hier… »

Il haussa les épaules en quittant de lit, commençant à fumer. Elle en profita pour observer les lieux - qu'elle n'avait guère eu le temps d'apprécier quand il lui avait sauté dessus. Elle se redressa et s'enroula dans le drap pour se lever entièrement - pas aussi à l'aise que lui avec la nudité hors de certains contextes. Elle s'approcha de son bureau où des dizaines de papiers étaient éparpillés. Elle remarqua que certains étaient marqués du sceau « confidentiel » du ministère de la magie.

« Tu as le droit d'avoir ça ici ? S'enquit-elle.

- Oui. Mais évite de regarder ou je devrais te tuer… Remarqua-t-il avec tant de sérieux qu'elle crut qu'il disait vrai. Je blaguais ! Se sentit-il obligé de préciser en la voyant blêmir.

- Et… ça concerne quoi ?

- Les nouveaux projets du ministère dont le ministre doit se charger…

- Et ça te sert en quoi ?

- Certains seraient… potentiellement dangereux dans le cas où ils étaient approuvés. Pour le ministre je veux dire. Comme… un complexe immobilier dans Versailles Avenue ou ce genre de quartiers presque réservés aux sorciers. Certaines personnes n'apprécieraient pas, et pourraient…

- Attaquer le ministre ? » Conclut Megan.

Il acquiesça distraitement sans la regarder.

« Je dois donc trouver qui est dangereux… savoir de qui protéger le ministre. » Expliqua-t-il finalement.

Elle jeta un coup d'œil aux dossiers rapidement, n'y comprenant pas grand-chose. Elle n'avait jamais été fana de politique.

« Tu as quelque chose à boire ? Demanda-t-elle en se tournant vers la cuisine.

- Alcool ? »

Il s'avança vers sa cuisine, et alla ouvrir le frigidaire - toujours nu. Elle le suivit et se colla à son dos. Il étouffa un grognement quand les mains glacées de Megan se posèrent dans le bas de ses reins.

« Je croyais que c'était une bêtise tout à l'heure.

- En fait… je crois que c'était une erreur mais tant que je le sais… autant continuer. Sourit-elle.

- Tu… commença-t-il.

- Je ne m'attacherai pas cette fois. J'ai juste… tu es juste un des meilleurs amants de cette ville. Lui apprit-elle avec une moue coquine.

- Vraiment ? »

Il semblait presque vantard et elle lui donna un coup dans le ventre avant de sa placer à ses côtés en regardant dans le frigidaire. Il se souvint de Layla et lui près d'un réfrigérateur quelques semaines plus tôt et se raidit brutalement, serrant les dents. Megan parut surprise.

« Qu'y a-t-il ?

- Juste… j'ai vraiment envie de me battre pour elle cette fois. »

Megan le contempla soigneusement et afficha finalement un sourire franc.

« Vas te rhabiller. Et on en parle.

- On en parle ? Répéta-t-il sans comprendre.

- De ton plan d'attaque, voyons ! » L'encouragea-t-elle.

O0°0O

Layla était installée dans le bureau de Dumbledore, accompagnée de ses parents, d'Harry, Ron et Ginny, ainsi que de Théo qui était revenu pour lui montrer ses souvenirs également, et des professeurs Rogue et McGonagall qui voulaient vérifier si son projet était possible et intéressant.

« Si j'ai bien compris… Engagea le professeur Dumbledore. Vous voudriez voir nos souvenirs ? Pour votre dossiers sur Poudlard entre 1991 et 1998 ?

- Oui, professeur. » Acquiesça Layla avec foi - et un léger regard attendrissant qu'elle savait fonctionnait souvent avec son directeur.

Il la contempla derrière ses lunettes en demi-lune, la scrutant comme pour essayer de comprendre quelque chose. Finalement, il prononça ses doutes à haute voix.

« Ce n'est pas juste pour voir tes parents jeunes, n'Est-ce pas ?

- Non ! Répliqua-t-elle sèchement.

- Tu ne pourrais pas te contenter de livres ?

- Les livres ne disent pas tout ! Expliqua-t-elle. Et vous le savez très bien, professeur. Je veux voir la vérité des choses, ce qui n'est pas dit dans les livres… Je veux… raconter de nouvelles choses. »

Dumbledore sourit après quelques secondes et elle sut qu'elle avait gagné.

« Très bien, miss… Nous allons donc tout vous montrer.

- Les souvenirs que vous avez montrer à Harry aussi, professeur ? S'enquit Layla avec espoir. Ceux sur Voldemort ? »

Dumbledore étouffa un rire devant l'empressement de sa jeune élève et protégée, puis acquiesça finalement, avec une certaine prudence.

« Pas tous bien évidemment… Mais celui de l'orphelinat dont Harry t'a parlé… ce genre de choses… Oui. »

Layla expira de soulagement et Drago - près d'elle - sentit qu'elle se détendait. Dumbledore se leva - craquant un peu à cause de son vieil âge, et se dirigea vers une armoire où était enfermé sa Pensine.

« Vous allez, chacun votre tour mettre vos souvenirs… ceux qui vous unissent bien évidemment ! Harry, Ron, Hermione d'abord. Ensuite Théo et Drago. Puis Hermione, Théo et Drago… D'accord ? Ensuite Layla, tu pourras voir ce que j'ai moi-même pu observer il y a des dizaines d'années…

O0°0O

Des milliers d'images, comme un tourbillon… Des expressions… des sensations… des odeurs… des frôlements… Comme si tout était plus fort, plus dure, plus … réel.
Les souvenirs n'étaient pas si clairs pour les moldus qui tentaient de s'en rappeler précisément… Mais là… tout était aussi visible qu'au premier jour.

Un Harry de onze ans sous un escalier… Un Hagrid défonçant une porte… Le sourire d'une petite rouquine en voyant ses frères disparaître, les larmes sur ses joues alors que le Poudlard Express quittait le quai de gare… Une rencontre entre trois futurs amis… La rencontre avec leur ennemi tendant la main au grand Harry Potter qui ne comprenait pas l'engouement que provoquait sa présence… Une réflexion de Ron sur la Miss Je-Sais-Tout… le combat contre un Troll… une Hermione amicale finalement… un chien à trois tête… un match de Quidditch… Des visages dans un miroir… un filet du diable… des pièces d'échec version sorcier aussi grandes qu'eux - trois gamins de onze ans… Quirell tentant de tuer Harry… « Cet amour reste présent dans ta chair. »… La réussite de la maison Gryffondor qui se voyait offrir la coupe des quatre maisons…

Un Harry de douze ans un peu triste pendant les vacances d'été… Un elfe de maison apparaissant… Une voiture volante… Le passage de la voix 9 ¾ ne s'ouvrant pas pour Ron et Harry… Un saule cogneur fou… Une beuglante… Un incapable professeur au sourire charmeur… Une insulte « Sang-De-Bourbe »… Des voix… Un message sanglant sur un mur… des araignées… la peur des élèves à l'approche d'Harry… Une Mimi Geignarde un peu trop encombrante… une potion interdite et complexe… Pétrifié… Un cognard fou… Le ministre veillant à emprisonner Hagrid… Aragog… Un mot froissé dans la main de leur meilleure amie pétrifiée… « Qui est la victime ? Ginny Weasley »… Un professeur retenu par ses élèves… la langue des serpents… Un professeur complètement amnésique… Le corps de Ginny dans la chambre des Secrets… Un souvenir un peu trop présent de Tom Elvis Jedusor - Voldemort… « Depuis plusieurs mois, maintenant, ma nouvelle cible, c'est… toi. »… La libération de Dobby… Le regard assassin de Mr Malefoy… Hermione courant vers Harry et Ron qui les bras ouverts l'accueillirent… Le retour de Hagrid… Un rire partagé entre Ron, Hermione et Harry alors qu'ils franchissaient la barrière du Poudlard express…

Un Harry de treize ans hurlant contre son oncle… Une tante Marge s'envolant dans les airs, tel un ballon… Un chien noir dans une allée sombre… Un balai incroyable dans une vitrine… Un gros matou orange… La découverte du danger… Sirius Black… Une ombre menaçante, tel un squelette… des hurlements dans la tête d'Harry… Un professeur amical et mal vêtu… Des disputes… Le professeur Rogue habillée comme une grand-mère… Une chute de plus de trente mètres… Une carte formidable… La découverte d'un parent dont il se serait bien passé… Un hippogriffe en danger… Un animagus… Un loup-garou… une lune trop pleine… Un retourneur de temps… Des adieux…

Un Harry de quatorze ans en plein cauchemar…

Des milliers de moments d'horreur… de joies… d'amour…

Layla voyait tout. Tout ce dont les livres ne parlaient pas. Car personne ne savait –exceptés ceux qui l'avaient vécu - que Ron et Hermione passaient leur temps à se chamailler… ou qu'Harry s'était sentit si seul à certains moments de sa vie… Personne ne connaissait les secrets du Trio d'Or de Poudlard.
N'était-ce pas ça après tout ce que Layla voulait ? Tout savoir…

Pourtant, elle n'aima pas découvrir son père aussi idiot et vil… Quant à sa mère, elle lui ressemblait tant.

Quand vint le moment où des images de la dernière année à Poudlard défilèrent devant son regard, elle sentit son malaise lui peser. Sa mère avant elle avait trahit ses amis pour protéger ses secrets, la passion qu'elle vivait avec son père.

Et elle se rendit rapidement compte qu'elle faisait exactement la même chose avec Jared…

O0°0O

« Alex ! » hurla Layla dans le couloir menant au hall devant la Grande Salle.

Elle avait aperçut les cheveux bruns roux de son petit ami qui se retourna, le sourire aux lèvres. Il lui adressa un petit signe de la main, et cessa de marcher, se faisant bousculer par tous les élèves allant dîner. Elle le rejoint rapidement et il l'embrassa pour lui dire bonjour.

« Alors ? Comment ça s'est passé ? Le professeur Dumbledore a accepté de te faire voir des choses à travers la Pensine ? S'enquit-il, sachant à quel point c'était important pour elle.

- Oui ! C'était parfait… Mon père n'ose plus trop me regarder par contre. J'ai vu des moments de sa vie… pas très prestigieux. Ma mère n'arrêtait pas de tenter de le rassurer… Mais tu sais comment il est. Il se fiche que n'importe qui le trouve affreux, mais espère que Gabriel et moi garderons toujours une bonne image de lui. »

Alex acquiesça distraitement et elle comprit qu'il ne l'écoutait pas vraiment, pensant sans doute à autre chose. Elle s'empara de sa main et commença à le tirer vers le hall pour qu'ils aillent manger mais il la tira plus fort pour la faire aller dans l'autre sens, jusqu'aux escaliers menant aux étages supérieurs. Il la fit rentrer dans une pièce vide - une salle de classe.
Elle s'installa sur le bureau, attendant de savoir ce qu'il lui voulait exactement. Il avait l'air particulièrement stressé brusquement, et elle ne comprit pas pourquoi. Après un court silence où Alex traversa la pièce de long en large plusieurs fois, il s'exclama :

« Agathe et Franck sont fiancés ! »

Layla fronça les sourcils. Elle ne voyait toujours pas où était le problème, mais apparemment il y en avait un.

« Je sais. Admit-elle. Agathe m'en a parlé… Il y a un souci ? »

Il s'approcha brusquement d'elle et l'embrassa à pleine bouche. Un instant surprise, elle resta figée. Il ne l'avait pas embrassé comme ça depuis Jared… car elle ne lui en laissait plus l'occasion. Et là, elle n'eut même pas le temps de se défiler. Son cœur se mit à battre contre ses tempes à un rythme effréné. Sa langue l'Alex passait sur la sienne, l'enroulant sensuellement. Ses mains glissèrent le long de ses cuisses qu'elle écarta inconsciemment. Il s'éloigna d'elle, un sourire fier sur les lèvres, heureux de l'avoir faite céder cette fois. Car, le souffle de Layla était haletant, et elle demandait plus… Exactement ce qu'il voulait par conséquent. Il enfonça ses mains dans ses poches, se retenant à grand peine d'obéir à ce qu'elle désirait - autant que lui. Il devait lui parler simplement, lui dire ce qu'il avait sur le cœur…

« Je suis désolé. Murmura-t-il.

- Désolé ? Mais de quoi ? S'étonna-t-elle, confuse qu'il ne tente pas d'aller plus loin.

- De pas y avoir pensé. Je ne comprenais pas d'où venait le problème entre toi et moi… Je ne voyais pas ce que j'avais fait de mal. Mais en fait… ce n'est pas ce que j'ai fait le problème. C'est-ce que je n'ai pas fait. Et je m'en excuse. J'aurais dû y penser avant. Je suis désolé. »

Layla était complètement perdue désormais. C'était elle qui avait fait une erreur, pas lui. Où était-il allé chercher qu'il avait oublier quelque chose ? De faire quoi d'ailleurs ? Elle ne voyait pas du tout le lien entre ce qu'il avait dit au début en entrant dans la salle et ce qu'il balbutiait maintenant.
Pourtant, quand il se tourna vers elle, le regard vif et plus certain, il eut l'air d'un homme. D'un vrai. Pas d'un gamin de dernière année qui faisait parfois le pitre, et ne prenait pas ses études trop au sérieux, trop obsédé par ses rêves pour vivre dans la réalité. Non, il avait l'apparence d'un homme en se tenant plus droit. Et elle le trouva affreusement beau dans cet état. Son regard la transperça littéralement et c'est avec un sourire qu'il revint vers elle pour l'embrasser.

Elle plissa le front et marmonna :

« De quoi est-ce que tu parles ?

- Des fiançailles d'Agathe et Franck. J'aurai dû te le demander avant. On est ensemble depuis si longtemps… je comprend que tu veuilles que notre relation bouge un peu, prenne une autre mesure, c'est normal. Alors… Layla… tu voudrais qu'on se fiance ? »

Layla se figea, cessant de respirer et finit par exhaler :

« Que quoi ?

- Je sais que c'est pour ça que tu ralentis notre relation en ce moment. Pour me faire comprendre que nous n'avançons pas assez vite. Bien évidemment, nous ne sommes pas obligés de nous marier tout de suite. Mais… quand tu auras ton diplôme d'historienne, et quand on aura atteint nos rêves… mais… C'est-ce que tu voulais, non ? »

Layla resta silencieuse un long moment, aucun mot ne voulant sortir de sa bouche. Ni un oui. Ni un non définitif. Ce furent d'autres mots, complètement différents qui franchirent la barrière de ses lèvres :

« J'ai couché avec Jared. »

O0°0O

Jared tripotait nerveusement sa baguette depuis des dizaines de minutes. Il avait toujours été apte à ressentir les choses avant qu'elles n'arrivent. Et il savait - il sentait - que quelque chose allait arriver.

Assis à son bureau, le ministre triait sa paperasse, s'intéressant plus aux affaires économiques du pays qu'aux problèmes sociaux - comme presque tous les politiques avant lui, et ceux qui suivraient.

L'esprit de Jared était complètement ailleurs. Plus dans la chambre où il avait passé deux jours avec Megan - à faire l'amour puis à discuter de Layla. Ni en Angleterre dans les bras de Layla… Mais pas encore au travail non plus.

Il jeta un coup d'œil au soleil se couchant derrière les buildings, sentant une bouffée d'angoisse lui arriver de l'autre coté de la Manche. Layla…
Peut-être était ce simplement d'elle que venaient son appréhension et ses mauvais pressentiments. Il l'espérait…

Il n'eut pas le temps de réfléchir d'avantage qu'une brusque secousse fit trembler le sol sous ses pieds.
Il vacilla très légèrement mais se retint au mur le plus proche avant de se rapprocher du ministre qui se tenait à son bureau, les papiers voletants par terre sans qu'il ne s'en soucie.

« Qu'est-ce que c'était ? S'égosilla le ministre en jetant un coup d'œil à son garde du corps qui le remettait debout.

- Je n'en ai aucune idée, mon… »

La terre trembla à nouveau et il aida le ministre à se relever sans finir sa phrase. Il porta son regard à la fenêtre et remarqua que les autres immeubles ne tremblaient pas. Le ministère se faisait simplement attaquer…
Mais par qui ? Et pour quoi ?

« Nous devons sortir, monsieur de ministre ! » Annonça-t-il d'une voix forte, attrapant le poignet de son employeur pour lui faire quitter la pièce.

Il s'approcha de la porte et l'ouvrit à la volée, se retrouvant dans un couloir rempli de gens hurlant et s'énervant, se ruant contre les portes closes des ascenseurs qui semblaient bloquées.

Brusquement, une petite brune apparut devant lui. Il l'avait déjà vue quelque part, mais ne se rappelait pas exactement où. Elle lui adressa un sourire railleur.

« Mélissa, seize ans, élève de Beauxbâtons. Tu te souviens maintenant ? »

Le ministre jeta un coup d'œil à Jared, surpris. Mélissa le regarda, avant de se retourner vers son amant d'une nuit.

« En vérité, je m'appelle Rachel. Rachel Letwovski.

- Letwovski ? Répéta-t-il, ayant l'impression d'avoir entendu ce nom-là quelque part.

- Fille de Arnaud Letwovski. Prisonnier à Borinailles par votre ministre. Alors… Messieurs, je suis désolée de vous prévenir que vous allez… mourir. »

Brusquement, trois hommes apparurent derrière elle. Non, pas des hommes. Des inferi. Jared poussa le ministre en arrière en levant sa baguette. Mélissa, ou Rachel, ou quel que fut son prénom - il s'en moquait complètement à cet instant précis - ordonna à ses cadavres d'une voix glaciale, dépourvue de toutes émotions :

« Tuez les. »

Jared tenta de se souvenir s'il avait ou non lu quelque chose sur les inferi. Rien. Rien. Rien. Son cerveau lui sembla vide un instant… et ça ne venait pas de lui. Mais de Layla. Alors, en rassemblant toutes ses pensées, il tenta de se souvenir de ses souvenirs… Layla avait bien dû lire quelque chose là-dessus… Il savait que ça pouvait marcher… que certains Belahans Jiwa pouvaient savoir ce que l'autre savait. Mais il espéra que ça puisse se faire avec Layla et lui…

Il leva sa baguette et créa un arc de cercle de feu entre son protégé et lui et leurs agresseurs quand il se souvint de comment vaincre ces cadavres. Dans un coin de la pièce, le ministre se tassa contre un mur, tremblant comme une feuille. Jared s'avança vers lui, alors que Rachel hurlait un sortilège.

« Aguamenti ! »

Le feu disparut aussi rapidement qu'il était apparut et Jared se dressa entre le ministre et les inferi qui s'approchèrent d'eux.
Les sentiments de Layla changèrent brutalement. Du doute, elle passa à la peine et à la douleur… Et ses sentiments le désarçonnèrent. Son cœur se mit à battre plus fort contre ses côtes. Layla… elle devait être si faible en cet instant.

Il tenta de lever sa baguette. Il n'avait pas eu autant d'émotions en lui depuis des semaines, peut-être même des mois… Depuis Layla pour être exact.
Il avait du mal à respirer, et une force incommensurable semblait se dégager de lui. Les inferi continuaient à avancer vers lui, mais Rachel se stoppa. Une étrange lueur rougeâtre brilla dans le regard orageux de Jared. Sa poitrine se soulevait au rythme d'une respiration incontrôlée. Sa main tenant sa baguette la lâcha, tremblant trop pour la porter d'avantage.

Ses pouvoirs bouillonnèrent de plus en plus, jusqu'à émulsion.

Alors, le monde explosa...

Note de l'auteur: Niark niark niark mdr Comment j'aime trop la fin de ce chapitre! Hi hi hi xD Bon, ok j'me calme! Maintenant vous pouvez me maudir !

Ensuite, ptite programation = demain un chapitre (dans la fin d'après midi, soir...)... Ce sera le tout dernier [snif]... Ensuite dimanche je posterai (en quasi simultanée xD ça fait trop mission d'espionage, là j'me calme xD) un épilogue sur ce site, un autre sur mon blog ! Et ce sera fini... Dimanche soir, j'disparaitrais de vos vies (non mais là ça fait mélodrame ou soap opera genre les feux de l'amour ! xD, j'crois que le train m'a roulé dessus sans que j'm'en rende compte lOl) Voilà !

Ensuite, un grand immense merci pour tout vos reviews du chapitre précédent ! Merci merci merci miles fois ! (ça m'a redonné espoir concernant les 800 reviews...lOl = L'espoir fait vivre les imbéciles... =p)

BisOus bisOus, Reviews Reviews !

Kitty