Bonsoir tous le monde :-)

J'espère que vous allez tous bien en ce dimanche soir ensoleillé :-)

Merci à tous pour tous vos commentaires et vos mises en favoris, sans parler les vus qui la dernière fois que j'ai regardé avaient atteint le nombre incroyable de 23000 :-)

Cela me touche beaucoup, et j'espère donc que cette fic suscitera le même enjouement chez vous jusqu'à la fin :-)

Sans plus tarder, je vous souhaite une bonn lecture, et attends avec impatience vos retours à la fin de ce nouveau chapitre !

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Chapitre 28 :

« Tu es la Méchante Reine… Tu es la Méchante Reine… Tu es la Méchante Reine… » raisonnait sans cesse dans sa tête, comme une litanie accusatrice et fatale.

Son pire cauchemar se concrétisait sous ses yeux, et jamais elle n'aurait pu imaginer que le coup viendrait de son précieux petit garçon. Pourtant c'était bien lui qui se dressait devant elle et qui venait de lâcher la bombe, des larmes dans les yeux mais avec une détermination inébranlable. Le jour de son mariage. Ce jour spécial qui aurait dû être le plus heureux de sa vie et qui venait de se transformer en cauchemar. Comment Henry avait-il pu découvrir la vérité ? La malédiction était-elle en train de s'affaiblir ? Non, c'était trop tôt ! Elle n'était pas prête à faire face aux conséquences. Et puis Rumplestinskin avait assuré que seul l'enfant de Blanche et de James pourrait briser son Sort Noir. Or cet enfant ne devait faire son apparition que l'année de ses 28 ans. Et Henry n'était définitivement pas cet enfant.

S'était-il trompé ? Impossible, et pourtant… Henry avait révélé la terrible et triste réalité, au plus mauvais moment. Et elle n'arrivait même pas à lui en vouloir. Comment le pourrait-elle ? Après tout, c'était elle qui lui avait appris à toujours dire la vérité, et tant pis si cela se retournait contre elle. Avec impuissance, Regina se tourna vers Emma, s'attendant à la voir la regarder avec mépris et haine.

« Oh Henry… nous en avons déjà discuté mon cœur… » soupira Emma en attirant tendrement son fils contre elle.

« Quoi ? » s'étonna Regina, n'arrivant pas à en croire ses oreilles.

Comment ça ils en avaient déjà discuté ? Depuis quand Henry savait-il ? Et pourquoi Emma ne lui en avait-elle jamais parlé ? Henry était son fils après tout, et Emma Swan n'avait aucun droit de lui dissimuler ce genre d'information. Regina sentit un voile rouge de colère s'abattre sur son esprit, et si elle avait encore eu ses pouvoirs, elle était certaine qu'une boule de feu serait venue se loger dans la paume de sa main. Et la seule idée d'utiliser sa magie contre Emma suffit à la calmer. Aussi efficace qu'une douche froide. Prise de nausée, elle loua le Ciel que la magie n'existe pas dans ce monde, ou du moins qu'elle y soit tellement infime que la Méchante Reine en elle ne puisse y accéder. Parce qu'en cet instant, elle était terrifiée en pensant à ce que la peur pourrait lui faire faire, comme dans le passé. Et elle ne voulait plus de cela.

« Mon frère est un idiot ! » grogna Elisa en levant les yeux au ciel en dardant un regard noir sur le petit garçon qui baissa piteusement la tête.

Tirée de ses pensées tumultueuses par la voix colérique de sa belle petite fille, Regina sentit son cœur osciller entre joie et tristesse. Visiblement Elisa ne partageait pas l'envie de son frère de voir ce mariage empêché, et son âme était dévastée devant le regard embué de larmes de son petit prince. S'il y avait bien une chose qu'elle ne supportait pas, c'était de voir un de ses enfants souffrir. Et si elle devait dire la vérité, et bien elle le ferait, ne serait-ce que pour éviter à Henry de subir les retombées néfastes de ses erreurs passées.

« Henry, je sais que dans ton livre les personnages nous ressemblent énormément et que c'est troublant, mais ce ne sont que des contes pour enfant, et ce n'est pas gentil de parler comme ça de ta mère… » expliqua Emma d'une voix douce en berçant le petit garçon contre elle.

« Mais il y a la fresque de la bibliothèque aussi… » souligna le petit garçon en fronçant les sourcils d'un air buté.

« Henry, cette peinture a été faite par un petit malin qui a trouvé amusant de se servir des habitants de la ville comme modèle pour donner vie aux personnages des contes, ça ne veut pas dire que c'est la vérité ! » reprit patiemment Emma, en un discours bien huilé qui fit comprendre à Regina que ce n'était sûrement pas la première fois qu'elle tenait ce genre de propos.

« Pardon Ma… Pardon Maman, je ne voulais pas te faire de peine… » s'excusa Henry en levant un regard débordant de larmes vers Regina.

« Ce n'est pas grave mon petit prince, même si je ne comprends pas très bien cette histoire… » soupira Regina en retrouvant son calme en comprenant qu'Emma n'avait pas pris au sérieux les propos de leur fils.

« Je t'expliquerai » la rassura tendrement Emma en se penchant vers elle pour déposer un baiser apaisant sur sa tempe « Mais notre fils a une imagination débordante qui lui joue parfois des tours… » ajouta-t-elle en séchant les larmes de leur fils.

« Je sais oui… » approuva Regina en se remémorant les jeux de son fils dans lesquels il était un preux chevalier qui se lançait à la poursuite d'un dragon féroce pour sauver la princesse en détresse.

« Est-ce que j'ai gâché le mariage ? Vous allez devoir tout recommencer par ma faute ? » s'angoissa Henry en adressant un regard désespéré au prêtre qui observait la scène avec bienveillance.

« Non mon enfant, si tes mamans sont prêtes, nous allons pouvoir reprendre la cérémonie » le rassura le vieil homme en reprenant sa place.

« Et comment ! » s'exclama vivement Emma en confiant Henry à David pendant qu'Elisa retournait s'asseoir près de Belle.

Avec vivacité, Emma reprit sa place avant de réaliser que Regina ne l'avait pas imitée. Surprise, elle se retourna vivement pour constater que la mairesse était toujours agenouillée, le regard braqué sur Henry. Et la lueur qui brillait dans son regard, Emma la connaissait bien et la détestait de toutes ses forces. Elle qui avait tant espéré ne plus jamais l'apercevoir dans le regard de son amour était bouleversée de l'y retrouver. Sa douce et courageuse Regina qui doutait tant d'elle-même et qui si elle ne faisait rien, risquait de partir en courant, pensant qu'elle avait raison de croire ne pas mériter d'être heureuse. Sans le vouloir, Henry venait de faire remonter d'un coup toutes les peurs et les insécurités de la sublime brune, et Emma savait parfaitement qu'en cet instant, la femme rationnelle avait cédé la place à la femme brisée qu'elle avait rencontrée près de deux ans plus tôt, et Emma jura entre ses dents.

« Regina ? » l'appela-t-elle doucement en la rejoignant, l'enlaçant délicatement pour la faire pivoter vers elle afin que leurs regards se croisent.

« Emma, je… » murmura Regina d'un air défait, esquissant sans vraiment s'en rendre compte un mouvement de recul, comme si elle était sur le point de prendre ses jambes à son cou.

« Il n'en est pas question » gronda Emma avec détermination en lui attrapant le poignet pour l'empêcher de fuir « Nous allons nous marier, et ensuite, Henry toi et moi allons avoir une longue conversation concernant les contes et le fait de laisser son imagination prendre le pas sur la réalité » énonça-t-elle fermement, une petite pointe d'autorité dans la voix qui fit arquer un sourcil à Regina.

La mairesse devait bien reconnaître qu'elle adorait lorsqu'Emma prenait ce ton. Elle trouvait cette attitude terriblement excitante et sexy. Les gens pensaient souvent qu'elle était la plus autoritaire des deux dans leur couple, mais ils oubliaient très souvent que sa belle blonde avait été lieutenant de police et qu'elle pouvait être sacrément impressionnante quand elle le voulait. Et Regina, même si elle préférait brûler vive que de le reconnaître devant quiconque, était terriblement émoustillée par la panoplie de méchant flic d'Emma. Et en cet instant, elle avait bien du mal à ne pas se jeter sur sa fiancée pour une étreinte passionnée. Mais elle ne devait pas se laisser distraire par ses émotions, ce n'était pas le moment.

« Mais Henry… » protesta faiblement Regina en tournant le visage vers son fils qui lui sourit faiblement, mais avec amour, réchauffant légèrement son cœur.

« Henry est un petit garçon qui doit apprendre que ce qu'il se passe dans ses livres n'a rien à voir avec le monde réel » affirma gravement Emma en levant les yeux au Ciel « Il ne voulait pas vraiment nous empêcher de nous marier, et je ne compte pas tout arrêter, donc à moins que tu ne me dises ici et maintenant que tu ne veux plus de ce mariage, le prêtre nous attend » ajouta Emma en plongeant son regard dans l'océan chocolaté des yeux de sa Reine.

« Je ne veux rien d'autre qu'être ta femme Emma, mais pas au détriment du bonheur d'un de nos enfants… » soupira Regina en fronçant les sourcils d'un air incertain.

Elle aimait Emma, elle ne se le cachait plus à présent, mais le bonheur d'Henry primait sur tout, et elle refusait de faire passer ses désirs et besoins avant ceux de son fils. D'autant que dans le cas présent, il n'avait fait qu'énoncer la vérité dans ce qu'elle avait de plus crue et terrible. Elle était bien la Méchante Reine. Ou du moins l'avait-elle été, car elle se targuait de ne plus rien avoir avec cette femme-là. En dehors de quelques petits dérapages vite contrôlés. Alors pouvait-elle laisser Emma croire que son fils avait trop d'imagination ? Laisser Henry passer aux yeux de tous pour un enfant capricieux et perturbé ? Non, elle s'y refusait. Et elle réalisa qu'elle leur devait la vérité. Même si elle devait ensuite perdre leur amour et leur confiance. Elle ne pouvait bâtir leur avenir sur un château de carte.

« Alors laisse le prêtre finir la cérémonie, et ensuite nous aurons l'éternité pour discuter » sourit Emma avec soulagement avant de l'entraîner tendrement à la place qu'elles occupaient avant que leur fils n'interrompe leurs vœux.

D'un hochement de tête, le prêtre attendit que le silence revienne afin de pouvoir reprendre le déroulement de ce mariage atypique sur bien des points. Mais il ne pouvait rester indifférent à l'amour qui unissait ces deux femmes. Discrètement, il jeta un regard vers le petit Henry qui avait retrouvé le sourire et attendait avec impatience la suite des évènements. Visiblement il ne pensait plus du tout à empêcher le mariage de ses deux mamans.

« Le mariage n'est pas un acte anodin. Par leur union, Regina et Emma s'engagent l'une envers l'autre en se jurant fidélité, respect, confiance et amour. Pour qu'un mariage soit solide, les deux partenaires se doivent honnêteté et accepter de communiquer librement. Sans y être forcées par personne, les mariées deviennent le soutien indéfectible de leur compagne et acceptent les responsabilités d'épouses et de parents… » déclara le prêtre d'une voix douce et posée en fixant intensément les deux femmes « Regina et Emma, est-ce bien ainsi que vous envisagez de vivre dans le mariage ? » s'assura-t-il gravement.

« Oui » répondit sans hésiter Emma, le regard étincelant de conviction.

« Oui » répondit à son tour Regina, profondément troublée par les paroles du prêtre qui la confortèrent dans sa décision de révéler la vérité à Emma.

« Afin que vous soyez unies dans l'amour, je vous invite, en présence de vos amis et de vote famille, à échangez vos consentements » les invita le prêtre avec un sourire bienveillant.

Regina frissonna violemment à ces paroles et chercha instinctivement le regard d'Emma. C'était le grand moment, celui qui allait sceller leur destin à toutes les deux. Une fois les paroles rituelles prononcées, elles ne pourraient plus faire marche arrière. Emma serait à elle, totalement. Et la culpabilité lui enserra les entrailles à l'idée qu'Emma s'engageait sans connaître tous les faits. Pourtant elle n'avait pas le courage d'interrompre le prêtre. Elle voulait encore rêver, même pour quelques heures seulement.

« Oui je le veux » répondit clairement Emma, lui faisant réaliser que la cérémonie s'était poursuivie sans qu'elle en prenne réellement conscience, trop perdue dans ses pensées.

Un soupir de soulagement lui échappa lorsqu'elle entendit Emma répondre d'une voix voilée par l'émotion, et elle s'empressa d'acquiescer elle aussi, comme si elle craignait que quelqu'un ne veuille lui voler son bonheur tout neuf.

« Regina, cette alliance est le symbole de ma fidélité et de mon amour pour toi » murmura Emma en passant l'anneau d'or au doigt de sa femme.

« Emma, cette alliance est le symbole de ma fidélité et de mon amour pour toi, et je jure devant nos amis et nos enfants de passer ma vie à te rendre au centuple le bonheur que tu m'apportes chaque jour en étant à mes côtés » déclara Regina en laissant échapper une larme tout en glissant la bague au doigt d'Emma, la main tremblante d'émotion.

« Vous pouvez embrasser la mariée » déclara le prêtre en les observant avec mansuétude.

Ravi d'obéir à cet ordre, Emma se tourna vivement vers elle, le sourire le plus lumineux qu'elle ne lui ait jamais vu sur les lèvres, et posa tendrement ses mains sur ses joues, encadrant son délicat visage. Emma plongea son regard dans le sien, et comme pour graver à jamais l'image qu'elle lui renvoyait dans son esprit, elle ne ferma les yeux qu'au moment où leurs lèvres se rencontrèrent. Leur baiser gagna rapidement en intensité, suscitant de nouveaux éclats de rire parmi leurs invités.

« Eh blondie, laisse-la respirer ! » entendit-elle Ruby rigoler dans son dos.

Relâchant avec une mauvaise volonté évidente son étreinte autour de la taille de sa femme, Emma plongea à nouveau son regard dans ses grands yeux qui scintillaient de mille feux. Le même sourire ornait leurs deux visages, et c'est sous un tonnerre d'applaudissements et de huées qu'elles quittèrent le pont, s'arrêtant devant le lac pour la traditionnelle séance photo, qui leur parut durer une éternité. Tous leurs invités voulaient être pris en photo avec elles, et les jeunes mariées se plièrent de bonne grâce à leur demande, même si Emma s'imaginait de plus en plus s'enfuir avec sa femme pour un départ précipité pour leur lune de miel.

« Je t'avais dit que nous n'aurions pas dû inviter tant de personnes… » râla Emma lorsque Leroy se plaça entre elles avec un large sourire.

Regina ne répondit rien, trop occupée à observer Henry qui s'était assis un peu plus loin, son livre de conte sur les genoux. Son fils avait le regard braqué sur une illustration, et parfois ses yeux se relevaient vers elle avant de se reporter sur son livre dans un froncement de sourcils. Il allait vraiment falloir qu'elle jette un œil à cet ouvrage. D'autant que, si elle en croyait la conversation qu'Emma et Henry avaient eu devant elle, c'était dans ce livre qu'Henry avait découvert la vérité.

« Emma sais-tu où Henry a eu ce livre ? » finit-elle par demander, ne supportant plus de ne pas savoir.

« Je pensais que c'était toi qui le lui avait offert » s'étonna Emma en suivant le regard de sa femme.

« Non, j'ai cru que c'était toi qui le lui avait donné » répliqua Regina en fronçant les sourcils « Un de nos amis lui en aura fait cadeau probablement » supputa-t-elle en soupirant de dépit.

« Pas la meilleure idée qu'ils aient pu avoir, pas avec Henry » grogna Emma en levant les yeux au Ciel d'exaspération.

Regina ne pouvait qu'être d'accord avec sa femme. Sa femme. Emma et elle étaient mariées. Et subitement, ses préoccupations passèrent en second plan. Elle n'allait pas laisser son passé venir gâcher son présent même s'il menaçait plus que jamais son futur. Il s'agissait du plus beau jour de sa vie, et elle voulait en savourer chaque seconde, surtout si c'était les dernières avant de replonger tête la première dans les Ténèbres de son existence et dans la solitude.

« Nous en rediscuterons plus tard, mais pour le moment, si nous profitions de cette journée ? » demanda Regina avec un sourire plein d'espoir.

« Tu as raison mon amour, ne laissons pas cette histoire à dormir debout nous gâcher notre journée ! » approuva joyeusement Emma en venant l'enlacer.

Pourtant Emma n'était pas dupe. Elle sentait que cette histoire de Méchante Reine avait bien plus touché sa femme que Regina ne le laissait paraître. Evidemment la mairesse était passée maîtresse dans l'art de dissimuler ses émotions, mais Emma la connaissait par cœur, et elle sentait que cette histoire était loin d'être terminée. Mais elle refusait que cela ait une quelconque incidence sur la vie qu'elles avaient construites et celle qu'il leur restait à partager. Hors de question. Quoi que Regina lui cache, elles feraient face ensemble, et Emma se promit d'être assez forte pour soutenir son épouse et l'aider à faire définitivement le deuil de son passé, parce que nul doute que ce qui avait assombri son regard était lié à ce passé qu'Henry avait fait remonter à la surface.

« Alors allons rejoindre nos invités » soupira Regina en tournant la tête vers l'endroit où étaient stationnées les voitures et où toute la ville attendait qu'elles les rejoignent.

« Et si on s'éclipsait plutôt ? » proposa Emma en venant l'enlacer par derrière, la regardant avec espoir.

« Ceci est hors de question Madame Swan-Mills ! » s'exclama Regina en prenant un air outré « Nous allons nous rendre au Granny's, accepter les félicitations des gens, danser avec des idiots trop alcoolisés qui oublieront que nous sommes les mariées et qui nous feront des avances déplacées, passer du temps avec nos amis et nos enfants, manger notre gâteau, et ensuite seulement, nous pourrons envisager de nous retirer… peut-être… » énuméra-t-elle d'un ton autoritaire qui s'acheva sur une petite note taquine.

« Madame Swan-Mills… » murmura rêveusement Emma « J'adore… » sourit-elle avant de relâcher brusquement Regina lorsque ses paroles finirent par atteindre totalement son esprit « Hey ! Comment ça peut-être ? » s'écria-t-elle en plissant dangereusement les yeux.

« Et bien je risque d'être fatiguée ce soir… » expliqua très sérieusement Regina en se retenant de rire devant la moue boudeuse d'Emma.

« Oh… ouais pas faux… » soupira-t-elle en tentant de cacher sa déception « Du moment que je peux te tenir dans mes bras… » sourit-elle en venant caresser tendrement la joue de sa femme.

« Décidément, tu es une perle mon amour… » souffla Regina en sentant son cœur se dilater de bonheur.

Emma faisait toujours passer son bonheur et ses envies avant les siennes, et Regina avait encore du mal à s'y faire, échaudée par des années de maltraitance et d'indifférence. Mais pour avoir elle-même subit plus de brimades qu'à son tour, Emma refusait de forcer d'une façon ou d'une autre sa compagne, et c'était la plus belle preuve d'amour que la belle blonde pouvait lui offrir. Mais pour le coup, Regina se retrouvait prise à son propre piège, parce qu'il n'était pas question qu'elles ne fassent pas l'amour cette nuit. Surtout s'il devait s'agir de leur dernière nuit ensemble.

« Je t'aime tellement… » murmura Regina en venant se coller à sa belle blonde « Et il n'est pas question que je ne te fasse pas crier sous mes assauts pour notre nuit de noce… » susurra-t-elle d'une voix de gorge qui fit gémir Emma contre sa joue.

« Tu es diabolique… » protesta Emma en déglutissant « Mais je me vengerai cette nuit, et c'est toi qui criera sous mes caresses… » la provoqua Emma qui adorait leurs petites joutes verbales.

« Mais vous adorez ça Mademoiselle Swan… » la taquina Regina d'une voix sensuelle en se collant contre sa femme.

« Madame Swan-Mills ! » la corrigea immédiatement Emma avant de passer un bras possessif autour des reins de la mariée, la pressant férocement contre elle « Et j'aime tout de toi »

Elles se sourirent amoureusement avant de s'embrasser, indifférentes à tout ce qui n'était pas elles. En cet instant, elles se moquaient bien d'être observées par toute la ville qui continuait de les attendre près des voitures, elles se fichaient de se donner en spectacle, elles qui étaient habituellement très discrètes, même si elles ne s'étaient jamais cachées pour autant. Tout ce qui importait, tout ce qui était pertinent dans leur monde, étaient les lèvres de l'autre, et les sensations grisantes qui les parcouraient, les traversaient, les liaient l'une à l'autre. Ce fut le manque d'air qui les força à se séparer, et elles restèrent front contre front un long moment, se perdant dans leur regard hypnotisant.

« On ne devait pas aller quelque part ? » finit par demander Emma sans pour autant bouger d'un millimètre.

« Je ne me rappelle pas… » s'amusa Regina avec un sourire mutin, peu désireuse de rompre l'étreinte dans laquelle Emma la retenait.

« Maman ! Ma ! J'ai faim ! » cria Elisa, les ramenant brutalement sur terre.

« C'est bien ta fille… » railla Regina en prenant une expression blasée qui fit pouffer Emma.

« Dis celle dont l'estomac grogne depuis quelques minutes… » se moqua gentiment Emma avant de l'entraîner enfin vers leurs amis.

En les voyant approcher, tous montèrent en voiture, et David garda la portière arrière de la Mercedes d'Emma ouverte, permettant aux deux femmes de prendre place avant qu'il ne prenne le volant. Emma lui avait fait de nombreuses recommandations, et David n'en avait retenu que le principal. Une seule égratignure, même infime, et il était un homme mort.

« Au fait, t'ai-je dit à quel point tu étais magnifique dans cette robe ? » souffla Emma en venant se coller à Regina, indifférente à la présence de David qui gardait le regard braqué sur la route.

« Non, je suis d'ailleurs vexée par cet oubli impardonnable Madame Swan-Mills » répondit Regina de ce ton glacial qui en faisait trembler plus d'un.

« Je n'ai pas souvenir t'avoir entendu me complimenter sur ma tenue ! » s'exclama Emma d'un air faussement outré.

Du coin de l'œil, elles se défièrent un instant du regard avant d'exploser de concert dans un éclat de rire cristallin qui fit discrètement sourire David. Il était tellement heureux pour ses amies. Avant l'arrivée d'Emma dans leurs vies, il ne se rappelait pas avoir vu Regina aussi épanouie et heureuse. Et il ne pouvait que remercier la Providence qui avait fait se croiser leurs chemins. Les deux jeunes femmes étaient faites pour être ensemble, il en était persuadé. Elles se complétaient, et même si leurs caractères de feu amenaient souvent à des disputes apocalyptiques, elles finissaient toujours par se réconcilier. Il avait même l'impression que parfois elles provoquaient des disputes pour le simple plaisir de se réconcilier par la suite.

Un nouvel éclat de rire attira son attention, et il jeta un regard à ses passagères dans le rétroviseur central. Elles étaient blotties l'une contre l'autre, leurs mains tendrement enlacées, et discutaient à voix basses en échangeant de temps en temps de tendres baisers qui devenaient très souvent passionnés et fougueux. Elles étaient perdues dans leur bulle de bonheur, et il en était heureux et soulagé. Cette journée aurait pu virer au drame et cela à cause d'Henry. Il avait encore du mal à comprendre ce qui était passé par la tête du petit garçon. Et il savait que même si Regina souriait en cet instant, entendre son fils parler d'elle comme de la Méchante de l'histoire avait laissé une plaie béante dans son cœur. Comment pourrait-il en être autrement ?

Fronçant les sourcils, il se promit d'avoir une discussion d'homme avec l'enfant, même s'il ne doutait pas que ses mères avaient déjà prévu de le faire. Et il allait falloir enlever ce livre de contes au petit garçon, du moins tant qu'il ne ferait pas la différence entre fiction et réalité. Parce que même si Henry s'était excusé pour son intervention en voyant le chagrin de sa maman, il n'avait pour autant pas cessé de regarder dans son livre avant d'observer sa mère adoptive, et David avait bien compris que l'enfant ne renoncerait pas aussi facilement. Or il était hors de question qu'Henry vienne briser la vie heureuse qu'Emma et Regina s'était construite de haute lutte. Il ne laisserait pas cela arriver.

« Nous sommes arrivés mesdames » lança-t-il en se garant en face du Granny's, sur une place laissée vacante pour éviter aux mariées d'avoir à arpenter toute la ville dans leurs somptueuses tenues.

Souriantes, les deux femmes se séparèrent à regret, et Emma descendit la première avant de tendre une main à Regina, l'aidant dans une attitude galante à sortir gracieusement de la voiture, sous le regard amusé et approbateur de David. Il était évident qu'Emma adorait jouer le rôle du preux chevalier auprès de sa femme qui elle-même ne cachait pas qu'elle adorait les manières charmantes de la belle blonde. Et en les observant, David ne pouvait nier qu'elles avaient tout d'un couple de conte de fées. La Reine et son Chevalier Blanc.

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Place aux remerciements :

Isacos : Il fallait bien que cela finisse par arriver, et je dois dire que j'ai pris un plaisir sadique à caser l'intervention d'Henry pile à ce moment-là... J'ai hésité entre ça ou faire en sorte que leur baiser de mariage soit celui qui romprait la malédiction, mais ça c'était vraiment trop cruel... Pour Henry, non rassure-toi, il n'a rien du petit c** qu'il est parfois dans la série, mais il fallait bien qu'il soit celui qui amenait la vérité à être dévoilée... J'espère que tu as aimé ce nouveau chapitre, et à très bientôt :-)

Powell : Regina est louche... okkkkkk... pourquoi ? en dehors du fait qu'elle est effectivement la Méchante Reine bien sûr...

Madoka ayu : je savais que ce chapitre satisferait ton côté sadique :-) Et effectivement, Emma ne le prends pas au sérieux, du moins pas encore... Et je dirais que pour le sadisme, il y en aura encore un peu dans les chapitres à venir... Merci pour ton commentaire, et à bientôt :-)

JUJUDEMARS : ton commentaire m'a fait doublement plaisir : avoir un nouveau reviewer est toujours un plaisir, et savoir que ma fic te plait en est un autre :-) J'espère donc que ce chapitre t'a plu tout autant, et que le reste de cette histoire sera à la hauteur des chapitres précédents :-) Encore un gran merci, et à très bientôt j'espère :-)

Nathan523 : Hey, contente de te relire :-) Et non, comme tu as pu le constater, ce n'était pas un cauchemar, mais Henry n'a pas tout gâché pour autant, heureusement non ? Au plaisir de te relire très vite, merci à toi ;-)

AlineGranger : Je sais, c'était un peu sadique, mais en même temps, est-ce que ça pouvait être autrement? Henry aurait certes pu choisir un meilleur moment, mais d'un autre côté, il fallait qu'il frappe fort pour que Regina sache que le temps lui était compté. Quant à Emma, elle va avoir encore un peu de mal à croire à toute cette histoire, mais la fin de la Malédiction se rapproche à grands pas...

The Lady Scare Let o'Hara : tu m'as fait rire avec les "baltringues de cygnes"... Les pauvres, ils sont innocents dans l'histoire et ils s'en prennent plein la tête :-) Et oui, je sais, c'était violent, mais nécessaire pour la suite de l'histoire. Merci pour le commentaire et le compliment sur mon style, et j'espère te relire très vite !-)

Regina Lily Swan : Pauvre Henry :-) Mais oui, je sais, il aurait pu attendre un peu, mais c'est le prêtre qui lui a tendu la perche non ? Et puis ça s'est arrangé non? Wahouh... ton impatience me met la pression du coup, parce que j'ai pas intérêt de me louper pour la suite... J'espère donc que ce chapitre t'a plu, et que les suivants t'apporteront l'explication désirée... Au plaisir de te lire bientôt, bises :-)

Voilà, merci à tous, et à mercredi pour la suite :-)

bisous xOx