Titre : Moi et Moi Seul !
Auteur : Moi-même ! (Lubilule-Malefoy)
Disclaimer : L'univers et les personnages ont été créés et appartiennent à la Grande Déesse J.K. Rowling !
Résumé : Harry Potter, le Survivant, lors d'une sortie à Pré-Au-Lard rencontre un jeune homme fort intéressant... Et fort séduisant. Mais quel est cet inconnu du nom de Tom ? D'où vient-il ? Pourquoi ne le traite-t-il pas comme tous les autres ? Et pourquoi est-il aussi beau, par Merlin ? Découvrez les mésaventures du célèbre Harry Potter !
Pairings : LV x HP [Et autres peut-être au fil du temps...]
Rated : M Progressif
Note de l'auteure : Je vous souhaite une bonne lecture à toutes et à tous(?) ! Une petite review ne fait pas de mal, surtout que ça permet à l'auteur de lui donner un bon coup de pied au c** pour qu'elle écrive plus vite ! J'espère que vous aimerez ! Sur ce...
SPOIL : SPOIL sur l'histoire de Voldy, et sur le TOME 5
REVIEWS Je tiens réellement à remercier les nombreuses personnes qui m'ont laissée une review sur le chapitre précédent ! Vous avez été 26 ! Merci infiniment à :
ptitcoeurfragile, Alycia Panther, Julia13Verseau, stormtrooper2, Princesslytherin, , Guest (1), Guest (2), Guest (3), piika, Sedinette Michaelis, Yume resonance, Angela. Rx, vh132, Petite Louve, Bercano,aliize, polkanimal, Feather Pen Soul, Darkas Lyx-Cherry Cat, jokykiss, Petit-chaperon-rouge, wypsio, diamonds-and-black-angel, Ishiteru, et taki-wa !
Note de l'auteure :
Bonjour à tous,
Je tiens à m'excuser de ma très longue absence (5 mois il me semble),mais je n'ai pas abandonné la fiction, loin de là, j'avais même commencé à écrire ce chapitre en septembre mais... j'ai changé d'établissement, et avec le changement d'environnement et la masse de travail qui s'accumulait, je n'avais plus le temps d'écrire, et lorsque j'avais du temps libre, j'en profitais pour voir mes amis ou bien pour dormir [Deux choses extrêmement différentes me direz-vous...]
Me revoilà donc avec un 29ième chapitre tout frais pour vous ! Il y a deux nuits de ça, j'ai été prise d'une envie d'écriture fulgurante et j'en ai donc profité pour me lancer... et visiblement, ça m'a fortement réussi !
J'espère que ce chapitre vous plaira ! Il s'agit ici d'un chapitre de transition (vu le nombre de choses qui se sont passées dans le chapitre précédent), mais il n'en est pas moins inutile, vous comprendrez pourquoi plus tard ;)
J'avais tout d'abord nommé ce chapitre "L'Arrivée", mais ait finalement changé pour "Domination"
Le premier titre correspondait uniquement à Harry, alors que Domination est un terme valable pour deux des personnages de ce chapitre... je vous laisse découvrir lesquels !
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, si vous avez des questions, des avis, laissez-moi une review! (pour les questions, je répondrais au début du chapitre précédent, comme d'hab' ! ;) )
Merci beaucoup pour votre patience, j'espère que vous apprécierez ce chapitre,
Lubilule-Malefoy
PS : As usual, si vous voyez de quelconque fautes d'orthographes, d'accords etc, signalez-les moi, et je corrigerai :D
29 - Domination
La panique s'était emparée de Poudlard. Tout le monde courait dans tous les sens, la peur se lisait sur la totalité des visages. Même les professeurs étaient inquiets. Après tout qui ne le serait pas ? Après ce qui s'était passé quelques heures plus tôt dans le périmètre même de l'école. Quelques mois auparavant déjà, les Mangemorts étaient intervenus dans les hauteurs de Pré-Au-Lard mais là... c'était pire que tout. Jamais ils n'avaient autant paniqué. Ou peut-être lorsqu'ils étaient tous poursuivis au cœur du Ministère de la Magie en pleine nuit, et que Le Seigneur des Ténèbres s'était introduit dans l'esprit du Survivant. Cependant, cette fois-là, personne n'avait rien vu venir. Ou peut-être, ses proches s'étaient-ils rendu compte de quelques signes, mais ils n'auraient pas pu deviner l'intégralité de cette odieuse supercherie. Tout le monde était inquiet. Après tout, qui ne le serait pas ?
Lord Voldemort s'était montré à Pré-Au-Lard. Et le pire, c'est qu'il avait embarqué Harry Potter avec lui.
Les élèves de toutes les maisons se mélangeaient entre eux. Comme d'habitude, les Serpentard restaient à l'écart de tout ça, mais ils semblaient visiblement mal à l'aise. De plus, des rumeurs couraient comme quoi ils s'étaient fait jetés de leur propre salle commune par Draco Malefoy. Personne ne savait ce qui lui avait prit, mais il avait menacé, avec des yeux brillants de rage, de jeter un sortilège à quiconque oserait essayer d'entrer sans qu'il n'en donne l'autorisation. La maison des vert et argent se retrouvaient donc séparés en petits groupes, se tenant principalement debout sans rien faire dans les escaliers proches des cachots. Ils ne se sentaient pas à leur place. Tout le monde savait que tous les sorciers ayant mal tourné étaient allé à Serpentard et cette réputation leur collait à la peau. Tous les Sang-Pur, tous les fils et filles de Mangemorts ou presque avaient été répartis dans cette maison au triste passé.
Hermione Granger passa devant un groupe composé de Serpentard de deuxième année. Ils semblaient totalement désemparés. Certains étant dans d'autres maisons et plus âgés leur lançaient des regard à faire fondre la glace. Plusieurs fois elle avait eu envie de se retourner et de les remettre à leur place. Ce n'était pas de leur faute si les Mangemorts étaient allés à Serpentard dans leur jeunesse et qu'ils avaient mal tourné. Tout le monde peut faire ses propres choix. Et ce n'était pas la faute de ces gamins de douze ans si ils faisaient tous ces actes horribles. Mais elle n'avait pas le temps de se soucier de ça pour le moment, aussi injuste soit-il. Elle devait absolument aller voir le professeur Dumbledore. Et elle n'avait pas de temps à perdre. Elle était totalement bouleversée par la disparition de son meilleur ami. Elle était impuissante, elle ne pouvait rien y faire, elle ne pouvait pas aider à le retrouver. Et ça la mettait dans une rage folle. Tout ce qu'elle pouvait faire pour le moment était d'aller voir le Directeur et lui expliquer tout ce qu'elle pouvait savoir sur la relation qu'entretenaient Harry et Tom... enfin, Lord Voldemort sous la forme de Tom Montague. Il fallait qu'elle puisse se rendre utile, même si ce n'était qu'un peu.
Elle avait chargé Ron de discipliner les élèves de Gryffondor et de les ramener dans leur dortoir. Elle savait bien que ça n'allait pas être chose simple, que regrouper tout ce nombre d'élève était loin d'être évident, mais il fallait au moins qu'il essaye. Le chaos régnait dans le château. Les professeurs et les Aurors qui étaient venus aussi à Poudlard après le mauvais événement, n'allaient pas pouvoir tout remettre en ordre tous seuls. Surtout qu'ils avaient d'autres choses plus importantes à régler, comme retrouver Harry. Elle se dépêcha de monter les marches. Elle était totalement essoufflée, mais il ne fallait pas qu'elle ralentisse le rythme. Son meilleur ami avait disparu ! Et cette fois... peut-être qu'il ne leur reviendrait pas. Elle s'arrêta juste un instant, et s'appuya contre le mur le plus proche. Les larmes lui brouillaient la vue. Sa respiration irrégulière et le bruit sourd de son cœur résonnant en elle l'empêchaient de réfléchir. Rien que de penser qu'il y avait une chance qu'elle ne revoie plus jamais Harry... Elle ne pouvait le supporter. Toutes ces choses qu'ils avaient vécu ensemble. Lui et Ron, ils avaient été ses tous premiers véritables amis. Et il était hors de question qu'elle perde l'un d'eux aujourd'hui. Elle n'allait pas baisser les bras... Mais cette pensée malsaine planait toujours dans son esprit et ne semblait pas vouloir partir. Elle se força à l'ignorer, essuya son visage humide et reprit son chemin d'un air plus assuré.
Au détour d'un couloir, elle fronça les sourcils.
- Hey ! Vous là-bas !
Un groupe d'élèves plus jeunes se baladait dans les couloirs déserts. Ils devaient être en troisième ou quatrième année maximum. Elle reconnaissait un Gryffondor, et les autres devaient être de Poufsouffle. Ils se stoppèrent à son appel. Ils n'avaient pas l'air rassurés par son air dur et ses cheveux qui à l'instar des escaliers de l'école de sorcellerie, n'en faisaient qu'à leur tête et partaient dans tous les sens. Elle s'approcha d'eux d'un pas furieux. Ils ne faisaient que la ralentir.
- Qu'est-ce que vous fichez ici ?! S'énerva-t-elle.
- Il y avait beaucoup trop de monde dans le Hall... dit timidement l'un des Poufsouffle.
- Oui... tout le monde parlait très fort et marchait dans tous les sens... On se faisait marcher dessus... renchérit l'autre Poufsouffle.
- Et l'idée de rentrer dans votre Salle Commune respective ne vous a pas traversé l'esprit ?! S'écria-t-elle. Tout le monde essaye au mieux de remettre de l'ordre ici, et tout ce que vous trouvez à faire, c'est de vous balader tranquillement ?!
Le Gryffondor du groupe, qui connaissait bien le caractère de sa préfète, commença à tirer l'une des manches d'un de ses amis, mais il était trop tard.
- Déguerpissez à présent ! Ou je vous retire trente points chacun ! Estimez-vous heureux que je ne l'ai pas déjà fait ! ET VITE !
Les quatre garçons lui tournèrent le dos et se dirigèrent vers le Grand Escalier en courant. Hermione soupira. Ce n'était pas très juste de déverser sa frustration sur des élèves qui ne lui avaient rien fait... mais tout devait être en ordre, le plus vite possible. Harry avait besoin d'eux, et elle n'avait pas de temps à perdre avec des enfantillages. Elle secoua rageusement la tête et continua son chemin. Elle n'était plus qu'à quelques minutes du bureau du directeur. Elle ne croisa plus personne jusqu'à ce qu'elle atteigne l'immense gargouille marquant l'entrée du bureau. Cependant, elle n'en connaissait pas le nouveau mot de passe. Elle pesta contre elle-même. Elle aurait du demander au professeur McGonagall avant de se précipiter ici. Pour une fois, elle n'avait même pas réfléchis à ça. Son pied tapota nerveusement contre les pierres du sol du château. Elle dit plusieurs noms de sucreries à la va vite, mais rien ne fonctionna. Au moment où elle allait réellement perdre patience, la gargouille se décala pour laisser passer le Professeur Flitwick.
- Miss Granger ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Demanda-t-il de sa petite voix aiguë.
- Je souhaite parler au professeur Dumbledore, dit-elle.
Le minuscule professeur parût gêné et lui dit.
- Le directeur est occupé actuellement... Il a reçu de la visite un peu plus tôt qu'il pensait. Je pense que vous devriez repasser plus tard et... Miss ?
Hermione ne le laissa pas finir sa phrase et passa derrière lui tandis que la gargouille commençait à refermer le passage menant aux escaliers. Elle se glissa in extremis dans le passage, sous le regard légèrement paniqué de Flitwick. Peu importe l'importance des personnes étant venues voir Dumbledore, les informations qu'elle allait lui livrer le serait probablement plus. Elle gravit les marches de l'escalier en colimaçon et arriva devant la lourde porte de bois du bureau. Elle inspira profondément et frappa trois coups secs. Elle attendit quelques secondes avant que la voix familière lui intime d'entrer. Elle abaissa la poignée et avança tête baissée à l'intérieur de la pièce circulaire. Elle referma derrière elle, et allait saluer le directeur lorsqu'elle vit qui était avec lui.
Le Ministre de la Magie en personne se tenait devant son bureau. Rufus Scrimgeour et ses yeux perçants la fixait d'un air accusateur. Elle déglutit, mal à l'aise. Voilà ce que voulaient dire les mots que Flitwick avait prononcé un peu plus tôt. « Il a reçu de la visite un peu plus tôt que ce qu'il pensait ». Certes, le Ministre de la Magie, devait être informé de ce genre de situation... mais là, seulement trois heures après, il était déjà dans le bureau de Dumbledore. Mais il est vrai qu'il y avait des Aurors de son commandement sur place. C'était eux qui avaient du l'informer aussi vite. Finalement... elle aurait peut-être du écouter son professeur de Sortilèges. Elle allait ouvrir la bouche lorsque Dumbledore l'interrompit.
- Miss Granger, la salua-t-il.
- Professeur, je suis désolée, je repasserai plus tard, s'empressa-t-elle d'ajouter en lançant des coups d'œil vers Scrimgeour.
Elle avait déjà commencé à faire demi-tour lorsqu'elle fut coupée dans son élan par la voix sèche du Ministre.
- Ce sera inutile Miss. Le Professeur Dumbledore et moi en avons terminé... du moins, pour le moment.
Hermione le vit lancer un regard peu amène au directeur tandis qu'il marchait de son pas raide en direction de la sortie. Dumbledore ne prit même pas la peine de le raccompagner ou même de le saluer et resta assis derrière son bureau, les bras posés sur celui-ci, attendant que la porte claque derrière le visiteur. Elle nota que ses épaules s'affaissèrent légèrement lorsque le Ministre fut partit. Enfin, il la regarda et l'invita d'un signe de la main à s'installer en face de lui. Sans un mot, elle s'avança vers le fauteuil qu'il avait désigné et s'assit. Étrangement, elle se sentit totalement désemparée d'un seul coup. Comme si toute la pression qu'elle avait ressenti durant ces dernières heures était subitement retombée.
- Vous souhaitiez me parler de quelque chose Miss Granger ?
La voix douce du directeur la ramena à elle. Elle le regarda dans les yeux. Ses yeux bleus qui pétillaient habituellement derrière ses lunettes en demi-lune semblaient si ternes et fatigués à cet instant. Et il avait également l'air de se forcer à rester calme. Elle ne savait pas exactement ce que lui et le Ministre de la Magie avaient bien pu se dire mais... Ça n'avait pas du être une partie de plaisir.
- Professeur...
Elle ne savait même plus par où commencer.
- Miss Granger. Parlez, allez-y. N'ayez pas peur de dire ce que vous avez à dire. Vous ne trahissez pas Harry. Vous l'aidez.
Son ton calme et posé l'aidèrent une nouvelle fois à rester maîtresse d'elle-même. Longuement elle avait réfléchis sur ce qu'elle allait dire à Dumbledore. Elle-même ne savait pas tout de la relation qu'entretenaient Harry et... Voldemort. Elle frissonna en repensant à la véritable identité de Tom. Pourtant, elle ne l'avait pas énormément côtoyé mais... l'idée d'être resté avec lui et d'avoir discuter de pleins de choses passionnante avec lui... tout ça la rendait malade. Alors, elle ne pouvait même pas imaginer ce qu'Harry lui-même pouvait ressentir face à ça. Elle ferma les yeux pendant quelques secondes.
« Courage Harry. ».
Elle dévoila ensuite tout ce qu'elle pouvait connaître de la relation qu'entretenaient son meilleur ami et Lord Voldemort. Toutes ces lettres qu'ils s'étaient échangées. Le hibou, Jayler, qui semblait ne pas être aussi « ordinaire » qu'un hibou magique normal. Le parcours fictif de Tom. Le dossier portant son nom qu'elle et Ron avaient trouvé dans la Réserve. La mention du Rosier, la maison de Tom. Tout. Tout ce qu'elle pouvait dire sur lui, elle le dit à Albus Dumbledore. Celui-ci l'écouta, sans jamais l'interrompre, levant quelques fois ses sourcils ou les fronçant selon ses paroles. Lorsqu'elle eut fini, elle se sentit tellement plus légère. Après tout, elle avait gardé tout cela en elle depuis plusieurs semaines. Tout au fond d'elle, elle aurait voulu tout dire au directeur depuis très longtemps, mais ça aurait été trahir son ami et intervenir dans sa vie privée. Et puis... Même maintenant qu'elle savait qui était réellement Tom, pendant tout le temps où Harry l'avait fréquenté... elle l'avait trouvé tellement heureux et épanoui. Et dire que c'était la cause tout son malheur qui lui avait redonné son sourire. Mais tout n'avait été que malhonnêteté. Et c'était ça qui la rendait le plus en colère.
- Vous devriez desserrer les poings Miss Granger, ou vous allez faire craquer vos jointures.
Hermione sursauta et vit qu'en effet, ses poings étaient serrés à lui en faire mal. Elle essaya de se détendre, en vain.
- Croyez-vous qu'Harry ait gardé les lettres qu'il a reçu ? Demanda-t-il.
- Je pense que c'est le cas, répondit-elle. Quelques fois, je le voyais lire des parchemins en souriant... Ça devait être ça.
Le directeur ferma les yeux. Il devait sans doute être dans le même état qu'elle. Mais il le cachait beaucoup mieux.
- Pensez-vous que vous pourriez me les apporter si vous les trouvez ?
- Bien entendu, dit-elle, la gorge serrée.
Elle frissonna. Là-haut se trouvaient des tas de lettres écrites de la main de Lord Voldemort.
- Et pouvez-vous être plus précise sur le fameux dossier que vous dites avoir trouvé Mr Weasley et vous? Argua-t-il ensuite.
- Eh bien, Ron et moi... enfin surtout moi... j'étais très sceptique concernant Tom. Et... j'ai fait des recherches dans la Réserve, parce que je savais qu'il y avait les archives avec tous les dossiers des élèves rangés quelque part. Et j'ai trouvé un dossier... avec le nom de Tom Montague dessus et pleins de détails sur sa scolarité. Si vous voulez, je pourrais aller le récupérer !
- J'allais vous le demander, dit-il en hochant la tête. Mais, la question que je me pose est, comment ce dossier a-t-il pu atterrir ici ?
- Peut-être un élève a-t-il été soumis au sortilège de l'Imperium ? Que pendant la sortie de Pré-Au-Lard où Harry à rencontré Tom... enfin, il a très bien pu se servir d'un autre élève pour placer le dossier.
- Oui, peut-être. Dit Dumbledore, mais il n'avait pas l'air convaincu.
Un silence s'installa. Chacun était perdu dans ses pensées. Puis Dumbledore se redressa et se pencha légèrement vers Hermione par-dessus son bureau.
- Harry vous a sans doute parlé de ses séances d'entraînement avec moi, je me trompe ?
Puis Hermione écarquilla les yeux. Bien sûr ! Les séances d'entraînement ! Elle repensa au retour d'Harry dans le dortoir la semaine précédente. Il venait de finir sa dernière séance avec Dumbledore. D'habitude, malgré l'heure tardive, il s'asseyait toujours avec eux, près de la cheminée, et leur racontait absolument tout ce qui s'était passé, tout ce qu'il avait vu, tout ce qu'il en avait déduit. Mais là... Il ne leur avait rien dit. Il était rentré beaucoup plus tard que d'habitude. Ron et elle ne l'avaient même pas attendu, se disant qu'il leur dirait tout le lendemain. Mais ça n'avait pas été le cas. Il s'était enfermé dans un silence pesant, était devenu distant, leur disant qu'il devait d'abord vérifié quelque chose avant de pouvoir leur parlé de ce qu'il avait vu. Alors Hermione comprit.
- Il savait.
Juste ces deux mots et le directeur soupira.
- Je pense qu'il a su dès la semaine dernière mais... qu'il ne voulait pas l'accepter. Continua-t-elle. D'ailleurs, que lui avez-vous montré monsieur ? Vous lui montrez toujours des moments de la vie de Voldemort, alors pourquoi a-t-il réagi de cette manière là la dernière fois ?
Le directeur pinça ses lèvres et soupira de nouveau.
- Je lui ai toujours montré Voldemort à des moments différents de sa vie. Enfant, puis plus âgé, homme, et enfin adolescent. Son apparence physique a toujours changé. Mais... la dernière image qu'il a vue de Voldemort était lorsqu'il a quitté Poudlard. Je ne suis même pas sûr qu'il avait encore vingt ans... Et c'est vrai qu'Harry avait l'air perturbé après cela mais... je n'aurais jamais pensé que ça aurait ce genre de conséquence...
- Vous n'auriez pas pu savoir monsieur, essaya de le rassurer Hermione. Même si vous lui aviez demander quelque chose, il ne vous aurait rien dit. Il ne nous en a même pas parler à Ron et à moi.
Albus Dumbledore, l'air encore plus âgé que jamais, posa quelques instant son front dans le creux de sa main. Il semblait encore plus désemparé qu'elle. Jamais Hermione n'avait vu le directeur ainsi. Lui qui était si fort et sage, lui qui contrôlait toujours ses émotions et était toujours maître de la situation. Là, il perdait pied. Au bout de plusieurs longues minutes où Hermione était restée assise sans rien dire, le professeur releva la tête et la regarda de ses yeux bleus fatigués. Il allait dire quelque chose lorsque quelqu'un frappa à la porte. Après une autorisation, deux Aurors entrèrent dans le bureau. Hermione les reconnus. Ils étaient à Pré-Au-Lard eux aussi un peu plus tôt. Un homme et une femme. L'homme regarda Hermione d'un air suspicieux, tandis que la femme, elle, semblait plutôt curieuse.
- Agents Shrapnell et Gratwick. Salua finalement Dumbledore.
- Monsieur, dirent-ils.
- Je vous prie de m'excuser, j'avais totalement oublié que vous viendriez. Miss Granger, ici présente, est la meilleure amie de Mr Potter et était venue me faire part de quelques informations concernant Lord Voldemort.
L'homme fronça les sourcils et regarda Hermione d'une manière qui lui parut fort désagréable.
- Et comment Miss Granger s'est-elle retrouvée en possession de telles informations ? Demanda-t-il.
Non. Définitivement, Hermione n'aimait pas cet homme. Étrangement, il lui rappelait un peu le professeur Snape et sa sale manie de toujours chercher quelque chose à reprocher à autrui.
- Comme je le disais juste avant, reprit Dumbledore, cette jeune fille étant la meilleure amie d'Harry, a eu accès à un grand nombre d'indices. Je sais que vous aviez déjà vu Lord Voldemort sous cette apparence lors du raid du 1er Janvier agent Shrapnell, et je suppose que vous vous demandiez pourquoi était-il en compagnie de Harry Potter un peu plus tôt, je me trompe ?
Un silence et un air pincé répondirent à Dumbledore, tandis qu'Hermione lança un regard curieux à cet homme... Alors comme ça il avait été présent au raid du premier janvier lui aussi ?
- Eh bien il s'avère que Lord Voldemort lui-même s'est employé à tromper Harry, au lieu d'envoyer l'un de ses sous-fifres comme il avait prit l'habitude de faire ces dernières années. Harry n'avait bien entendu aucune idée de la véritable identité de son... ami. Nous nous sommes tous fait leurrés agent Shrapnell. Vous, moi, tous ceux qui ont rencontré cet homme sous cette apparence, et Harry.
- C'est affreux.
Cette fois c'était la femme qui avait parlé. Hermione remarqua qu'elle avait l'air très jeune. Elle lui rappelait un peu Tonks, mais était visiblement plus jeune. Et même si elle avait l'air jovial, son expression trahissait quelque chose d'autre. Le regard de la femme rencontra le sien, et Hermione tourna la tête.
- En effet, Miss Gratwick. Dit tristement Dumbledore. C'est pour cela qu'il faut retrouver Harry au plus vite, avant qu'il ne lui arrive quelque chose de fâcheux... il faut mobiliser toutes les forces possibles. Ce n'est pas un cas comme les autres. Harry Potter est détenu par Lord Voldemort.
Les deux Aurors hochèrent la tête vigoureusement et Hermione se sentit mieux. Elle n'était pas toute seule. Tout le monde allait aider à rechercher Harry.
- Agent Shrapnell, j'aimerai que vous recherchiez une bâtisse qui s'appellerait le Rosier. On sait qu'il y a une possibilité pour que Voldemort ait séjourné là-bas récemment.
- Et dans quel secteur se trouve-t-elle ? Demanda l'Auror.
- Pas loin de Glasgow apparemment, répondit Hermione.
Shrapnell la regarda un peu de travers, ce qui fit rougir Hermione.
- Rajan... Tu fais peur à cette pauvre petite.
Ce ton de reproche était sortit de la bouche de l'agent Gratwick. Celle-ci lui sourit et donna une tape dans le dos de son coéquipier. Celui-ci lui lança un regard courroucé, mais ne dit rien, faisant ricaner sa partenaire.
- Et qu'est-ce que je dois faire ? Demanda la femme à Dumbledore.
- Vous aiderez Miss Granger à me rapporter des documents pour le moment. J'aimerais que vous vérifiez si il n'y a pas de trace de magie noire dessus et que nous puissions les examiner sans risque.
- Bien Monsieur, dit-elle.
- Quant à moi, je vais faire un tour chez les Weasley. Si vous me cherchez, je serais au Terrier, dit Dumbledore. Molly est totalement sous le choc et Arthur n'arrive pas à la contrôler... elle est totalement consternée que Voldemort soit rentrée chez elle...
Hermione eut la gorge nouée. Il faudrait qu'elle en parle à Ronald lorsqu'elle le verrait plus tard. Elle espérait d'ailleurs que celui-ci ait réussi à rassembler les Gryffondor. Quelques secondes plus tard, Dumbledore raccompagnait Shrapnell jusqu'à l'entrée du château où ils transplanèrent. Quant à Hermione, elle se retrouva seule avec l'agent Gratwick. Celle-ci la suivit jusqu'à l'entrée du bureau de Dumbledore. Elles restèrent ainsi dans le couloir du deuxième étage pendant quelques secondes avant que l'Auror ne lui demande :
- Je suppose que tu sais de quels documents il s'agit?
Son ton était doux, et elle avait l'air plutôt décontractée. Ce devait bien être la seule ici...
- Oui, répondit Hermione. On doit passer par la bibliothèque et après faire un tour dans le dortoir des Gryffondor.
- Donc quatrième étage et... ? Je n'étais pas à Gryffondor à Poudlard, je ne sais pas où se trouve votre salle commune !
- Oh, vous étiez à Poudlard ? Demanda Hermione, en commençant à marcher. Dans quelle maison ?
L'Auror fit une grimace et lui répondit.
- Serpentard. Je n'étais pas la plus à l'aise dans cette maison, mais... je pense que c'est ce qui me correspondait le mieux avec le recul...
Hermione ne dit rien et se contenta d'avancer vers l'escalier principal. Elles allaient d'abord aller chercher les lettres dans le dortoir et elles redescendraient par la bibliothèque. Comme ça, elles n'auraient plus que deux étages à descendre pour rejoindre le bureau de Dumbledore.
- Et c'est quoi ton prénom, « Miss Granger » ? Demanda l'Agent Gratwick avec un sourire.
- Je m'appelle Hermione et vous ?
- Appelle-moi Ava. Et tutoie-moi tu veux ? J'ai l'impression d'être une grand-mère.
oOoOoOo
Un boucan pas possible régnait dans le lieu. Tous étaient réunis dans un même endroit. Les torches avaient été allumées sur les mur, et une estrade de pierre était apparue au bout de la pièce. Ils étaient tous là, les hommes encapuchonnés, attendant le retour de leur Maître avec impatience. Ils savaient... non, ils étaient sûrs et certains que leur Maître allait revenir vainqueur. Et qu'il n'allait pas revenir seul. Le jour précédent, il leur avait fait une annonce. Une promesse. Il leur avait dit qu'il ramènerait lui-même le Survivant. Qu'il allait le leur présenter devant leurs yeux. Qu'il allait leur prouver qu'enfin, il pouvait posséder le garçon. Ils étaient tous surexcités. Ils n'attendaient qu'une seule et unique chose. Le retour de leur Maître en possession du garçon. Ça allait être un grand jour de fête. Le Maître avait attendu cela depuis si longtemps. Et la honte régnait dans les rangs, car ils n'avaient pas pu réussir leurs diverses missions consistant à rapporter le garçon. Mais peut-être qu'avec la joie qu'il ressentirait, le Seigneur des Ténèbres oublierait-il de les sermonner ? Ils avaient tous ce léger espoir, mais n'étaient pas dupes... Il allait se venger d'eux. Il en avait d'ailleurs déjà exécuté plusieurs, lors des faux raids qu'il avait organisé contre L'Ordre du Phénix et le Ministère au 1er de l'An, ainsi qu'à Pré-Au-Lard. Mais pour le moment, leur esprit se concentrait sur la joie qu'ils ressentaient tous face à la proche arrivée du Mage Noir et de sa proie.
Un murmure parcourait les rangs. Un murmure d'appréhension. La salle, même si immense, ne pouvait pas rassembler tous les Mangemorts, certains d'entre eux étaient obligés d'attendre dans le couloir, dans les escaliers. Quelques uns étaient même restés bloqués dans le Hall principal. À leur grand regret. Ils avaient tous tant attendu.
Le moment arriva. Les torches s'éteignirent finalement et le silence régna.
oOoOoOo
Comment ce monstre avait-il osé ? Comment avait-il pu lui faire une chose pareille ? Pourquoi le Maître avait-il autorisé cet acte ? Ne se donnait-il pas assez à fond dans son projet ? Ne faisait-il pas assez d'effort ? Et pourtant, il se détruisait la santé. Pour le satisfaire. Pour éviter à ses parents d'avoir encore plus de problèmes qu'ils n'en avaient déjà. Et il l'avait laissé faire, ce monstre, ce loup dégoûtant. Il était absolument fou de rage et de honte à présent. Il n'avait plus qu'une seule envie : Tout mettre en pièce. Si il n'avait pas risqué de se faire virer de Poudlard, il aurait lancé des Doloris sur toutes les personnes qui se seraient présentées sur son chemin. Mais évidemment, il n'était pas si bête pour faire ce genre d'acte irréfléchi. Il s'était alors contenté de faire peur aux autres, et de les mettre dehors, les maintenant à distance aussi longtemps qu'il le pourrait. Mais est-ce que tout ça allait être suffisant pour qu'il puisse retrouver un semblant de son calme ? Il en doutait fortement. Il tournait en rond dans la Salle Commune des Serpentard, retournant tous les fauteuils et toutes les tables qu'il pouvait sur son passage.
Il ne pouvait pas envoyer de lettre à sa mère pour lui raconter, elle serait totalement anéantie. Et puis, même si il avait voulu, vu l'événement qui venait de se produire à Pré-Au-Lard il y a une heure seulement, son message mettrait des jours à arriver vu la panique qui s'emparait petit à petit du monde Sorcier. Ils avaient essayer de garder cette information secrète... La bonne blague ! Comme si ils pouvaient gardé la disparition de l'Élu secrète ! Il tapa du poing sur l'une des rares tables qu'il n'avait pas balancé. Le seul point positif était que, au moins, tout le monde allait être focalisé sur Potter et pas sur lui. Il ne supporterait pas que les autres viennent le voir et lui demandent pourquoi il était si en colère. Enfin, si il y a quelqu'un d'assez fou ou stupide pour venir lui parler dans son état. Il marcha encore de long en large dans la Salle Commune pendant de longues minutes avant de se décider à aller s'asseoir sur l'un des canapés près de la cheminée. Il posa ses coudes sur ses genoux et se prit la tête dans les mains. Comment avait-il pu se laisser faire ? Comment avait-il pu être aussi faible ? Pourquoi avait-il baisser sa garde ? Pensait-il vraiment pouvoir être en sécurité dans les toilettes du pub ? Ces toilettes désertes... Soi-disant désertes. Si il avait tendu ne serait-ce qu'un peu plus l'oreille, il aurait pu entendre l'horrible respiration de ce loup-garou caché dans l'une des cabines.
Son regard se perdit un moment dans les flammes verdoyantes de la cheminée. Cette couleur qui était celle de sa maison et de la fierté des sang-pur. Il soupira. Comment pourrait-il jamais se laver de cet affront ? Comment pourrait-il se débarrasser de la honte qu'il ressentait ? Il serra les poings à s'en faire mal. Il était tellement furieux ! Il sentait le sang battre dans ses tempes. Il allait devenir fou. Encore plus qu'il ne l'était déjà. Il ne pouvait pas penser à autre chose. Il ne vit pas tout de suite la personne qui l'observait du coin de la pièce. Lorsqu'il leva enfin la tête, il rencontra le regard de vert d'eau de Théodore, encore un peu brillant de fièvre. Il l'avait totalement oublié pendant un moment. Lui qui croyait avoir mis la totalité des Serpentard à la porte... Il avait oublié que Théodore était tombé malade et qu'il était resté ici.
- C'est toi qui fait tout ce bruit depuis tout à l'heure ? Demanda-t-il d'une voix enrouée.
Le jeune homme châtain balaya la salle du regard et vit l'état dans lequel elle était. Sa question n'attendait pas réellement de réponse en vérité.
- Qu'est-ce que tu fiches debout Nott ? Tu trembles, va te recoucher.
La voix de Draco avait été plus sèche qu'il ne l'avait souhaité, mais il n'arrivait pas à se contrôler. La haine le bouffait littéralement.
- Pas avant que tu me dises ce qui te met dans cet état là... et accessoirement pourquoi j'entends tout le monde courir dans le château.
Sa voix était faible mais déterminée. Il n'attendait pas de refus, et s'était déjà assis à la droite de Draco. L'héritier Malefoy tiqua devant l'affront de son ami, mais prit de sa main libre un plaid qui traînait par terre pour le poser sur les genoux de Théodore. Celui-ci s'en recouvrit et fixa Draco de ses yeux un peu trop brillant. Il avait les joues rouges et semblait essoufflé, malgré le fait qu'il n'ait pas bougé de la journée.
- Tout le monde va et vient dans le château pour une seule raison.
La voix de Draco avait été à peine plus forte qu'un murmure et Théodore avait été obligé de se rapprocher pour pouvoir l'entendre distinctement.
- Le Maître a réussi. Il a enlevé Potter cet après-midi.
Du coin de l'œil, il vit le corps du fils Nott se tendre comme un arc. Oui, lui aussi avait eu cette réaction malgré son état d'esprit actuel. Le Maître avait enfin obtenu ce qu'il convoitait depuis si longtemps. Et cela n'était pas une chose anodine. Le fait qu'il ait enfin capturé Potter allait changer énormément de choses dans le monde sorcier. Il fallait s'y préparer. Quelques minutes passèrent avant que Théodore ne prenne à son tour la parole.
- Même si ce que tu viens de me dire est un événement de taille, je doute que ce soit cela qui te mette dans l'état où tu te trouves actuellement.
Théodore se rapprocha davantage de Draco sur la canapé, jusqu'à ce que son bras touche celui du jeune homme blond. Il lui prit la main d'une poigne faible, douce, et lui dit :
- Raconte-moi ce qu'il s'est passé Draco.
Les yeux bleu-gris possédaient cette même lueur de folie que ces dernières semaines, mais la détresse déjà présente semblait encore plus forte. Draco tourna la tête vers Théodore et commença à lui dire. À tout lui dire.
~#Flash-back#~
La pièce était déserte. L'unique fenêtre était couverte de givre à l'extérieur et de buée à l'intérieur. Il appuya ses mains sur le lavabo et baissa la tête en avant. Enfin un peu de silence. Il n'entendait que quelques bruits étouffés venant de la Salle d'à côté, mais rien de plus. Mais, si il s'était un peu plus concentré... si il n'avait pas baissé sa garde ne serait-ce qu'un instant. Il aurait peut-être pu remarquer le souffle rauque et bestial provenant d'une des cabines. Et peut-être aurait-il pu sortir de là avant.
Sa tête allait exploser. Ou du moins en avait-il l'impression. Allait-il réellement réussir à faire ce que le Seigneur des Ténèbres attendait de lui ? Il le fallait. Il le fallait absolument. Il fallait qu'il y parvienne par tous les moyens. Il perdait trop de temps avec les cours. Mais il ne pouvait pas se permettre de les manquer. Il ne pouvait pas demander à Snape de l'aider, par simple question de fierté. C'était lui, et uniquement lui qui allait tuer Albus Dumbledore. Personne n'allait lui voler sa gloire ! Ses mains se serrèrent davantage sur le bord du lavabo. Il pouvait voir les jointures de ses doigts blanchir de plus en plus. Il expira tout l'air présent dans les poumons et se détendit. Il fallait qu'il arrive à être plus serein. Il ne pouvait pas se mettre à dépendre de Théodore pour évacuer la pression. Il ne voulait dépendre de personne. Il ne devait pas imposer sa mission à qui que ce soit. Elle était difficile, mais lui seul en porterait le poids. Mais par Merlin... que c'était compliqué !
Il donna un coup de poing sur le rebord en bois du lavabo et lâcha un juron. Il fallait qu'il se calme. Il ouvrit le robinet, et se rinça les mains. Elles tremblaient. Il essaya de limiter la portée de ce phénomène désagréable, mais n'y parvint pas. Il mit ses paumes tournées vers le plafond, et récupéra de l'eau dans le creux de ses mains. Il se pencha en avant et s'aspergea le visage d'eau tiède. Il le fit encore et encore, jusqu'à ce qu'il oublie où il se trouvait. Il voulait seulement sentir l'eau sur sa peau, et rien d'autre. Peut-être pourrait-elle laver toutes ses inquiétudes, au moins pour quelques minutes ? Il ricana. Comme si l'eau pouvait avoir de telles propriétés. Il perdait totalement la tête. Encore un peu, et il se mettrait à raisonner comme un Poufsouffle. Il coupa l'arrivée d'eau et se redressa légèrement. Ses mains étaient posées sur les rebords du lavabo et sa tête penchée en avant. Il regardait les gouttes tombé doucement dans le siphon et disparaître de sa vue. Il soupira. Si seulement lui aussi pouvait disparaître... Il aurait la paix au moins. Il se frotta le visage d'une de ses mains et ferma les yeux un instant. Il redressa la tête et inspira profondément. Après une demi-minute, il rouvrit enfin les yeux, ayant réussi à retrouver une respiration normale. Mais cet état de calme retrouvé ne dura pas. Il devint encore pire. Un sentiment de panique s'empara de lui et le paralysa. Mais ce n'était pas du à son reflet fatigué dans le miroir, non. C'était du à cette chose qui était planquée derrière lui et dont il voyait également le reflet.
Il n'eut pas le temps de réfléchir ou de sortir sa baguette. À peine avait-il diriger ses doigts vers la poche de sa robe que le monstre sortit de sa cachette et se jeta sur lui. Il l'attrapa par derrière et l'immobilisa. Il avait tiré ses bras qu'il avait coincés entre le dos de Draco et son torse. Le jeune homme était totalement immobile. Totalement impuissant. Il essaya de se débattre, en vain, ce qui fit rire l'autre homme. Sa voix rauque résonna désagréablement dans le creux de son oreille. L'homme était immense, d'une carrure bien trop imposante pour celle, frêle, de Draco.
- Lâche-moi ! Pour qui te prends-tu Greyback ?!
Le loup-garou se contenta de rire. Encore une fois. Ce qui énerva le jeune homme blond d'une manière inimaginable. Comment osait-il se moquer de lui ? Comment osait-il le réduire à l'état d'une de ses simples proies ? Draco essaya de nouveau de se dégager mais le monstre raffermit encore plus sa prise. Ses bras était contorsionnés en arrière. Ses épaules le tiraient et ses avant-bras étaient totalement compressés contre le torse du loup. Sa prise était d'acier, et il laissa échapper un faible gémissement de douleur. C'était pathétique. Il ne voulait pas montrer de signe de faiblesse à qui que ce soit, et certainement pas à un homme de ce genre. Mais c'était déjà trop tard. Sa respiration se fit de plus en plus rapide. Il fallait qu'il s'échappe, sinon... qui sait ce que ce monstre pourrait bien lui faire. Il jeta un coup d'œil rapide à la porte des toilettes sur sa droite. Mais pas assez discret. Aussitôt, le loup sortit sa propre baguette de sa poche et prononça un sortilège de verrouillage. Draco déglutit en regardant le reflet de l'autre dans le miroir.
Fenrir Greyback. Cet être absolument répugnant. C'était un homme massif à la peau si terne qu'elle paraissait grise. Au lieu de refréner ses envies et son instinct de loup, il les laissait le dominer, peu importait que la pleine lune soit visible ou pas. Même lorsqu'il était sous sa forme originelle, il avait une apparence animale. Ses cheveux sombres étaient trop longs et sales, des poils parcouraient son visage, et il dégageait une odeur pestilentielle de sang, de mort, de putréfaction. Ça lui donnait des hauts le cœur. Le savoir si près de lui le rendait malade. Plusieurs fois au Manoir, il avait vu cette abomination lui lancer des regards affamés. Plusieurs fois, lorsqu'ils étaient à table, il ne se gênait pas de faire des remarques salaces et vulgaire à son propos devant sa famille. Évidemment, son père ne disait rien, et seule sa mère semblait avoir assez de cran pour lui répondre et le remettre à sa place. Mais rien n'y changeait. Nombreuses avaient été les fois où il avait senti son regard appuyé sur lui, où il avait senti son bras l'effleuré lorsqu'ils se croisaient dans un couloir. Il leur était déjà arrivés de se retrouvé seul à seul dans une pièce. Fort heureusement, jamais bien longtemps. Car ses regards appuyés auraient pu dérapé en quelque chose de bien pire. Il aurait pu se retrouver totalement à sa merci. Parce qu'il savait qu'aux yeux de Greyback, il n'était rien d'autre qu'une proie. Et il savait bien que Greyback ne laissait jamais s'échapper ses proies. Il arrivait toujours à les atteindre, à les attraper, à les mordre, à les envoyer de l'autre côté du voile...
C'est pour cette raison qu'il était si inquiet à ce moment-là. Comment allait-il finir ? C'était sans aucun doute le Maître qui l'avait autorisé à venir ici. Il ne l'aurait jamais approché de si près sans son approbation.
- Ça bouillonne là-dedans on dirait...
Son haleine pestilentielle lui arriva jusque dans les narines, et il s'obligea à ne pas montrer à quel point il le dégoûtait... pire, à quel point il lui fichait la frousse. Lorsqu'il était loin de lui, ça allait, il pouvait agir comme il le faisait habituellement, c'est-à-dire avec dédain, mais cette proximité l'emplissait d'angoisse et de dégoût. Le loup-garou, en ayant toujours la situation sous contrôle, enlaça Draco d'un de ses bras en travers de son torse, tandis que de l'autre main, il lui effleurait l'oreille du bout d'un de ses ongles jaunis et pointu.
- C'est pas très poli de ne pas répondre... Ajouta-t-il. Ton vieux aurait-il oublié de t'enseigner les bonnes manières ?
L'horrible visage de Greyback se déforma en un sourire hideux. Draco pouvait voir ses dents jaunies à l'aspect extrêmement sale. L'atroce odeur de son haleine prenait tout son sens. Ses petits yeux noir délavé le fixaient d'une manière beaucoup trop appuyée. Autant que celle qu'il employait lorsqu'ils se retrouvaient face à face à table au Manoir. Draco paniquait de plus en plus. Mais il ne pouvait absolument pas bouger... quelqu'un dans le pub bondé aurait bien envie d'aller se soulager à un moment ou à un autre ?! Le Serpentard se figea complètement lorsqu'il sentit que le doigt de Greyback retraçait le contour de son visage avant de descendre dans son cou. Celui-ci le saisit alors à la gorge, sans toutefois exercer une trop forte pression sur celle-ci. Mais le contact était déjà suffisamment répugnant en lui-même. Greyback donna un coup de poignet qui obligea le jeune homme à relever la tête vers lui. À présent, il ne le voyait plus grâce au miroir, mais bel et bien en face à face. Et c'était encore pire. La situation n'allait-elle pas finir par s'arranger par Merlin ?! Il ne supportait pas cette proximité écœurante. Définitivement pas.
- Ne tire pas une tronche pareil petit... Tout va bien se passer tu vas voir...
- Comment ça ?! Répondit-il enfin.
Sa voix avait été beaucoup trop aiguë. Beaucoup plus que ce qu'il avait pu imaginer. La panique s'était totalement emparée de lui, et il sentait que son corps commençait à trembler. Sa question fit sourire le loup-garou, et tout en maintenant sa tête dans la même position, de façon à ce qu'il ne puisse pas le quitter des yeux, il descendit son autre main de son torse jusqu'à sa taille. Les yeux de Draco s'écarquillèrent. Qu'était-il en train de faire ? La main de Greyback descendit encore et encore, jusqu'à sa ceinture. Là, il sentit qu'il tirait sur le bas de sa chemise afin de la faire sortir de son pantalon. Une fois cela fait, il passa sa main sur son torse, à même la peau. Draco sentit avec dégoût la main râpeuse de l'homme passer doucement, avec insistance, sur la peau de son ventre. Puis sa main remonta encore jusqu'au haut de son torse où il caressa avec insistance ses deux boutons de chair. Le Serpentard eut un haut le cœur et essaya de dégager sa gorge. Mais il n'y parvint pas. L'autre le tenait trop fermement. D'ailleurs, celui-ci lui sourit, et lui rit au nez, pendant plusieurs secondes d'affilé, tandis qu'il continuait de le torturer de son autre main. Ce connard prenait son pied à l'humilier. Mais c'était déjà assez pour Draco. Il fallait qu'il le lâche. Tout de suite. Il ne pouvait pas supporter plus. Mais il ne voulait pas le supplier. Il ne lui ferait pas ce plaisir. Mais comment allait-il bien se dégager ?
Ses pensées furent interrompues par le changement de comportement de Greyback. C'était comme si il avait perdu une part de sa patience. La main qui le caressait descendit plus bas. Draco la sentit passer sur son ventre, passer au dessus de son nombril puis se poser sur la fermeture de son pantalon. Il eut un hoquet de surprise lorsque Greyback défit la boucle de sa ceinture et finit par réussir à ouvrir son pantalon. Le grognement d'envie qui sortit de sa gorge et le sourire salace qui apparut sur son visage étaient de trop pour Draco. Il réussit, il ne savait comment, à donner un violent coup de talon à l'entrejambe du loup-garou, qui dans un cri de rage et de surprise, le lâcha pendant un instant. Draco en profita pour se dégager et se précipiter sur la porte qui menait à la salle du pub. Il avait réussi à attraper la poignée lorsqu'elle lui glissa presque aussitôt des mains. Greyback l'avait attrapé par les hanches et l'avait violemment tiré en arrière. Avec un cri surpris, Draco se retourna et lui colla son poing en plein visage. Mais malheureusement, ça ne suffit pas à le faire reculer. Draco était beaucoup trop faible par rapport à l'autre.
Fenrir se contenta de rire de sa piètre tentative d'évasion et le projeta dans l'une des cabines des toilettes. Draco trébucha et se prit l'un des mur carrelé avec violence. Greyback ne perdit pas de temps et vint le rejoindre à l'intérieur de l'espace franchement restreint, et referma la porte de la cabine derrière lui. Draco n'avait plus le choix et était collé au torse de celui qui le retenait.
- Ne crois pas que tu vas t'en sortir comme ça junior.
Sa voix caverneuse le fit frissonner de terreur. Greyback n'était plus d'humeur. Ses yeux s'étaient teinté d'une lueur jaunâtre inquiétante et il avait attrapé le bras de Draco. Il était littéralement en train de le broyer ! Puis il le retourna, de façon à ce que le jeune homme se retrouve face au mur et dos à lui.
- Lâche-moi espèce de clébard ! Cracha Draco avec toute sa colère.
En guise de réponse, le loup-garou lui écrasa la tête contre le mur de son autre main. Il pouvait sentir la douleur envahir son crâne et le goût du sang se rependre dans sa bouche. Son corps fut à son tour écrasé contre la paroi de la cabine par celui de Greyback. Avec une répugnance qu'il n'avait jamais ressentie jusqu'à présent, Draco entendit le ricanement mesquin et animal de l'autre homme. Puis, il eut soudain l'envie de vomir, lorsqu'il sentit quelque chose de dur contre ses fesses. Cet enfoiré était en train de bander et de se frotter à lui ! Ses vas et viens se faisaient de plus insistants au fur et à mesure que les minutes passaient. Et lui, il ne pouvait même pas bouger ! Sa tête était toujours compressée entre l'énorme paume du Mangemort et le mur ! Il sentit une larme couler le long de sa joue... non... non... il ne voulait pas pleurer. Il ne voulait pas laisser cette ordure le voir dans cet état de détresse ! Il ne pouvait pas... Mais il n'allait pas pouvoir se retenir éternellement, surtout si la situation ne s'arrangeait pas. Et vu le tournant qu'elle prenait, ça n'allait certainement pas s'arranger.
Greyback passa sa main de libre entre le mur et le corps de Draco. Toujours en se frottant contre lui, il enfonça sa main dans le sous-vêtement du jeune homme, sans aucune délicatesse. Toujours sans aucune douceur, il se saisit de son membre et commença à bouger sa main de haut en bas. Draco se mordit la lèvre jusqu'au sang. C'était la pire chose qui lui était jamais arrivée. Il n'arrivait plus à retenir ses larmes. C'était beaucoup trop pour lui. Il ne pouvait pas l'endurer. Il n'avait plus de force. Il pouvait entendre les grognements de plaisir que poussaient le monstre dans son oreille, et ça le rendait malade.
- Allez, détends-toi blondinet... Tu verras, tu trouveras ça aussi agréable que moi...
Il rit, encore. Ce son était insupportable. Et l'homme continua de le toucher, et lui essaya de faire comme si il ne ressentait plus rien. Mais il n'y parvenait pas. La honte qu'il ressentait à ce moment-même... Jamais il ne pourrait s'en laver.
- Jamais...
Greyback sembla intrigué et amusé par la réponse de Draco.
- Je me vengerai Greyback, crois-moi... tu ne survivras pas à l'affront que tu me fais subir.
Sa voix n'avait été qu'un murmure, mais pour lui, elle avait la même valeur et la même portée que pouvait avoir un orage.
L'homme-loup ne le prit évidemment pas au sérieux et rit, encore.
- T'crois vraiment que ça va être la seule fois où tu vas te retrouver dans c't'état ? Faut pas rêver, blondinet. T'es à moi, c'est clair ? Fais moi plaisir, rate, et t'es à moi.
« Rate, et t'es à moi ». Ces mots résonnèrent dans son esprit. Voldemort l'avait vendu. En échange de son échec, il le donnait à Greyback. Et ceci était un avertissement. Une rage sans nom le prit au plus profond de ses tripes et avec toute la force qu'il pouvait puiser dans son maigre corps, il donna un violent coup de tête au loup-garou, qui avait momentanément lâcher l'arrière de son crâne. Celui-ci lâcha un violent juron, et jeta littéralement Draco par terre. Ses genoux heurtèrent durement le sol et il se retourna pour faire face à Greyback, qui lui était toujours debout devant lui. Ses yeux étaient emplis de colère et d'impatience. Draco vit avec terreur que celui-ci était en train de déboucler sa propre ceinture avec un sourire mesquin... non... il n'allait tout de même pas... Il continua. Déboutonna son pantalon. Il laissa son sourire s'agrandir à mesure que les larmes de Draco recommençait à rouler sur ses joues. Il l'attrapa par ses cheveux blonds appuya son visage contre son sous-vêtement. Draco ferma les yeux. Et contre toute attente...
Fenrir Greyback le lâcha. Étonné, Draco leva les yeux vers son tortionnaire. Celui-ci avait l'oreille tendue et le regard vide. Puis après ce qui lui sembla être une éternité, le loup-garou ricana et se rhabilla. Il jeta un dernier regard à Draco, et sortit de la cabine après lui avoir lancer :
- Y'a du mouvement dehors, j'dois te laisser pour le moment. Mais on se reverra gamin ! On continuera notre petit jeu !
Draco resta un moment immobile, tétanisé, et surpris par la chance qu'il venait d'avoir dans son malheur. Il remit ses vêtement en place précipitamment et sortit en vitesse des toilettes. Avec surprise, il remarqua que le pub était vide, et que le silence régnait dehors. Lorsqu'il sortit, il vit nettement la scène qui se jouait à Pré-Au-Lard. Lord Voldemort, magnifique, retenant Harry contre lui. Rabastan, Serys et Greyback contre les Aurors. Puis il s'en alla.
Il savait très bien comment la suite allait se passer. Il n'avait aucune envie d'y assister.
Sa seule envie : s'éclipser sans que personne ne s'en aperçoive, et tout détruire.
~#Fin Flash-back#~
La voix de Draco se tari et le silence emplit la salle commune.
Théodore, sidéré par le récit de son ami, ne savait pas comment réagir. Il savait très bien que peu importe les paroles qu'il pourrait prononcer pour essayer de le réconforter, Draco n'oublierait jamais cet affront, cette humiliation. Il ne connaîtrait pas le repos avant qu'il puisse se venger de Fenrir Greyback. Et cela effrayait Théodore. Draco était dans un état lamentable depuis plusieurs mois, il était totalement épuisé par les cours et par la mission que lui avait donnée Lord Voldemort. Et voilà que celui-ci, insatisfait de son travail ou peut-être de son manque d'enthousiasme vis-à-vis de la tâche qu'il se devait d'accomplir, envoyait l'un de ses sbires en guise d'avertissement. À cause de l'acte en lui-même, l'héritier des Malefoy subissait une pression supplémentaire. Et l'idée de se venger le hanterait.
Le jeune Nott se contenta de se rapprocher encore un peu du corps raide de son ami, et avec toute la délicatesse dont il était capable, il l'enlaça et posa sa tête sur son épaule. Il ferma les yeux, et une larme coula le long de sa joue. Pour son ami. Son ami qui d'habitude était si vivant, même si emplit d'une rage sans fin. Mais à ce moment-ci, son regard était vide. Comme si quelque chose s'était cassé à l'intérieur de lui.
oOoOoOo
Le sang lui était monté à la tête. Il n'arrivait plus à bouger. Il ne savait même pas si il se souvenait comment respirer. Il avait le pire tournis qu'il avait jamais ressenti de toute sa vie. C'était comme si il était entre le sommeil et la mort, dans une sorte de il n'était même pas sûr d'avoir envie de rouvrir les yeux un jour. Car à part de toutes ces sensation désagréables, la pire d'entre elle était sans doute celle qu'il ressentait dans sa poitrine. Elle partait de son cœur et se répandait dans son corps tout entier. Comme si un poison avait été directement injecté en lui, et se dispersait grâce à ses veines. Mais la sensation de tournis s'arrêta brusquement et le froid s'empara de son être. Il ressentit comme un grand vide en lui, même si il pouvait de nouveau respirer normalement. Ses yeux s'étaient fermés sans qu'il s'en rende compte, et lorsqu'il les rouvrit, il s'aperçut qu'il n'était plus du tout au même endroit que quelques instants auparavant... à moins que plus de temps qu'il ne pensait s'était écoulé ? L'endroit lui semblait étrangement sombre, et un malaise le prit au ventre. À moins que ce ne soit ce bras qui lui serrait la taille qui le dérangeait réellement ?
Harry releva violemment la tête, à se faire craquer les cervicales. Puis ce fut comme un film muet auquel on avait rajouté une bande son, une horde de capuches noires devant lui hurlait de joie et scandait le nom de celui qui l'avait amené ici. Un haut le cœur le prit. Comme si tous ses souvenirs de cette journée s'étaient estompés et qu'ils refaisaient surface en même temps. Ses membres étaient si lourds ! Il avait peine à bouger, mais essaya tout de même de se débattre, même si il n'avait aucune chance d'évasion dans un lieu totalement rempli de Mangemorts. Mais il souhaitait au moins se débarrasser de ce bras qui lui coupait le souffle. Il appuya sur l'avant bras avec ses deux mains, mais il ne parvint même pas à serrer ses doigts. Il se sentait si faible... C'était comme si on l'avait envoûté. Il secoua la tête et dirigea son regard vers la foule de fidèle du mage noir qui se trouvait devant lui. Il les haïssait tous tellement ! Il avait envie de leur hurler dessus et de les punir pour toutes les horreurs qu'ils avaient commises. Mais il ne pouvait même pas se défendre de celui qui le retenait. La douleur familière lui vrilla de nouveau la poitrine.
Comment avait-il pu être si bête ?!
Son regard changea de direction et se posa sur l'homme qui le tenait contre lui. Il ne pouvait plus supporter son contact maintenant qu'il savait qui il était. Maintenant qu'il en était certain. Son cœur était empli d'une rage nouvelle, qui s'était ajoutée à celle qu'il ressentait déjà contre Lord Voldemort. Celui-ci regardait la foule présente devant lui avec un immense sourire. Il avait toujours l'apparence de Tom, mais ses traits étaient déformés par la folie propre au Seigneur des Ténèbres. Son visage changea d'ailleurs peu à peu pour redevenir celui qu'il arborait depuis plusieurs années déjà. Les acclamations se poursuivirent encore et encore.
Puis l'espace d'un instant, le temps s'arrêta. Lord Voldemort avait tourner son regard vers lui, et lui portait toute son attention. Le fait qu'il le regarde dans les yeux fit monter en lui une douleur atroce mêlée de colère. Ses oreilles bourdonnaient et le brouhaha que faisaient les Mangemorts lui semblait comme atténué. À présent, étrangement, il n'entendait plus que le bruit de sa propre respiration et celle du monstre qui le tenait contre lui. Qui le retenait. Celui-ci eut un sourire immonde qui lui tordit la bouche et il approcha son visage du sien. Harry ne pouvait pas bouger. De toutes ses forces il essaya de se reculer, mais c'était impossible. Lord Voldemort s'approcha encore jusqu'à ce qu'il puisse l'entendre lui murmurer.
- J'ai gagné.
À suivre...
Merci de m'avoir lue ! Review ?
