Bonsoir !

Comme prévu, le chapitre 29 est là ! Je vous avez dit qu'il arriverait plus rapidement cette fois, hein ? Et bah, pour une fois j'ai tenu ma promesse !

Bonne lecture... On se retrouve en bas !

/!\ Disclaimer : la série Once Upon A Time et ses personnages ne m'appartiennent pas /!\


Dangereuse Attraction

chap 29

Ethan décida de finir le trajet avec Neal, culpabilisant de le laisser seul. Emma échangea sa place avec sa compagne et passa du côté conducteur. Après quelques mises au point avec l'autre voiture pour savoir la route, ils se dirigèrent calmement dans les rues de Boston pour finalement arriver à l'appartement de la blonde.

Une fois arriver dans le hall, Emma se souvint qu'elle ne possédait aucun carton pour transporter ses affaires, alors elle donna les clés à Regina avant de les abandonner pour faire une rapide course au magasin de bricolage le plus proche.

La brune mena les deux autres jusqu'à l'appartement et leur ordonna de ne toucher à rien tant qu'Emma ne serait pas revenu. Un silence pesant s'installa dès qu'ils s'assirent sur le canapé, brisé seulement par le cliquetis de l'horloge épinglé au mur.

- Regina ? Interpella Ethan.

- Oui ? Lui sourit-elle.

- Je me demandais quelque chose… Pourquoi venir ici, en dehors de Storybrooke si vous saviez que vous pourriez en mourir ? Je veux dire… Emma aurait très bien pu faire le voyage toute seule, non ?

- Techniquement, oui, elle pouvait très bien le faire seule… Commença le maire. Mais, je ne pense pas qu'elle en aurait été capable. Je pense que si je n'avais pas été là, elle aurait déjà fait demi-tour sans même venir vous parler. Loin de moi l'idée de me jeter des fleurs, rit-elle, mais je lui avais promis que je viendrais avec elle. Il était hors de question qu'elle affronte ça toute seule, alors honnêtement, je n'ai pas pensé au danger que j'encourais. J'avoue même que je l'avais oublié avant qu'il ne fasse surface. Ethan allait reprendre la parole, mais Neal le devança.

- C'est quoi cette histoire ? Demanda-t-il. Vous allez mourir ?

- Ça vous ferait plaisir, n'est-ce pas ?

- Absolument p- La brune le coupa d'un seul geste de main.

- Je risque de mourir, oui.

- Comment ça se fait ? S'affola Baelfire.

- Vous allez pas vous inquiétez pour moi, tout de même ? S'amusa la femme, mais elle répondit à la question face au regard qu'elle reçu. Mon cœur s'est assombri à cause de tout ce que j'ai fait dans la Forêt Enchantée, devant le froncement de sourcil de Neal, elle précisa. Il est pourri, si vous voulez… Il est pourri, et ma magie est la seule chose qui lui permet de battre encore. Or,…

- Or, on est dans un monde sans magie, comprit l'homme. Fais chier…

- A qui le dites vous, rit Regina. Vous voulez savoir ce qu'il y a de plus drôle ? Demanda-t-elle en regardant les deux autres. Lorsque je suis allé chercher Henry, je n'ai pas fait une seule crise… Et maintenant que j'ai abandonné mon passé, il me rattrape, comme s'il ne voulait pas que je l'oublie…

- Attendez… Vous n'avez pas fait une seule crise pour Henry ? S'étonna Neal.

- Non, répondit la brune, suspicieuse.

- Vous étiez parti combien de temps ?

- Une journée.

- Ce n'est pas normal. Vous auriez dû avoir mal… Peut-être que ce n'est pas ce que vous pensez.

- Je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre. Ma mère m'avait prévenu que la magie était la seule chose qui lui permettait d'être encore vivante. Alors, je ne vois vraiment pas pourquoi elle m'aurait menti.

- Je ne vois qu'une seule solution : quelqu'un a utilisé votre mère pour vous faire penser que tout ceci est normal.

- Si ce que vous dites s'avère être la vérité, qu'est-ce que ça pourrait bien être ?

- Une malédiction.

- N'importe quoi, elle aurait dû être brisée en même temps que le Sort Noir.

- Peut-être pas, justement, sourit Baelfire. Peut-être que celui, ou celle, qui vous a jeté cette malédiction, a attendue la fin de la vôtre.

- Vous ne pensez tout de même pas qu'entre la fin de mon sort et maintenant, quelqu'un a ensorcelé mon cœur pour que je ne puisse pas survivre sans magie ?

- C'est exactement ce que je pense.

- Mais comment est-ce possible ? Je n'avais pas prévu de partir, je suis parti à la hâte… Celui qui m'a jeté ce sort a dû mettre des mois à le préparer, et il aurait dû savoir à l'avance que j'allais sortir de Storybrooke…

- Je ne vois qu'une seule personne capable de cet exploit, continua Neal.

- Qui ? S'enquit Ethan.

- Rumpelstiltskin, souffla la brune.

- Mon père, ajouta Bae en regardant le jeune homme.

- Et dire que vous vouliez aller le voir en rentrant, rit légèrement Ethan. Regina se mêla à lui, c'est vrai que là, la situation était assez exceptionnelle.

- Je ne comprends pas… Il a déjà eu sa revanche, il a déjà tenté de me tuer alors pourquoi continuer alors que Belle est de nouveau avec lui ?

- Peut-être qu'il avait lancé cette malédiction avant de passer l'éponge ? Tenta Ethan.

- Oui, peut-être… Il faut qu'on rentre, je vais appeler Emma.

Regina s'excusa et se leva pour s'isoler dans la cuisine. Elle sortit rapidement son téléphone et composa son numéro.

- Emma ?

- Oui, j'ai bientôt fini. Je suis sur la route du retour-là. Ne trucide pas Neal, s'il te plaît, rit-elle.

- Emma, il faut que tu rentres.

- Je t'ai dit que j'étais sur la route, Regina, répéta la blonde.

- Je sais, mais dépêche-toi.

- Je peux savoir ce qu'il se passe ? S'inquiéta le Shérif. Ne me dis pas que tu l'as déjà trucidé et que tu as besoin de moi pour effacer les traces ?

- Non, rien de tout ça, rit Regina. On a discuté avec ton ex et-

- VOUS AVEZ DISCUTE ? Hurla la blonde, faisant sursauté sa compagne. Mon Dieu, ça y est, les poules ont finalement des dents. Regina ne put s'empêcher d'éclater de rire, rapidement suivie par l'autre femme.

- S'il te plaît, Emma, se plaignit-elle, c'est sérieux !

- Ok ok, pardon ! Donc ? Vous avez discuté de quoi ?

- Ma maladie.

- De ton cœur ?

- Oui.

- Et alors ?

- Et alors… Ce n'est peut-être pas qu'une simple histoire de magie. On pense que c'est-

Emma n'entendit pas la suite de sa phrase puisque Regina poussa un cri avant de laisser tomber son téléphone.

- Regina ? REGINA ? Appela-t-elle. Et merde !

Elle raccrocha le téléphone et appuya sur l'accélérateur pour se dépêcher de rentrer.

Regina, de son côté, peinait à respirer. Neal et Ethan, qui avaient accouru en entendant son cri, ne savaient pas quoi faire. Ils étaient désemparés face à la douleur qu'émanait de la brune. Qu'est-ce qu'il pouvait faire à part la regarder mourir ? Rien ! Il n'y avait absolument aucun remède dans ce monde sans magie, et Emma n'était toujours pas rentrée. Regina laissa échapper un cri, même Neal ne put retenir un glapissement de désespoir. Il ne fallait pas qu'elle meurt, bon dieu ! Que ferait Emma sans elle ? Ethan s'agenouilla alors à ses côtés et lui prit les mains pour la faire se concentrer sur lui et non pas sur sa douleur.

- Regina, appela-t-il. Regina, regardez-moi. Regardez-moi.

- Emma… Emma… Répétait-elle.

- Elle arrive. Emma arrive. Ne paniquez pas. Plus vous vous affolerez, plus vous souffrirez. Respirez calmement.

- C'est facile à dire ! S'agita Regina entre deux, laborieuses, respirations.

- Je sais, mais vous devez essayer. Pensez à Emma, penser à votre fils.

Il avait beau tout tenter, rien n'y faisait. Regina ne se calmait pas, sa douleur ne faisait qu'empirer et Emma n'était toujours pas là.

- Qu'est-ce qu'on fait ? S'inquiéta Ethan.

- Il faut qu'on attende qu'Emma rentre.

Ethan prit le téléphone de la brune et appela sa sœur.

- Regina ? Répondit la femme d'une voix affolée.

- Non, c'est Ethan. Où t'es ?

- J'arrive ! Il entendit le claquement d'une portière. Je viens de me garer, je suis là dans deux minutes !

Ethan raccrocha et se retourna vers Neal en lui souriant pour lui faire comprendre qu'elle arrivait. Quelques instants plus tard, la porte d'entrée s'ouvrit dans un grand fracas et Emma courut jusqu'au bruit que faisait Regina.

- Regina ! S'exclama-t-elle en tombant à ses côtés. Ethan lui laissa la place et partit fermer la porte, laissée grande ouverte. Regina, tout va bien, tenta la blonde en la prenant dans ses bras. Fais comme moi, elle entama alors une série de grandes respirations pour que sa compagne fasse de même.

Après quelques minutes, la respiration de Regina s'apaisa finalement. Elle resta cependant accrochée à la blonde qui ne s'en plaignit pas. Neal et Ethan décidèrent de les laisser seules et s'éclipsèrent dans le salon.

- Ça va mieux ? S'enquit Emma.

- Oui, beaucoup mieux, répondit Regina en respirant l'odeur de sa compagne. J'avoue avoir eu peur sur ce coup, rit-elle.

- Faut toujours que ça arrive quand je ne suis pas là, soupira Emma. Lorsque tu discutais avec Jane, lorsque je me douchais, et maintenant là…

- Il faut qu'on rentre… Il faut qu'on rentre, répéta-t-elle dans un murmure.

- On va rentrer, on fait rapidement mes affaires et on rentre. J'ai tellement flippé, putain, avoua Emma en essuyant une larme qui avait tracé son chemin sur sa joue. Je t'ai entendu crier et tomber et… Et… Et j'étais loin de toi ! J'avais tellement peur, tellement peur que tu sois m- que tu ne sois plus là…

- Mais je suis là, Emma… Il était hors de question que je tire ma révérence sans te dire au revoir, je te le promets. Emma laissa échapper un petit rire.

- T'avais pas intérêt, sinon, je jure, je serais moi-même allé en enfer pour te faire passer l'envie de m'abandonner.

- Oh, mais je n'en doute pas, rit Regina.

Emma lui sourit en secouant la tête avant de l'embrasser. Elles restèrent ainsi, collées à l'autre, encore quelques instants avant de rejoindre les deux autres.

Après être descendu chercher les deux-trois cartons qui étaient restés dans la voiture, Emma fit le tour de son appartement à la recherche des affaires qu'elle voulait emporter avec elle. Elle chargea Regina de trouver toutes les photos qui traînait un peu partout. Neal et Ethan restèrent près des cartons pour organiser tout ce qu'Emma et Regina leur donneraient.

Une demi-heure plus tard, ils embarquèrent les cartons sur les sièges passagers de la voiture d'Emma et après un rapide dernier tour du propriétaire, ils se mirent en route pour Storybrooke. Ils décidèrent de s'arrêter deux minutes pour acheter des sandwichs afin de ne pas perdre de temps sur la route.

- Ton frère est vraiment sympa.

- Je suis heureuse que vous vous entendiez bien, sourit Emma.

- Il ne faut pas qu'on oublie d'appeler Henry à dix-sept heures pour lui dire que Neal arrive, rappela Regina.

- C'est vrai, acquiesça la blonde. Tu penses qu'il va le prendre comment ?

- Honnêtement ? Je pense que ça ira.

- Je l'espère.

Le silence s'installa tandis que Regina s'endormit paisiblement, épuisée par la première moitié du voyage. Une petite heure plus tard, elle fut réveillée en sentant le moteur se couper. Entrouvrant les yeux, elle put observer Emma grimacer en tentant de fermer silencieusement la portière, avant de courir à moitié à l'intérieur d'un diner. Elle se redressa correctement, et se retourna pour trouver l'autre voiture. Les deux hommes discutaient simplement, au chaud dans l'habitacle. Une ou deux minutes plus tard, la blonde réapparut avec quatre gobelets dans les mains. Elle fit un arrêt à la voiture derrière pour en donner deux puis revint vers la Coccinelle. Elle pénétra dans la voiture et cala les gobelets dans les emplacements prévus à cet effet. En tournant la tête, elle remarqua que le manteau qu'elle avait mis sur sa compagne avait glissé depuis, alors elle tendit les mains pour le remettre en place, mais Regina l'en empêcha.

- Oh ! Pardon ! S'inquiéta Emma. Je t'ai réveillée ? J'étais persuadée d'avoir été discrète, excuse-moi.

- Ne t'excuse pas, j'ai bien vu la tête que tu faisais pour ne pas claquer la porte, se moqua la brune.

- Ouais, rit le Shérif. J'avais envie d'aller aux toilettes alors on s'est arrêté. Du coup, je nous ai pris des cafés.

- Merci, dit simplement Regina en apportant le breuvage à ses lèvres.

Emma mit son clignotant et sortit du parking, suivi par la voiture de son ex. En regardant dans le rétroviseur intérieur, elle remarqua qu'Ethan avait la place du conducteur.

- Il a grandi si vite, souffla Emma. En suivant le regard de la blonde, Regina comprit de quoi elle parlait.

- C'est normal, tu ne l'avais pas vu depuis des années…

- Ça ne m'a pas fait ça avec Henry, avoua la Sauveuse. Je me suis juste pris dix ans en pleine face, mais le fait qu'il avait dix ans ne m'a pas paru bizarre.

- Ça, encore, sourit le maire, c'est normal. Tu n'as pas connu Henry, ce qui n'était pas le cas avec ton frère.

- Ouais…

- Tu verras, lorsqu'Henry partira pour l'université et qu'il reviendra tu te diras : « Il a grandi si vite. ».

- Arrête ! S'offusqua Emma. Henry ? A l'université ? Pas possible, c'est qu'un gamin encore.

- Un gamin qui grandit Emma, rit Regina.

- J'en ai pas envie !

- Et, tu crois que moi oui ?

- Ça doit tellement être pire pour toi ! S'amusa la blonde. Tu l'as connu petit bébé et maintenant, il vole des cartes bancaires pour se rendre à Boston.

- Arrête ! Répondit sa compagne en l'imitant.

- En parlant du petit prince, on devrait peut-être l'appeler, non ?

- Tu as raison, tu veux lui dire ça comment ?

- Je ne sais pas, en douceur...

Regina sortit son téléphone enfouit dans la poche de son manteau et appela leur fils.

- Salut maman ! Salut 'ma ! Et, salut tonton ?

- Bonsoir mon grand, répondit la brune. Tonton n'est plus dans la même voiture que nous.

- Plus dans la même voiture ? Mais vous êtes parti à une seule voiture… Ça veut dire qu'il y a quelqu'un d'autre qui vient en plus que tonton ? Emma sourit à Regina.

- Ah bah pour être en douceur, c'est bien en douceur là, rit-elle en se voyant offrir un regard noir.

- 'Ma ? De quoi « en douceur » ?

- Non, rien, gamin, s'empressa de répondre sa mère biologique. Je parlais avec ta mère. Écoutes… Je ne sais pas trop comment te dire ça alors je vais le dire comme ça me vient… En allant chercher mon frère, on a découvert qu'il vivait avec Neal Cassidy… Qui se trouve être le fils de Mr. Gold, mais aussi… Ton père. Seul le silence lui répondit.

- Ah bah, c'est sûr que c'est plus en douceur que ce que j'ai dit, ça, rit la brune.

- Je vais finir par perdre le fil avec cette famille de fou, lâcha finalement leur fils. Nan, mais attendez deux secondes… Mr. Gold a.k.a. Rumpelstiltskin a eu un fils qui se trouve être mon père, tandis qu'il a enseigné à ma mère adoptive comment tuer Blanche-Neige a.k.a. Mary Margaret qui s'est mariée au Prince Charmant a.k.a. David Nolan. Blanche et Charmant ont eu une fille a.k.a. Emma Swan a.k.a. La Sauveuse qui s'avère m'avoir eu avec le fils de Rumple tout en étant l'Amour Véritable de ma mère adoptive a.k.a. Regina Mills a.k.a. La Méchante Reine. C'est bien ça ? Regina mit deux secondes avant de répondre.

- C'est… Ça… S'amusa-t-elle.

- Ohlala… La famille de déglinguée, rit l'enfant.

- Voilà… Donc tu vas rencontrer ton père, tu es content ? Demanda la blonde.

- Oui, j'ai toujours voulu savoir qui il était.

- Pourquoi ne m'avoir jamais demandé ?

- Je ne sais pas… Je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenir, j'crois.

- Oh gamin…

- C'est qui ? Entendirent les deux femmes de l'autre côté de la ligne.

- Mes mères ! Répondit Henry. Grand-mère demande si vous mangez avec nous ce soir.

- Non, on a acheté des sandwichs.

- Ok. Je vais aller me doucher les mamans, on se voir ce soir ?

- On se voit ce soir, petit, confirma Emma.

- On t'embrasse, mon chéri, salua la brune.

Henry raccrocha après un dernier au revoir et Emma ne put s'empêcher de laisser échapper un soupire de soulagement.

- Tu vois, il l'a bien pris, commenta Regina.

- Je crois que les enfants ont moins de mal à s'adapter aux nouvelles situations que nous…

- Je pense aussi.

- Lui, en deux secondes, il nous a sorti son arbre généalogique tandis que moi, je galère à comprendre qui est de mon sang ou pas, rit la Sauveuse.

- Heureusement que je ne lui ai pas encore dit que son autre grand-mère est la Reine de Cœur, car sinon, je sens que son cerveau aurait lâché.

- Encore plus lorsqu'il apprendra que tu as couché avec le Capitaine Crochet.

- Si on pouvait passer ce moment de ma vie sous silence, ça m'arrangerai, avoua la brune.

- Pourquoi ? C'était si nul que ça ?

- Alors, là, tu n'as pas idée ! Se plaignit Regina en retroussant son nez.

- Je veux même pas savoir, répondit Emma en retenant tant bien que mal le fou rire qui commençait à se montrer. Tu veux bien me donner mon sandwich, s'il te plaît ? Demanda-t-elle soudainement pour changer de sujet.

- Emma ! S'exclama la brune.

- Quoi ?

- Il est à peine cinq heures et demi, tu ne peux pas déjà avoir faim !

- Bah... Si, s'amusa Emma.

- Tu n'es pas croyable, ma parole !

- Donc, est-ce je pourrais avoir mon repas ?

- Il en est hors de question.

- Pourquoi ? Se lamenta le Shérif.

- Car tu ne peux pas manger à cette heure-ci, enfin !

- Tu n'es pas ma mère, à ce que je te signale, rit Emma.

- Encore heureux !

- Alors, j'ai le droit de manger quand je veux.

- Non, pas lorsque je suis celle qui est à côté de toi et celle qui devra supporter tes apitoiements de détresse quand il sera dix-neufs heures et que tu auras faim.

Emma éclata de rire, mais ne chercha pas plus loin. Et, en effet, lorsque l'heure du repas sonna, la blonde ne put que remercier l'autre femme de l'avoir empêché de dévorer son sandwich puisque son ventre gargouillait comme si elle n'avait rien mangé depuis des jours.

Une heure et demie plus tard, alors que les deux voitures n'étaient plus qu'à une petite vingtaine de minutes de la limite de la ville, Regina s'arrêta net de parler et cria de douleur. Emma, affolée par cette nouvelle crise, mais ne pouvant rien faire pour l'aider, car étant à la place conductrice, fit la seule chose qui lui paraissait logique en cet instant : elle accéléra. Elle accéléra tant que la voiture de derrière eu du mal à garder le rythme.

Sans même être au courant de ce qu'il se passait dans l'autre voiture, Neal et Ethan comprirent automatiquement qu'ils devaient rentrer le plus vite possible lorsqu'ils virent la petite voiture jaune accélérer d'un seul coup.

Emma poussait sa voiture aux limites de la panne, mais elle ne pouvait se permettre d'attendre. Cette crise était beaucoup plus violente que les autres, et, bizarrement, elle eut l'impression que plus elles approchaient de la limite, plus la douleur décuplait. Regina lui serrait la main à l'en lui arracher, consciente que c'était la seule chaleur que pouvait lui offrir sa compagne pour l'instant. La brune avait l'impression que son cœur était poignardé de milliards de petits couteaux, et alors que la voiture arriva sur la ligne droite qui l'a mènerait à la limite de Storybrooke, elle laissa échapper un cri tellement fort qu'il dut même réveiller les habitants.

De l'autre côté de la limite, Henry et ses grands-parents attendaient patiemment l'arrivée des deux voitures. Ils avaient garé la leur sur le bas-coté et s'étaient accoudés contre elle. Henry fut le premier à les voir au loin, mais ne fut pas le seul à remarquer qu'ils arrivaient bien trop vite pour que ce soit normal. Le garçon tenta de leur faire un signe, mais ils ne pouvaient le voir puisqu'en dehors de la limite. Tous les trois entendirent alors un cri retentissant qui leur laissa la chair de poule.

- Bon Dieu, qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta Mary.

- Regarde Regina, chuchota David à sa femme.

La petite brune plissa des yeux pour mieux apercevoir le visage de son ancienne ennemie et retint de justesse un haut-le-cœur. Alors que la voiture jaune se rapprochait de plus en plus, Blanche prit Henry dans ses bras et l'empêcha coûte que coûte de regarder la scène qui allait se dérouler sous leurs yeux.

Après quelques secondes qui leur parurent une éternité, les deux voitures passèrent la limite de la ville et freinèrent abruptement. Emma sortit alors de sa voiture, sans même prendre la peine de refermer sa portière et accourut du côté de sa compagne. Elle détacha sa ceinture et l'allongea par terre.

- Regina ! REGINA ! Cria-t-elle. Je t'en supplie ! Me laisse pas, putain ! Pas maintenant ! On est rentrée ! On est rentrée, tu comprends ça ! T'as pas le droit de me faire ça, t'as pas le droit ! Tu me l'avais promis ! T'avais promis de ne pas m'abandonner ! Reviens !

Emma secoua le corps sans vie de sa compagne, et elle tenta le tout pour le tout… Elle l'embrassa, une fois, deux fois… Elle l'embrassa encore et encore, mais rien n'y fit, Regina restait inanimée dans ses bras. Ethan et Neal, sortis depuis de leur voiture, observèrent les deux femmes en se joignant aux côtés des trois autres. Henry tentait de toutes ses forces de se retourner pour voir sa mère, mais David se joignit à sa femme pour l'en empêcher.

- Je t'aime, putain, 'Gina… Murmura la blonde.

Désespérément, elle tenta une dernière fois de l'embrasser, mais il fallait se rendre à l'évidence. C'était fini.

Car, après tout, un baiser d'Amour Véritable peut briser toutes malédictions ou sorts, certes, mais la mort ne fait partit ni de l'un ni de l'autre, tout le monde sait ça, n'est-ce pas ?


*pastaper* *pastaper* Et oui... Vous me détestez je le sais... Mais j'étais obligée ! Il ne fallait pas non plus rendre la tâche facile pour nos deux énergumènes, vous êtes pas d'accord ? Vous vous demandez certainement "Mais elle est vraiment morte là ? C'est pas possible !" Et tout ce que je peux vous offrir pour réponse, c'est... La suite, au prochaine épisode ! (ou plutôt chapitre du coup) ;)