Un saut dans le futur
Hey,
Un grand merci à Chris57 pour sa correction, ainsi que tous ceux qui suivent cette histoire !
J'espère que vous aimerez ce chapitre, et je vous laisse avec Bella & Edward?!
À très vite, bonne reprise si ce n'est pas déjà fait.
Bises, J.
. . . . . . . . .
Chapitre 28 : La rupture
Point de vue de Bella :
Je sentais les larmes qui continuaient de couler sur mes joues. Ouvres-moi Edward, ouvres-moi. Je sonnais une nouvelle fois à la porte de son appartement, et toquais en même temps, au cas où sa sonnette ne fonctionnerait pas. Ouvres-moi Edward.
Alors qu'un nouveau sanglot éclatait, je vis la porte s'ouvrir. Oh mon Dieu, merci!
- Bella, s'étonna-t-il en m'ouvrant. Bella, ça ne va pas?
Je secouais la tête de gauche à droite pour lui signaler que non, avant de me jeter dans ses bras. Encore une fois. Il allait sûrement croire que me jeter dans les bras des gens était une habitude chez moi.
Il se contenta de me caresser le dos avec sa main gauche tandis que la droite tenait fermement ma tête. Il souleva mon visage délicatement de façon à ce que je puisse le voir.
- Bella, qu'est-ce que tu as à ton œil? me demanda-t-il en dégageant la mèche de cheveux que j'avais placé exprès pour ne pas que ça se voit.
Il fit les gros yeux en voyant mon état. L'arcade saignait toujours beaucoup. Et le sang avait du sécher un peu.
- Oh mon Dieu Bella, qu'est-ce qui t'es arrivé? C'est Alec? me demanda-t-il. C'est lui qui t'a fait ça?
Je ne connaissais pas ce ton. Je ne l'avais jamais vu autant énervé.
- Je suis allée le voir, lui dis-je en me calmant.
J'étais dans ses bras, en sécurité. J'étais à ma place.
- Est-ce que c'est lui qui t'a fait ça? me demanda-t-il en observant ma blessure.
Je haussais des épaules avant de répondre :
- En quelque sorte.
- Expliques-moi Bella.
Avant que je lui raconte comment je m'étais blessée, Edward qui me tenait toujours fermement dans ses bras me fit entrer dans l'appartement et referma la porte d'entrée. Je n'eus pas l'occasion de m'attarder sur son appartement qu'il m'entraînait vers un couloir avec des portes de chaque côté. Il en ouvrit une au fond à droite. C'était la salle de bain.
Il me fit asseoir contre le rebord de la baignoire, se releva pour chercher dans un des placards et en sortit une trousse de secours. Edward s'agenouilla devant moi et sortit le nécessaire pour nettoyer ma blessure à l'arcade.
- Ça va un peu piquer, m'apprit-il en posant délicatement le morceau de coton au coin de mon œil.
Je ne pus m'empêcher de faire une petite grimace.
C'était le moment de lui expliquer ce qu'il venait de se passer.
- Je suis allée voir Alec après la fac, commençais-je.
Flash Back
Mes cours venaient de prendre fin, et je me rendis à l'appartement d'Alec comme je l'avais décidé ce matin. Nous devions vraiment avoir cette conversation. J'espérais que Jacob ne se trouvait pas à l'appartement, vu l'accueil qu'il m'avait réservé hier.
Alec m'avait laissé plusieurs messages disant que nous devions absolument nous parler. Il avait raison.
La pluie n'avait toujours pas cessé, et je décidais de prendre le métro. Son appartement se trouvait à deux rues d'une bouche de métro, et je fus rapidement arrivée. Je me retrouvais sur le chemin que j'avais pris hier soir. Je toquais à sa porte, sauf qu'aujourd'hui j'étais déterminée. J'allais certainement lui "briser le cœur" en rompant avec lui, mais rester avec lui sachant que nous n'avions aucun avenir alors qu'il croyait le contraire était sûrement pire.
La porte s'ouvrit subitement sur Alec. Dieu merci, ce n'était pas Jacob. Il me fit signe d'entrer et je me dirigeais vers le salon du petit appartement que je connaissais tant.
J'ignorais comment nous devions mener cette conversation. J'avais hâte d'en avoir fini.
- Je suis désolée d'être partie comme ça, avant-hier, commençais-je alors qu'il s'asseyait à côté de moi sur son sofa.
- Je ne pensais vraiment pas que tu réagirais ainsi, déclara-t-il.
- Moi non plus à vrai dire, soufflais-je. J'ai un peu paniqué.
C'était même plus qu'un peu. J'avais complètement paniqué! Je n'étais qu'une froussarde!
- Je suis passée hier soir, mais Jacob n'a pas très bien apprécié le fait que je vienne. Je suis un peu étonnée de ta réaction.
- Jacob me l'a effectivement dit. Il n'a pas vraiment aimé ta réaction quand je lui ai raconté, déclara-t-il.
Allions nous tourner longtemps autour du pot avant de venir au vrai but de la conversation?
- Est-ce que tu penses toujours ce que tu m'as dit mercredi soir? demandais-je.
- Oui, souffla-t-il.
Bon sang, je me sentais tellement mal! Je devais vite en venir au fait avant qu'il croit le contraire.
- Est-ce que tu es venue m'annoncer une bonne ou une mauvaise nouvelle? me demanda-t-il soudainement.
Le moment était venu.
- Je suis désolée, commençais-je.
Mon Dieu, je me sentais affreuse de faire ça. La lueur de dernier espoir dans ses yeux disparue immédiatement.
- Je n'avais jamais vraiment réfléchi à mes sentiments avant que tu m'avoue les tiens, déclarais-je. Honnêtement je me contentais de vivre au jour le jour, voyant où cela nous entraînerait.
Il hocha de la tête, attendant que je continue. Je pris alors la décision de lui raconter mon rêve, mon espèce de saut dans le futur. Je pensais qu'il était important que je lui raconte tout ça, parce que j'avais bel et bien des sentiments, mais pour Edward. Ils étaient simplement enfouis au plus profond de moi, et venaient de ressortir en le retrouvant.
Il ne dit rien pendant que je racontais tout. Il continua d'hocher la tête tout en m'écoutant. Je ne m'attardais pas sur les détails, je ne voulais pas le faire souffrir plus. Je lui racontais néanmoins le nécessaire pour qu'il comprenne.
- Alors tu vas le quitter pour un autre homme! s'exclama Jacob que je n'avais pas entendue arriver et qui se tenait à l'entrée du salon.
Il avait tout entendu, du moins il avait entendu la partie où je parlais d'Edward.
- Tu n'es qu'une salope, qu'une salope, répétât-il en s'avançant vers nous.
Ses mots étaient vexants, mais je ne réagis pas pour autant.
- Jake, souffla Alec en se tournant vers son colocataire.
- Non mais tu as entendu ce qu'elle vient de te dire, s'énerva Jacob.
Il était à présent à quelques centimètres de nous. Nous étions tous les trois debout. Jacob me faisait peur. Je ne l'avais jamais vu comme ça, si énervé.
- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu veux la défendre, elle ne le mérite pas du tout, grogna Jacob.
Je savais que Jacob était très protecteur avec Alec, mais pas à ce point là.
- Jacob, soufflais-je.
- Ne. Me. Parles. Pas. Toi.
C'est là que tout dérapa. J'ignorais quel était son but exact. Il avança vers moi tout en tendant le bras comme pour me bousculer, mais je basculais en avant. Je tombais contre la table basse, me blessant au niveau de l'œil.
La douleur se fit aussitôt ressentir. Alec s'approcha immédiatement.
- Bella? Bella, tu vas bien? me demanda-t-il inquiet.
Je relevais doucement la tête pour lui faire face, tout en touchant l'endroit où ma tête avait cogné. J'avais du sang sur les doigts. Une chance que je le supportais mieux qu'avant.
- Je... je dois partir, chuchotais-je en me relevant.
Je vacillais un peu, mais n'y fis pas attention. Je me dépêchais de quitter cet appartement.
- Bella, m'appela Alec en me suivant.
Je me retournais alors que j'étais sur le pas de la porte. Jacob n'avait pas bougé.
- J'aurais aimé que tu me le dises, dit-il en faisant allusion à mon "rêve".
- Je suis désolée, lui dis-je. Je ne voulais pas te faire du mal, sincèrement.
Il m'offrit malgré tout un pâle sourire, et déclara à mon plus grand étonnement :
- Va le retrouver.
Fin du Flash Back
- Je suis ensuite partie. Dans l'ascenseur qui me ramenait en bas de son immeuble, j'ai cherché ton numéro dans mon téléphone. Tu y avais laissé toutes tes coordonnées, alors je suis venue immédiatement, déclarais-je.
- Tu as bien fait, dit-il en retirant délicatement le morceau de coton de ma peau. Il l'avait changé plusieurs fois pendant que je lui avais raconté ce qu'il c'était passé. Il en mit un nouveau et le fit tenir avec deux petit bouts de sparadrap.
- Merci, soufflais-je.
- Je déteste ce Jacob, déclara-t-il.
- Il n'est pas comme ça, d'habitude.
- Tout ce que je retiens de lui, c'est qu'il t'a fait du mal, déclara-t-il.
Je venais de voir une facette d'Edward que je ne connaissais pas encore. Un Edward protecteur.
- Je me sens mal pour Alec, lui appris-je.
- Je le sais, Bella.
Il ramassa les déchets et les mis dans la poubelle. Se lava les mains, et m'en tendit une pour que je me relève. Je l'attrapais immédiatement.
- Viens, souffla-t-il en nous faisant quitter sa salle de bain pour aller dans la pièce juste en face.
Une chambre. Je supposais que c'était la sienne. Il me fit asseoir sur le lit. La chambre était dans les tons bruns, et l'ambiance y était calme, douce et zen.
- Je vais te trouver un autre haut, marmonna-t-il en ouvrant son placard coulissant.
Je jetais un coup d'œil vers mon pull beige et je constatais qu'il était sali par le sang. Edward se retourna vers moi, un t-shirt dans les mains.
- Il risque d'être un peu grand, sourit-il en me le passant.
Je l'attrapais et commençais à retirer mon pull tout en faisant attention de ne pas toucher ma blessure.
- Je vais te laisser te changer, dit-il alors que je n'avais pas attendu et que j'étais déjà en soutien-gorge devant lui.
Sous le choc de tous les événements qu'il venait de m'arriver dernièrement je ne remarquais pas immédiatement la situation. Quand ce fut le cas, le t-shirt d'Edward était déjà sur mon dos.
- Trop tard, sourit-il.
Je ne répondis rien et me levais pour arriver à sa hauteur. Il me donna également un sweat-shirt pour ne pas avoir froid même si son appartement était bien chauffé, je l'enfilais tout de même. Ses vêtements sentaient son odeur, et les porter sur moi m'apportait un peu de réconfort.
- Tu as sûrement faim, déclara-t-il en regardant l'heure sur son radio réveil.
Je me retournais et constatais qu'il était déjà plus de 20H. Je n'avais pas spécialement faim après tout ça, mais je suivis Edward jusqu'à la cuisine. Il me fit asseoir sur l'un des tabourets de sa table de cuisine et m'interdit de l'aider. Je contemplais son appartement depuis sa cuisine américaine pendant qu'il faisait cuire des pâtes. L'endroit était décoré avec goût, et tout était relativement très moderne. On se doutait bien que ce n'était pas de la récupération, pas comme une partie de nos meubles à Léah et moi.
Je ne m'attardais pas longtemps sur le décor qui m'entourait, je ne pouvais quitter mon regard d'Edward. Comment avais-je fait pour vivre sans aucune nouvelle de lui? Sans savoir s'il existait? Lui qui était dans la même ville que moi l'année dernière. Je n'avais même pas de photo de lui, je n'avais même pas pu ressortir une photographie pour l'admirer pendant quelques instants. Aucune preuve de son existence, aucun vêtement, rien. Tout ce que j'avais eu, c'était des souvenirs. Et je regrettais d'en avoir déjà perdu quelques uns avec les années. Ils se faisait plus flous au fur et à mesure.
- Voilà, c'est prêt, dit-il en se retournant vers moi avec la casserole dans les mains.
Il nous servit à dans les assiettes qu'il avait installé un peu plus tôt.
Je me sentis soudainement gênée d'être là. Edward du remarquer mon trouble car il me demanda si tout allait bien.
- Oui, oui, répondis-je un peu trop rapidement, et sur un ton qui sonnait légèrement faux.
Edward ne répliqua pas, se contentant de me demander comment c'était passé ma journée.
- Rien d'extraordinaire, je suis allée en cours. Et toi, qu'est-ce que tu fais? lui demandais-je après avoir répondu à sa question.
- Je travaille dans l'édition, dit-il.
Comme dans mon rêve. Il y avait quand même une partie de vérité.
- Tu travailles déjà? demandais-je un peu surprise alors qu'il n'avait qu'un an de plus que moi.
- J'ai un an d'avance, et j'ai obtenu mon diplôme en juin. Je suis tout nouveau dans le monde du travail, me sourit-il.
Pendant le reste de notre dîner, Edward me parla un peu de son travail. C'était quelqu'un de très impliqué.
Pour le dessert, il proposa de le prendre au salon. Il alluma la télévision et je m'endormis rapidement malgré tout mes efforts pour lutter. Le canapé était bien trop confortable, et la présence d'Edward à mes côtés me procurait une sensation de sécurité, de bien-être.
..
Quand j'ouvris les yeux le lendemain matin, je n'étais plus dans le salon d'Edward mais dans un lit très confortable. Ce n'était pas la chambre d'Edward, certainement une chambre d'amis. Il m'avait porté jusqu'ici. Il m'avait fait dormir chez lui, il aurait très bien pu me réveiller et me renvoyer chez moi. Cette pensée me fit immédiatement sourire.
Alors que je quittais les draps pour sortir de la chambre, je remarquais que le jean que je portais hier n'était plus sur moi, ainsi que le sweet qu'il m'avait prêté. Ils étaient posés sur le sofa près de la fenêtre. Je ne pus m'empêcher de rougir en imaginant Edward me retirer mon jean pour que se soit plus confortable. Je le remis avant de quitter la chambre.
Elle donnait sur le couloir. Je marchais en direction du salon, salle à manger, cuisine et je vis Edward dans un fauteuil près de la baie vitrée en train de lire un livre. Il travaillait dans l'édition, il devait adorer lire. Il était tellement beau, sa tête légèrement inclinée vers l'avant et quelques rayons de soleil reflétaient dans ses magnifiques cheveux cuivrés.
Je ne sus combien de temps je restais immobile à le regarder. Edward du sentir ma présence et releva la tête vers moi.
- Bonjour Bella, dit-il en en refermant son roman pour se lever.
- Bonjour, répondis-je d'une voix toute timide.
Alors qu'il s'approchait de moi, je le vis tendre sa main vers mon visage. Allait-il avoir un geste tendre?
- Tu n'as pas trop mal? demanda-t-il en inspectant de près ma blessure.
- Non, ça va, répondis-je.
J'avais connu bien pire comme blessure, une maladroite comme moi.
Il toucha délicatement le "pansement" qu'il m'avait fait hier.
- Il est temps qu'on le change, déclara-t-il.
- Tu as été médecin dans une autre vie? demandais-je sur le ton de l'humour.
- Il ne faut pas être sorcier pour le voir, il est plein de sang.
Je fis une grimace face à la description.
- Et mon père est médecin, me rappela-t-il. Il m'a appris deux trois petits trucs.
Pourquoi avais-je l'impression qu'Edward excellé dans tous les domaines?
Il me fit le suivre jusqu'à la salle de bain, et je repris ma place d'hier, sur le rebord de la baignoire.
- Aie, fis-je alors qu'il nettoyait mon arcade.
- C'est bientôt fini, dit-il en voyant ma réaction. Et j'ai fait des crêpes pour le petit déjeuner.
- Tu cuisines? demandais-je un peu surprise.
Il hocha de la tête pour répondre à ma question. Mon Dieu, cet homme était divinement parfait.
- C'est trois fois rien de faire des crêpes, rit-il. C'est un peu comme faire cuire des pâtes.
Je dus pâlir un peu. J'avais appris à faire cuire des pâtes l'été avant d'emménager à Seattle. Et encore, j'avais de la chance de vivre avec Léah, qui savait cuisiner.
- Tu ne sais pas faire des pâtes? me demanda-t-il en voyant mon air.
- Si, mais pas depuis très longtemps, souris-je.
- On dit toujours, mieux vaut tard que jamais. Je crois que je viens enfin de mettre un sens à cette expression, me sourit-il en rangeant le nécessaire de secours.
Après ça nous partîmes prendre notre petit déjeuner. Il se déroula dans la bonne humeur et bien trop rapidement à mon goût, que je me retrouvais à nouveau dans la salle de bain, seule, pour prendre une douche.
Alors que je venais d'allumer les jets d'eaux, je me mis d'un seul coup à paniquer. Qu'allait-il se passer maintenant? Ce n'était peut-être pas dans ses intentions que je passe la nuit ici, il n'avait peut-être pas osé me réveiller. Qu'allais-je faire en sortant de la salle de bain? Devrai-je partir? Ou rester? Je n'en savais fichtrement rien!
J'aurais beaucoup aimé savoir ce qu'il ressentait pour moi! Il était parti en me disant qu'il n'était pas l'Edward de mon rêve, mais finalement il m'avait donné rendez-vous dans ce restaurant. Et il agissait avec moi comme si nous nous connaissions depuis toujours. Comme si nous avions toujours été amis. Me voyait-il comme une amie? Pourtant il était clair qu'il avait compris que je ressentais quelque chose pour lui. J'aurais très bien pu ne pas lui raconter ma conversation avec Alec en entier. Je lui avais répété mot pour mot ce qu'il m'avait dit, même ses dernières paroles : Vas le retrouver. Il n'avait pas répliqué à ça.
Je paniquais à l'idée d'ouvrir cette porte, d'aller retrouver Edward et de ne pas savoir ce qu'il allait se passer ensuite. Je ne pouvais me résoudre à rester ici indéfiniment, je partis le rejoindre dans la cuisine. Il rangeait et nettoyait le petit déjeuner.
- Tu as fini? me demanda-t-il en me voyant entrer dans la pièce.
- Oui, répondis-je. Je peux t'aider?
- J'ai fini, dit-il en rangeant les deux bols qu'il tenait dans ses mains.
Nous nous retrouvâmes debout, l'un en face de l'autre à se regarder. Aucun de nous ne parlait, nous étions justes là, à nous fixer.
Était-il en train de trouver une excuse pour me mettre dehors? Je l'avais certainement assez envahi.
- Je vais te lai...
- Que comptes-tu faire...
Nous venions de parler en même, et nous ne finîmes pas nos phrases. Il rit devant la situation, et je ne pus m'empêcher de sourire en le voyant agir ainsi.
- Des projets pour aujourd'hui? me demanda-t-il.
Des projets? Avec lui? Ou juste moi?
- Non, répondis-je finalement.
La réponse était simple et elle collait dans les deux cas, s'il s'incluait oui ou non dans "les projets pour aujourd'hui".
- Très bien, dit-il. Si tu me le permets, j'aimerai te présenter quelqu'un, du moins pas vraiment.
Quoi? Comment ça, pas vraiment?
- Emmett a parlé à Alice, Alice m'a appelé ce matin et elle veux absolument te rencontrer, m'avoua-t-il.
Alice. J'avais l'impression qu'Alice était exactement la même que dans mon rêve. Une petite boule d'énergie souriante, curieuse, et toujours là pour les autres.
- Je serai contente de rencontrer la vraie Alice, déclarais-je.
Alice était ma meilleure amie dans le rêve que j'avais fait, j'avais de suite accroché avec elle, je ne voyais pas pourquoi ce serait le contraire aujourd'hui! Surtout que c'était elle qui voulait me voir!
- Elle va être ravie de l'apprendre, déclara-t-il.
- Est-ce qu'elle sort avec Jasper? demandais-je.
Le sourire d'Edward sur ses lèvres disparut, il secoua la tête comme pour se remettre les idées en place avant de se reprendre.
- Heu... Oui. J-je... C'est assez flippant quand même que tu connaisses beaucoup de nos vies, m'apprit-il.
- Je suis d'accord, répondis-je.
Après ça, je partis chez moi pour me changer comme je n'avais aucune affaire de rechange. Je devais retrouver Edward et sa sœur dans une brasserie dans le cœur de la ville à 13h, et il me tardait d'y être.
