Hey Girls and Boys !
C'est moi ! Ma grossesse va bien, 13 semaines déjà et je crois que les nausées s'estompent... chose qui ne m'était pas arrivée à mes deux grossesses...
J'arrive du cinéma ! Breaking Dawn est vraiment SUPER ! Edward est à son plus beau des quatre films, Bella... que dire... son mal être physique durant la grossesse est vraiment bien "maquillé" à l'écran... et je dirai comme une collègue FF, "Qu'est-ce qu'il a fait pour mériter une coupe de cheveux pareil Carlisle ?"... lol...
Sinon, place au chapitre 29 ! N'en reste plus beaucoup ! Petit retour dans le temps avec Tanya !
Catherine: Merci beaucoup !
Jackye: Merci beaucoup ! Bella enceinte ou pas ? tu auras la réponse dans le chapitre 30.
Ilonka: Edward est très heureux ! Merci beaucoup !
Gwendoline: J'essaie de me faire plus rapide sur la publication des chapitres, mais ce n'est pas évident ! Merci beaucoup !
Bonne lecture!
Chapitre 29
-Edward !
-Hummm...
-Edward, réveille-toi !
-Alice, qu'est-ce qu'il se passe? dis-je en ouvrant les yeux.
-On a besoin de toi.
-C'est Carlie ? m'inquiétais-je deux secondes, le temps que je vérifie qu'elle était encore endormie à côté de moi.
-Non. En fait, c'est un foutu bordel là haut ! Les trois bébés sont réveillés et Rosalie allaite Félix et Emma, alors qu'Alec a besoin d'un bain, sa couche a débordée !
Je me levai en faisant attention pour ne pas réveiller Carlie et Bella, mais je me rappelai que Bella était partie s'occuper des bébés avec Leah alors que je m'endormais.
-Où sont Bella et Leah ? demandais-je sortant de la chambre direction salle de bain.
Je prenais ma brosse à dent avec le dentifrice dans ma trousse de voyage pour m'enlever le goût de la tequila.
-Elles essaient de faire prendre le bain à Alec, mais elles n'y arrivent pas !
Je partis presqu'en courant vers les escaliers, Alice derrière moi. Je ne voulais pas que Bella panique avec un jeune bébé. Je ne voulais pas qu'elle se sente dépassée, je voulais être là pour elle. Alors que je montais les marches quatre à quatre, j'entendais le petit Alec pleurer.
Putain ! il a de ces poumons ce bébé !
-Waouh... qu'est-ce qui se passe ici ? m'exclamais-je en entrant dans la salle de bain.
Bella et Leah était debout devant le comptoir de la salle de bain où elle avait rempli un bain enfant et tentait de déshabiller le bébé qui s'époumonait. Leah avait l'air dépassé.
Ok !
-Il faut lui faire prendre son bain et on a... la trouille... il pleure tellement... avoua Bella, tout aussi dépassée que son amie.
Je lui souris, la brosse à dent entre les lèvres. J'allai au lavabo pour finir mon brossage rapidement pour aider ces demoiselles en détresse. Leah me laissa la place. Je pris la serviette de bain à capuche et enveloppai le bébé dedans, je le pris contre mon torse pour le bercer.
-Chut... c'est ok Alec... c'est fini... chut... tu es au chaud là, dis-je doucement, presqu'en murmurant, faisant des cercles sur son petit dos.
Alec se calma presque immédiatement. Je continuai quelques minutes à le consoler. Je vérifiai l'eau de la bassine, qui était devenue trop froide.
-Bella, il faudrait réchauffer l'eau, mets-la un peu plus chaude que la température corporelle, dis-je après avoir trempé mon avant-bras dedans.
Comme un robot, Bella vida la petite baignoire pour la remplir à nouveau avec cette fois une eau un peu plus chaude. Je souris en trempant à nouveau mon avant-bras dedans. Je reposai Alec sur la serviette que les filles avaient déposée sur le comptoir de la salle de bain pour le dévêtir avant de le mettre dans l'eau. Leah s'approcha de moi.
-Edward pourquoi, il ne pleure pas avec toi ? demanda-t-elle.
Euh...
-Oh... regarde, je laisse mes pouces dans ses poings pour qu'ils les serrent. Comme ça, il ne se sent pas perdu. Un petit bébé est toujours emmailloté dans une couverture et quand on lui fait prendre un bain, il a froid et cherche à s'accrocher à son parent en agitant les bras dans tous les sens.
Ma mère m'avait appris ça quand Carlie est née. Et chaque fois qu'elle agitait ses bras, je lui présentais mes pouces et chaque fois elle s'y agrippait et elle arrêtait de pleurer.
-D'accord... dis-moi tout ce que tu fais s'il te plaît... j'ai vraiment paniqué et là j'ai peur de ne pas réussir à donner le bain à mon bébé... souffla-t-elle la voix chevrotante de sanglot.
Pauvre chouette !
Je remis la serviette sur Alec en posant ma main sur son ventre pour le tenir. Je levai l'autre main de mon bras libre vers Leah qui se jeta contre moi en pleurant.
Elle est épuisée !
J'embrassai le sommet de sa tête avant de lui parler. Elle avait besoin de se faire rassurer.
-Leah, ce sera ton bébé. Il aura confiance en toi et tu seras la meilleure personne pour t'en occuper, pour le rassurer, pour savoir ce dont il a besoin et tu le comprendras avant tout le monde. Tu ne dois pas t'inquiéter de ne pas être capable, ne pleure pas, on a eu une grosse journée, là tu es épuisée, lui dis-je doucement.
-D'accord, mais dis-moi quand même...
-D'accord.
Je repris ma tâche donnant la suce à Alec qui s'était remis à chigner. J'enlevai la serviette gardant mes pouces dans les doigts du petit garçon. Je passai mes mains sous les aisselles du poupon pour le soulever en le mettant dans la baignoire.
Flash back
-EDWARD ! EDWARD !
Putain, elle ne peut jamais rien faire toute seule !
Je me levai de mon lit passai un chandail et me dirigeai vers les pleurs de Carlie. Je ne savais pas exactement où Tanya se trouvait, mais je me laissais guider par le bruit que faisait ma fille. J'entrai alors dans la chambre de Tanya où mon père avait installer une table à langer. C'était supposé être plus pratique, mais en fait ça ne faisait que me faire chier encore plus.
Je ne changeais jamais la couche de ma fille sur cette table, préférant mettre un piqué à même le sol pour m'atteler à cette tâche. Mais elle ne cessait de m'appeler en panique, chaque fois qu'elle en changeait une sur cette table. Ce qui m'obligeait à entrer dans sa foutue chambre.
-EDWARD ! EDWARD !
-Je suis là...
-J'y arrive pas... elle en a partout ! Pourquoi quand c'est toi, ça l'air facile et quand c'est moi, c'est toujours compliqué ?
-Parce que moi j'ai écouté les conseils de ma mère. Toi tu te fous de ce qu'on veut t'apprendre ! dis-je en m'approchant de ma fille.
Elle avait le visage rouge d'avoir trop pleurer et sa couche souillée toujours sous les fesses. Elle avait tellement gigoté qu'il y en avait partout.
Génial !
J'enveloppai ma fille dans une couverture et l'emmenai dans la salle de bain.
-Hey où tu vas avec MA fille ?
-Je te signale que c'est aussi ma fille et je l'emmène prendre un bain, elle en a partout. Tu aurais dû y penser !
-Elle ne faisait que pleurer, je ne pouvais pas me concentrer et penser correctement. Et c'est quoi son problème de toujours faire dans sa couche en pleine nuit ?
-C'est un bébé, elle n'a que 3 mois ! Elle a envie, elle fait ! Aussi simple que ça !
Je mis ma fille sur le sol, sur un drap de bain et fis couler l'eau du bain. J'installai un petit transat de bain tout au fond et y ajoutai un bain moussant doux pour bébé.
-Chutt... Carlie... papa est là... ça va aller, je vais te nettoyer...
J'attrapai la sucette sur la vanité, la rinçai sous l'eau du bain et la lui donnai. Elle accrocha mon doigt de sa petite main et cessa de pleurer en tétant la sucette avidement.
C'est ça calme toi ma princesse !
-Dis moi quoi faire ? demanda Tanya.
-Va nous chercher une couche et des vêtements propres, dis-je doucement même si j'étais en furie contre elle.
Fallait toujours que je lui dise quoi faire pour s'occuper de sa fille. Je ne comprenais pas pourquoi elle n'était pas capable de s'en occuper seule même pour un changement de couche. Quand je l'avais connu, elle s'occupait des enfants de sa soeur, elle les avait emmenés tous les trois à la plage je l'avais déjà vu changer une couche et elle avait assuré. Pourquoi avec sa fille, elle ne le faisait pas ? Ça me mettait en colère chaque fois et je prenais sur moi pour ne pas lui crier après. Mon père m'avait dit d'y aller doucement avec elle, que c'était important de l'encourager, mais j'avais beaucoup de difficulté.
Je posai Carlie dans la baignoire après avoir essuyé ses fesses du mieux que je le pouvais avec les serviettes humides. Elle pataugeait et me souriait derrière sa sucette. Cette dernière tomba dans l'eau du bain et ma fille poussa un cri que je pouvais identifier de joie en battant des pieds m'arrosant pas la même occasion.
Je lui souris et elle y répondit.
Tanya entra au moment même où Carlie me souriait et me faisant une petite "jasette".
-Pourquoi elle te sourit à toi ? dit-elle.
Je ne pouvais pas dire si elle était triste ou en colère au ton de sa voix.
-On dirait qu'elle te préfère à moi !
-Tanya qu'est-ce que tu me racontes ! À toi aussi elle fait des sourires ! Tu lui donnes le sein et quand elle a faim, il n'y a que toi qui peut combler son besoin. Après sa tétée, elle te sourit chaque fois.
-Je ne sers qu'à lui donner du lait !
-Bien sûr que non !
Même si je savais qu'elle ne faisait aucun effort pour n' être autre chose qu'un biberon de lait ! C'était la seule chose qu'elle pouvait faire seule et si mon père ne lui avait pas fortement suggéré l'allaitement maternel, elle se serait dérobée de cette tâche également. Tous les livres de médecine disent que l'allaitement est supposé développé une relation mère-enfant plus rapidement, mais moi ce que je croyais, c'est que peu importe le mode d'alimentation qu'on choisi pour son enfant, le plus important est de bien s'en occuper en répondant à ses besoins, et c'était ce que je faisais. Ma relation avec ma fille était beaucoup plus avancé que celle qu'il y avait entre Tanya et elle.
-Tu veux continuer de la laver ? demandais-je à Tanya.
Je voulais vraiment qu'elle s'implique.
-Non, tu le fais très bien. Je vais plutôt retourner dormir, elle me réveillera dans deux heures pour sa tétée alors... Merci d'être venu m'aider, dit-elle en quittant la pièce.
Elle ne fait aucun effort !
Fin du Flash back
-Regarde, je mets ses pieds en premier pour qu'il s'habitue à la température de l'eau. Après, je peux descendre le reste de son corps. Rosalie a une baignoire avec un dossier, laissant le bébé assis. Comme ça tu peux le tenir d'une main et le savonner de l'autre.
Leah acquiesçait à chacune des informations que je lui donnais.
Je continuais à laver Alec avec le savon doux pour bébé, l'assoyant comme pour lui faire faire son rot, maintenant son menton entre mon pouce et mon index, pour lui laver de dos. Je le rinçai et le déposai dans une nouvelle serviette de bain propre, l'emmaillotant pour le réchauffer contre mon corps.
Ça sent tellement bon un petit bébé !
-Les pyjamas son dans le premier tiroir sous la table à langer, dans la chambre. Je vais ranger le bain, me dit Bella doucement.
-Merci Bella... dis-je en me dirigeant vers la chambre, Leah sur mes pieds.
On entra doucement dans la chambre. Rosalie donnait le sein à Félix et à Emma. Elle me sourit et je me dirigeai vers la table à langer. Je gardai Alec dans mes bras et je donnai mon truc à Leah pour habiller un bébé le plus rapidement possible, bien qu'habituellement je faisais cette étape avant de donner le bain à l'enfant.
-Mets la couverture ouverte en dessous, ensuite le pyjama par-dessus, la camisole, tu dois ouvrir tous les boutons pressions, comme ça, tu vas pouvoir mettre le bébé dessus, regarde.
Leah regarda et je sentis Bella s'approcher pour regarder elle aussi. J'étais heureux de voir que ce que je disais l'intéressait autant que Leah. Tout était disposé et ouvert. Je plaçai Alec sur la camisole. Je commençai par lui mettre une couche, pour ensuite attacher la camisole sur le devant avec les boutons pressions, je mis des petits bas de coton et enfilai les membres dans les bras et les jambes du pyjama. Alec se laissait faire les yeux grands ouverts me regardant alors que je lui faisais des bruits avec ma bouche ou encore des bisous pour le tenir occupé durant que je l'habillais. Je terminai en l'emmaillotant dans la couverture tout en dessus et le berçai dans la pièce en attendant que Rosalie libère un sein.
Je l'avais tellement fait avec Carlie !
J'étais fier de moi, j'avais assuré un bébé en pleine nuit et comme un pro. Je n'avais rien perdu de mon expérience.
-Edward tu es exceptionnel... tu voudrais bien venir t'installer chez moi quand je vais accoucher, dit Leah complètement dépasser par les derniers évènements avec Alec.
-Tu vas très bien t'en sortir, tu verras, tu vas devenir une pro et Jacob aussi... mais là tu devrais aller te reposer, lui répondis-je en souriant.
Elle allait se remettre à pleurer sinon.
-Oui... bonne fin de nuit tout le monde... souffla-t-elle avant de quitter la pièce.
Rosalie avait maintenant terminé avec Emma et Alice la récupéra pour le rot et la mettre dans son lit. Alice avait toujours été d'une grande aide avec les bébés. Rosalie tendit les bras vers moi et elle installa Alec pour sa tétée.
-Désolée Edward... dit-elle lorsque son sein se retrouva nu devant mes yeux.
-C'est moi qui suis désolé, j'aurais dû faire plus attention... excuse-moi, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise... répondis-je en la regardant droit dans les yeux et ce, même si c'était vraiment tentant de reposer mes yeux sur ses magnifiques globes laiteux, je ne me le permis pas.
-J'ai l'impression que tout le monde les a vu. J'imagine que je pourrai le faire sans me dévoiler complètement dans quelques semaines.
-Absolument... en fait, c'est vraiment exceptionnel d'allaiter des triplés... je suis fier de toi Rosalie, la félicitais-je avant de lui donner un baiser sur le haut de la tête.
-Emma s'est endormie, je crois que je vais faire de même, dit Alice en arrêtant devant la porte.
-Merci Alice, tu nous as sauvé de la catastrophe en allant chercher Edward... dit Rosalie.
-C'est un pro mon frère il a fait ça tout seul quand Carlie est née... presque personne ne se levait la nuit avec lui... bonne nuit...
Carlisle s'est souvent levé la nuit, je crois que c'était notre secret. Il était souvent là. Il ne m'aidait pas, mais, il était juste là. Je crois en fait que ça me rassurait. On ne parlait pas, il lisait un livre, complétait des dossiers, moi je m'occupais de Carlie, juste sa présence. Aujourd'hui avec le recul, je crois qu'il se sentait coupable de ce que je vivais. Il me donnait son support de cette façon en étant juste présent, je savais que je pouvais compter sur lui à toute heure du jour ou de la nuit.
-Ah voilà... Félix a terminé...
-Donne le moi...
Je fis comme Alice, je pris le petit Félix sur mon épaule en lui frottant le dos, faisant faire le rot, et le couchai dans sa bassinette. On resta avec Rosalie le temps que Alec soit repu de lait et qu'elle le dépose dans son lit. Elle se retourna vers nous en riant.
-Quoi ?
-Une chance qu'on sait pourquoi on est là et que personne nous voit, dit-elle.
-Pourquoi ?
-Ben... on pourrait passer pour des personnes qui s'apprêtent à faire un trio... Edward tu es en boxer et Bella et moi, on est en shorty et camisole à fine bretelle...
-Oh... je n'avais pas remarqué, dis-je en rigolant.
Après avoir revérifier que les triplés dormaient bien, on se dirigea vers les chambres. Je pris la main de ma chérie en descendant les escaliers. Il était près de 05h30 du matin et je la trouvais belle.
-Comment se fait-il que tu sois aussi en forme ? tu étais complètement bourré quand tu es descendu te coucher.
Aucune idée !
-L'expérience... non... en fait, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais la gueule de bois, ce qui ne sera pas le cas de James... Y'a juste Carlie pour le faire sortir du lit... c'est une des raisons pour laquelle il dormait chez nous avec Victoria, sinon, il en avait pour la journée à cuver son vin...
-Et qu'est-ce qu'elle fait pour le sortir du lit Carlie ?
-Elle lui fait des chatouilles, mais la plupart du temps elle n'a qu'à le menacer de lui en faire...
-Je le comprends, les chatouilles, c'est juste trop effrayant. Allons finir notre nuit alors... dit Bella en descendant les marches menant au sous-sol pour rejoindre Carlie qui dormait au chaud dans le lit.
Je veux un bisou moi !
-Pas si vite mademoiselle Swan... l'arrêtais-je en la tirant vers moi.
Je la coinçai contre le mur.
-Edward... je suis crevée, j'ai dormi à peine trois heures...
-D'accord... je peux t'embrasser ?
-M'embrasser seulement, je veux juste dormir...
J'en veux plus !
Je crochetai sa nuque et l'attirai à moi pour lui donner un baiser enflammé, caressant sa langue de la mienne. Je la collai contre moi avec mon autre main sur sa taille et mon érection frappa son ventre. Je commençais à passer mes mains sous sa camisole, dépassant carrément les limites qu'elle venait de m'imposer.
C'est bon !
-Maman ? Papa ? MAAAMAAAANNNN ! PAPAAA !
NOOOONNN !
Bella me repoussa de toutes ses forces, me faisant chanceler sur mes pieds et couru jusqu'à Carlie assise en panique dans le lit. Encore une fois elle réagissait comme une maman. Elle en était même rendu à réagir AVANT moi.
Désolé mon vieux !
-Chut, on est là ma chérie... on était allé aider Rosalie...
-J'ai eu peur... j'étais toute seule... dit-elle en se recouchant.
Bella la serra contre elle et déposa sa tête sur l'oreiller. Je me glissai derrière elle et les enlaçai toutes les deux. Elle devait certainement sentir mon érection monstre contre ses fesses.
-Désolé Edward... Bonne nuit... souffla-t-elle.
-Nous aurons bien d'autres moments pour nous reprendre... bonne nuit...
Carlie me réveilla doucement en faisant attention pour ne pas réveiller Bella. On entendait des bruits de pas qui venait probablement de la cuisine, je regardai ma montre, 8h17.
-Papa, j'ai faim.
-Moi aussi, on va voir qui est déjà debout ? Je parie que personne ne résistera à notre pain doré !
-Génial !
On se leva, prenant le temps de mettre des vêtements et quittâmes la chambre en refermant la porte derrière nous. On arriva à la cuisine et je ne fus pas surpris d'y trouver Jasper qui préparait du café. Rosalie était au salon avec les triplés et elle les allaitait un après l'autre. J'entendais Victoria discuter avec elle et Carlie ne tarda pas à aller les rejoindre.
-Bien dormi Jasper ?
-Si on veut. Ta soeur m'a carrément posé un lapin, je me suis fait avoir comme un débutant et là regarde moi cette trique ! dit-il en me désignant la bosse qui déformait son pantalon.
Aie !
-Et bien moi aussi j'ai pas eu ma dose de sexe, mais tu vois comme je sais bien me contrôler !
-N'empêche qu'elle ne perd rien pour attendre, je vais lui sauter dessus dès qu'elle sera debout. Dit-il en prenant une gorgée de café.
Il m'en tendit un que j'acceptai.
Je préparai le mélange à faire le pain doré quand les autres arrivèrent dont Rosalie et Emmett qui la suivait se confondant en excuses de ne pas avoir participé aux tétées des bébés durant la nuit.
Tous furent ravis de manger du pain doré avec une montagne de fruits et de crème anglaise. Victoria et James sortirent avec Carlie pour aller au parc durant que j'aidais avec la vaisselle du petit déjeuner.
Jasper ne cessait de tripoter Alice et elle, ne cessait de lui faire des avances. J'étais donc heureux que mes amis soient sortis avec ma fille. Jasper n'avait aucune retenue, il avait même plonger sa main dans la culotte d'Alice, la faisant sursauter, puis fermer les yeux. J'avais grogné, et il m'avait ignoré, il n'avait qu'une seule idée : baiser ma soeur.
Un vrai pervers !
Leah qui était vraiment sur le carreau avec le manque de sommeil mais surtout avec la dure réalité de la nuit ne pensait qu'à une chose : retrouver son lit. Jacob descendit donc préparer les bagages, ce qui lui prit à peine 5 minutes.
-Edward, tu devrais aller voir Bella, elle ne se sent pas bien, dit Jacob en posant son sac à dos sur le sol.
Elle est malade ?
Je me levai et dévalai les escaliers. J'ouvris la porte de la chambre et y découvris ma Bella sous les couvertures. J'étais un peu paniqué.
-Bella! T'es malade ! Bella ! tu vas bien !
-Moins fort Edward...
-Désolé ma chérie, tu as besoin de quelque chose, dis-je plus doucement en passant ma main sur son visage.
Elle n'avait pas de fièvre !
-D'un câlin et d'une douche... et j'ai faim aussi...
-D'accord... on commence par la douche ou le câlin, à mois que tu ne veuilles un câlin sous la douche...
-Edward... j'ai dit câlins, pas galipettes...
-Dommage... d'ailleurs, c'est la deuxième fois en quelques heures que tu refuses que je profite de ton corps pour te donner du plaisir, je vais commencer à croire que je ne suis plus intéressant... la taquinais-je.
-Edward... c'est juste que c'est la journée où je dois avoir mes règles, alors, j'ai un peu le moral « Bellalatigresse » alors, je ne suis pas trop disposée.
-Tu n'auras peut-être pas tes règles...
Et je le pensais !
-Peut-être, mais pourquoi je me sens comme si j'allais les avoir ?
-Peu importe, je sais ce qui va te guérir de tous tes maux... un orgasme fabuleux dans mes bras... risquais-je.
-Désolé mon amour, mais je veux prendre ma douche seule et rentrer chez nous... après avoir vérifier si c'était ok avec Rosalie... au fait... Emmet et Jasper ont l'air de quoi ce matin ?
-Emmett se confond en excuses pour avoir dormi toute la nuit sans avoir entendu les bébés, il est dans un piteux état, à cause de l'alcool, il n'arrive pas encore à manger, Rosalie a appelée sa mère pour qu'elle vienne cet après-midi... et Jasper... il n'a qu'une idée... baiser ma soeur... il est plus encore plus accroc au sexe que moi celui-là... il passe son temps à lui faire des avances et ne fait que des sous-entendus...
-Oh, c'est parce que Jasper a toujours réagit comme ça avec l'alcool. Il a juste envie de baiser et il fait des avances indécentes à celle qui est dans sa mire. Alice lui a posé un lapin hier soir, suivant mon conseil... je suis certaine qu'il ne pense qu'à baiser Alice pour reprendre contrôle de son corps avec sa tête et non avec sa queue... mais ça arrivera juste quand il aura eu un orgasme... au pire il va se faire une méga séance de masturbation.
-Bella... j'ai pas besoin de savoir ça !
En plus j'ai encore les images d'une de ses méga séances de masturbation !
-C'est toi qui a parlé qu'il voulait baiser ta soeur.
-Ok... file sous la douche, je fais les bagages. Carlie est déjà habillée et elle est sortie au parc avec Victoria. J'aide Rosalie et on pourra rentrer.
-Ok, à tout à l'heure.
Elle sortit du lit et se dirigea vers la douche.
Nous étions arrivés à la maison vers 13h00, avec James et Victoria. Bella partit une lessive et prépara un gratin de légumes avec du poisson pour le déjeuner. Carlie et Victoria s'amusaient comme des petites folles
-Elle aime beaucoup les enfants Victoria, nous dit Bella à James et à moi alors que les filles prenaient le dessert sur le balcon.
-Oui... elle les adore... ça me torture à chaque fois que je la vois avec des enfants, répliqua James.
-Pourquoi ? demanda-t-elle.
Je regardai mon ami dans un regard qui voulait dire « c'est toi ou c'est moi qui le dit». C'est finalement James qui prit la parole. J'avais l'impression qu'il était encore oppressé par cette histoire, autant sinon plus que lorsque c'était arrivé.
-Quand on a commencé à sortir ensemble, on a joué avec le feu, on ne s'est pas protégé. Victoria est devenu enceinte. On ne pouvait pas le garder, on avait 16 ans, et ne voulant pas en parler à nos parents, on s'est débrouillé, elle et moi pour qu'elle se fasse avorter. On a été dans une clinique et c'est un charlatan qui se faisait passer pour un médecin, qui a pratiqué l'intervention. Elle a perdu beaucoup de sang et dans la nuit, elle s'est évanouie tellement elle était faible. Je l'ai emmené à Carlisle qui était de garde à l'hôpital cette nuit là. Ils ont du lui faire une chirurgie pour stopper l'hémorragie.
Je mis la main sur l'épaule de James, je me souviens de cette nuit là comme si c'était hier.
-Bref, le gynéco a été obligé de prendre une décision et rapidement, l'hémorragie ne s'arrêtait pas. Sa muqueuse utérine était presque complètement déchirée et en faisant du mieux qu'il pouvait, il a été obligé de cautériser et ça brûlée la majeure partie de son endomètre. Les points ne suffisaient pas et il ne restait pas assez de muqueuse pour en faire de l'autre côté. Ce qui fait que son endomètre ne peut pas s'épaissir pour y faire s'accrocher un foetus. Elle ne pourra probablement jamais avoir d'enfant. Nous sommes suivi en clinique de fertilité depuis 3 ans maintenant.
-Ils font quoi comme traitement à cette clinique, demanda ma belle doucement.
Il souffla avant de lui répondre.
-Ils lui donnent des hormones pour la faire ovuler en quantité industrielle. Ils vont les chercher pour les féconder in vitro avec mon sperme, sous microscope, et ils en placent 3 chaque 2 mois pour essayer de les faire accrocher au peu d'endomètre qu'il lui reste, expliqua-t-il la voix brisée par l'émotion, les yeux remplis de larmes.
-Je suis désolé James, souffla Bella tout aussi bouleversé que lui.
Foutue adolescence !
-Ne le sois pas, en fait pas pour moi... c'est de ma faute, si j'avais insisté pour en parler avec Carlisle, il nous aurait aidé pour trouver un bon médecin. Elle ne voulait pas que ses parents le sachent, j'ai cédé. Je suis entièrement responsable. J'aurais du faire plus pour elle, la protéger, j'aurais du parler à Carlisle et briser le secret, elle aurait fini par ne plus m'en vouloir de l'avoir dit et elle pourrait bercer notre bébé, au lieu de se cacher de moi pour pleurer sa peine de ne pas en avoir. Elle ne veut pas que je me sente coupable, alors elle se cache.
C'est encore pire que c'était !
-James... arrête un peu... regarde en avant... vous êtes entre bonnes mains, vous l'aurez votre bébé... tentais-je pour le rassurer.
-C'est gentil Edward, je ne devrais pas dire ça, mais je n'y crois plus... je suis complètement découragé. Elle n'a l'air de rien comme ça, mais elle est complètement bouleversée, elle en est à la 33e journée de son cycle et n'a toujours pas eu ses règles, si petites soient-elles chaque mois. Elle a la trouille de faire un test pour savoir si elle est enceinte, et si oui, elle aura la trouille de faire une fausse couche comme la dernière fois il y 8 mois et encore là c'est de ma faute.
-James, tu ne peux pas tout te mettre la responsabilité sur le dos...
-Edward, si je lui avais refusé de la faire jouir, elle n'aurait pas perdu le bébé. Ils nous avaient dit pas de relation sexuelle jusqu'à l'accouchement, mais ils n'avaient pas dit aucun orgasme. Juste la contraction utérine lors de l'orgasme, a expulsé le foetus. J'aurais dû être plus fort et refuser. J'ai encore brisé son rêve.
-Hey... ce n'est pas facile de résister à la femme qu'on aime, surtout quand elle te supplie de la faire jouir. Je n'aurais pas été mieux que toi, j'aurais assouvis son désir et ce bien avant qu'elle me supplie. La prochaine fois, ce sera la bonne.
-J'imagine que oui...
Un silence gênant rempli la pièce nous laissant sans mot devant la douleur de la culpabilité dont se rendait coupable James. Ils avaient besoin de réconfort, surtout Victoria et je savais qu'il y avait une seule chose pour lui faire du bien.
-Bella, si je te sors une recette de gâteau, tu voudrais bien la préparer pour elle ? lui demandais-je.
-Bien sur, ça va tous nous faire du bien...
J'ouvris un vieux livre de recette pour enfant à la page à la recette de gâteau Creamsicle à l'orange. Ma mère nous avait toujours fait ce gâteau en mettant des bâton pour qu'on le mange comme une friandise glacée. Un gâteau avec une croûte graham et une garniture à l'orange et des boules de crème glacée à la vanille dedans, rappelant une sorte de sucette glacée à l'orange avec de la crème glacée à l'intérieure mais là fait maison, c'en était presque le paradis.
-Ma mère en a fait à Victoria chaque fois qu'elle avait le cafard à cause de cette histoire d'horreur, et même la dernière fois quand elle a perdu le bébé, ma mère est allé lui en porter à l'hôpital, expliquais-je.
-Merci Bella, murmura James perdu dans ses pensées.
Je tentai de changer de sujet en parlant du bar avec James, m'informant de comment vont les affaires et les rénovations qu'il a commencées au bar, tandis que Bella s'activait à faire le dessert.
Le repas se déroula dans la joie, malgré l'inquiétude que je pouvais lire dans les yeux de James. La conversation se déroula sur l'activité des filles qui commencerait cet après-midi pour se terminer tard ce soir. Bella ne savait toujours pas en quoi consistait l'activité des filles et elle avait l'air intrigué.
-Je vais pouvoir me joindre à vous ? demanda James, me faisant éclater de rire.
-James... tu ne peux pas venir... c'est pour les filles... maman, toi tu pourras venir si tu veux... dit Carlie en se tournant vers Bella.
-Oh merci, je vais certainement allée vous visiter. J'avoue que je suis très intriguée par cette activité. Et j'ai hâte d'y participer.
Moi aussi !
-Edward, on va faire notre propre activité dans le salon, une compétition pour voir qui a fait la meilleure et Bella, toi tu jugeras qui a fait la meilleure, dit James.
À chaque fois c'était pareil ! Fallait qu'on fasse une compétition !
-James... t'es un vrai gamin... laisses-les seules... tu ne vas pas encore râler toute la soirée parce qu'elles vont t'exclure ? je croyais que tu faisais ça juste pour les faire tourner en bourrique...
-Non, c'est du sérieux... je veux vraiment participer, bouda-t-il.
-James... on en fera une à la maison, juste tous les deux mon coeur... dit Victoria tout mielleuse.
-Vicky, tu ne vas pas faire ça ? m'outrais-je.
Il agissait comme un bébé gâté !
-Si ça peut lui faire plaisir... ose me dire que si Bella en voulait une, tu lui dirais non ?
Je lui ferais la plus belle que je n'ai jamais faite !
-Ok d'accord... je me rends... James, on fait la notre si tu veux mon chou... dis-je en en me moquant ouvertement de lui.
-Bella tu vas juger qui a fait la meilleure ? demanda James excité comme une puce.
-Vous allez me rendre folle à force de parler et de ne rien dire sur quoi j'aurai à juger, mais je vais faire ce que je peux pour dire qui a fait la meilleure « chose » dit-elle en riant.
Après le repas, Victoria aida Bella avec la vaisselle et elle vint nous rejoindre James et moi sur le balcon quand ce fut terminé.
-Hey, dit-elle en se lovant contre James.
-Ça va ? demanda-t-il en la serrant contre lui.
-Ça peut aller, répondit-elle.
-Je vous laisse, je vais aider Bella, dis-je en voyant ma belle se diriger vers la salle de lavage.
Carlie était dans sa chambre et je m'arrêtai dans le cadre de porte.
-J'ai une idée ma princesse !
-Ah oui quoi ?
-Ne faites pas votre cabane Victoria et toi. Faites une grosse banderole en papier où ce sera écrit "Merci James !"
-Merci parce qu'il a fait la cabane dans le salon?
-Exactement.
-D'accord, je vais sortir mes choses de bricolage. Victoria elle va arriver bientôt. Faut que je me dépêche, dit-elle en se déplaçant rapidement.
Je ris et je continuai ma route.
J'arrêtai sur le pas de la porte de la salle de lavage et m'appuyai sur le cadre regardant le spectacle qu'il y avait devant moi. Elle était au milieu de la pièce et son tee-shirt était relevé. Ses yeux étaient rivés sur son ventre et elle passa délicatement sa main dessus. Je restai silencieux voulant voir la suite. Elle caressa du bout des doigts le bas de son ventre. Je la vis prendre une grande inspiration et je m'inquiétai tout à coup de son état.
-Bella, ça va ? demandais-je.
-Oh euh... oui... dit-elle en baissant son vêtement rapidement reprenant sa tâche en ne levant pas les yeux.
Je m'approchai d'elle et je levai son visage vers le mien avec deux doigts sous son menton.
-Bella... qu'est-ce que tu as ? pourquoi tu regardais ton ventre ?
Je voulais qu'elle me parle, je voulais qu'elle me dise vraiment ce qu'elle ressentait.
-Je me demandais juste... pourquoi ce serait si facile pour nous, alors que pour Rose et Victoria, ça relève du cauchemar... murmura-t-elle avec une voix étouffée par les sanglots.
Oh non, pas ça ma chérie !
Je la serrai dans mes bras pour la réconforter en murmurant des paroles douces que j'espérais rassurantes.
-Bella, on a eu d'autres épreuves tout aussi cauchemardesques que les leurs, il ne faut pas se refuser la facilité parce que les autres ont de la difficulté. Ça fait partie de la vie, les épreuves nous rendent plus forts. Personne ne t'en voudra si tu es enceinte le premier mois d'essai.
-Je sais, c'est juste... trop beau pour être vrai... je n'arrive pas à croire que ça pourrait être possible, que nous n'ayons pas de difficulté, qu'on soit dans la facilité.
-Je sais... mais tu ne crois pas qu'on a eu notre lot d'emmerdes... on peut être heureux si on réussi à faire un bébé le premier mois... même si les essais sont TRES intéressant...
-Ouais, tu as raison... tu sais j'ai juste hâte de savoir si je suis enceinte... je trouve l'attente souffrante... dit-elle en se dégageant de mes bras pour continuer à plier les vêtements.
-Je saurais te faire patienter... dis-je souriant, me plaçant à côté d'elle pour l'aider dans sa tâche.
J'aimais bien partager les tâches ménagères avec elle. Je me sentais "en couple". C'est bizarre, mais avoir une personne avec qui tout partager, même les tâches les plus pénibles, me comblait. Trop longtemps j'avais été seul à tout assurer et j'étais heureux de partager ma vie avec une femme comme elle.
-Edward, bouge tes fesses, c'est nous qui va avoir la meilleure. Sors-nous ce qu'il faut, dit James en bondissant du fauteuil alors que je revenais au salon.
-T'es pire qu'elles, tu le sais ça ? dis-je en revenant sur mes pas.
Je pris une dizaine de couvertures que je lançai à James qui avait déjà poussé la table basse et rapproché le fauteuil plus près du piano.
Il était prêt !
-Elles vont vouloir venir nous trouver tant ce sera nous qui auront la plus belle. Aide-moi au lieu de me regarder faire.
Un vrai gamin ! Il fera un papa merveilleux !
Je secouai la tête avant de prendre une couverture et l'étendre par dessus le canapé et la coincer entre le fauteuil et le piano. James s'activait à mettre des chaises de cuisine près des fauteuils et moi je continuais à étendre les couvertures. Je me dirigea vers la cuisine et prit de la corde et des ciseaux. Je coupai un long bout que j'attacha au ventilateur du plafond, espérant que ce ne serait pas trop lourd. Je pris ensuite la couverture et attachai le centre faisant un toit en forme de tente. J'attachai les quatre coins aux pattes des chaises ou de table qui étaient le plus près. Je me reculai pour voir le résultat.
Génial !
-Vous faites des cabanes avec des couvertures ? s'exclama Bella.
-Oui... Carlie adore ça... répondis-je en souriant.
On continua de faire notre cabane, alors qu'on entendait les filles rire de la chambre de Carlie. James leva la tête vers moi.
-Si elle a fait une plus belle que la mienne, je ne céderai pas cette fois en leur laissant pour dormir...
-James... c'est NOTRE cabane et arrête de faire l'homme des cavernes, tu sais très bien que tu as perdu d'avance... Vicky va te faire du charme et Carlie une moue à la Alice, alors fait la plus belle cabane que tu peux pour elles et arrêtes de râler...
-Edward... pas étonnant qu'on ne résiste pas, tu prends déjà pour elles...
-James... On participe au bonheur de ma fille et ça fait plaisir à Victoria, tu vas te taire à la fin...
-Alors agrandit-la pour qu'on puisse y dormir tous ensemble alors... bougonna-t-il.
Je souris et agrandis le toit de la tente en y ajoutant une deuxième couverture. Notre salon était devenu un immense terrain de camping avec une tente immense au centre. James installa le lit de camping de Jasper en dessus et Bella proposa son aide pour mettre les couvertures sur le lit. Je fis un lit de fortune à Carlie sur le canapé avec son sac de couchage d'Hannah Montana. J'avais même relevé une couverture pour qu'on puisse voir la télé des lits, où on pouvait très bien être assis pour la regarder.
Quand ils eurent terminés, Carlie arriva avec son oreiller et Victoria et elle étaient en pyjama.
Elles sont trop fortes !
-On peut y dormir maintenant ? demanda Carlie.
-On veut d'abord voir la vôtre pour que Bella dise laquelle est la plus belle, dit James.
-Allez voir, dit Victoria.
James fit signe à Bella de le suivre pour voir la cabane des filles. J'entendis Bella éclater de rire et je savais que les filles avaient fait ce que j'avais dit à Carlie.
-Oh les petites coquines, attendez un peu avant que je vous attrape, s'écria-t-il.
Victoria se réfugia derrière moi, les deux mains sur son ventre ne voulant pas prendre de chance d'être bousculée. Carlie devant nous, les deux poings en place comme un boxer pour défendre Victoria.
-Alors c'est avec toi moustique que je devrai me battre...
-Je ne suis pas un moustique, j'ai grandi, s'offusqua Carlie.
-Oh mais regardez moi ça... c'est qu'elle a la taille d'une sauterelle maintenant, c'est juste effrayant !
Carlie éclata de rire, mais reprit sa position de boxe et s'avança vers James en fronçant les sourcils. Ils tournaient comme des boxeurs dans un ring et lorsque James voulu faire un pas pour attraper Carlie, j'attrapai ma fille et je poussai James vers le lit de camping et le fit tomber dessus. Une Carlie s'installa à califourchon sur le ventre de James et le chatouilla. James riait et faisait semblant de se débattre, faisant rire Carlie encore plus.
Après plusieurs minutes de torture, Carlie leva les mains en l'air.
-On a gagné Victoria. Allez viens, papa il va nous mettre un film et nous donner une collation.
James se releva et marmonna en disant que les femmes avaient toujours ce qu'elles voulaient. Moi je m'en foutais, je voulais juste qu'elles passent un bon moment, Victoria en avait besoin. Je me dirigeai vers la télé pour mettre un film. Victoria avait amené son film préféré pour enfant, soit, "Trouver Némo", et elles s'installèrent confortablement dans le lit de camping avec Mojito sur leurs jambes, laissant le sac de couchage pour James.
-Hey, je ne dors pas dans un sac de couchage rose...
-Arrêtes de râler stroumpf grognon... répliqua Carlie.
-Je ne râle pas, je me suis encore fait avoir par vous deux... et en plus, tu savais ce qu'elles feraient, traître... me dit-il alors que je revenais avec des CreamSicle pour tout le monde.
-OH MON DIEU EDWARD MERCI MERCI MERCI ! s'exclama Victoria en me serrant contre elle.
-C'est Bella qu'il faut remercier, dis-je en lui rendant son étreinte.
-Merci Bella, si tu savais comment ça me fait plaisir, j'apprécie énormément, dit-elle émue de cette attention.
-C'es l'idée d'Edward... ça me fait plaisir Victoria... quand tu veux...
-Merci... Vraiment... tu ne peux même pas savoir combien ça me réconforte et surtout aujourd'hui... merci...
Nous avons regarder le film en mangeant des sucreries et vers 20h30 quand Carlie s'endormit, on salua James et Victoria qui allèrent se balancer sur le balcon et Bella et moi on se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche.
Bella entra dans la douche et je la suivis. J'avais espéré pouvoir remettre la séance câlin sur le tapis, mais je ne voulais pas revivre un autre rejet. Je décidai donc de ne rien provoquer et de simplement m'occuper d'elle. Je lavai ses cheveux et je fis mousser son gel douche aux fraises sur son corps en m'attardant un peu plus sur ses seins. Je voulais en même temps tester si elle était disposée pour faire l'amour. Elle n'émit aucun signe évident d'envie de sexe, alors, je me lavai à mon tour et on sortit pour rejoindre notre chambre.
Bella y alla avant moi, je rangeai notre douche et mis un boxer avant de la rejoindre.
-Bonne nuit Bella, dis-je en l'embrassant sur le front, m'installant sur le dos pour dormir.
Bella ne prenait pas sa position habituelle pour dormir et sa respiration n'était pas aussi calme que ce à quoi j'étais habitué.
-Bella, tu vas bien ? demandais-je pour me rassurer de son état.
-Nooonnn ! sanglota-t-elle.
-Bella, tu pleures, m'écriais-je.
J'ouvris la lampe de chevet et me tournai vers elle. elle pleurait de plus en plus.
-Bella, mais pourquoi tu pleures ?
-Tuuu...nneee... m'aimmmmee pluuuuuss...
-Comment peux-tu dire une chose pareille ! dis-je tendrement en caressant son visage.
Où elle était allée chercher une idée pareille
-Tu ne me colles pas, tu ne m'embrasses pas et tu m'as juste dit "bonne nuit Bella"... tu ne m'aimes plus, dit-elle entre deux sanglots.
-Bella, mon amour... ne te mets pas dans un état pareil... Je t'aime, tu le sais... dis-je en la prenant dans mes bras.
J'embrassai le haut de sa tête et la serrai encore plus contre moi par dessus les couvertures. Elle s'accrocha à moi de toutes ses forces et pleura encore.
Mon vieux, ce n'est un peu démesuré comme réaction ?
-Pourquoi tu ne dors pas collé contre moi ? Pourquoi tu ne m'as pas embrassée sous la douche...
-Bella... je croyais que tu voulais avoir la paix... ça fait deux fois que tu me repousses...
Je suis perdu là !
-Nous n'avions pas le temps et j'avais une migraine, tu sais que je suis irritable avant mes règles... Edward... j'ai besoin de toi... dit-elle avant de se remettre à pleurer.
Je soulevai la couette et sifflai un "putain" quand je vis qu'elle étais nue.
-Bella, je suis désolé... j'aurais du t'embrasser et de serrer contre moi comme à tous les soirs... pardonne-moi...
J'aurais vu qu'elle était nue, j'aurais vu le signe que j'attendais sous la douche.
-Je ne sais même pas pourquoi je pleure... je suis invivable, comme à chaque fois que je vais avoir mes règles... et je... ne peux pas prendre de comprimés pour la migraine... ils ne sont pas compatible avec une grossesse...
Ça fait beaucoup !
-Chut... mon bébé, ça va aller... on va se coller et s'endormir... demain ça va aller mieux...
-Et si j'avais vraiment mes règles... je ne veux pas les avoir... est-ce que tu vas m'aimer encore si j'ai mes règles... si je ne suis pas enceinte...
-Hey... doucement... je t'aime et je vais t'aimer quand même si tu as tes règles... on va réessayer le mois prochain... c'est tout...
C'est cool de faire les essais bébés !
-Je ne veux pas te décevoir...
Elle se mettait trop de pression.
-Bella... est-ce que ton frère a arrêté d'aimer Rosalie parce qu'elle ne devenait pas enceinte rapidement ? Est-ce que James aimes moins Victoria parce qu'elle ne pourra peut-être jamais devenir enceinte ?
-Non...
-Pourquoi, je ne t'aimerais plus si tu ne devenais pas enceinte dès le premier mois ? Arrêtes de te faire des films, Bella... je t'aime et je t'aimerai toujours...
-Tu dis ça pour me faire plaisir...
Mon vieux, va falloir sortir le grand jeu !
-Ok, je vais devoir prendre les grands moyens... soufflais-je en approchant mes lèvres de son corps.
Je la fis tourner sur le dos et m'installai sur mon flanc.
-Ferme les yeux... (smack) laisse-moi te faire du bien... (smack) laisse-moi te montrer... (smack) combien je t'aime... (smack), murmurais-je à travers ses baisers.
Elle fermai les yeux et se laissa entraîner par la sensation de mes lèvres sur sa peau. Je commençai par embrasser son front, ses yeux, ses joues, son cou, inspirant profondément son odeur. Je continuai de la parsemer de baisers de mes lèvres douces, sur sa poitrine, son épaule, son bras, descendant jusqu'à ses doigts pour revenir en sens inverse sur l'autre bras, du bout de mes doigts en remontant jusqu'à son épaule, passant ma langue sur sa clavicule pour me diriger vers le centre de ses seins.
Je voulais qu'elle sache tout l'amour et toute la tendresse que j'avais pour elle.
Ma langue traîna entre ses deux monts laiteux et elle laissa échapper un soupir de plaisir. Ses pointes se durcirent sous les frissons provoqués par mon souffle. J'avais envie de les gober et les mordre mais je me retins. Je voulais lui faire l'amour lui montrer à quel point je l'aimais. Je voulais qu'elle sente qu'elle était importante et que je l'aimais avec la tendresse et les baisers.
Je cajolai la peau de son ventre avec le bout de mon nez, m'y attardant plus longuement que le reste de son corps, laissant des bisous en descendant vers sa hanche droite, sa cuisse, son genou pour finir sur son pied pour revenir sur l'autre côté et remonter de la même façon.
Arrivée à sa cuisse, je glissai ma langue vers l'intérieur et timidement je passai sur son sexe, embrassant son pubis chastement, remontant en ligne droite jusqu'à sa bouche pour prendre ses lèvres dans un baiser doux et sage en me plaçant entre ses jambes, les écartant avec mon genou. J'appuyai mon corps doucement contre le sien en l'embrassant de la plus sensuelle des façons. Ma langue se glissa doucement entre ses lèvres pour venir caresser son palais, de la pointe, pour ensuite chercher la sienne et les faire se frotter l'une contre l'autre.
Elle forçai le baiser en faisant une pression sur mes lèvres, mais je brisai le baiser en riant. Elle en voulait plus, elle voulait prendre le contrôle, mais moi, j'avais un autre plan. Je voulais être celui qui dirigeait cette étreinte. Elle ouvrit les yeux.
-Du calme, ma belle… JE suis celui qui te montre combien je t'aime… referme tes yeux…
Elle s'exécuta. Les sensations étaient trop bonnes et je la sentais très excitée. Je retournai à mes baisers sur sa peau, mais ils se firent plus sexe… visant principalement à la faire se sentir belle et à l'exciter au plus haut point. M'attardant d'abord sur ses seins, les cajolant de ma langue pour les faire durcir encore plus. J'adorais les voir aussi érigés pour moi. Je les titillai, enroulant ma langue autour avant de les prendre chacun leur tour pour les suçoter longuement.
-Edward… souffla-t-elle en mettant ses doigts dans mes cheveux. Je les lui enlevai presqu'ausstôt en les plaçant au dessus de sa tête, mettant son visage devant le mien.
-Tu me laisses faire… je veux te faire l'amour… je veux que tu sentes que je t'aime… je veux juste que tu profites de la situation… je veux te vénérer… je veux te cajoler… je veux te faire du bien… je veux te faire jouir… je veux t'entendre soupirer mon nom, murmurer que c'est bon, crier ton plaisir, hurler ta jouissance…
Elle hocha simplement la tête.
Je recommençai mes baisers sur ses seins là où je m'étais arrêté. Toujours en douceur, j'embrassai ses tétons et elle se cambra sous la sensation. J'ajoutai des caresses avec mes mains sur ses cuisses. Encore une fois, je descendis vers son ventre et en aspirai la peau entre mes lèvres.
-Je t'aime Bella…
Je fis tournoyer ma langue dans son nombril et embrassai, embrassai, embrassai longuement sous son nombril. Je descendis vers son intimité que j'embrassai, d'abord comme si c'était sa bouche, j'ouvris ses lèvres intimes avec ma langue pour l'y insérer doucement, langoureusement.
-Oh mon dieu… soupira-t-elle, me faisant sourire contre son sexe.
Je mis plus d'entrain, la léchant pour finalement trouver son clitoris et l'aspirer entre mes lèvres. Je poussai mes doigts vers l'entrée de son vagin et je commençai à y faire des va et viens. Elle leva ses hanches pour chercher encore plus de friction, mais encore là, je l'immobilisai avec mes mains.
-Plus Edward… je te veux en moi…
Je donnai un dernier coup de langue sur son clitoris et je me relevai pour enlever mon boxer où pointait mon érection. Je revins vers elle et repris ma place entre ses jambes me couchant sur son corps, tout en mettant mes mains à plat sur ses mains, les faisant remonter jusqu'au dessus de sa tête, entrelaçant nos doigts. Je nichai mon visage dans son cou. Mon sexe frottait doucement contre le sien sous mes mouvements de bassin. Elle bascula le sien et j'entrai en elle d'un coup.
Hummmm !
-Oui… Edward…
-Relève tes jambes… je veux allez plus loin…
Toujours plus loin !
Elle releva ses jambes en pliant ses genoux le plus haut qu'elle le pouvait. J'entrai plus profondément et frappai contre son point G.
-Encore… oui… c'est si bon… murmura-t-elle.
Je sortis presque complètement et revint doucement pour frapper à nouveau au fond de son ventre. Je gardai longuement ce rythme faisant monter la jouissance. Je me relevai pour m'appuyer sur mes avant-bras et augmentai la puissance de mes poussées en elle, tout en gardant la langueur. J'aimais bien prendre mon temps. Garder une cadence lente. C'était différent, mais tout aussi bon.
-OUI… comme ça… ENCORE… Edward…
Son visage commençait à prendre les formes de son orgasme et je la trouvais encore plus belle.
-Laisse-toi aller… t'es tellement belle…
Je continuai mes mouvements et je la sentais encore plus proche de jouir. Elle s'accrocha à mon cou fortement.
-J'en peux plus… fais-moi jouir Edward… plus vite… plus fort…
C'était le signal que j'attendais, la demande ultime. Je n'en pouvais plus de tenir le rythme, je risquais de jouir avant elle d'une seconde à l'autre.
Je lui souris et l'embrassai en accélérant le mouvement. Je frappais fort et vite, gardant un rythme endiablé. Son bassin se levait pour venir à ma rencontre à chacune de mes coups de rein. Elle haletait, elle était en sueur. Elle gémissait sans cesse était proche, tellement proche. Je sentais ses parois intimes se resserrer autour mon sexe palpitant.
-Oh seigneur EDDWAAARRDDD…..
-C'est ça… oui… BEEELLAAAA
Comme à mon habitude, je bougeai encore en elle après avoir éjaculé, prolongeant notre jouissance qui avait été forte. Elle tremblait sous moi. Je me laissai tomber sur le côté et je regardai son visage à la hauteur du mien. Elle me sourit. J'espérais qu'elle avait une fois de plus compris à quel point je l'aimais.
-Je t'aime Bella… n'en doute plus jamais…
Elle hocha la tête et les larmes coulant sur ses joues, elle se blottie dans mes bras alors que je mettais la couette sur nos corps repu de plaisir et d'amour. Je me doutais bien que les hormones se bataillaient dans son corps et j'espérais que c'était parce qu'un petit bébé y était bien au chaud et non parce que ses règles allaient débarquées.
Voilà un autre chapitre qui s'achève !
A bientôt j'espère !
isasoleil
