Amy Keira : lol oui l'histoire ne devait pas être très claire, avec les chapitres inversés ! Cette fois-ci je n'en poste qu'un alors ça devrait aller... ;-)
Vert Emeraude : Drago est un romantique qui s'ignore... lol
la-shinegami : allez voilà la suite ! Choisis bien la musique qui va avec ou tu pourrais le regretter ! ;-)
Llily.B : oui je sais que Drago fait pitié, mais ne me dis pas que tu n'as jamais eu envie de faire un truc complètement débile pour quelqu'un ! Merci pour toutes les reviews, et j'espère que tu trouveras les réponses à tes questions...
emy black : merci beaucoup pour ta review ! Contrairement à Llily. B je crois que tes questions resteront sans réponse, mais tu peux me soumettre quelques idées ! lol
baby marie : merci bien ! Ne t'inquiète pas ça approche... ça approche... ;-)
Micy : je te l'ai déjà dit, mais merci ! lol
Yshtia : oui c'est vrai que je ne donne pas dans les relations sexuelles débridées, mais j'espère que la suite te plaira quand même. Merci, en tout cas !
Bon ce chapitre est je crois mon préféré. On n'a peut-être pas les mêmes goûts mais j'espère que vous l'aimerez !
La fuite
Ce qui frappa Harry quand il s'éveilla le premier jour des vacances, c'est le silence inhabituel qui régnait dans la tour des Gryffondor, silence qui n'était troublé que par les ronflements réguliers de Ron, à sa gauche.
Il se leva et alla regarder par la fenêtre. Le parc était encore endormi, mais de la fumée s'échappait déjà en volutes paresseuses de la cheminée de Hagrid. La porte de sa cabane s'ouvrit soudain et le garde-chasse en sortit. Il regarda autour de lui d'un air que Harry trouva suspicieux – mais il était trop loin pour en être certain. Puis Hagrid s'éloigna vers la Forêt Interdite.
Espérant intérieurement que Hagrid n'avait pas mis sur pied quelque nouvelle étude d'un animal plus dangereux qu'intéressant, Harry descendit dans la salle commune attendre que Ron se réveille.
Alors qu'ils se rendaient dans la Grande Salle, les deux amis croisèrent le professeur Rogue qui traversait le hall à grandes enjambées et dont l'humeur semblait encore plus sombre que d'ordinaire. Celui-ci leur jeta un regard méprisant, mais il parut se souvenir de quelque chose et se dirigea vers eux, le pas vif et l'air menaçant.
- Si j'étais vous je cesserais tout de suite d'arborer ce sourire suffisant. Vous n'auriez jamais gagné le match si nous ne l'avions pas décidé.
Sur ce, il s'éloigna vers les cachots.
Ébahi, Ron se tourna vers Harry.
- Qu'est-ce qui lui prend ? Ça fait plus de deux semaines qu'il a eu lieu, le match ! Pourquoi il dit ça ?
- Il n'a pas dû s'en remettre, suggéra Harry en haussant les épaules.
Cela faisait longtemps qu'il ne cherchait plus à comprendre ce qui poussait Rogue à le martyriser.
- Alors tu penses qu'il mentait ? insista Ron. Quand il a dit que les Serpentard nous avaient laissés gagner ?
- Bien sûr, assura Harry.
Mais il se promit d'en toucher un mot à Malefoy.
- Dragooo !
Drago se réveilla en sursaut. Il se laissa tomber à bas de son lit et se dirigea à tâtons vers la porte de son dortoir.
- Quoi ? grogna-t-il.
- Tu viens petit-déjeuner ? lança la voix stridente qui l'avait si brusquement tiré des bras de Morphée.
- Mais qui me parle ? grommela-t-il.
Il reconnut alors le rire de hyène qui accueillit sa réponse, mais au lieu de se jeter par la fenêtre pour lui échapper, il marmonna :
- J'arrive.
Bon sang, mais qu'est-ce qu'elle fait là ? Il avait pourtant cru qu'il était le seul Serpentard à demeurer à l'école pendant les vacances de Pâques.
- J'ai appris que tu restais, et comme tous les autres partaient j'ai décidé de te tenir compagnie, expliqua-t-elle quand il lui posa la question entre deux gorgées de thé, un peu plus tard. C'est formidable, deux semaines tous seuls !
- Formidable, oui, acquiesça-t-il d'un ton qui suggérait qu'il aurait été plus agréable de s'enfoncer des écailles de Vert Gallois dans les yeux.
À voir son expression lugubre, il aurait été clair pour tout un chacun que Drago pensait l'exact contraire de ce qu'il venait de dire, mais Pansy était apparemment hermétique à l'ironie.
- Qu'est-ce qu'on va faire, ce matin ? continua-t-elle joyeusement.
- Sauter de la tour d'Astronomie ? proposa Drago.
- Pardon ?
- Rien.
- On dirait que personne n'a voulu rester à l'école, regarde, les autres tables sont presque vides, fit remarquer Pansy.
Machinalement, Drago jeta un coup d'œil à la table des Gryffondor, mais il n'y trouva pas celui qu'il aurait aimé voir. Pansy se leva d'un bond et lança joyeusement :
- Tu as fini ? Je voudrais te montrer quelque chose.
Drago la suivit jusqu'à leur cachot, où elle insista pour qu'il s'asseye près de la cheminée.
- Je reviens dans un instant, assura-t-elle avant de s'échapper vers son dortoir.
Perplexe, Drago attendit dix minutes en se demandant ce que Pansy pouvait bien avoir à lui montrer.
Mais s'il l'avait su, il aurait filé comme le vent avant même qu'elle ne soit revenue dans la salle commune. Quand Pansy réapparut, elle était affublée d'une robe violette ridiculement courte et profondément décolletée. Dragon bondit hors de son fauteuil et put se rendre compte qu'elle était chaussée de mules à plumes assorties.
- Elle te plaît, Drago ? minauda-t-elle.
- Mais… Pansy…, bredouilla Drago, affolé. Je… enfin… mais qu'est-ce qui te prend ?
Il n'avait cessé de reculer en parlant et ne s'arrêta que lorsqu'il se retrouva dos au mur.
- J'ai acheté cet ensemble pour toi, Drago. Pour te faire plaisir, ajouta Pansy d'une voix qu'elle imaginait sûrement langoureuse mais qui était en réalité plutôt effrayante.
- Ah.
Drago déglutit avec peine.
- Je croyais qu'on en avait déjà discuté… On est amis, voilà tout…
- Allons, Drago, nous savons tous les deux que ce qu'il y a entre nous est plus fort qu'une simple amitié.
- Ah bon ? fit Drago, essayant de gagner du temps pour trouver un moyen d'échapper à cette furie.
- Absolument.
Pansy avait les yeux anormalement brillants, comme si quelques gouttes de Whisky Pur Feu n'étaient pas étrangères à ce comportement pour le moins déroutant.
Drago se jeta sur la porte et prit ses jambes à son cou. Arrivé au pied des escaliers il s'arrêta un instant, pour vérifier que Pansy ne le suivait pas, mais il l'entendit alors hurler son nom et un grondement caractéristique lui apprit qu'elle s'était lancée à sa poursuite.
Drago monta quatre à quatre les marches, et se mit à regarder à droite et à gauche, désespéré. Où se cacher ? Dans les étages. Il avait appris à s'y repérer, depuis le début de l'année, mais Pansy s'y perdrait sûrement. Il n'aurait jamais cru que ses fréquents voyages jusqu'à la bibliothèque l'aideraient un jour à échapper à une fille en robe provocante qui lui courait après. En fait, il n'aurait même jamais cru être un jour poursuivi par une fille en robe provocante. S'il n'avait pas été aussi paniqué, il se serait sûrement amusé de la situation ; mais pour le moment, il y avait plus urgent.
Mais il avait beau courir aussi vite qu'il le pouvait, Pansy semblait infatigable et lui collait toujours au train.
Au détour d'un couloir il aperçut une silhouette, quelques mètres plus loin, qui attendait visiblement quelqu'un. Il ne pouvait en croire ses yeux ; c'était Potter. Quelle coïncidence. C'est à croire que quelqu'un fait tout pour qu'on se rencontre tout le temps.
Il s'arrêta à la hauteur du jeune garçon et profita de ces quelques instants de répit pour reprendre son souffle, plié en deux, les mains sur les genoux.
- Tout va comme tu veux, Potter ?
- Euh, oui, mais manifestement ce n'est pas le cas pour toi, répondit Potter, étonné.
Drago jeta un coup d'œil derrière lui et, ne voyant nulle part Pansy, expliqua brièvement, hors d'haleine :
- C'est Pansy… elle me court après.
Une lueur amusée se mit à danser dans les yeux de Potter. Bon sang, Drago n'avait jamais remarqué à quel point ces yeux étaient fascinants…
- Tiens, Malefoy, puisque tu es…
C'est à ce moment qu'un bruit de cavalcade résonna dans le couloir.
- Viens ! lança Drago en attrapant la main de Potter.
- Mais… ? fit celui-ci, abasourdi.
Mais il se laissa entraîner, et assurément ils devaient offrir un bien curieux spectacle, à cavaler dans les couloirs en jetant des coups d'œil angoissés par-dessus leur épaule. Enfin, Potter s'exclama :
- Attends !
Drago s'arrêta, et Potter souleva une tapisserie qui dissimulait une porte. Il la tint ouverte pour que Drago s'engouffre dans la pièce, et le suivit à l'intérieur.
Harry baissa les yeux vers sa main, que tenait toujours celle de Malefoy. Curieusement, il n'en ressentait pas tellement de gêne. C'était même plutôt agréable. Mais Malefoy se méprit et la lâcha en marmonnant :
- Oh. Pardon.
- Non… commença Harry.
Inexplicablement, il aurait voulu garder la main de Malefoy un peu plus longtemps dans la sienne ; mais il n'allait pas la reprendre maintenant, ce serait ridicule. Il essaya d'avoir l'air dégagé et demanda :
- Alors, qu'est-ce que Pansy te voulait ?
- Je n'en sais rien, répondit Malefoy, l'air sincèrement déboussolé. Elle m'a dit de l'attendre, et elle est réapparue dans cette… robe… Et elle m'a dit qu'il y avait plus que de l'amitié entre nous…
À ces mots Harry éprouva un petit pincement au cœur, mais il n'en laissa rien paraître.
- … et quand je me suis enfui, elle m'a suivi, termina Malefoy.
Devant l'expression effarée de Malefoy, Harry ne put s'empêcher de rire.
- Si tu voyais ta tête ! lança-t-il joyeusement.
Malefoy grogna pour la forme, mais Harry sentit bien qu'il n'était pas vraiment vexé. Comme mue par une volonté propre, sa main s'avança alors en direction du visage du Serpentard pour essuyer délicatement le dessus de sa lèvre supérieure.
Réalisant ce qu'il venait de faire Harry s'exclama, horrifié :
- Pardon ! Je… je ne sais pas ce qui m'a pris. Tu avais de la transpiration…
Malefoy se contenta de le regarder en souriant.
- Tu es vraiment un drôle de type, Potter, dit-il enfin.
Le visage de Harry s'empourpra, ce qui poussa Malefoy à lui donner une bourrade amicale.
- Allons, ne rougis pas comme une jeune fille, ce n'était pas vraiment un compliment, tu sais.
Mais son ton démentait ses paroles, et Harry eut une soudaine bouffée de chaleur.
- Au fait, fit-il pour changer de sujet, Rogue m'a dit quelque chose de très bizarre, tout à l'heure. Il a dit que vous aviez fait exprès de perdre le match. C'est simplement parce qu'il est déçu, hein ?
- Euh, oui, sans doute, acquiesça Malefoy sans grande conviction, le regard fuyant.
- Est-ce que tu me cacherais quelque chose, Malefoy ? demanda Harry, soudain suspicieux.
L'atmosphère venait de se refroidir.
Malefoy poussa un profond soupir. Il sembla considérer un instant la question, puis se mit à faire les cent pas.
- J'ai truqué les penalties.
- Quoi ? s'écria Harry.
- J'ai lancé un Tarantallegra à Baddock pour qu'il laisse passer le souafle de Crivey.
Harry était bouche bée.
- Mais pourquoi ? réussit-il à articuler après un moment.
- Nous on doit encore jouer contre les Poufsouffle, et je sais qu'on va gagner. Mais vous, il vous reste un match contre Serdaigle, et ils pourraient très bien vous battre. Or, si je vous laissais gagner contre nous, on était sûrs de se retrouver en finale, toi et moi.
Harry, bouche bée, réfléchit quelques secondes à ce que Malefoy venait de lui révéler, puis il laissa éclater sa fureur.
- Mais qu'est-ce qui t'a pris ? Tu crois qu'on n'est pas assez bons pour battre Serdaigle ? Tu as eu pitié de nous, c'est ça ?
L'arrogance de Malefoy dépassait tout ce qu'il avait pu imaginer. Il n'arrivait plus à prononcer une phrase. Les mots venaient en désordre dans sa tête, et pour évacuer sa colère il donna un coup de pied dans le mur.
Malefoy croisa les bras et attendit patiemment. Quelques minutes plus tard, il ajouta :
- J'ai failli ne pas avoir besoin d'ensorceler Baddock. Qu'est-ce que tu as dit à Weasley pour qu'il soit si efficace sur la fin ?
Harry lui lança un regard torve.
- Je lui ai dit que toi et moi, nous étions devenus amis, et que je voulais que ton équipe gagne pour ne pas te faire de peine.
Malefoy hocha pensivement la tête.
- Bien joué, dit-il.
- C'était un mensonge, bien sûr, ajouta amèrement Harry, car nous ne sommes pas amis. Les amis se font confiance, ils ne cherchent pas à saboter le travail des autres.
Cette fois ce fut à Malefoy d'exploser.
- Oh, mais arrête ton numéro ! Si tu cessais un peu de ne penser qu'à toi, toujours à toi, tu comprendrais !
- Qu'est-ce qu'il y a à comprendre ? cria Harry. Que tu ne me crois pas capable de battre les Serdaigle et que tu as voulu me donner un petit coup de pouce parce que tu doutes de moi ?
- Tu comprendrais ce que ça représente pour moi ! hurla Malefoy encore plus fort.
Harry se figea subitement. Malefoy reprit d'une voix un peu plus douce, bien que ses yeux étincelassent toujours de colère :
- Tu sais très bien ce que le Quidditch représente à mes yeux. Enfin non, tu ne le savais peut-être pas, puisqu'on ne se parlait pas beaucoup, avant… mais c'est vraiment la seule chose qui me permet de tenir le coup jusqu'à la fin de la septième année, je te le jure. Maintenant tu le sais, continua-t-il après quelques secondes, alors réfléchis un peu. Je t'ai donné la victoire. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Harry se mordit la lèvre. Il voulut dire quelque chose, mais une fois encore ne parvint pas à trouver les mots justes. Il leva la tête et rencontra les yeux de Drago ; ceux-ci étaient étrangement brillants.
Malefoy haussa les épaules d'un air maussade et détourna le regard. Harry s'approcha de lui et, presque violemment, se jeta sur lui pour le serrer dans ses bras l'espace d'une seconde.
Quand il le lâcha, il avait l'air encore plus surpris que Malefoy.
- Bon, eh bien, je crois que je vais y aller, dit-il d'une voix rauque. Ron doit se demander où je suis passé.
Drago le regarda s'en aller sans faire un geste pour le retenir. Il aurait bien voulu, mais il sentait que Potter était perturbé.
Tout d'abord il n'avait pas pu en croire ses oreilles ; il n'avait pas du tout prévu de vider son sac de cette manière. Mais finalement la réaction de Potter avait été plutôt positive.
D'un autre côté, il venait de lui révéler sa faiblesse. Vaguement inquiet, il espéra que cela ne lui jouerait pas de tour.
Mais il avait d'autres préoccupations : il n'allait quand même pas passer la journée dans ce débarras. Mais dehors, il risquait de tomber sur Pansy. Il ouvrit la porte avec précaution, passa la tête par l'entrebâillement : la voie était libre.
Il eut alors l'idée d'aller voler un peu au terrain de Quidditch. Ça le détendrait, et Pansy ne traînait jamais dans ce coin-là.
Harry ne trouva pas Ron. Il retourna aux toilettes dans lesquelles il l'avait laissé, mais il eut beau crier son nom à tue-tête dans le couloir, retourner deux fois à la salle commune, personne ne l'avait vu. Aussi décida-t-il de rendre une petite visite à Hagrid.
Il était presque arrivé à la cabane quand la porte s'ouvrit d'un coup, et une créature de trente centimètres de haut, velue au possible, en sortit en bondissant. Harry se figea sur place. Il ne savait pas de quoi il s'agissait, mais rien de ce qui avait plus de poils que lui et qui sortait de la cabane de Hagrid ne lui inspirerait jamais confiance.
La créature tourna sa grosse tête grise vers lui et s'élança dans sa direction. Hagrid sortit à son tour et hurla :
- Attention ! Ne le laisse pas atteindre ton ombre !
Harry se mit à courir. Il ne regardait pas où il allait et se retrouva soudain au beau milieu du terrain de Quidditch désert. En guise d'abri, il n'aurait pas pu trouver moins sûr. Il s'arrêta et réfléchit à toute vitesse, en prenant tout de même le temps de maudire Hagrid au passage ; avisant une porte en face de lui, il se précipita dessus.
Il s'adossa à la porte pour reprendre son souffle, et malgré ses yeux fermés sentit qu'il n'était pas seul.
- Décidément, on ne se quitte plus, lança une voix amusée.
Malefoy se tenait devant lui, torse nu, une serviette à la main. Son balai était posé sur un banc.
- Oh, p-pardon ! s'exclama Harry, horrifié. Désolé ! ajouta-t-il avant de ressortir en tout hâte du vestiaire des Serpentard.
Mais, avisant la bête qui galopait vers lui, il comprit qu'il aurait mieux fait d'y rester ; quitte à choisir entre deux créatures sans vêtements, au moins Malefoy n'aurait pas essayé d'attenter à sa vie. Il courut vers les vestiaires voisins des Gryffondor, où il demeura jusqu'à ce qu'il entende Hagrid lancer à la cantonade :
- C'est bon, Harry ! Le danger est écarté !
Quelques minutes plus tard il risqua un œil hors de sa cachette. Son cœur battait la chamade, mais ce n'était pas qu'à cause de la course-poursuite.
Troublé, essayant de ne pas penser au torse finement dessiné de Malefoy, il se mit en route vers le château. Tout à coup, il n'avait plus tellement envie d'aller voir Hagrid.
Il allait plutôt retourner dans la tour de Gryffondor, et lire L'Amour pour les sorcières débutantes. Ou se plonger la tête dans un seau d'eau froide.
Drago prit une longue douche chaude et se rhabilla sans se presser. Ces vacances démarraient sur les chapeaux de roue. Peut-être pourrait-il proposer à Potter d'aller se balader à Pré-au-lard, un de ces jours ? En tout cas, quoi qu'ils fassent, il voulait profiter de ces deux semaines pour se rapprocher de lui.
Mais à peine eut-il mis un pied sur le terrain qu'un hibou se précipita vers lui. Il lui lâcha une lettre sur la tête et s'éloigna à tire d'ailes.
Drago avait reconnu l'oiseau, mais il retourna machinalement l'enveloppe pour y découvrir le sceau des Malefoy.
Fils,
Nous avons été très étonnés que tu ne désires pas revenir à la maison pour les vacances. Inutile de te préciser que ta mère est effondrée. Aussi te demanderai-je de bien vouloir rentrer. Nous te voyons assez peu comme cela durant l'année, le moins que tu puisses faire est de rentrer quand tu en as l'occasion.
De plus, certains faits étranges m'ont été rapportés, et je souhaiterais avoir une conversation avec toi.
Tu prendras le Magicobus demain. Nous t'attendons pour le déjeuner.
L. Malefoy
- Aïe, dit tout haut Drago. Des ennuis en perspectives.
Il ne savait pas pourquoi son père voulait le voir, mais le ton de la lettre n'augurait rien de bon – non pas qu'il ait jamais été très affectueux dans leurs relations, épistolaires comme physiques – mais ce courrier en particulier paraissait encore plus sec que d'habitude.
Après tout, il serait aussi bien chez lui ; il échapperait à Pansy, et laisserait à Potter le temps de réfléchir.
Il fourra la lettre dans sa poche et alla préparer son sac.
Dans ce chapitre se trouve une phrase montrant que l'honorable Sevy Rogue est bien un Serpentard. Saurez-vous la retrouver ?
