Disclaimer : Kuroko no Basuke et son univers ne m'appartienne pas, aussi, je ne fais aucun bénéfice sur cette fiction.

Information : Ce texte a été écrit pour le cadre du calendrier de l'avent 2018. J'espère qu'il vous plaira, même si Kuroko's basket est terminé depuis longtemps. Ceci est le troisième extra. J'espère que ses petits éléments en plus vous plairont.


Mot du jour : Le petit copain

Les fins de semaine sonnaient comme une libération chez le fantôme de Seirin. Il pouvait se détendre de ces longs entraînements infernaux que lui imposait Riko. Néanmoins, ce qui lui plaisait durant ses deux jours, c'était de prendre le train et rejoindre l'autre moitié de son âme.

Chaque week-end, Tetsuya et son petit ami se retrouvaient à la gare, au milieu de la foule. Ce dernier parvenait toujours à le localiser malgré son manque de présence ou ses compétences de prestidigitateur. Quand ils étaient sur le terrain, ils étaient rivaux. Ils appartenaient tous les deux à une équipe différente.

Tetsuya ne s'attendait pas à ce qu'un jour, Kazunari lui déclarait ses sentiments.

L'adolescent patientait depuis dix minutes. Il s'était posté devant un pilier en béton pendant ce temps. Son partenaire de vie ne l'avait jamais déçu depuis qu'il s'était confessé sa flamme. Comme tout le monde, il aurait supposé son attirance auprès d'un autre membre de la génération miracle, ils s'entendaient déjà si bien. Malgré tout, ce fut lui qu'il avait choisi.

L'horlogue avait fait un tour et Tetsuya n'avait pas remarqué le retard conséquent. Il était plongé dans son livre, accroupi.

Une ombre lui cacha la lumière et il leva son nez de son light novel. L'instant d'après, il sourirait.

— Désolé pour le retard, Tetsu, annonça son petit ami. Ma sœur m'avait retenu en voulant savoir avec qui je passais mes après-midi.

— Ce n'est pas grave, Kazunari. J'ai avancé mon nouveau livre.

— Toujours un light novel ?

— Oui, j'essaye un nouveau genre.

— C'est lequel, cette fois-ci ?

Tetsuya sourit avec malice, avant de poser son marque-page. Il lui présenta la quatrième couverture. Kazunari lit le résumé et rougit progressivement. Puis, il le lui rendit.

— Non, mais maintenant tu te mets à lire ça, petit pervers.

— Oui, rétorqua Tetsuya, amusé. C'est assez surprenant comment les filles voient la relation entre hommes.

— Des fois, tu as des lectures trop flippantes. Ne te penche pas trop dessus, je te signale qu'on a fait bien pire ensemble.

Tetsuya détourna les yeux pour éviter de rougir à l'évocation de leurs ébats amoureux. Il rangea son livre, de peur que Kazunari le jette à la poubelle. Puis, il posa son bras contre son dos.

Le couple sortit rapidement de la gare.

— De toute façon, je ne suis pas un pervers.

— Alors. Ne sois pas en colère. C'était une façon de le dire, rétorqua Kazunari peiné par le ton chagriné de son amoureux. En plus, on ne fait que sortir aujourd'hui.

Tetsuya acquiesça, puis il regarda autour de lui.

— Je t'avoue que j'ai bien envie de recommencer avec toi.

— Ça me fait penser. Mitobe et Koganei, dans mon club, ils l'ont fait cette semaine.

Kazunari se pétrifia, incapable de comprendre la raison de ce changement de sujet. Puis, il sourit.

— C'est une invitation, mon petit fantôme aimé ?

— je dis ça, comme ça, mon faucon d'amour.

L'instant d'après, ils se mirent à rire tous les deux. Puis, Kazunari le prit sous le bras en s'imaginant. Un jour, ils pourront se tenir la main dans la rue, sans honte. En attendant, ils devaient se comporter comme des amis qui profitaient de leur week-end.