0O0O0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0
Murtagh se trouvait derrière le trône avec Thorn, finit de distribuer différent ordres aux soldats qui s'en remettait à lui, signa plusieurs décrets et appliqua plusieurs sceaux avant de se tourner vers Thorn coucher derrière lui qui s'ennuyait à mourir et somnolait, à la fois patient et taciturne. L'esprit du dragonnier et son ami détectèrent en même temps la présence de la porteuse. Murtagh nota avec intérêt que pour une fois, sa conscience semblait presque abordable et déchiffrable, contrairement aux dernière fois où le jeune dragonnier ne pouvait détecter la moindre émotion. Il se décala légèrement et jeta quelques coup d'œil se sentant vaguement concerné par la personne qui auparavant avait été une de ses missions et qui maintenant l'intriguait de plus en plus. Les émotions et les souvenirs que son esprit avait évoqués quelques minutes auparavant avaient éveillé en lui un intérêt passager et profitant de cette occasion, un avait scruté le moindre détaille sans toute fois avoir le moindre contacte avec la conscience de la concernée
La jeune fille se trouvait à présent devant le roi, droite, le menton relevé et une lueur à la fois inquiète et méfiante dans les yeux, la porteuse attendait. Elle était vêtue de vêtement de cuir qui dessinait sa silhouette et ses courbes, ses cheveux rapidement attaché n'enlevaient rien à son aura particulièrement étrange qui suscitait chez les deux compagnons une distraction pour le moins déjà plus intéressante que leurs occupations habituelles ; signer des papiers ou attendre pendant toute la journée son dragonnier en dormant.
Murtagh laissa son esprit vagabonder nonchalamment dans la pièce en attendant que le roi se mette à parler. Ses yeux clairs lancèrent un regard rapide à son dragon qui fermait les yeux paresseusement, même si le dragon était en apparence laxiste et détendue, il savait parfaitement qu'il n'en était rien. Thorn restait attentif à tout mouvement ou bruit autour de lui, comme n'importe quel dragon digne de ce nom.
0O0O0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0
Galbatorix plongea ses yeux dans ceux de la jeune fille et déclara d'un ton galant, frôlant presque la politesse :
- Soit la bienvenue, Sirha, je t'ai fait demander car je souhaitais t'informer de la tournure que prendrais les évènements. Comme on a dû te l'apprendre, tu vas suivre un entraînement de haut niveau avec un maître qui t'enseigneras les sciences, le maniement des armes et bien d'autre savoir plus passionnant les uns que les autres.
Le monarque se tue et la porteuse, tentant toujours de calmer la pierre qui bouillonnait en elle, retrouvait la force de déglutir et de déclarer d'un air qui se voulait naturel et décontracté :
- En quel honneur ?
Sa voix avait claquée sous l'effet de sa nervosité et pendant un instant, la jeune fille craignit que le roi en prenne ombrage mais ce qui ressemblait maintenant à un sourire, se dessina sur son visage, hypnotiseur :
- Par le biais de ton médaillon et donc par ta présence, tu as contribuée à la guérison de mon dragon, nous t'en saurons éternellement reconnaissant. Ils nous à semblé évident que tu pourrais rester à nos côtés pour participer au gouvernement de l'Alagaesia. Tu vas donc recevoir un savoir correspondant à tes futures fonctions.
Ses yeux noirs hypnotisaient la porteuse qui secoua brièvement la tête, qui, à l'idée que son avenir se jouait à cette simple conversation – que Galbatorix dominait largement.
- Et si je n'en veux pas ?
La phrase avait fusée, surgissant brusquement des pensées de la porteuse que le médaillon, par ses pulsations agressives et affolée avait poussée à une nervosité et à une vivacité peu commune qui avait quittée la jeune fille ces dernières semaines.
Galbatorix se pencha légèrement en avant et joignit les mains avec une expression de concentration intense sur le visage si bien que Sirha se demanda si cette fois elle n'allait pas subir le courroux royale et impitoyable du tyran mais celui-ci déclara d'un ton détaché :
- Récemment, nous avons décelé en toi un potentiel non négligeable et il nous a parut préférable de te garder parmi nous pour observer de plus prêt tes progrès ainsi que les éventuels talents que tu pourrais révéler. Tu pourrais accomplir tellement de chose, toute une vie t'attend ici et tu n'as plus rien dehors. Tu auras tout ce que tu désires.
Sirha demeurait crispé et extrêmement tendue. Le médaillon palpitait toujours en elle et ses contours commençaient sérieusement à la brûler la jeune fille qui sentait sa respiration difficile. Tout d'un coup une certitude s'incrusta au plus profond d'elle-même, le roi lui proposait une vie, Sirha ne manquerait plus jamais de rien mais par-dessus tout, ce que Galbatorix désirait était le pendentif. Elle le sentait. Sans savoir pourquoi, cette conviction restait encrée en elle avec une assurance inébranlable. Il le voulait. La pierre semblait lui murmurer cette rengaine incessante des milliers de fois par seconde, la jeune fille sentit monter en elle un sentiment protecteur et la brusque envie de s'éloigner le plus loin possible de cet homme qui voulait s'emparer de sa pierre. Maîtrisant ce sentiment incontrôlé qui hurlait dans le creux son oreille de fuir au loin, la porteuse comprit que le pendentif, à sa manière, lui faisait passer à elle seule ses sentiments. Cette perspective étrange qu'un objet puisse avoir des sentiments ne choquait même plus Sirha qui, actuellement était concentrée sur sa discussion avec le roi qui semblait attendre une réponse de sa part.
Auparavant, elle aurait refusé net la proposition de Galbatorix mais la porteuse était consciente que si elle se contentait de faire ce que lui demandait le roi, pour peu que cela fût dans ces moyens, la jeune fille serait tranquille et pourrait envisager un avenir. Mais sa haine, son dégout envers le roi et son entourage la retint de prononcer les moindres paroles, Sirha attendit la décision du roi sachant d'avance qu'elle n'avait pas vraiment le choix. Le menton abaissé, ses yeux figés dans l'attente de la délivrance faisaient contraste avec ses jambes plantées dans le sol et ses bras qui retombaient le long de son corps, inerte, et qui, en apparence, semblait détendus.
Galbatorix, pensif et souverain dans l'échange aisément dirigé par sa personne, passa sa main sur son menton avant de reprendre la parole en profitant du silence de son interlocutrice pour terminer son discourt :
- Bien, tu vas à présent rencontrer ton maître.
Il claqua brièvement des doigts en un mouvement impatient et une ombre immense s'agita derrière son trône. Cette masse sombre s'éveilla derrière la tenture tendue en travers de la salle et des bruits sourds de pas résonnèrent dans la pièce.
0O0O0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0
Thorn se leva et Murtagh se plaça devant lui de manière à être parfaitement visible, il avança jusqu'au trône en fixant la jeune fille qui, stupéfaite, semblait plus raide et figée que jamais. Elle lui lança un regard parfaitement significatif et le dragonnier remarqua avec intérêt – et une certaine satisfaction- qu'il arrivait désormais à détecter le sentiment général qui se dégageait de la conscience de la jeune fille. Pour le moment, elle manifestait une vague suspicion et un étonnement que le parjure ne manqua pas de relever. La jeune femme posa son regard sur Thorn et bien qu'en restait sur ses gardes comme à chaque fois qu'elle le rencontrait, elle parut étrangement moins agitée bien que son regard continuait de lacer des éclairs interrogatifs et méfiant envers sa personne.
- Murtagh va te conduire auprès de ton maître.
La porteuse changea immédiatement d'habitude et le jeune dragonnier remarqua qu'elle était presque soulagée qu'ils ne fussent pas là pour une autre raison, comme celle d'être leurs maîtres. Elle reposa ses yeux sur le roi avant de passer son regard sur les trois personnages présents.
Seul un hochement de la tête rapide, vif et sec leurs indiqua que la jeune fille avait compris les propos du roi. Murtagh avança alors et passa tout près d'elle, faisant voltiger quelques mèches de ses cheveux pendant que Sirha se mettait brusquement à fixer le sol, passant soudainement de la réalité à la mélancolie pendant seulement instant furtif. Elle pivota sur ses talons et s'engagea derrière le jeune homme d'un air absent pendant que Thorn faisait demi-tour pour se perdre dans l'obscurité, derrière le trône, tandis que le roi la regardait s'en aller d'un regard perdu en se grattant le menton.
0O0O0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0
Sirha emboita le pas rapide du dragonnier, s'efforçant de faire abstraction du fait qu'à chaque fois qu'elle se retrouvait devant un dragonnier, l'impression d'être percé à jour lui collait à la peau. Elle mit donc ses craintes, ses peurs et ses sentiments les plus intimes dans les recoins de son esprit, sans en mettre tout de fois assez pour provoquer ses migraines. Victorieuse, elle se sentait libérée d'un certain poids même si la jeune fille savait pertinemment que si elle n'avait mis qu'une infime partie de ses pensées dans ce refuge, leur présence finirait par déclencher un mal de tête. Sirha y avait longuement réfléchis la vieille et ne savait toujours pas à quoi était donné ce phénomène, la future duchesse en avait seulement conclu qu'elle était devenue dépendante de cette sensation de sécurité que lui prodiguait cette espace.
A présent, le porteuse avait rejoint le dragonnier et marchait à ses côtés légèrement en retrait pour ne pas être surprise par les brusques changements de direction de son guide. Les yeux rivés sur ses pieds ou plutôt ses bottes qui frappaient le sol à un rythme réguliers, presque ennuyant.
Sirha observa Murtagh à la dérobée ; ses deux mèches noires qui retombaient devant ses yeux lui donnait un air sombres et à travers ce voile obscure, deux diamants d'un azur qui jurait étrangement avec le visage pâle trop souvent teinté d'arrogance.
Les deux pupilles se rivèrent sur celle de la porteuse, la jeune fille fut frapper par la profondeur de ses yeux, en moins d'une fraction de seconde, Sirha avait littéralement été percutée par à la fois l'innocence et le pouvoir, la connaissance et par la résignation qui était apparut pendant un bref instant dans le regard du jeune homme. Mais une seconde plus tard, ses pupilles fouillaient dans les siennes avec un air perdue qui devint interrogatif. Sirha détourna immédiatement ses yeux pour les fixer devant elle d'un décidé, le dragonnier fit de même en regardant à droite puis à gauche avant de tourner dans un couloir étroit et sombre :
« Retient bien le chemin, je ne serais pas là tout les jours pour jouer les domestiques »
Sa voix avait pris un ton sarcastique et la porteuse se renfrogna en tentant de son mieux de mémoriser les innombrables tournant et escaliers qu'ils dévalaient à toute vitesse.
0O0O0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0
Pendant qu'ils s'enfonçaient dans les méandres de la forteresse, le jeune homme jetait quelques coups d'œil à la porteuse. Il n'y avait aucun doute, la jeune fille reconnaissait les lieux, en effet, ils se rapprochaient de la salle des tortures et la porteuse devenait visiblement nerveuse. Ses pas devenaient plus secs comme si elle se forçait d'avancer. Les points serrés, elle se rapprochait instinctivement de lui, se mettant juste derrière le dragonnier comme pour se protéger. Levant les sourcils, il poussant d'une main puissante une porte, le battant pivota et une pièce s'ouvrit devant lui.
0O0O0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0
« C'est ici, marmonna son guide d'un air impatient, percutant ses yeux d'un éclair azur. La jeune fille détourna des yeux pour tenter de voir l'intérieur tout en s'apercevant qu'elle s'était placé derrière le dragonnier d'un geste craintif, elle se reprit en redressant la tête et avança tout en ayant conscience que Murtagh attendait que la jeune fille rentre dans la pièce pour s'en aller, elle fit quelques pas téméraires et entra dans la salle. Murtagh s'en alla sans prononcer le moindre mot, claquant la porte derrière la porteuse qui sursauta.
Se tournant vers l'intérieure de la pièce, Sirha parcourue la pièce de yeux. Elle était plutôt grande, les murs en pierre- comme tous ceux de la forteresse- semblaient recouverts d'un liquide marron qui suintait, et à certains endroits, un mousse verdâtre et peu ragoutante en recouvrait la paroi. Enfin, au centre de la salle entièrement vide, se trouvait un vieillard appuyé sur une cane. Pas n'importe quelle canne. C'était, plus précisément celle que Sirha avait maintes fois utilisé lors de sa convalescence, elle reconnaissait sa courbure et ses motifs taillé avec une rare précision. Quand à l'espèce de mendiant, il dardait sur elle un regard curieux avec des yeux empreint d'une rare intelligence, néanmoins, ses guenilles et son apparence sales et médiocre interloquèrent la jeune fille :
« Vous êtes mon… maître ? » Interrogea-t-elle d'un air incrédule et stupéfaite.
Le vieillard plissa des yeux et déclara d'un ton philosophe :
- Cela dépend, qui est le maître et qui est l'élève, tel est la question ! De nombreux homme sont morts en tentant de trouver la réponse à cette énigme. Et toi, à quelle énigme est tu venue chercher la réponse ?
Sirha fronça les sourcils et releva le menton :
- Qu'êtes-vous sensé m'apprendre ?
Sa voix avait claquée, remplie de défis. Le vieillard sourit d'un air faussement contrit :
- Seulement ce que vous êtes capable d'entendre.
-Ou de supporter…
Un rire silencieux secoua son interlocuteur, puis, retrouvant son sourire hypocrite que la jeune fille commençait déjà à reconnaitre, il glissa une main sous sa cape et sortit de son fourreau une lame lisse et argenté donc le crissement métallique. Sirha se raidit mais le vieil homme avait déjà retournée l'arme et lui tendait le pommeau. D'un air méfiant, la jeune fille se saisit de l'épée dont l'extrémité retomba lourdement au sol, jamais Sirha n'aurait pensé qu'une lame puisse être aussi lourde. La porteuse rassembla toutes ses forces et la souleva sous l'œil critique de son mentor qui l'observait d'un regard ironique.
- Que sais-tu des dragons ?
- Rien, Marmonna la jeune fille tout en gardant de bonne distances avec l'homme, de mauvaise humeur et toujours méfiante envers celui, qui à présent la tutoyait sans aucune gène apparente.
Il fronça les sourcils et répliqua d'un ton indulgent :
- Fais un effort.
- Ce sont des… animaux ? Hasarda la Sirha d'un ton peu amène, souhaitant que sa leçon ne s'éternise pas.
Le vieillard leva les yeux au ciel, si bien que la porteuse rajouta d'un ton amer :
- Des choses, des bestioles…des monstres ?
- Pas exactement, sourit son maître, les dragons sont des créatures ancestrales les plus majestueuses et les plus puissantes que l'Alagaesia n'aie jamais connue, retient bien cela.
La jeune fille ne répondit pas, septique et en même temps vaguement intéressé sur le fait d'en connaître plus sur ses créatures qui, il fallait bien l'admettre, la fascinait.
- Leur couleur se décline à l'infinis, il n'en reste plus beaucoup en vie on peut même dire que cette espèce est sur le déclin. Ce sont des créatures très puissantes dont les capacités restent encore obscures. Ils se reproduisent en couvant des œufs, jalousement gardée par les femelles, très sauvages, et éclosent aux moments les plus propices. Un dragonneau atteint sa taille moyenne au bout de six mois, âge auquel il peut se reproduire, et cracher du feu. Il ne cessera jamais alors de grandir et gagner en envergure. Garde ton épée levée !
Sirha sursauta, absorbée par le discourt de son interlocuteur et bien que restant sur ses gardes, la jeune fille avait laisser retomber la lame au sol, pour soulager ses muscles endoloris par le poids de l'arme. Surprise par la brusque autorité de son mentor, la porteuse la redressa sans broncher, retenant une grimace en sentant son épaule droite se contracter.
Le vieil homme continua sa leçon sur un ton passionné qui, il faillait bien l'avouer, captiva Sirha. Sa méfiance s'apaisa quelque peu et sa curiosité dévorante envers les dragons fut presque satisfaite. Son mentor lui parla tout d'abord de ces créatures bien particulières et la porteuse l'écouta, septique avant de se prendre au jeu et tout en restant circonspecte, la jeune fille y participa :
- Donc un dragon n'est pas forcément lié à un dragonnier ? Interrogea-t-elle.
- Non, mais les seuls restés à l'état sauvage ont disparût de l'Alagaesia depuis plus d'un siècle.
- Pour quelles raison ?
Son mentor parût hésiter :
- Et bien, c'est-à-dire… qu'il y eu des guerres et d'innombrables bataille pour le gouvernement de l'Empire et la race à quasiment été exterminée.
-Pourquoi ? Demanda la jeune fille en fronçant les sourcils d'un air méfiant.
- Comment ?
- Pourquoi des personnes se sont battues pour régner sur l'Alagaesia ? Je veux dire qui ?
La perspective que Galbatorix eu des ennemis intéressa Sirha. D'une manière ou d'une autre, la jeune fille se sentait quelque part lié avec eux.
- Des hybrides, des rebelles.
- Et des elfes ? Demanda la porteuse incertaine, se rappelant des paroles que Murtagh avaient proféré dans les jours précédant son arrivée au château.
Le vieil homme leva un sourcil et déclara :
- Je n'étais pas sensé t'en parler avant un bon bout de temps mais puisque tu connais leur existence…
- Je n'y crois pas.
Son mentor ne releva pas mais un silence révélateur balaya son affirmation tel un coup de vent dispersant la poussière, Sirha répéta en détachant chaque syllabe:
- Je ne crois pas en ces choses.
Son mentor secoua la tête de gauche à droite d'un air désolé :
- Tu as vraiment l'esprit étroit.
La jeune fille explosa :
-Excusez-moi, de ne pas vous croire sur parole. Il ne me semble pas que nous nous connaissons depuis longtemps, nous n'avons pas été présenté et de plus vous connaissez sûrement les conditions et les raisons de ma présence ici, je ne verrais pas pourquoi je ferais confiance à un homme de Galbatorix -pour quoi que ce soit- même pour quelques fabulations enfantines.
Le vieil homme resta impassible, le regard fixé sur l'arme de la jeune fille qui avait de nouveau perdue de la hauteur. La porteuse jeta un rapide coup d'œil à son épée et la redressa, ignorant les faibles protestations de ses muscles. Contrairement à ce que Sirha pensait, le vieil homme ne se mit pas en colère, au contraire il sourit d'un air compréhensif et déclara d'un ton presque doux :
- Je ne te demande pas de me faire confiance, seulement d'écouter ce que je te dis. Après, tu feras de mes paroles ce que tu voudras, si tu ne comprends pas quelque chose, demande moi, je t'expliquerai. Si tu n'y mets pas du tien, ce sera désagréable et pénible pour toi comme pour moi, en revanche si tu prends cet apprentissage comme un plus pour développer ton potentiel, comprendre et donner un sens à ta vie, les jours te paraîtront moins long, tu n'aura plus l'impression d'être impuissante face au destin et d'être un jouet entre les mains d'autre personnes. Enfin, sache que je m'appelle Behosh, inutile de te présenter, je connais déjà ton nom.
Sirha resta muette pendant quelque seconde, apparemment, le vieil homme – pardon, Behosh- avait, lui aussi un caractère affreux, à la différence près qu'il savait garder son sang froid lorsque la situation dégénérait contrairement à la jeune fille qui perdait le contrôle d'elle-même lorsqu'on l'approchait d'un peu trop près. Au bout d'un instant, la porteuse soupira et pour la première fois depuis longtemps elle céda devant un adversaire à sa hauteur avant de déclarer :
- Allez-y, « parlez » moi, je vous écoute.
- Très bien, alors sache pour ta gouverne que les ennemis de Galbatorix était pour la plupart des hommes et des femmes qui se rebellait contre sa monté au pouvoir…
- Qu'il a eu par ses géniteurs ? Coupa Sirha.
- Pas vraiment… Sache que ces rebelles ont pour nom les Vardens.
Vardens, la jeune fille avait déjà entendu ce mot quelque part, sûrement de la bouche d'un villageois.
- « Ont » ? Ils existent toujours ? S'exclama la porteuse stupéfaite. Mais que font ils ? Ces gens devraient…
Sirha refréna ses pensées qui surgissaient à toute vitesse de son esprit avant qu'elles ne franchissent ses lèvres. Se renfrognant, elle craignit d'en avoir trop dit mais un vague sourire sur la bouche de son maître et ses yeux plissés en un rictus amusé lui soufflèrent que tout espoir de bonne entente avec le vieillard n'était pas mort. Elle reprit :
- J'ai entendu que dans la plupart des villages notamment dans celui qui était- Sirha butta sur ce mot- le mien, des hommes partaient à la guerre. Ils sont allés deux fois, à un an d'intervalle, c'était pour combattre ses gens là ?
Behosh hocha la tête :
- C'était pour combattre ses barbares, du moins la première fois.
- Et la seconde ?
- Nous étudierons cela plus tard.
- Vraiment ? Demanda-t-elle avec un brin d'insolence.
- Oui. Change ton épée de main.
Sirha s'exécuta non sans un regard mauvais, une fois l'arme dans sa main gauche elle demanda d'un air vaguement désintéressée :
- Qu'arriverait-il si les Vardens prenaient le pouvoir ?
- Les conséquences serait terrible, ces barbares ont perdu leur chef et c'est maintenant sa fille qui tente de les gouverner, ses hommes sont avant tout des rebelles et un des leurs sur le trône assurerait notre perte à tous. Quand a toi, tu serait la personne la plus en danger.
- Pourquoi ?
- Oh, bien sur Galbatorix, Shruikan, Murtagh et Thorn seraient les premiers visés si une attaque survenait. Mais il serait toujours terriblement dangereux qu'il mette la main sur toi où plutôt sur ce que tu porte autours du cou.
La jeune fille déglutit avant de murmurer d'un ton amer.
- Tant que cette chose sera en moi, je serais en danger de mort, c'est cela ? Qu'a donc-t-il de particulier ?
- Très bonne question, nous étudierons les rares informations sur ton médaillon plus tard. Sache qu'il est de fabrication elfique –oui, je sais ce que tu vas dire, ils n'existent pas- nous verrons d'autre point plus tardivement.
-Mais…
- Il n'y a pas de mais qui tienne. Rétorqua le vieil homme avec un ton autoritaire. Sache juste que les Vardens ainsi que tout ennemi potentiel du roi restent à jamais pour toi un danger de mort. Ces gens là seraient capables de faire n'importe quoi pour atteindre et affaiblir Galbatorix. Garde tes distances avec eux, ils sont capable du pire, j'espère pour toi que tu n'en croiseras jamais dans ta vie. Ne leur montre pas ton médaillon, il attirerait les convoitises.
- Trop tard, siffla la jeune fille à voix basse.
Son mentor ne répondit pas et enchaîna directement :
- Tu parlais donc tout à l'heure des elfes…
- Je n'en parlais pas, je les … citai juste, se sont uniquement des personnages, des histoires parles d'eux, leur existence… n'est rien, rien d'autre qu'une histoire racontée par des grands-mères.
- Où par ton père…
Sirha blêmis :
- Je… vous n'en savez rien ! De quel droit osez-vous !
La jeune fille se mit à marcher nerveusement dans la pièce en portant sa main à sa tête cherchant en vain de retrouver un semblant de contenance, ses doigts se crispèrent sur son épée malheureusement son sang bouillait dans ses veines, sa tête bourdonnait et la porteuse refusait d'admettre la vérité, elle se retournait d'un bloc, furieuse et déclara d'une colère sourde :
- Vous ne savez rien vous ne savez a-b-s-o-l-u-m-e-n-t rien de tout cela.
- Il faut que tu arrives à accepter la vérité, renier les faits et les personnes qui t'encombrent ne fait pas avancer les choses.
La lèvre inférieure de la jeune fille trembla et serrant les points, elle détourna son regard en portant ses mains à sa tempe. Le médaillon bouillonna dans sa poitrine, lui brûlant la peau mais la porteuse ne s'en préoccupa, réprimant un haut-le-cœur, Sirha siffla :
- Comment le savez-vous ?
Le mentor ne répondit pas et Sirha rugit :
- Comment connaissez-vous les dernières paroles de mon père ?
- Si tu m'écoutais plutôt que de te mettre dans tous tes états, calme toi, ton médaillon ne doit pas beaucoup apprécier ton énervement.
Le vieil homme avait vu juste, le pendentif embrasait littéralement la peau de la jeune fille et sur son cou, de minuscules gouttes de sueurs perlaient le long de sa gorge. Elle se planta devant Behosh, toujours consumée par une colère dévorante qui irradiait tout son être et générait en elle une énergie insoupçonnée.
Le visage de son mentor respirait la patience et la porteuse se força à n'y voir aucune trace de compassion. Ses yeux bleu clair brillaient d'une sagesse pure et lucide et à travers le faciès constitué de multiple rides, la jeune fille y perçue une sorte de discernement, une clairvoyance qu'aucune des personnes qu'elle avait rencontrée depuis son arrivé à Urû'baen n'avait sût exprimée.
Sa respiration se ralentit et Sirha retrouva peu à peu son calme restant tout de même raide et prête à bondir à tout moment. Campée sur ses deux jambes, elle resta plantée devant son maître, attendant les explications qui lui revenait de droit. Après un long moment de silence, elle murmura :
- J'imagine que vous êtes… rentré dans ma tête, comme l'avait fait Murtagh ? Ne me dîtes pas que je suis folle et que c'est impossible je sais que ce genre de choses existe !
Ces deux yeux encadrés par plusieurs mèches de cheveux grisonnant cillèrent et Behosh parla enfin :
- Je ne suis pas « entré dans ta tête » même si effectivement c'est tout à fait possible, je me suis juste renseigné sur ma prochaine élève. Les murs de cette forteresse ont des oreilles !
Sirha se renfrogna et, soupirant, elle changea de sujet en demandant à son maître:
- Pourquoi les appelez-vous par leurs noms ?
- De qui parles-tu ?
- Des dragons, marmonna la jeune fille.
- Se ne sont pas de vulgaire monture, se sont des êtres à part entière. Ils ont une intelligence au moins égal voir supérieure à la tienne.
L'élève fronça du nez d'un air suspicieux et perplexe avant de s'interroger tout en désignant l'extrémité de son bras gauche:
- Pourquoi dois-je tenir cette arme ?
- Tu vas devoir apprendre à te défendre, le combat à l'épée fera partit des choses pour laquelle tu devras t'entraîner. Si tu arriver à la maintenir en l'air pendant de longues minutes, ce sera déjà un bon début. Répondit Behosh d'un air malicieux, à la limite de la plaisanterie.
La porteuse grimaça en jouant des épaules, faisant protester ses articulations et ses muscles ankylosés. Son entraînement promettait d'être long et douloureux.
0O0O0O0O0O0OO0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0O0
Le dragon d'or stabilisa son vol pendant une poignée de seconde avant de ployer de l'encolure et plonger en voltigeant dans les airs. Sa queue cingla le ciel et son balancier rétablit, d'un puissant battement d'ailes, il regagna de l'altitude pour se retrouver en avantage, au dessus de son adversaire. Evitant les tentatives de blessure de son ennemie, la créature, d'un mouvement d'épaule vigoureux et robuste, il abattit sa serre d'ivoire sur la gueule de sa rivale en poussant un rugissement qui fit trembler l'atmosphère. L'ivoire se parsema de sang et une pluie de gouttelettes pourpre se perdit dans les nuages cotonneux. Une vocifération remplit de douleur répondit à son attaque et son adversaire bondit, gueule ouverte. Ses crocs acérés crissèrent sur les écailles d'or et la créature, désavantagée par sa taille inférieure bondit en avant pour tenter d'atteindre la gorge pour refermer sa mâchoire dessus, en vain. D'un coup de patte aisé, il envoya valser la dragonne à une cinquantaine de pieds plus bas, celle-ci traversa en chute libre la couche de nuages opaque avant de déployer ses ailes pour stabiliser son altitude. Elle entreprit de scruter la masse sombre de brume qui flottait au dessus de sa tête, anxieuse et aux aguets, tentant de localiser son adversaire sans résultat. Sa connexion avec son dragonnier étant rompue, la dragonne poussa un rugissement incertain, et le cri humain qui lui répondit se perdit dans le tonnerre qui résonna au loin. Redoutant presque la suite du combat qui l'attendait, la créature poussa un glapissement presque alarmé quand un appel grave, sombre annonça une attaque imminente. Poussant l'air lourd des ses ailes pour se frayer un passage à travers les bourrasques violente qui balayait le ciel tout entier, elle longea le bas de la barrière nuageuse, tournant nerveusement la tête de droite à gauche. Agacé par l'absence de son adversaire qui ne se manifestait toujours pas, elle courba son encolure et d'un battement d'ailes, la créature se jeta la masse opaque dans le but d'un finir avec son rival. Une entaille lacérait sa ganache droite et du sang s'en écoulait, se perdant dans les cieux sombre et torturé par l'orage.
Quand elle fut dans la masse de coton, sa vue se brouilla et tout son lui fut inaccessible et quand la dragonne émergea, le ciel bleu s'offrit à ses yeux et la paix, la sérénité qui régnait solennellement sur les lieux ne la rendit que plus nerveuse. Faisant demi-tour plusieurs fois sur elle-même, la créature poussa un rugissement rageur en s'apercevant que son adversaire lui avait faussé compagnie. Une forme dorée sembla s'enfoncer au loin dans les nuages et la dragonne bondit dans cette direction. Au bout de nombreux battement d'ailes, Saphira arriva à l'endroit où elle avait crut voir Glaedr disparaitre.
« C'était ici. » Lui hurla Eragon, lui confirmant que sa vue ne l'avait pas trompé.
« Où sont-ils ? » Rugit la dragonne sans que son compagnon l'entende, leur lien mental étant coupé.
« Là » Cria le dragonner pointant du doigt une masse sombre qui ondulait sous la masse de coton sombre et dense.
Son amie, d'un mouvement lourd et puissant s'élança dans la mer de qui grondait sous eux. Eragon ferma les yeux, les nuages étaient beaucoup trop épais et les griffes de la dragonne lacéraient le vide. Elle remonta en piqué et au moment où ils émergeaient tout deux dans le ciel bleu, un bruit presque imperceptible derrière eux, une sorte de bruissement frissonna derrière eux. Saphira tourna sa tête instinctivement. Rien. Quand ils reportèrent leur attention devant eux, leurs cœurs bondirent. Un rugissement explosa devant eux, Glaedr se jeta sur eux avec une sauvagerie et une détermination mortelle. Eragon fut atteint à la joue, ses chairs se déchirèrent et un gout de sang emplit bouche. Il tira Tisanah'a d'un geste vif, juste avant qu'Oromis tente de l'atteindre au visage. Saphira hors d'elle, se cabra et se jeta littéralement sur la créature qui faisait au moins le triple de sa taille, griffant, mordant, arrachant tout sur son passage avec une rage destructrice tandis que son dragonnier cherchait à atteindre son maître par touts les moyens.
Les deux dragons se heurtèrent une nouvelle fois avec tant de force qu'ils tombèrent à une vitesse démesurée, perdant de l'altitude. Leur chute se prolongeait et les deux créatures ne pensaient qu'à atteindre l'autre, avec ce désir que l'on a de protéger sa moitié et venger chaque affront, chaque goutte de sang versée. Déchirant les nuages, la pluie s'était muée en grêle et chaque parcelle de glace qui tombait gifla et déchirait le visage du jeune dragonnier, elle se mêlait au sang qui ruisselait sur son visage, brûlant sa peau et entrant dans sa gorge. Il dévia une boule de feu, perdant un peu plus d'énergie.
Il n'était plus qu'à une centaine de pieds du sol quand Saphira, voyant que Glaedr prenait l'avantages sur le combat, se jeta désespérément sur lui en tentant de protéger Eragon. Un bruit de déchirement lacéra le ciel et une douleur immense envahit le dragonnier malgré le fait son lien mental soit tranché. Ils tombèrent tout deux en chute libre. Eragon hurla. Tout devint flou autour de lui, seul le vent qui sifflait à ses oreilles, accélérant sa chute mortelle. Son esprit tenta désespérément de renouer avec celui de sa dragonne mais il ne répondait pas. Le jeune homme n'eut plus la force de trouver les mots, la dernière chose qu'il fit fut de regarder passivement le sol dur se rapprocher à une vitesse étonnante et une masse bleue inanimé fondre dans la même direction que lui. Le dragonnier perdit conscience du temps qui s'écoulait et sa chute parut durer une éternité, comme si chaque seconde qui le rapprochait du sol dur et froid se prolongeaient en de longues minutes où sa tête bourdonnait, manquant d'exploser. Désorienté, il crut se sentir freiner en arrivant à quelque centimètre du sol et il songea :
« C'est idiot, comment peut on ralentir en tombant ? »
Personne ne lui répondit et le choc fut terrible. Son épaule frappa la première la terre dure et glacé, sa tête rebondit sur l'herbe aplatit d'un mouvement sec qui lui déchira les cervicales. Un fracas terrible fit trembler le sol. Il ouvrit difficilement les yeux et arracha son visage presque incrusté dans la terre. Le dragonnier poussa sur ses bras tremblants et reprit conscience de la réalité. Une douleur fulgurante fusa de son épaule et le jeune homme lutta pour retenir le cri de souffrance qui montait dans sa poitrine, laissant échapper un gémissement. Relevant la tête, il fit hurler ses cervicales. Les tympans bourdonnants, Eragon cligna des yeux hébétés devant une masse écailleuse d'un bleu presque gris qui luisait sous un mélange de grêle et de pluie. Ce tas d'écailles ne bougeait plus et le jeune homme se demanda quelle était bien la chose qui se trouvait juste devant lui, à quelques mètre de lui. Du sang obstrua sa vision, il se sentait tellement faible, chaque inspiration faisant crisser un peu plus ses côtes cassées contre ses poumons, menaçant de les perforer.
D'un seul coup, un prénom lui vint à la bouche, le jeune homme ne savait pas d'où il sortait quand une inquiétude emplit tout son être et il trouva la force d'essayer de crier d'une voix rauque et déchirée :
- Saphira !
Sans savoir pourquoi, il se mit à hurler ce nom qu'il ne connaissait même pas de toutes ses forces, de tout son être, comme si le simple fait de prononcer ce mot pouvait être une raison qui pousserait le reste de sa vie qu'il avait en lui à résister à la mort qui tentait de l'emporter. Une rafale balaya son corps meurtrit et Eragon tenta de se lever sans résultat, il tomba mollement au sol, paniqué de ne pas pouvoir fuir un danger dont il ne se souvenait même pas.
Tout à coup, une main se posa sur son épaule et le secoua :
- Eragon !
- Eragon ! Reprit la voix.
Le jeune dragonnier releva mollement le menton et croisa le regard d'un elfe. Oromis. Tout d'un coup, tout lui revint en mémoire : l'entraînement au combat rapproché qui avait dégénéré à cause du mauvais temps. Il porta sa main à son front en poussant un gémissement de douleur et en l'enlevant, le jeune homme remarqua une forme argentait qui brillait douloureusement. D'un seul coup, le dragonnier se rappela des derniers mots qu'il avait prononcés :
- Saphira ! Cria-t-il. Où est-elle ?
Eragon tenta une nouvelle fois de se relever mais n'y parvenant pas, son maître le prit par son épaule valide et le mit debout, l'entraînant sous la grêle.
- Vous avez fait une grave chute tous les deux, Glaedr va s'occuper d'elle.
Le jeune dragonnier se retourna pendant qu'Oromis l'entrainait, une masse bleu nuit inanimée était étendue sur la glace. Il voulu se débattre pour aller secourir sa dragonne.
- Il faut te soigner Eragon, ne t'inquiète pas pour elle.
- Que c'est-il passé ?
- Un accident bête, poussés par l'orage, Saphira et Glaedr se sont percuté plus fort que prévue, nous aurions du prévoir cela, déclara Oromis d'un ton inquiet et ennuyé.
Il tenta de se retourner mais son maître l'entraînait d'une poigne ferme.
- Lâchez-moi ! Je dois être auprès d'elle.
- Il faut d'abord te soigner, tu perds trop de sang.
Le jeune dragonnier se rendit compte seulement à ce moment la que son visage entier était tout poisseux. Oromis s'arrêta enfin, il le soutint d'une main ferme et marmonna quelques mots en ancien langage. Aussitôt, la douleur faiblit mais ne disparût pas totalement, son maître expliqua :
- Tu a fait une chute considérable, tu es encore sous le choc, il faut que tu t'allonge.
En effet sa tête bourdonnait, secouant la tête comme pour remettre de l'ordre dans ses pensées :
- Saphira… pourquoi vous ne voulez pas que j'aille auprès d'elle ?
Son esprit tenta d'entrer en contact avec celui de la dragonne mais celui-ci de répondit pas ce qui acheva de paniquer le dragonnier.
- Ne t'inquiète pas, sa vie n'est pas en danger.
-Laissez-moi la voir !
Oromis fronça des sourcils et déclara d'un ton mesuré :
- Très bien, je voulais t'épargner ça.
Eragon put enfin se retourner et il vit la masse écailleuse trembler en se relevant. Sa dragonne était dos à lui et tentait de se relever sans y parvenir, Glaedr était près d'elle et lui donnait des coups de tête pour l'aider pas ses membres la trahissaient. Elle tenta une dernière fois de se relever en étendant ses ailes pour garder son équilibre, en vain, la créature retomba lourdement sur le sol. Eragon devint livide il venait de voir la raison pour laquelle Saphira était étendue à terre et le pourquoi ils avaient tout deux sombré. Son aile droite était éventrée. Le dragonnier sombra dans l'inconscience
