Salut A toutes !

Tout d'abord merci pour vos commentaires. Grace à vous, j'en suis à 500. Donc qui dit un chiffre rond dit une dédicace. Celle ci revient à Galouca. Faut dire qu'en plus de ça, elle a trouvé deux chansons sur les trois (excusez moi, j'avais mis deux dans mon commentaire précédent). Donc les trois sont dans l'ordre d'apparition :

- « Repartir » tiré de la comédie musicale du roi soleil.

- « Mon petit mec et moi » de Les Wriggles.

- « De l'eau » d'Elodie Frégé.

Je sais, j'ai des goût musicaux un peu spéciaux, et c'est pas les pire croyez moi. ^^

Bon, sur ce, bonne lecture. Que sur Harry (et Mick). Un beau tête à tête avec plein de révélation.

Chapitre 29

- Aïe la tête. Où suis je?

Harry tenta de se remettre les idées en place. Cependant, le mal de tête lui vrillait les méninges.

Il ouvrit doucement les yeux. Il était dans une pièce sombre. Des flambeaux faisaient danser des ombres inquiétantes sur les murs de pierre. Un froid humide parcouru l'échine du brun. Il tenta de se relever mais ce fut peine perdue

Il avait les bras attachés avec de grosses chaînes au dessus de la tête. Deux autres étaient fixées à ses chevilles. Il était enchainé pieds et poings liés à une sorte de lourde table en bois.

Il paniqua un peu. Ce n'était jamais bon d'être attaché de la sorte. A moins bien sûr d'être consentant. Mais il ne l'était pas. Il ne jouait pas dans cette cours là.

Il s'agira pour essayer de défaire les liens mais rien n'y fit.

Il se calma et regarda ce qui l'entourait. Ces yeux s'étaient habitués à l'obscurité.

Il se trouvait au milieu de la pièce. La lourde porte en chêne, seule porte de sortie était en face de lui. A sa gauche se trouvait une cage de fer, du même genre que celle où fut enfermé la Corriveau.

A coté de cette dernière il y avait un pilori.

Au plafond pendaient des chaînes du même style que celles qui le ligotaient à la table.

Il tourna la tête de l'autre coté. Ce n'était guère plus rassurant. Une sorte de four s'y trouvait. Des pics de toutes tailles sortaient du foyer encore éteint.

Un frisson parcouru le prisonnier. Non, un tatouage au fer rouge n'était pas dans ses projets.

Il se contorsionna du mieux qu'il pût pour voir avec horreur que derrière lui se trouvait toute une panoplie de fouet plus ou moins usés. Il y en avait avec une longue lanière de cuire tressé. D'autres abordait un bouquet de petite lanière sur une extrémité. Certain avaient même des petits pics de métal. Sur une table accolée au mur, toutes sortes d'instruments qu'il ne pouvait identifier dans sa position s'entassaient.

Cette vision d'ensemble lui assécha la gorge.

Il n'était pas dans une chambre cinq étoiles du château.

La panique le gagna de nouveau. Qu'est ce que comptait faire Mick? Pourquoi l'avait il emmené ici?

- Le spectacle te plait?

Harry sursauta. Il n'avait pas vu Mick caché dans un renfoncement sombre.

- Que penses tu de la déco? C'est certes un peu moins lumineux que dans ta maison de vancances, mais ce mélange de pierre, de fer et de cuir à son charme non?

- Depuis combien de temps je suis ici?

- Trois heures environ. Je crois que j'y ai été un peu fort en t'assommant.

- pourquoi je suis ici? Ce n'est sûrement pas pour parler tapisserie, je me trompe?

- Non tu as raison j'ai d'autres projets pour nous.

- J'avais cru comprendre. Mais qu'est ce que je t'ai fait? Et qu'est ce que tu m'as fait avaler? Je n'étais plus moi même ces dernières heures.

Un grand rire digne des méchants de James Bond lui répondit.

- Pas seulement depuis quelques heures. Ça fait presque depuis que tu es arrivé chez les aurores que tu n'es plus toi même.

- Quoi? Comment ça? J'ai toujours été moi.

- Réponds à cette simple question. Étais tu amoureux de moi?

- Jamais!

- Mais bien sûr. Tes regards écœurants de tendresse ne reflétaient que du dégout. C'est vrai je n'avais pas vu ça. Je suis vraiment bête.

Mais comment expliques tu que tu n'ais jamais pu me dire non?

- Comment as tu fait pour que je sois attiré par toi?

?

- Oh, c'est simple. Une petite potion de mon invention. Un simple filtre d'amour mélangé à un sort de confusion. C'était peu concentré, mais à force d'en accumuler. Ne dit on pas que c'est la dose qui fait le poison?

Tu as attrapé la maladie d'amour! Et la faible dose a fait en sorte que ça semble naturel. Il faut avouer aussi que le faite que tu sois gay a joué en ma faveur.

Il sourit à Harry. Étrangement, ce sourire qu'Harry aimait tant avant ne lui fit ni chaud ni froid.

Un autre sourire était dans le cœur du brun.

- La potion ne fait plus effet n'est ce pas?

- Non malheureusement. Il faut la donner assez régulièrement sinon, elle perd rapidement de son efficacité. Alors, avec tes vacances surprises, je n'ai pas pût te garder sous mon entière influence.

- Pourquoi ne pas avoir attendu que je rentre ?

- Et bien, d'une part, il aurait fallu que je recommence au début et d'autre part, si tu es parti si précipitamment c'est à cause de l'on mariage non?

- Oui, évidement puisque tu as fait en sorte que je sois attiré par toi.

- Amoureux!

- Non. Attiré. Amoureux, je le suis aujourd'hui et ça ne ressemble en rien à ce que je ressentais pour toi.

- Mhhh. Dray je suppose. Lui dit Mick avec un rictus.

- Quoi qu'il en soit, j'avais espéré que la nouvelle de mon mariage te détruise et que tu rampes devant moi pour me récupérer. Mais tu as fuit. Et je me suis dit que tu ne reviendrais peut être pas. Ai-je tord?

- Bien deviné.

En effet, Dray avait pensé demander à Dray s'il voulait de l'aide à plein temps. Ou, sinon, il avait pensé trouver un autre travail que celui que la société sorcière lui avait commis d'office.

- Si la potion ne fait plus effet, tu m'as donné autre chose non?

- Oui, je t'en ai donné une autre. Mais contrairement à l'autre, elle fait effet tout de suite. Pas besoin d'attendre. Elle ne dure pas assez longtemps non plus. C'est pour ça que je ne te l'ai pas administré avant. Tes changements de comportement auraient été trop voyants.

- Qu'est ce que c'était?

- De l'imperium en bouteille.

- De l'imperium! Mais c'est interdit!

- Oh oui, la sort est interdit. Mais la potion est méconnue puisque c'est moi qui l'ai crée. Je vais d'ailleurs t'avouerais un petit secret. Ton amie, la sang de bourbe a bien failli révéler tout ça au ministère.

- Hermione!?

- Oui, elle travaillait sur cette potion. Et je ne pouvais pas laisser cette garce dévoiler en quelques mois sept ans de recherche.

- Tu ne l'as quand même pas...

- Tuée? Oh si, je l'ai tué. Elle n'a rien vu venir malgré les menaces que je lui ai envoyé. La méthode moldu, rien de mieux pour brouiller les pistes non?

- Espèce de salop. Vociféra Harry en tirant sur ses chaînes. Je vais te tuer!

Mick dont la mini insurrection d'Harry n'inquiétait pas continua en rigolant.

- Et puis, je faisais d'une Pierre deux coups. J'éliminais le risque que ma potion soit découverte. Et j'écartais le rouquin. C'était un véritable gêneur. Je ne sais pas comment il a fait, mais il a réussi à te sauver la vie par deux fois. On avait l'impression qu'il savait ce qui allait se passer. Enfin, c'est de l'histoire ancienne tout ça. Maintenant je te tiens et personne ne viendra te sauver.

Une lueur de psychopathe brillait dans ses yeux depuis qu'il parlait du meurtre de la brune.

- Je ne sais pas encore ce que je vais utiliser comme outil. Peut être aurais tu une préférence?

Harry était partagé entre la colère et la peur. Il voulait faire de la charpie de Mick et plus encore. Toutefois, il n'était pas en mesure de négocier quoi que ce soit. Sa position ne faisait pas très sérieux.

Personne ne savait qu'il était là. Sauf Dray. Il était son seul espoir de s'en sortir.

Harry essayait d'espérer mais il y avait peu de chance que le châtain vienne à son secours. Ce n'était pas un manque de confiance en Dray qu'il avait. Il ne doutait pas que Dray viendrait à son secours s'il connaissait sa situation. Enfin, il n'en aurait pas douté avant la dispute. Mais là, d'une le châtain ne connaissait pas la situation et de deux, il lui avait bien dit ne plus vouloir le voir. Pourtant, Harry aurait aimé le revoir au moins une dernière fois. Il aurait aimé continuer prendre soin de lui. Il aurait aimé l'aimer de plus en plus de jour en jour. Il avait trouvé la personne qu'il lui fallait. La personne qui faisait qu'il se sentait enfin quelqu'un d'apprécier pour qui il était.

Il devait se battre pour lui.

Il devait gagner du temps.

Harry osait penser que Mick lui dirait tout ce qu'il voudrait savoir avant de la faire disparaître.

- Mick, avant de choisir par quel moyen tu veux m'éliminer. Est ce que je pourrais savoir pourquoi tu veux me tuer ?

- Oh, mais c'est très simple. Dit il d'un ton doucement menaçant. Tu as tué celui que j'aimais.

- Co…Comment ça ? C'est impossible. Je n'ai tué qu'une seule personne et…Oh ! Par Merlin !

- Je crois que tu vois de qui je parle.

- Tu es… Tu es un mangemort !!!

- Oui, j'en était un. Il n'en reste qu'un. Et pas le moindre, l'époux de Tom.

- L'époux !!!

Harry était plus que surpris de la nouvelle. Choqué, tétanisé serait plus exact en fait.

- Oui, tu as tué mon mari Potter. Et pour ça, je vais te tuer. Tu vas souffrir comme j'ai souffert de l'avoir perdu. Lentement tu vas comprendre ce que j'ai ressentis d'avoir perdu celui que j'aimais. Je vais te le faire comprendre à ma manière.

- Attends, attends, attends, la coupa Harry qui s'était remis de son choc. Depuis quand étiez vous marié ?

Ce dernier mot lui arracha une moue de dégout.

- Nous nous sommes marié peu après son retour. Te souviens tu du massacre de Dream Town ? Et bien, c'était mon cadeau de mariage. Personne n'a pu intervenir et gâcher ma surprise. J'avais emmené le chef John, quel crétin, à vous envoyer sur d'autres pistes.

- C'était pour ça qu'on a tous été surpris de l'attaque et que tout le monde était revenu bredouille.

- T'as tout compris.

- Mais pourquoi avoir fait arrêté tout les mangemort ?

- Ils sont inutiles aujourd'hui. Et il fallait que je leur pose quelques questions personnelles qui ne sont pas dans les rapports de mission évidemment. Vois tu, il me reste encore une personne à trouver et à éliminer. Je voulais te garder pour la fin, mais d'une tu as changé mes plans et de deux, tu ne m'es plus tout à fait utile toi non plus, vu que tu ne me l'as pas trouvé. Tu te demandes surement de qui je parle. Et bien, c'est quelqu'un à cause de qui mon mari se détournait un peu trop de moi.

- Jalousie ? Se moqua Harry malgré la situation. Il avait toujours été un peu arrogant quand il était en danger.

- Et oui, jalousie. Vois tu, c'est aussi pour ça que je veux te tuer. Si tu n'avais pas précipité la fin de mon époux, cette personne aurait finit par être tué. Vu le rythme des tortures que mon mari et les autres mangemort lui imposaient, elle aurait fini par passer la baguette à gauche. Mais cette personne a du retourné à Poudlard plus tôt que prévu à cause de ce cher directeur. Puis, elle a disparu sans laisser de trace après les procès, après son procès.

- Tu veux tuer un élève de Poudlard ? Qui ?

- La seule fille à ne pas avoir laissé de trace c'est Pansy Parkinson.

- Pourquoi une fille ?

- Tu disais elle.

- Mhht mon pauvre Harry, il va bientôt falloir que je commence mon traitement si je vaux que tu arrêtes de dire des bêtises. Le « elle » représentait le mot personne voyons. Non, vois tu, il s'agissait d'un homme. Mon mari torturait son prisonnier d'une manière que je ne concevais pas particulièrement et il était presque devenu accro. Je ne pouvais pas intervenir directement, je ne voulais pas que Tom s'aperçoive de ma jalousie. Je lui ai donc suggéré de faire en sorte que les autres mangemorts participent à ces réjouissances. Et il a accepté. Il m'a prouvé par là que ce n'était qu'un jouet, un objet, que j'étais plus important à ces yeux. Il m'a fait un énorme cadeau quand il a demandé au père de la victime de faire comme les autres. Il n'a pu que ce plier devant son maitre. C'était jouissif !

Harry avait peur de comprendre. Il n'osait imaginer l'état de la victime. Elle ne pouvait être encore en vie. Surtout que s'il s'agissait d'un élève, ce n'était encore qu'un enfant.

D'une voix hésitante il demanda :

- Qui…Qui était ce prisonnier ?

Une haine farouche passa quand même dans les yeux du psychopathe, malgré le fait qu'il parlait d'un « objet » selon ses propres dires.

- Draco Malfoy junior.

- Draco ?

Harry superposa directement ce nom à celui de Dray. Il pria de toutes ses forces pour qu'il reste chez lui. Qu'il ne lui vienne pas l'idée de débarquer ici. Il commençait à recouper tout ce qu'il avait vécu avec Dray ses derniers temps et les mots de Mick. Sa peur de Voldemort, ses tentatives de suicide, le fait qu'il n'ait plus de famille, son agoraphobie. Finalement, il était en train de prendre sa dernière dispute comme une bénédiction.

Si c'était la seule façon de le protéger, il subirait ce que Mick comptait lui faire.

- Oui, ce petit aristo lui même.

Ce nom avait semblé amplifier la lueur de démence de Mick, il rajouta.

- Enfin, je pense qu'on a assez parlé. Ca ne sert à rien d'attendre plus longtemps. Personne ne viendra te secourir de toute façon.

Sur ce il lança un sort qui alluma la forge. La chaleur monta très vite dans la pièce.

- Bon, en attendant que ça chauffe, par quoi on commence ? Après tout, on a toute la vie devant nous. Enfin, j'ai, excuse moi. Alors, la pince ou la plume ?

A suivre.

Alors, des idées de tortures ? Content des révélations faites dans ce chapitre ?

Vous allez surement me dire qu'il est un peu court mais pourtant j'en ai rajouté des choses en le retapant, on est loin de la version initiale.

Enfin pour tout ce que vous avez à me dire, c'est le bouton en dessous.

A+