Vous fiez pas au titre.


Chapitre 29 : Renaissance.

La petite Estelle pleurait comme à chaque nuit réclamant à manger, Amandine se levait illico presto à chaque fois, calant sa fille contre elle avant de lui donner ce qu'elle attendait.

Elle cessa de pleurait une fois qu'elle eut le sein de sa mère, qui la regarda tendrement :

- J'espère que tu ne les as pas réveillé petite friponne.

Amandine logea son auriculaire dans la petite main de son bébé, qui serra son doigt :

- Tu as toujours autant d'appétit, sourit la jeune femme.

20 minutes plus tard Estelle s'endormit, Amandine put la reposer dans son lit, la bordant, elle sourit avec tendresse devant son petit ange.

Puis elle alla se recoucher pour continuer à récupérer de son combat et de son accouchement.

Elle tenait enfin debout et les douleurs au bas de son dos s'étaient bien estompés, heureusement et son ventre avait bien dégonflé, mais pas totalement.

Elle se rendormit pour avoir de l'énergie à revendre et savourer enfin la vie qu'on lui offrait.

Le lendemain matin elle se leva, elle savait qu'elle avait 10 minutes top chrono pour se préparer.

Pourquoi 10 minutes ? Car sa fille avait la fichue manie de se réveiller 10 minutes après elle.

Aussi elle s'habilla se coiffa et prépara de quoi la changer, passé les 10 minutes :

- Ouinnnnn !

- J'arrive ma chérie, ria la jeune femme.

Elle prit Estelle dans ses bras, la nourrit avant d'aller la changer, de l'habiller d'une jolie petite robe rose et des petites chaussures blanche.

- Te voila toute propre ma puce, bon maintenant c'est à mon tour de déjeuner, on va voir papa Vista et papa Thatch.

Amandine se dirigea vers le pont où ses amants l'attendaient comme chaque matin, ils la prenaient toujours en charge le temps qu'elle s'occupe d'elle.

Elle alla déjeuner, elle prit son temps, mais pas trop non plus, elle avait un bébé à sa charge.

Donc quand elle revient sur le pont comme d'habitude elle vue un cercle d'hommes, au centre sa fille qui se faisait chouchouter par ses « oncles ».

Amandine sourit, dire qu'ils l'avaient, pour la majorité, détesté avant qu'elle ne naisse, maintenant c'était tout le contraire.

Elle gazouilla gaiement ce qui fit fondre tout le monde, même sa mère qui s'amena, elle prit sa fille dans ses bras.

Estelle se saisit d'une mèche de cheveux de sa mère avant de la mettre en bouche :

- Petite coquine, ce n'est pas bon les cheveux tu sais, fit Amandine.

Elle prit doucement de la bouche du nourrisson ses cheveux et les éloigna, la petite Estelle tendit sa main pour saisir une autre mèches et tirer dessus.

Estelle aimait beaucoup les cheveux de sa mère, ils étaient doux et avec de belles bouclettes, ce qui devait ravir l'enfant de voir cette jolie et douce spirale qu'elle pouvait saisir.

Estelle était bichonnée par sa mère, Azur s'amusait avec l'enfant qui riait aux éclats sous la douceur des plumes du volatile.

Dans l'après-midi Estelle dormait, se reposant, normal pour un nourrisson.

Amandine sortit de sa chambre pour aller s'entraîner, elle n'avait plus touché à une épée depuis des lustres, donc ça lui faisait toujours bizarre.

Elle avait un programme strict, perdre ses quelques kilos en trop et reprendre ses entraînements pas que seulement pour elle et savoir se défendre, mais aussi pour protéger sa fille.

Estelle lui avait donné une autre raison de vivre, de se battre et ça c'était le plus important.

Depuis qu'elle avait reprit les entraînements elle avait perdu 1 kilo et comptait bien reperdre les 3 autres superflues.

Ses réflexes étaient toujours là, mais elle était plus hésitante et ses coups étaient moins puissants, sa grossesse l'avait bien affaiblit.

Mais plus elle s'entraînait, plus elle retrouvait ses marques.

Tout y passa, combat au corps à corps, à l'épée, amélioration des 3 fluides, elle maîtrisait bien le fluide royal, mais bien moins les 2 autres, or en tant qu'épéiste elle ne pouvait faire l'impasse sur ça.

Aussi elle demanda de l'aide à son père pour apprendre à mieux maîtriser les 2 premiers fluides.

Comme à son habitude elle se prenait de sérieux coups depuis qu'elle avait mis en place ces entraînements :

- On fait une pause ?

- Ça va papa, on recommence.

- Très bien.

Une fois sur quatre, elle ressentait l'attaque future de son père, mais pour elle s'était insuffisant.

Donc il y eut des « BAM » « BOUM » « PAF » et tous autres bruits puisqu'elle voyageait d'un mur à l'autre, heureusement équipé pour amortir les chocs :

- Aie, marmonna Amandine.

- Allez cette fois on arrête.

- D'accord.

- Amandine, accourut Thatch en tendant Estelle en pleure, j'arrive pas à la changer.

- Mais… comment est-ce que tu as fais ton compte pour mettre la couche à l'envers ?

Amandine prit sa fille dans ses bras et pressa le pas pour aller la changer dans sa chambre, ça serait pour elle plus confortable que le sol froid de la salle d'entraînement.

- Voila ma chérie, ça doit être mieux ? Lança la jeune femme en ayant correctement changé sa fille.

- Je peux entrer ? Fit Thatch tout penaud.

- Oui, ria la jeune femme devant sa maladresse.

- Je t'amène la robe que je voulais lui mettre, puisque l'autre elle l'a taché….

- Vas-y alors je te regarde faire.

- Tu promets de ne pas te moquer si je suis incapable de l'habiller aussi ?

- Oui promis.

La petite Estelle se vit vêtir d'une petite robe rose et d'un collant rose avec des froufrous, faisant craquer sa maman.

Puis Thatch lui mit de petite chaussure avant de prendre le bébé dans ses bras :

- Finalement ça a bien été, sourit Amandine.

- Oui ta crevette est toute mignonne.

- On sait de qui elle tient.

Thatch et Amandine se tournèrent vers leur interlocuteur à savoir Vista, la jeune femme détourna le regard, pour le moment elle avait encore du mal avec les compliments.

On lui avait dit tellement de fois « Que tu es belle », « Que tu es adorable », « Que tu es jolie »… tous ces mots lui rappelaient tellement de mauvais souvenirs.

C'est pour cela qu'elle ne pouvait les entendre, ils avaient été pendant des années, non pas des compliments, mais juste des mots la qualifiant comme étant un objet de plaisir et rien d'autre.

- Dis-moi Amandine ça te dirais d'aller danser ce soir, il y a un bal masqué sur l'île, proposa Vista changeant de sujet.

- Je ne sais pas trop, répondit-elle un peu réticente.

- Ça te changerais les idées, on t'accompagnera ne t'en fais pas, rassura Thatch.

Elle hésita, qui dit bal dit homme et qui dit homme dit… non, non, non, elle devait se faire violence et arrêter de voir que des pervers et des violeurs.

Thatch, n'était pas un violeur, Vista non plus, son père non plus, ses frères non plus, Aokiji pareil, etc…

- Pourquoi pas… j'ai chanté devant du monde et je vis auprès de plusieurs hommes… ça m'aidera à avoir moins peur….

- Bien parlé ! Fit Thatch en posant Estelle dans son berceau, ainsi on t'apprendra la valse, te faisant tournoyer.

Il la prit et la fit danser durant tout son discours :

- Allez détends-toi, continua Vista en lui massant le dessus des épaules, ça ira bien.

- Je l'espère, dit-elle avec un demi-sourire.

Le dîner qui arriva bien vite et après Amandine se prépara et douta un peu de son choix, elle secoua la tête, se disant que sortir était une bonne chose pour sa peur.

Mais l'appréhension était grande… elle avait peur, elle était prête et s'apprêtait à sortir, quand elle ouvrit la porte, ses deux amants se tenaient devant elle.

Elle les trouva ravissants dans leurs costumes, ils lui tendirent leurs bras qu'elle accepta tête baissée, elle frémit en songeant qu'on allait les voir tous les 3….

Quand ils arrivèrent sur les lieux, elle se dit que le plus dur allait de rentrer là dedans, mais elle prit son courage à deux mains et avança.

Ils mirent chacun leurs masques, surtout la jeune femme, elle se sentait plus rassurée d'avoir le visage caché, ils entrèrent ensemble.

Tous les regards se braquèrent à leur arrivée, Amandine ne se sentit pas bien et ses deux amants le virent bien, ils la mirent en confiance, Thatch l'entraîna tout de suite dans une valse.

Elle se laissa guider, oubliant petit à petit sa peur, elle prit plaisir à danser et goûtant enfin au bonheur.

A la fin ce n'est pas Vista ou Thatch qui la fit danser, mais un inconnu, elle eut des craintes, mais ses hommes avaient un œil sur elle, elle les voyait guetter.

- Ne soyez pas aussi tendue, fit l'homme qui la faisant danser.

- Je vais essayer.

Il lui sourit d'encouragement, prenant un peu plus confiance en elle, elle se détendit, appréciant leurs valses, quand ils terminèrent, l'inconnu se retira :

- Vous êtes une très bonne danseuse.

- Merci, vous aussi.

- Au plaisir de vous revoir.

Il lui tira une révérence avant de partir, puis Amandine se retrouva devant plusieurs hommes lui quémandant une danse, elle recula de peur et ne sachant quoi faire.

Deux mains s'abattirent sur ses épaules, elle sursauta :

- Voyons messieurs vous l'intimidez, réprimanda Vista qui la sortit d'affaire.

Il l'amena au centre de la pièce :

- Merci, chuchota la jeune femme.

- Je t'en prie, répondit Vista l'entraînant dans de nouveaux pas, sinon tu as passé un bon moment tout de même ?

- Oui, mais… j'ai tout de même un peu de mal à me détendre.

- Ça va venir, surtout si tu te forces à faire ce genre de sortie.

- Je pense que tu as raison, j'ai une question, où est Thatch ?

- Partit boire un coup, mais ne t'en fais pas, il ne va plus tarder.

- D'accord….

Il continua à danser avec elle, quand Vista s'arrêta, Amandine fut immédiatement prise non pas par Thatch, mais par quelqu'un d'autre, Vista lui fit un signe d'encouragement.

Le nouvel inconnu l'entraîna, sans qu'elle s'en rende compte tout de suite, hors de la salle, ce n'est que le froid de la nuit qui la réveilla, danser l'avait empêché de penser.

L'inconnu la plaqua contre un coin d'un mur, la jeune femme vit rouge :

- Cela faisait longtemps Amandine Newgate, répliqua l'inconnu.

Avec ses dents il ôta le masque de la jeune femme complètement pétrifiée qui avait reconnue cette voix :

- T'ai-je manqué ?

La jeune femme trembla, incapable de réagir, elle revoyait en boucle des images :

- Ose crier et… tu sais ce qui se passera ?

Les larmes coulèrent, non elle ne pouvait pas de nouveau replonger ! Elle le repoussa à coup de fluide et courut comme jamais.

Mais sur son passage des hommes… sous l'ordre d'un de ces anciens violeurs lui faisaient barrage :

- Phoenix Wind, murmura la jeune femme.

Les phœnix foncèrent et furent visibles de ses assaillants.

- Tu es une vilaine fille… et tu sais ce que je leur réserve ?

Amandine ne répondit pas, elle cherchait plutôt à s'enfuir, ce qu'elle réussit un peu trop facilement, elle courrait à en perdre haleine et cela hors de la fête.

Quand elle se stoppa et voulu faire demi tour une vingtaine d'hommes la pourchassaient.

Sa seule chance était d'atteindre au plus vite le Moby Dick, elle usa du fluide royal, mais aucun n'était faible d'esprit.

Elle entendit un coup de feu, avant de perdre l'équilibre, on lui avait péter le talon de sa chaussure et elle était tombée, le temps qu'elle se relève et reprenne sa course, elle était encerclée.

- Viens ici soumise ! Ordonna son violeur.

- Non !

- Non ? S'étonna faussement l'homme, très bien, messieurs vous aurez le droit à 10 coups… avec l'objet que vous voudrez, termina l'homme avec un sourire pervers.

La jeune femme savait que d'une seconde à l'autre on se jetterait sur elle pour l'immobiliser.

Son cœur battait à ton rompre et sa tenue était un sérieux handicap dans ses mouvements, sans armes, rien, si ce n'est que le fluide.

On se jeta sur elle, elle esquiva du mieux qu'elle put ses premiers agresseurs avant de se retrouver plaquée au sol.

L'endroit où ils étaient, était désert, deux hommes plaquèrent leurs mains sur sa bouche camouflant ses cris tandis que d'autres l'empêchaient de bouger.

Et de leurs mains libres ils lui parcourraient son corps, elle renvoya ses phœnix, elle s'en voulait d'avoir si vite paniquée et de ne pas avoir crié, mais elle était pétrifiée et ça allait lui coûter cher :

- 10 coups ma belle… tu te souviens de ma sanction préférée ? Demanda l'homme avec un sourire pervers.

Oui elle s'en souvenait et elle voulait ne plus à le revivre, elle le vit sortir un long poignard, ses larmes brouillèrent sa vue, elle pria pour que son père, un de ses amants, n'importe qui l'arrête et la libère.

L'homme leva sa main avec son poignard et vint lui planter dans son intimité, elle gémit de douleur, elle sentit qu'il retirait l'arme blanche avant de recommencer son geste.

Des coups de feu retentirent, des pétales de fleurs et une bagarre générale éclata, elle se releva difficilement son ventre la tiraillait et elle baignait dans son sang en prime.

- Encore un geste et je l'égorge ! Avertit le violeur en prenant la jeune femme en otage.

Son père, ses amants et ses amis qui étaient venu la sauver se stoppèrent sous la menace :

- Déshabilles-toi !

- Non ! Refusa Amandine.

Il appuya sur la lame, faisant couler une fine goutte de sang.

- Toi le gamin je te conseillerai maintenant de relâcher ma fille ! Tonna Barbe Blanche, ne t'en fait pas je suis là.

Il prépara son coup chargeant son bisento de fluide et de ses pouvoirs sismiques, il leva la lame et frappa l'homme et sa fille.

Elle eut tout juste le temps de comprendre ses intentions et de se protéger avec le fluide combatif, elle réussit son coup et ne subit aucun dommage.

Son père la récupéra immédiatement :

- Maintenant mes fils, vous pouvez vous occuper d'eux.

- Tant mieux, toi tu vas morfler, tempêta calmement Marco en direction de l'agresseur.

Pendant que les règlements de compte faisaient rage, l'homme le plus fort du monde s'éloigna en vitesse des lieux, en tenant sa fille qui convulsait comme jamais.

Il appela sans tarder les infirmières et médecins de bord qui furent contraient d'attacher la jeune femme qui ne se laissaient pas soigner, elle revivait son passé.

Elle ne les voyait plus, mais des scènes épouvantables, quand ils purent enfin lui injecter un calmant, son corps se décontracta :

- On va avoir besoin d'être seules, informa Magali en voyant la blessure de la jeune femme.

Les infirmières firent sortirent les hommes avant de commencer à soigner la plaie de la jeune femme :

- Ça ne va pas être facile et vue ce que je vois, on lui a inséré des objets tranchants et qu'une fois…

- La pauvre, souffla Anna, elle a dû en baver.

- Oui allez me chercher de quoi la recoudre ainsi que des crèmes, les plus riches et apaisantes, on va lui faire une anesthésie générale, je signale dès à présent que nous commençons une opération.

Magali alla vers la porte du bloc opératoire et la verrouilla, ensuite elle activa un bouton, à l'extérieur une lumière rouge s'alluma, indiquant qu'une opération avait lieu.

Quand les commandants revinrent de leurs combats et qu'ils durent attendre, ce fut le pire des supplices.

Mais c'était Vista le plus intenable faisant les 100 pas le regard sombre, c'était son idée cette soirée, bordel, combien d'hommes l'avaient violés ? Des milliers ?

Ce n'était pas impossible puisqu'elle avait dit qu'on l'avait violé presque tous les jours, pendant 5 ans…

Pour la première fois Amandine sortait, pour la première fois elle faisait un très gros effort sur elle et dans ses yeux la vie rebrillaient quand il l'avait vu danser.

Et il a fallut qu'un enfoiré la reconnaisse vraisemblablement ! Il frappa le mur à sa droite avec son poing :

- Non mais t'es malade ! S'exclama Ace en voyant que 10 pauvres centimètres séparés le poing de Vista de sa tête.

- C'est à cause de moi si elle est dans cet état, répliqua Vista d'un ton glacial, on aurait jamais dû la quitter des yeux, on aurait dû rester en permanence avec elle.

- Je suis tout aussi responsable que toi, j'ai approuvé l'idée, je te signale, Amandine n'était pas partante au départ, on n'aurait pas dû insister et lui proposer autre chose ou plus tard….

- Dans ce cas Amandine aussi est fautive, rétorqua durement Marco, vous n'avez pas bientôt fini ? Vous croyez qu'Amandine pensait retomber sur une île où elle avait été violée ? Non ! Pourtant elle a fait le choix de revenir sur les lieux et de libérer les victimes de ces tyrans revivant de terribles moments ! Aujourd'hui elle a acceptée, je pense qu'aussi une partie d'elle veut enfin vivre, elle en a mesuré les risques, ça s'est mal terminé, on s'en serait bien passé…. Mais retenez ceci, elle voulait vivre, vous auriez dû, vous auriez dû…. Vous pensez vraiment être capable de reconnaître ses tyrans ? Même elle en est incapable puisqu'elle ne connaît que 2 de ses tortionnaires ! Tout comme vous elle ne peut rien prévoir, elle ignore qui elle croisera sur son chemin, alors arrêtez de vous plaindre, ne rien faire et rester cloîtrer sur le Moby Dick ne l'aidera pas. Si elle veut avancer elle devra sortir comme ce soir et prendre le risque de revoir ses peurs. Si elle veut vivre elle n'a pas d'autres choix ! Amandine l'a, je pense compris, en acceptant de sortir, elle a acceptée ce danger…. Vous ne pouviez pas savoir ce qui allez ce passez, alors arrêter de vous culpabilisez.

- Marco… ta gueule ! Je le sais tout ça ! Seulement j'aurais voulu éviter tout ça ! Tonna Vista en se saisissant par le col Marco. ELLE NE MERITE PLUS DE VIVRE CA !

Il lâcha Marco et partit promptement, Marco le regarda partir puis tourna son regard vers Thatch dont le visage était fermé et éteint.

Thatch se leva et partit à son tour :

- Reste Thatch, interpella Rakuyu, elle va avoir besoin de vous.

- Je ne crois pas… on ne m'ôtera pas l'idée que j'ai une part de responsabilité…

- Marco a raison, coupa Rakuyu, vous ne pouviez rien prévoir de ce qui allait se passer, vous n'êtes pas des voyants jusqu'à preuve du contraire.

- Peut-être, mais notre inattention va nous avoir coûté cher…

Thatch s'éloigna sous le regard de ses frères et de son père qui attendait lui aussi, il fixa la lumière, ne voulant qu'une chose qu'elle devienne verte.

Cela faisait 20 minutes déjà… il était minuit, c'était un silence de mort qui régnait, un bruit strident fit relever la tête des hommes.

Dans la salle d'opération :

- Merde c'est pas vrai ! Amandine tient le coup, s'exclama Magali en faisant le massage cardiaque, faites taire l'alarme vite ! Et blinder les issues, j'enclenche la procédure de niveau 3, il ne faut pas qu'ils entrent !

Les infirmières s'exécutèrent, elles avaient déjà enclenché ce genre de procédure, la plus haute avait était la 9.

- Allez Amandine, ne nous lâche pas pense à Estelle, s'il te plaît, si tu en veux à Vista et à Thatch ou à l'un d'entre nous, pense à ta fille, tu m'entends pense à ta fille !

Le cœur de la jeune femme repartit :

- Bon ne perdons pas plus de temps ! Anna tu me remplaces, je vais faire une annonce.

Magali, se précipita vers l'escargophone présent dans le bloc et composa un numéro :

- Ici Magali, nous bloquons pour une durée indéterminée le bloc opératoire, nous vous prions de ne pas intervenir ou chercher à entrer, il s'agit d'un état d'alerte de niveau 3 !

Barbe Blanche devint livide :

- Père qu'est-ce que signifie le message de Magali ? Demanda Ace.

- Les infirmières ont établis un code, commença le Paternel, je sais ce que signifie chaque code….

Les commandants comme le reste de ses fils ignoraient la signification de ces chiffres :

- Le niveau 3 signifie que… Amandine est en danger de mort et que visiblement il y a eu des complications qui se sont révélées durant l'intervention.

- QUOI ! S'exclamèrent les commandants.

- Elles ont condamnées les portes, on ne peut les ouvrir de l'extérieur, cette pièce est composée de granit marin et de tout ce qu'il y a de plus costaud. Par exemple si une bombe se trouvait dedans, le reste du bateau ne subirait aucun dommage.

Chacun regardèrent avec horreur leur père, ils regardèrent la porte blindée, que s'était-il passé pour qu'une telle procédure soit mise en place ? Avait-elle perdue trop de sang ? Une émoragie interne ? C'est ce qui était de plus probable.

- Anna je l'ai.

- Bordel on n'est pas passé loin, souffla Magali, alors son groupe sanguin ? Les filles vite avant une autre rechute ?

- A+ c'est confirmé.

- Quoi ? Mais la majorité de l'équipage c'est du O ou AB, le capitaine a quel groupe ?

- A+, mais on ne peut pas lui donner de son sang, il a déjà reçu des transfusions, il ne peut plus donner.

- Pas assez de temps pour regarder chaque dossier.

Vista et Thatch était quant à eux revenu en catimini à cette annonce, ils se souvenaient tous deux de ce qui s'étaient passés i ans de cela.

Barbe Blanche avait frôlé la mort et les infirmières avaient enclenché une procédure de niveau 9, à l'époque la plupart des divisions étaient en mission, ils étaient restés et d'après ce qu'ils avaient compris 9 est très mauvais signe.

Alors même si le niveau est bien inférieur c'est que c'est vraiment très mauvais signe.

Ils arrivèrent en catastrophe, leur père leur faisant non de la tête :

- Il va falloir s'armer de patience, j'ignore ce qui se passe, mais on ne peut rien faire… sauf attendre.

Magali sortit et referma rapidement la porte :

- Qui ici n'a pas eu de transfusion et est A+, A-, O+ ou O- ? C'est urgent, elle peut nous passer entre les doigts !

Tout le monde se regarda, presque la totalité des hommes ici avait dû à un moment donné avoir une transfusion et pour ceux qui n'en avaient pas eu, ce n'était pas dit qu'il est le bon groupe sanguin.

Anna sortit et quand elle vit la mine des hommes, ce n'était tout sauf bon, personne ne vint, sans compter qu'une partie des hommes étaient partit en mission.

Ailleurs :

- Pourquoi ? Pourquoi ne peut-elle donc pas vivre en paix ? Pleura Adrianna. S'il y a une justice dans ce monde, alors pourquoi n'aide t'on pas ma fille !

Adrianna pleura impuissante, ignorant qu'elle venait d'enclencher une propriété un peu spéciale du fruit de la générosité en pleurant son désespoir.

Si par 3 fois, tu as sauvé la vie.

Si par le passé tu as toujours été aimant.

Si par 1 fois tu as crié au monde entier l'ultime vérité.

Si par 1 fois tu as sauvé ton ennemi.

Si pour 900 personnes tu mérites de vivre.

Alors je viendrai toujours t'aider.

Le fruit de la générosité réapparut et scintilla, il fonça fendant le ciel, et prit possession du bloc opératoire.

La jeune femme fut frappée en plein fouet par la lumière, qui la soigna, Amandine se vit revêtir de la même robe qui été apparue lorsque la marque d'Akainu avait disparu.

- Le fruit de la générosité ? S'exclama Anna.

Magali retourna sur les lieux, pendant que Barbe Blanche faisait barrage pour que personne n'entre dans le bloc opératoire.

L'infirmière vit en effet le fruit scintiller au-dessus de la jeune femme, qui se réveilla petit à petit, sa vision se fit plus claire :

- Hein ? Mais c'est impossible tu as été détruit, murmura Amandine.

- Dans tout les cas il vient de te sauver la vie, fit Iris une autre infirmière.

- Comment ça ?

- Nous n'avions pas de donneur pour te faire une transfusion, tous ici ne peut soient pas donner, soit ils ont déjà eu une transfusion. En d'autres termes ils ne peuvent plus être donneurs. J'ignore pourquoi en tout cas ça t'as sauvé, tes constantes sont bonnes.

Iris regarda un appareil pour la jeune héritière cela était du charabia.

Elle tourna son regard vers son fruit du démon :

- Alors merci fruit de la générosité si c'est bien toi merci… je ne sais pas pourquoi, mais merci beaucoup….

- PERE !

Les femmes se tournèrent vers la source du bruit :

- Papa, murmura sa fille.

Sans hésiter, les infirmières ouvrirent les portes et se précipitèrent vers l'attroupement.


A suivre….

Qu'est-il arrivé à Barbe Blanche ça vous le saurez au prochain chapitre ;)

PS : c'est le dernier chapitre à emmerdes XD