Blabla de l'auteur : Hello, hello. Malgré mon état de santé déplorable (foutue crève), je suis quand même au rendez-vous pour poster le dernier chapitre avant l'épilogue =) Merci à Adelys, azerty (Hello toi. La suite devrait te plaire si tu as déjà aimé la première partie, c'est moi qui te le dis =) bisouilles), et angele (Hello ma belle. Tous mes vœux pour cette nouvelle année à toi également. =) Ouais j'avoue à sa place, j'aurais également été sur les nerfs. Ouais en effet, le pire arrive pour Mitchie. Je ne l'ai pas ménagé :p Ouais l'idée était bonne mais ils auraient mieux fait d'en adopter un plutôt que de kidnapper une enfant. Bisouilles) pour leurs reviews =)
Disclaimer : Allez, nouvelle fic, nouveau disclaimer. L'idée reste la même. Ce que vous reconnaissez du film et des livres (j'ai vu récemment qu'ils y en avaient trois) appartient à cette chère entreprise mondiale qu'est Disney. L'idée est, naturellement, de moi. Et les corrections sont évidemment de chris87, dit Hermès, pour des raisons de commodité.
Merci, une nouvelle fois, à nouna, pour son avis, ses questions, ses commentaires et autres. :)
Chapitre 28
Une fois que Romain eut prêté serment, il s'assit à l'endroit que venait de quitter la brunette et fit face à son avocat confiant. Celui-ci lui avait confié que leur fille leur en voudrait sûrement.
« - Monsieur Delmart, pouvez-vous nous parler de Mitchie ? Ou devrais-je dire Romy Delmart.
« - Elle a été une enfant délicieuse. Toujours souriante et pleine d'énergie. Depuis toujours, elle a deux passions, les chevaux et la musique. Avec sa mère on l'a toujours poussé dans ce sens. Et puis, il y a six ans, elle a eu une petite sœur. On a cru un instant qu'elle allait être jalouse mais au contraire, elle en a été ravie.
« - Où est cette enfant à présent ?
« - Ailing est dans une famille d'accueil pour le moment en attendant qu'on sorte de prison.
« - Très bien. Pouvez-vous répondre à la question de Mitchie. Pourquoi l'avoir kidnappé ?
« - Et bien, Grace était malheureuse. Elle voulait des enfants et elle venait de faire sa cinquième fausse-couche consécutive. Aussi, quand on a vu cette petite fille, que personne ne surveillait, on a… C'était idiot, mais on était malheureux. On l'a prise avec nous et on a quitté la ville, pour rentrer chez nous.
« - Vous étiez conscient, à ce moment-là, que vous allez rendre une autre famille malheureuse ?
« - Non. Tout ce qui comptait pour moi était de revoir sourire ma femme qui déprimait. Et si pour ce faire, je devais kidnapper cinq enfants, alors je l'aurais fait sans hésiter. Comme tout homme marié, j'aime ma femme et je ne veux rien d'autre que son bonheur.
« - Suite à l'accouchement de votre femme de la petite Ailing, aujourd'hui âgée de six ans, quelle a été votre réaction ?
« - J'étais heureux. Enfin j'étais réellement père.
« - Je parle par rapport à Mitchie que vous appeliez Romy ?
« - Oh. Brièvement, j'ai songé à la rendre à sa famille en l'abandonnant dans un centre commercial et appeler la police anonymement, mais Grace et moi étions très attachés à notre fille, aussi on s'est dit que si on ne nous avait pas retrouvé au bout de sept ans, on ne risquait plus rien. On a décidé la garder d'un commun accord.
« - Le regrettez-vous aujourd'hui ?
« - Non. J'ai aimé chaque seconde passé avec Romy. Même si nous savions que ce n'était pas notre enfant d'un point de vue génétique, on l'a aimé et éduquée comme telle. Pour nous, c'est notre enfant, parce que c'est nous qui l'avons consolé de ses cauchemars, qui avons séchés ses larmes après ses déceptions, et conseillés pour régler ses problèmes. On l'aimait. Réellement.
« - Menteur, hurla la brunette en se levant. Vous vouliez m'abandonner dans un centre commercial lorsque vous avez eu Ailing, ce n'est pas de l'amour ça, dit-elle en pleurant.
« - Maître Madia calmez votre cliente ou je me verrais dans l'obligation de la faire sortir !
« - Monsieur le juge, je demande quelques minutes à la Cour, pour que ma cliente se calme. Tout ce procès est une véritable épreuve pour elle, et elle est encore jeune.
« - Accordez ! La séance reprendre dans une demi-heure.
Aussitôt le juge frappa son marteau contre le socle et tout le monde se leva. Il sortit et dès que la porte fut fermée, la jeune femme quitta la salle, d'un pas rapide, rapidement imitée par son frère et ses amis. Ils la retrouvèrent dans le couloir, prenant la direction des toilettes.
« - Mitchie, cria Nate.
« - Deux minutes, j'ai besoin de rester seule.
Sur ces mots, elle entra dans les sanitaires. Face au miroir, elle s'aspergea le visage, puis se regarda dans les yeux. Elle avait senti les larmes monter en entendant Romain dire qu'ils avaient failli l'abandonner après avoir eu Ailing, et se pencha pour pleurer dans ses bras. Elle avait toujours cru qu'ils l'avaient au moins aimé, mais elle venait de se rendre compte que c'était faux. Pendant un bref instant, ils avaient voulu se séparer d'elle et elle s'en demanda la raison. « Peut-être n'étais-je pas aussi bien qu'ils l'auraient souhaité, s'interrogea-t-elle. » Son repas du matin lui sembla lourd et elle courut s'enfermer dans une cabine à genoux au sol.
Lorsque Connie entra, elle entendit la chasse d'eau puis la porte s'ouvrit. Sa fille en sortit, plus blanche qu'avant et se rinça la bouche sans la voir. Soudain, elle frappa le lavabo, se demandant pourquoi et sa mère ne résista pas. Sans un mot, elle la prit contre elle. D'abord réticente, la brunette finit par se laisser aller et pleura lui demandant pourquoi ils avaient voulu l'abandonner. Connie n'eut malheureusement pas la réponse, à sa question et un silence, lourd de sens s'installa dans la pièce.
« - Et toi maman, dit-elle en la regardant, tu n'aurais pas voulu m'abandonner quelque part ?
« - Jamais ma chérie, tu peux en être sûre.
« - Même quand j'ai fugué avec Ailing que je nous ai mise en danger…
« - Même si tu étais la plus grande criminelle du pays, la coupa-t-elle, jamais je ne t'abandonnerais ma chérie. Parce que tu es et resteras ma fille quoi que pense le reste du monde. !
« - Merci maman !… Je t'aime, ajouta-t-elle après une légère hésitation.
« - Je t'aime aussi Mitchie, mais il y a dehors trois garçons qui meurt d'envie de te prendre dans leurs bras.
Comprenant le sous-entendu, elle sécha ses larmes, et sortit. Aussitôt, elle se blottit dans les bras de son copain alors que Nate se plaçait derrière elle posant sa tête dans son dos. Jason pour sa part, se mit de l'autre côté et sans même s'en rendre compte, ils l'entourèrent complètement. Ils restèrent blottis ainsi durant plusieurs minutes, puis elle s'écarta doucement. Embrassant son copain, elle fit la bise aux deux autres, les remerciant d'être avec elle.
« - Les amis, c'est fait pour ça non, demanda Jason.
« - Trust me, vous êtes tous les trois, bien plus que de simples amis. Outre le fait que tu sois mon copain et toi mon frère, vous êtes surtout mes trois anges gardiens. Merci.
« - Arrête-toi là, ou je vais me mettre à pleurer et ça va nuire à ma réputation, se moqua le plus grand.
« - Jason ? La ferme, soupira Shane avant d'ajouter doucement, ça va mieux ?
« - Toujours quand je suis près de toi. C'est juste… Je ne pensais pas que ce serait aussi dur. Les entendre dire que je n'étais pas assez importante pour eux, pour qu'ils me gardent avec eux, c'a été… Plutôt violent, admit-elle.
« - C'est certain. Si tu avais vu la vitesse à laquelle tu t'es levée pour le traiter de menteur, rit Jason. Crois-moi tout le monde a bien compris que ça t'a blessé.
Elle sourit doucement, restant dans l'étreinte de son copain. Du côté de son frère, il se souvint qu'elle avait soif au début de la séance il s'éloigna, embarquant leur ami avec lui pour aller lui chercher un soda, afin de les laisser seuls. Ils restèrent silencieux se contentant de savourer leur étreinte, puis il l'embrassa doucement.
Vingt minutes plus tard, Maître Madia les rappela. Mitchie rentra dans la salle escortée par ses amis. Jason à sa droite, Nate à sa gauche alors que Shane était dans son dos l'enlaçant tendrement. Seulement l'escorte dut la laisser parcourir seule les deux mètres qui la séparaient de son siège. Le juge n'étant pas encore là, elle se tourna, dos à ceux qui l'avaient kidnappé, et discuta avec ses amis et sa famille. Soren la félicita pour son discours et ne voulant pas revenir sur ces mots, elle demanda, une lueur malicieuse dans les yeux :
« - Dis-moi parrain. On se connaît peu alors pardonne ma franchise mais…
« - Un conseil Soren, la coupa Nate. Cours !
« - La ferme, toi. Sarah Arévarès, elle te plait, je me trompe, chuchota-t-elle pour ne pas qu'elle l'entende.
« - Ce ne sont pas tes affaires, jeune fille.
« - J'en conclue que c'est un oui, sinon tu aurais nié. Nate, j'ai gagné mon pari.
« - Rassure-moi, y avait aucun gage ?
« - Non, celui qui avait raison, gagnait la chance d'avoir gagné.
« - Mesdames, messieurs, la Cour.
Aussitôt, ils se levèrent tous et firent face au juge qui entra, une nouvelle fois. S'asseyant, il leur fit signe de faire de même puis Romain revint à la barre. Il continua de raconter qu'il avait réellement aimé la brunette qui serra les dents pour se retenir de lui dire en face ce qu'elle pensait de lui, puis Maître Madia se leva.
« - Monsieur Delmart, vous dites avoir agi sous l'impulsion, n'est-ce pas ?
« - Oui.
« - Or selon l'enquête de la police, vous habitez au Texas. Dans un ranch près d'Arlington, or mademoiselle Torrès a toujours vécue en Oregon, ici même à Roseburg. Comment expliquez-vous ça ?
« - Comme je l'ai dit, Grace déprimait. Elle a toujours aimé la plage, j'ai donc organisé un voyage pour elle. Traverser plusieurs états pour aller voir l'océan.
« - N'était-ce pas plus court de rester au Texas et de prendre simplement la direction du sud ?
« - Je ne voulais pas l'emmener au même endroit où nous prenions habituellement nos vacances. Le but était de lui remontrer le moral, pas de la déprimer encore plus.
« - Soit. Vous prenez donc votre voiture, traversez le Nouveau-Mexique, l'Arizona, l'Utah, le Nevada peut-être pour finalement atterrir en Oregon. Pourquoi ne pas avoir été en Californie ?
« - Je l'ignore
« - Admettons. Une folie sur le moment, une envie de parcourir cinq états. Arrivée à Roseburg, vous voyez ma cliente, seule dans un parc et vous décidez, sur un coup de tête de la kidnapper. C'est bien ça ?
Alors que son mari répondait à l'affirmative, Grace regarda la salle et plus précisément, le jeune homme qui semblait si amoureux de sa fille. « Ce doit être le fameux Shane, songea-t-elle. Etrange, il me rappelle quelqu'un. En tout cas, il semble compter beaucoup pour elle. »
« - Quand avez-vous fait ce voyage ?
« - Trois mois après la fausse-couche de ma femme.
« - Objection. En quoi est-ce pertinent ?
« - J'essaie simplement de prouver que, contrairement à ce qu'il prétend, votre client a réfléchi à ce kidnapping, avant de passer à l'acte. Selon son procès verbal, il nie d'abord avoir kidnappé ma cliente puis, quand on lui met sous le nez, les résultats d'Adn, le reconnaît. De plus, la dernière fausse couche de Grace Delmart remonte à quinze ans. Soit presque un an, avant que mademoiselle Torrès soit kidnappée. En admettant que madame Delmart ait beaucoup souffert de la perte de son bébé, quelle femme ne le serait pas, et qu'elle ait eu besoin, comme indiqué dans son dossier médical, de se faire interner dans une maison de repos durant plusieurs semaines. Dix selon le dossier. Quand elle a finalement réintégré son foyer, un penthouse à Dallas, mademoiselle Torrès n'a que deux ans et demi. Or selon l'enquête de police, monsieur Delmart ici présent se serait rendu trois fois en Oregon, en passant par les voies express. La première fois, pour ce fameux voyage pour sa femme, et le second payé par son entreprise, puisque vous travaillez dans une entreprise d'exportation de produits locaux. Pourquoi être resté deux semaines alors que vous aviez fini votre travail en quatre jours ? Vous êtes resté en Oregon onze jours, laissant votre femme seule alors qu'elle déprimait ? Pour quels motifs ? Qu'est-ce qui vous retenez dans cet état ?
« - J'avais d'autres affaire à régler.
« - De quel ordre ? Professionnel ? Personnel, peut-être ?
« - Personnel, en effet. Ecoutez, quand nous avons fait ce premier voyage, nous avons vu Romy…
« - Ma cliente s'appelle Mitchie, je vous prierais d'employer son prénom.
« - Bien Maître. Lors de ce premier voyage, nous avons vu Mitchie, jouer dans le bac à sable, dans un parc et ma femme a craqué pour cette petite. Elle ressemblait à l'enfant que nous devions avoir. Lorsque nous sommes rentrés chez nous à Dallas, elle pensait beaucoup à elle, lui achetait des vêtements, parlant d'elle comme si c'était notre fille, qui était en vacance quelque part. Lorsque mon patron m'a envoyé à Roseburg, j'ai voulu la retrouver. Afin de pouvoir permettre à Grace de la revoir une nouvelle fois. J'ai suivi sa mère jusque chez elle, puis je suis retourné voir ma femme. Je l'ai remmené à Roseburg. Je savais que c'était risqué pour sa santé, mais elle était tellement heureuse en contemplant Romy que…
« - Mitchie le reprit l'avocat.
« - Oui bref, je voulais simplement qu'elle soit heureuse. Seulement lorsque nous sommes arrivés au parc, sa mère n'était nulle part, personne ne faisait attention à elle. J'ai pas réfléchi, je l'ai prise avec moi. Aucune femme saine d'esprit ne laisserait une enfant de trois ans sans surveillance. Ce que j'ai fait, c'est simplement la protéger. Qui sait ce qui aurait pu lui arriver.
Connie s'arrêta de respirer en l'entendant proférer de telles accusations. A aucun moment, elle ne l'avait laissé sans surveillance. Se retenant avec peine, de lui hurler cette vérité au visage, elle écouta la suite
« - Qui vous dit qu'il n'y avait personne d'autre pour la surveiller comme son père ?
« - Il ne venait pas avec eux en balade le mercredi. Seulement le dimanche.
« - Visiblement, vous avez fait plus que de la suivre pour obtenir son adresse, je me trompe, monsieur Delmart ? Je vais vous dire la vérité. Lors de votre premier voyage, votre femme, mais vous aussi, avez trouvé ma cliente charmante, et vous avez profité de votre second voyage pour suivre sa famille et savoir quel serait le meilleur moment pour agir. C'est ainsi que vous avez découvert que le mercredi serait le plus facile. Une mère seule pour surveiller deux enfants, vous aviez toutes vos chances. Alors vous avez remmené votre femme avec vous, pour le dernier voyage et vous vous êtes arrangé pour être là le mercredi. Et dès que madame Torrès a eu le dos tourné, vous avez pris sa petite fille, l'avait mise dans votre voiture puis vous êtes rentrés chez vous. Seulement Dallas était trop risqué. Alors peu de temps avant, vous vous êtes acheté un ranch près d'Arlington, puis vous avez contacté un professionnel de la fraude qui a crée les documents officiels que nous avons trouvé chez vous, comme l'acte de naissance et celui du baptême. Arrêtez-moi si je me trompe ! Quand tout a été prêt, vous l'avez kidnappé et avait emménagé à votre adresse actuelle.
Romain resta muet comprenant que tout était perdu. Aussi lentement, il acquiesça avant d'ajouter.
« - Mais à aucun moment nous l'avons maltraité. Elle était notre petite princesse, et tu le resteras Romy, je te le promets.
Mitchie ne put le regarder et tourna la tête, cachant également ses larmes. Toute cette histoire l'abîmait et elle se demandait pourquoi elle n'était pas partie dès la fin de son témoignage. Romain lui demanda de la regarder, la suppliant de leur pardonner, puis le juge frappa avec son marteau pour rétablir le calme.
Quand Grace s'assit à la barre, elle ne fit que confirmer ce qu'il avait été dit, expliquant simplement qu'elle ignorait les projets de son mari, puis l'avocat de la famille Delmart se leva pour plaidoyer.
« - Dans quelques instants, vous allez devoir prendre une décision. Une décision qui pourra briser leurs vies, alors je vous demande simplement de vous poser ces questions. Est-ce qu'à un seul moment mes clients ont abusé de leurs autorités parentales ? Ont-ils rendu mademoiselle Torrès malheureuse durant ces quatorze années ? Elle vous l'a dit elle-même. A aucun moment, ils n'ont levé la main sur elle. Au contraire, ils ont tout fait pour la rendre heureuse. Alors pourquoi avoir agi ? Est-ce parce qu'ils ont cru qu'ils ne se feraient jamais prendre ? Parce qu'ils ont regardé trop de séries policières à la télé ? Non. Ils ont agis par désespoir. Parce qu'ils voulaient goûter à la joie d'être parents. Certes, ils auraient pu adopter légalement une enfant, mais c'est le seul faux pas qu'ils ont commis. Enlevé une fille des bras d'une mère irresponsable. Vous ne devez pas juger ces gens sur leurs actes mais sur la protection qu'ils ont manifestés à l'égard de la petite Torrès. Parce qu'ils ont fait ce qu'ils pensaient être le plus sage. Devaient-ils la laisser près d'une mère qui s'en occupait mal ? Ils étaient désespérés et madame Delmart était fragile au moment des faits. Mais est-ce un crime de vouloir un enfant à tout prix ? A leur place, qu'auriez-vous fait ? Voilà la vraie question ! Auriez-vous laissé cette petite risquer la mort à cause de l'incompétence de sa mère ?
Il se rassit sur ces mots, alors que Maître Madia se levait à son tour.
« - Mon confrère pose une bonne question. Qu'auriez-vous fait à la place de ces adultes ? Auriez-vous, vous aussi kidnappé une petite ? Auriez-vous pu, l'arracher aux siens ? Mesdames imaginez ce qu'à pu ressentir madame Torrès en voyant que sa fille avait été enlevé ! A votre avis, comment s'est-elle sentie toutes ces années en y repensant ? Ravie d'être débarrassée de sa fille ? Je ne pense pas. Au contraire, elle en a été malheureuse, comme son mari et leur fils qui a cherché sa sœur pendant quatorze ans sans relâche. Quant à mademoiselle Torrès. Elle l'a dit tout à l'heure, et je paraphrase, ils lui ont volé sa vie, ses souvenirs et son passé. Ils ne l'ont pas blessé physiquement, c'est vrai, mais comment se sent-elle à votre avis ? A présent qu'elle fait face à ces bourreaux. Elle l'a dit, c'est grâce en partie à notre enfance qu'on se construit en tant qu'adulte. Certes, elle aura toujours ce doute en elle, qu'elle ne devait pas être cette jeune femme épanouie et passionnée de musique, mais vous avez aujourd'hui la chance de pouvoir lui apporter un peu plus de confiance en elle et en autrui, en déclarant monsieur et madame Delmart coupable de kidnapping. Grâce à vous, ma cliente qui n'a que dix-sept ans, pourra se regarder un jour dans le miroir et se dire « Oui, c'est bien moi, Mitchie Torrès et je suis devenue cette femme respectable que j'aurais dû être, parce que mes bourreaux, ceux qui m'ont volé mon enfance ont payés pour leurs crimes ! » C'est à vous messieurs et mesdames les jurés de faire justice. Regardez ma cliente qui a été blessée dans cette affaire. Regardez les larmes qu'elle n'a cessé de laisser couler sur ses joues en entendant qu'on avait sciemment détruit son enfance. Quand vous serez seul dans cette salle, ne vous demandez pas ce que vous auriez fait si vous voyez une enfant seule dans un parc, demandez-vous comment vous vous sentiriez en apprenant de la bouche d'un inconnu que toute votre vie n'est qu'un tissu de mensonges, les uns par-dessus les autres. Posez-vous cette question, et demandez-vous si vous n'aimeriez pas que quelqu'un réclame justice pour vous ? Parce que c'est tout ce qu'elle vous réclame. Que vous punissiez ces deux adultes qui ont abusé de sa confiance, qui l'ont kidnappé et séquestré pendant quatorze ans, et qui lui ont volé son enfance. Peut-il y avoir pire vol que celui de l'insouciance ?
Sur cette question, il se rassit et le juge donna la permission aux jurés de sortir. Durant la délibération, il demanda à ce que tout le monde attende dans le couloir. Aussitôt, Shane reprit sa copine dans ses bras, les deux autres préférant jouer aux gardes du corps, mimique à l'appuie. Ce qui la fit plus rire qu'autre chose. S'asseyant à l'écart des badauds, ils attendirent d'abord en silence puis Jason leur demanda combien de temps, ils pensaient que c'allait durer.
« - Bonne question, soupira la brunette. Pas trop longtemps, j'aimerais bien ne plus être dans la même pièce qu'eux, fit-elle en grimaçant.
« - Tu sais, il n'y a pas si longtemps tu les considérais comme tes parents, lui rappela son frère.
« - That's true but now… Je ne les vois plus du tout comme mes parents. Quoi, demanda-t-elle devant leurs mines étonnées.
« - T'as dit quoi en français ?
« - C'est vrai mais maintenant… Je sais que je les considérais comme mes parents mais tu te rends compte qu'ils m'ont menti pendant quatorze ans. Quand ils parlaient, l'un comme l'autre, je les revoyais me dire que je ressemblais à ma grand-mère, que j'étais son portrait craché, ou que j'étais née pour être joker. Ce genre de chose. Ils m'avaient même raconté qu'avant que je naisse, Grace avait voulu manger un couscous… Tout ça c'était… Je pensais que ça faisait partie de mon passé, mais c'est que du vent. Je ne me souviens pas de tout, alors comment faire le tri entre le vrai et le faux ? Ce que je suis sûre que ça fait partie de mon passé et les autres souvenirs, dont je dois douter.
« - Mitchie, appela son avocat. Romain et Grace voudraient te parler. Est-ce que tu es d'accord ?
« - J'y suis obligée, demanda-t-elle en soupirant.
« - A aucun moment, je ne t'obligerais à aller les voir si tu ne le souhaites pas. De toute façon, tes parents s'y opposent mais… Je pense que ça te ferait peut-être du bien de leur parler, de démêler le vrai du faux.
« - Très bien, soupira-t-elle, mais pas seule.
« - On vient si tu veux, se proposa Jason. Tous les trois.
Souriant, elle donna son accord et ils se levèrent. En chemin, Connie l'arrêta lui demanda si elle était sûre de ce qu'elle faisait et elle souffla.
« - Non mais, c'est probablement la dernière fois que je les verrais, et je veux pouvoir parler d'eux à Sweety alors, je n'ai pas trop de choix. Mais rassure-toi maman, je ne suis pas loin. Ni vraiment seule.
Sa mère sourit et la lâcha. Soupirant, elle reprit son chemin accompagnée des garçons et de son avocat. Dès qu'ils furent assez proches, Nate et Jason se rapprochèrent d'elle, alors que Shane, l'enlaçait autant pour la protéger que pour l'avoir dans ses bras.
« - Comme tu as changé en six mois, ma fille, sourit Grace.
« - Moins qu'en quatorze ans, et je ne suis pas votre enfant. Ailing l'est, moi non.
« - Romy, soupira-t-il, je…
« - Je m'appelle Mitchie. Mitchie Torrès. Et voici Nate, mon grand frère. Lui c'est Jason, et derrière c'est…
« - Shane, la coupa-t-elle. Lorsqu'elle est revenue du camp, elle a beaucoup parlé de toi.
« - C'était Ailing, pas moi. Qu'est-ce que vous me voulez ?
« - J'aurais voulu que tu nous pardonnes, mais je crois…
« - Que je vous pardonne, répéta-t-elle sonnée avant de hurler. Vous pardonner de quoi ? De m'avoir volé ma vie ? De m'avoir privé de ma famille ? Avoir voulu m'abandonner dans un centre commercial ? Avoir sciemment cherché à m'éloigner de mes amis du camp en jetant mon portable dans les toilettes ? Les quatorze années que j'ai passé avec vous ont toutes été belles, mais pas la fin. Vous avez tout fait pour que je ne puisse pas revoir mes amis, et que je sorte moins. Je vous l'ai dit tout à l'heure devant le juge. Je vous ai aimé. Probablement plus que je n'aimerais mes véritables parents un jour, mais aujourd'hui, vous n'êtes plus rien pour moi. Tous vos mensonges, vos histoires, tout ce micmac que vous m'avez raconté au fil des années… C'est l'heure de passer en caisse, et la note est salée. J'ai jamais supporté les mensonges, je ne ferais pas d'exceptions avec vous. Vous avez… Vous m'avez même dégoûté du chocolat par je ne sais quel moyen, changé tous mes gouts. Quand je suis arrivée dans ma vraie famille, après presque quinze ans d'absence, j'ai dû apprendre à connaître mes parents, mon frère et ma famille, mais j'ai dû tout remanger, pour savoir ce que j'aimais vraiment, et ce que vous m'avez fait croire que je n'aimais pas. Comment vous avez pu, demanda-t-elle les larmes aux yeux en se calmant d'un coup. J'ai parfois l'impression de partager mon corps avec une autre fille. Qui aimait faire du cheval se balader avec ses amis, et qui n'a jamais quitté le camp. Vous ignorez ce que ça fait de ne pas sentir à sa place dans sa propre famille, ou même dans son corps. Combien de fois, j'ai fixé le miroir, me cherchant des traits communs avec vous malgré les résultats Adn. Combien d'heures, j'ai passé à dresser une barrière entre mes parents et moi… Quand on m'a enlevé Ailing, j'ai cru mourir. Savoir qu'à cause de vous, je ne la reverrais jamais… J'ai même fugué et failli passer la frontière pour ne pas qu'on m'enlève la seule preuve matérielle que je n'avais pas rêvé ces quatorze ans. Je me suis battue avec des policiers et j'ai failli finir en prison, à cause de vous. Depuis que j'ai quitté le camp en catastrophe je vis un enfer. La seule chose de stable dans toute cette tempête qui secoue ma vie chaque jour, ce sont eux trois. Mon frère de sang, mon copain et mon meilleur ami. Alors, j'ignore à quoi vous vous attendiez en voulant me parler, mais vous pouvez faire une croix sur mon pardon. Aujourd'hui, je n'en ai pas la force, et je doute sincèrement de l'avoir un jour.
Sur ces mots, elle les fixa quelques instants, le visage ravagé par les larmes puis Shane se mit entre eux, face à sa copine.
« - Allez viens ma petite chérie, on retourne voir tes parents. T'es d'accord ?
« - Oui, souffla-t-elle le regardant. Retournons avec ma famille.
Sur ces mots, ils commencèrent à partir quand Romain prit la parole, les stoppant :
« - Comment va Ailing ?
« - Ailing ? Parce que maintenant vous vous souciez d'elle ? Et bien, dites-vous qu'elle va bien. Pour une enfant qui a découvert qu'elle ne reverrait probablement jamais ses parents, qui a été séparé de sa sœur, pendant presque deux mois. Une petite fille qui a vu sa famille lui éclater à la figure, qui a vu ses parents se faire arrêter sous ses yeux, qui a dû quitter sa famille, et sa maison, pour vivre avec des gens qu'elle ne connaît pas. Grâce à mes véritables parents, elle va bien. Elle commence à savoir bien lire et écrire, alors d'ici deux ans, il se pourrait bien qu'elle vous écrive une lettre si vous allez en prison. Mais je vous laisse l'honneur de lui expliquer pourquoi elle ne pourra jamais vivre avec sa sœur et ses parents. Pourquoi toute sa vie, elle sera partagée entre nous. Et quand elle saura la vérité, en admettant que vous soyez capable de la lui dire, j'espère pour vous que son amour pour ses parents sera plus fort que la haine que vous m'inspirez. En attendant tranquillisez-vous, elle vit avec mes parents, et tout le monde la chouchoute.
Elle se tourna une nouvelle fois, et ne réagit pas quand Romain et Grace lui demandèrent de l'embrasser pour eux. Pas plus qu'elle ne s'arrêta lorsqu'ils lui dirent qu'ils l'aimaient. Se rasseyant à sa place, elle laissa son copain, la prendre sur ses genoux, la serrant dans ses bras, lui demandant si ça allait. Le regardant, elle sourit, puis l'embrassa.
« - Trouvez-vous une chambre, grogna Jason pour la forme.
« - Trouves-toi une copine, répondit aussitôt Shane.
« - Hey, c'est Nate qui est célibataire, pas moi. Bon après j'y peux rien si elle ne vit pas en Oregon.
« - Quant à moi, pour le moment, je passe trop de temps avec ma sœur pour qu'une fille comprenne.
« - Faith le comprend très bien, assura la brunette en souriant. Elle trouve même ton attitude protectrice envers ma petite personne, qui a pourtant prouvé à plusieurs reprises qu'elle s'est se défendre, touchante et mignonne.
« - Ma parole, t'as une touche mon pote. Tu deviens un homme, je suis tellement fier !
« - La ferme Jason. Quant à toi, tu m'expliques pourquoi tu me parles souvent de Faith. Tu ne me jetterais pas dans ses bras par hasard ?
« - Moi, fit-elle choquée. Comment pourrais-je faire une chose pareille ? Je ne suis pas du tout comme ça, voyons, rit-elle avant d'ajouter. Au fait, tu savais qu'elle adorait la musique ?
Ils la regardèrent amusé par son attitude puis rirent joyeusement.
…
Dans la chambre où étaient réuni le jury, l'ambiance était moins festive. Ils étaient tous réellement touché par l'histoire de cette jeune femme, qui avait pu retrouver sa famille après quatorze ans et simplement grâce à son amour pour la musique, puis chacun pensa à toutes ces familles brisées par la disparition d'un des leurs. Durant une heure, ils passèrent en revu, toutes les pièces du dossier. Les bulletins scolaires de la victime qui attestaient que c'était une élève plutôt sérieuse et bonne, les témoignages de la police sur les voisins. Aucun n'avait bien sûr, su qu'elle n'était pas leur fille avant qu'ils ne se fassent arrêter. Ils relurent les comptes-rendus d'audiences, leurs propre notes, se faisant chacun sa propre opinion. Finalement, le premier juré les regarda tous puis souffla.
« - Bien, si tout le monde a revu toutes les pièces, nous allons pouvoir procéder au vote. Que ceux qui sont pour une condamnation lèvent la main.
…
Alors qu'ils revenaient du distributeur, en riant doucement, les avocats dirent dans le couloir :
« - Le juré a déjà pris une décision. Il faut rentrer.
« - Maître, demanda la brunette en marchant près de son avocat. S'ils ont été si vite, ça ne peut être qu'une mauvaise chose pour nous, n'est-ce pas ?
« - Pas nécessairement. Le fait que c'a été si vite prouve simplement qu'ils sont tous d'accord. Assieds-toi.
Elle obtempéra en croisant les doigts. Sentant qu'on lui enfonçait un doigt dans son dos, elle se tourna et Shane lui tendit la main. La prenant, elle fronça les sourcils lorsqu'elle sentit quelque chose tomber. Observant son contenu, elle sentit les larmes monter à ses yeux. Il lui rendait le bracelet qu'elle lui avait confié le soir où elle avait du partir du camp. Elle le remercia sans bruit, puis le juge entra, et tous se levèrent.
« - Monsieur le premier juré, êtes-vous parvenue à un verdict, demanda-t-il une fois que toute la salle fut assise.
« - Oui votre Honneur.
L'homme de loi prit le papier et l'amena au juge qui le lut avant de le leur rendre.
« - Quel est votre verdict ?
« - Pour le chef d'accusation de kidnapping d'un mineur, nous déclarons les accusés coupable. Pour le chef d'accusation concernant la séquestration, nous déclarons les accusés coupables. Enfin pour le chef d'accusation concernant l'abus de confiance sur une personne ayant autorité, nous déclarons les accusés coupables.
« - Suite à la décision du jury, je vous déclare coupable des trois chefs d'inculpations cités et je vous condamne à quinze ans de prison ferme, qui prendra effet immédiatement, plus trois avec sursis. En outre, pour les dommages causés à la victime, je vous condamne à lui verser la somme de cent mille dollars. La séance est levée !
Un dernier coup de marteau, puis il partit. Mitchie resta interdite quelques secondes puis se tourna vers ses parents.
« - ça y est ? Je veux dire, c'est fini ? Terminé ? Plus de visite chez des experts, ni chez l'avocat, tout est terminé ?
« - Il reste de la paperasse, souligna son avocat mais à ton niveau, c'est terminé. Tu peux rentrer chez toi, le cœur léger et aller chercher ta petite sœur.
« - Lequel de vous a sa voiture, dit-elle en regardant exclusivement Jason.
« - Bah il n'y a que moi visiblement, rit-il. Elle est chez qui ?
« - Chez moi. On passe la prendre et on vous retrouve à la maison, proposa-t-il à Connie.
Celle-ci acquiesça et ils quittèrent la salle sans voir que Romain et Grace étaient emmené, menottes aux poignets vers un camion de police. Montant dans la voiture, ils s'attachèrent et la jeune femme se mit à fredonner.
« - Turn on that radio. As loud as it can go. Wanna dance until my feet can't feel the ground, Say goodbye to all my fears. One good song may disappear. And nothing in the world can bring me down, commença-t-elle seule avant que les deux ne la rejoignes Jason préférant se concentrer sur sa conduite.
« - Hand clapping. Hip shaking. Heart breaking. There's no faking. What you feel when your riding home. Yeah, yeah. Music's in my soul. I can hear it everyday, everynight. It's the one thing on my mind. Music's got control. And I'm never letting go, no no. I just want to play my music.
Ils arrivèrent chez Shane vingt minutes plus tard, et passèrent directement par le jardin en entendant des rires dans celui-ci. Dès qu'elle vit sa sœur, Ailing lâcha sa poupée et courut vers elle.
« - Tu étais où ?
« - Ah ah, surprise ! Mais j'ai pu voir tes parents, dit-elle en se mettant à son niveau. Ils ne pouvaient pas venir, parce qu'ils ont fait une bêtise, je t'ai expliqué, tu te rappelles ?
« - Oui, du coup, ils vont être au coin des adultes, pendant longtemps t'avais dit.
« - Oui, ils vont y aller pendant quinze ans. Mais ils m'ont demandé de t'embrasser et de te dire qu'ils t'aiment très fort et qu'ils pensent beaucoup à toi. Ils veulent aussi que tu sois très sage et très courageuse d'accord ? Et quand tu sauras écrire, et lire convenablement, alors tu pourras leur écrire des lettres, et ils te répondront. Comme ça, tu pourras parler avec eux.
« - D'accord. Tu m'aideras à leur écrire ?
« - C'est promis. Et maintenant si Annie est d'accord et que tu lui fais un gros bisou, on rentre à la maison.
« - Vous avez gagné, si je comprends bien ?
Shane acquiesça et lui chuchota à l'oreille le verdict. Elle sourit, ravie pour elle, puis prit la petite dans ses bras.
« - Bon alors Ailing, tu préfères monter avec moi dans la voiture ou avec… Jason, tenta-t-elle.
« - Ouais, c'est moi le chauffeur aujourd'hui.
« - Mimi tu vas où, toi ?
« - Avec Jason. Et mon copain, au bout du monde, ajouta-t-elle dans l'oreille du concerné qui sourit doucement.
« - Je t'embarque, dit-il en faisant un signe discret de la tête.
Aussi, pendant qu'ils cherchaient tous à se répartir dans les voitures, ils s'éclipsèrent tous les deux dans le garage pour s'embrasser, quand il eut un sourire malicieux.
« - T'as ton permis ?
« - Comme tous les américains de seize ans et plus. Pourquoi ?
Sans un mot, il lui montra le trousseau de clé. Elle refusa arguant que sa mère risquait de ne pas apprécier, mais il réussit à la convaincre. Montant, elle s'attacha derrière le volant, alors qu'il prenait place sur le siège passager. Mettant le contact, elle le laissa ouvrir la porte du garage, puis démarra, avant de reculer doucement. Annie arriva à ce moment-là et leur demanda de stopper le moteur, ce qu'elle fit à son niveau avant d'ouvrir le carreau.
« - Je peux savoir où vous allez ?
« - Chez Connie, mais tu me connais, je suis super curieux. Faut que je voie comment elle conduit. Même si pour le moment, elle se débrouille comme une chef. Tu nous autorises à prendre ta voiture ?
« - Vous avez le droit de dire non.
« - Nate, tu prends Ailing, et moi je monte avec les deux tourtereaux. J'y tiens à ma voiture.
« - La confiance règne, grommela son fils en souriant.
Quelques minutes, la brunette démarrait une nouvelle fois puis suivit Jason. Elle trouvait ça un peu ridicule de prendre deux voitures pour parcourir que quelques mètres, aussi elle s'étonna lorsqu'il les conduisit dans un hypermarché. Coupant le moteur, elle voulut leur demander ce qu'ils faisaient là, seulement Shane reçut un message aussitôt et sourit.
« - Connie nous demande d'aller chercher de quoi faire la fête.
…
Et voilà. C'était donc le dernier chapitre. L'épilogue sera, malheureusement, très court, puisque je n'ai qu'une idée à développer, mais j'espère vous y retrouver et surtout, j'espère que ce dénouement heureux vous a plu ?
Miss Tagada (L)
nouna : Ayé, elle est fixée sur son passée et ce qui lui est arrivée ! Elle va pouvoir avancer tranquillou, avec sa sœur, son chéri, sa famille ! Une page se tourne…
