Bonjour mesdames (toujours pas de traces d'hommes par ici) !
Je vous ai fait mentir sur ma ponctualité cette fois ! hé oui le rythme de la vie m'a un peu rattrapée, et comme je n'ai aucune avance… Je suis désolée pour cette longue attente, mais je n'avais pas vraiment l'envie d'écrire… On ne peut pas toujours être au top de sa forme…
Bref. Je ne suis pas là pour me lamenter.
Je pense que cette fic arrive à sa fin… Il ne devrait plus y avoir beaucoup de chapitre, même si je pense faire une suite après. Mais le titre est « nouvelle vie nouveau monde » et je crois que la nouvelle vie et le nouveau monde sont bien assimilés. Je verrais ensuite, avec l'inspiration et l'histoire de l'Angleterre.
Victoria : ma lanterne est éclairée ! Tu es donc inscrite, ceci explique cela ;) envoie moi un MP un de ces 4 que je vois qui tu es ;) pour le dialogue entre eux sur la grossesse, ça viendra plus tard. Je voulais juste montrer qu'il était à fond ^^
Gridaille : pas si évident que ça l'indice apparemment ^^
Merci à Malou, à guest, et ma lectrice silencieuse (qui ne l'est plus du tout depuis longtemps ) )
C'est parti pour la suite !
L'été passa à vive allure sur le domaine, plein de riches moments familiaux. Les Mayfield, Gardiner et Bennet étaient restés plus de 2 mois entre Pemberley et le Yorkshire, visitant et profitant des deux maisons des sœurs anciennement Bennet. Même Mary avait finalement réussi à se dérider et à partager de bons moments avec sa famille.
Jane approchait doucement de son terme, tandis qu'Elizabeth voyait son ventre s'arrondir de jours en jours. Cette dernière avait appris avec joie la naissance de Philip John Collins, le fils de Charlotte et de son cousin juste après le mariage de Georgiana.
Ma très chère Lizzy
C'est avec une joie indescriptible que je t'écris cette fois pour t'annoncer que je suis l'heureuse mère d'un petit Philip John Collins, né il y a juste une semaine. Je n'ai pu t'écrire avant, bien trop fatiguée d'une délivrance difficile, mais je me remets doucement. Je suis toujours alitée, le médecin trouvant que je suis encore trop faible, mais le reflet que le miroir me renvoie s'améliore petit à petit.
Je ne sais comment te décrire ce que je ressens lorsque j'ai le bonheur de l'avoir dans mes bras. Je le vois comme la plus belle chose qui m'ait été donnée, et je bénis le seigneur pour cette bonté.
Comme tu le sais, je me suis mariée pour avoir un toit, une petite situation, et je gardais l'amour pour ma famille, accordant juste le respect nécessaire à mon époux. Mais aujourd'hui, je me rends compte que mon mariage m'a donné beaucoup, et que peut être que l'ultime but de cette union était la naissance de cet enfant. Mon fils.
Je ne parle que de moi et j'en oublie de te féliciter pour ta propre situation. J'ai été ravie de lire cette bonne nouvelle pour toi et la famille Darcy. Tu découvriras bientôt par toi-même ce que je vis comme un bonheur sans fin, malgré mon état actuel.
J'ai en revanche une chose à te dire, qui je pense va te déplaire. Mon époux s'est empressé d'aller répandre la nouvelle à Rosings, malgré mes demandes de ne pas le faire. Je ne comprends toujours pas pourquoi il s'est entêté à le faire, surtout qu'il devait bien se douter qu'elle n'apprécierait pas cette information. D'après mon mari, elle est devenue rouge de colère, et criait son indignation d'avoir cette information par lui et non par vous. Sa fille a essayé de la calmer, mais rien n'y a fait, et elle a fini par faire un malaise. Sans gravité heureusement, car je crois que Mr Collins ne s'en serait jamais remis. Mais j'ose croire qu'il ne recommencera pas à parler de la sorte. Je voulais juste t'avertir qu'elle était informée.
Comment se porte Jane ? Le mariage de Georgiana s'est il bien passé ?
Donne-moi vite des nouvelles, c'est ma seule source de divertissement.
Ton amie
Charlotte Collins
Elizabeth avait relaté le contenu de cette lettre à William, mais il ne fit que rétorquer qu'il se moquait bien de sa tante et de son opinion.
Georgiana était heureuse dans sa nouvelle maison, et semblait s'être totalement adaptée à son nouveau statut. Elle venait presque chaque jour en tant que visiteuse à Pemberley, seule ou avec John, à la grande joie de Darcy. Elizabeth avait demandé à la jeune épouse de continuer d'agir comme si elle était chez elle, pour qu'elle continue de voir Pemberley comme sa maison. Elle ne voulait pas voir l'ancienne Miss Darcy se comporter comme si elle n'avait pas vécu dans la demeure, et se sentir mal à l'aise. Georgiana pouvait alors faire ce qu'elle voulait : parfois elle jouait du piano dans son ancien boudoir, d'autres fois elle allait simplement se balader seule dans les jardins.
Darcy avait finalement bien géré le départ de sa jeune sœur. La voir si souvent aidait certainement, et il ne ressentait pas le manque de présence. Et l'animation procurée par les familles Bennet et Gardiner ne lui laissait de toute façon peu le loisir de penser. Entre les parties de pêche, les courses ou promenade à cheval, il n'avait que peu de temps pour se morfondre. Il n'en avait d'ailleurs pas envie, bien trop heureux que les mois se déroulent et qu'Elizabeth s'épanouissait. Il avait hâte de pouvoir tenir son enfant dans ses bras, et de lui faire découvrir le monde. Il espérait que ce soit un garçon, au grand dam d'Elizabeth qui ne voulait pas qu'il soit déçu.
- Un garçon serait la continuité du nom, Lizzy. C'est important !
Ils étaient couchés et discutaient comme chaque soir de cet enfant à naitre.
- Je sais bien ! Mais nous ne choisissons pas. Et si c'est une fille ? Tu vas être déçu.
- Je ne pense pas que ce soit une fille. Le premier né Darcy a toujours été un garçon, répondit il avec conviction.
- Ne me dit pas que tu vas te baser à cette affirmation ? se moqua Elizabeth
- Et pourquoi pas ? C'est la vérité, et il n'y a pas de raison que ça change !
- Voyons William, rit Elizabeth. C'est de la superstition.
- Pas du tout, il s'agit d'un constat.
- Bon admettons. Et si, par le plus grand des hasards, il s'avère que ce n'était que des coïncidences et que nous ayons une fille ?
- Mais je viens de te dire que…
- Imaginons, coupa Elizabeth. On peut imaginer ? Ça ne nous fait rien.
- Bien, si tu insistes… Si nous avons une fille, et bien nous recommencerons pour avoir un garçon… plaisanta-t-il tout en caressant les cheveux de sa femme.
- Avec toujours une chance sur deux d'avoir une fille…
- Nous recommencerons jusqu'à avoir un garçon !
- Ciel ! Et à combien t'arrêteras-tu ?
Il éclata d'un rire franc devant l'air mi rieur, mi stupéfait d'Elizabeth.
- Douze est un bon chiffre, non ?
- Je crois que tu vas devoir faire comme Salomon et avoir plusieurs épouses.
- Hors de question, je t'ai toi et ça suffit à mon bonheur. Je me contenterais de 10 enfants.
Elle fit mine de vouloir se dégager de ses bras alors qu'il riait.
- Je n'ai jamais réfléchi au nombre d'enfant que je voulais. Il n'y a pas à mes yeux de nombres défini. Mais avec notre rythme de câlins nocturnes…
- Qui soit dit en passant nous condamne au péché de luxure, rit elle.
- …nous devons nous attendre à ne pas rester sur un enfant unique, finit-il. Et toi, combien d'enfant rêves tu d'avoir ?
- Etant la deuxième d'une famille de 5 filles, j'ai toujours imaginé une maison pleine d'enfant… Courant, jouant, et faisant pester leur gouvernante.
- Alors c'est parfait ! Nous sommes d'accord pour 10 !
Il l'embrassa et ils repartirent sur un autre sujet, profitant du seul moment quotidien ou ils étaient seuls.
Le colonel Fitzwilliam passa également de nombreuses journées à Pemberley. N'ayant vu que très peu les Darcy durant la Saison, il voulut rattraper le temps perdu et aussi profiter des invités. Il fut également assez souvent invité à Duran Hall, faisant ainsi mieux connaissance avec le mari de son ancienne pupille. Et comble de la chance, il eut aussi l'occasion de tomber amoureux d'une amie d'enfance de John, Lady Emma Arlenton.
- Je lui ai fait ma demande hier matin, et elle a accepté avec empressement ! dit le Colonel à Elizabeth et Darcy lors de l'une de ses visites.
- Félicitations, dit Elizabeth. Quelle heureuse nouvelle !
Darcy étreignit son cousin, tous les deux un grand sourire aux lèvres.
- Nous n'y croyions plus, plaisanta-t-il.
- Tu m'as ravi cette jeune femme, il fallait que je m'en remette, plaisanta le Colonel.
- Il faut que tu nous la présentes officiellement ! dit Darcy en ignorant les taquineries de son cousin.
- Avec plaisir ! Mais tu la connais déjà, et Elizabeth l'a croisée au bal des Woodward l'année dernière.
- La connaitre est un grand mot. Ses parents étaient souvent invités ici du temps de père. Mais elle était jeune alors.
- Quel âge a-t-elle ? demanda Elizabeth
- 20 ans.
- Je ne me rappelle pas d'elle… Elle n'était pas au mariage ? demanda Elizabeth
- Non. Elle était avec ses parents à Brighton. Mais dès qu'ils sont rentrés elle est allée voir son ami d'enfance John. Georgiana l'apprécie beaucoup.
- Elle l'appréciera encore plus maintenant, sourit Elizabeth. Lord et Lady Milton doivent être ravis.
Ils firent tous les deux une petite grimace avec leur bouche.
- Ils ont été à bonne école avec le mariage de mon frère… Mais Lord et Lady Arlenton sont, disons, avant-gardistes et mes parents ne sont pas de fervents admirateurs de cette famille.
- C'est-à-dire ?
- Ils ne fonctionnent pas avec les conventions habituelles, expliqua William. Ils sont charmants, mais ils n'agissent pas comme la bonne société. Emma n'a pas été présentée à la cours, elle n'a pas eu de gouvernante ni été dans une institution de jeune fille.
- Comme moi, dit Elizabeth.
- Ton père a beau être un gentleman, il n'est pas Lord. Et je doute que tes parents t'ait enseigné que la femme est l'égale de l'homme et que tu doives braver les convenances, sourit Darcy.
- Non, c'est venu de façon naturelle chez moi ! rit elle.
Ils rirent avec elle, avant que le Colonel ne reprenne la parole.
- Emma a un libre arbitre assez déroutant, mais que je trouve très agréable. Mes parents ont entendu parler d'elle comme d'une jeune fille bravache et insolente.
- Oh je n'ose penser à ce que Lady Catherine va penser d'elle, rit William.
- Ne m'en parle pas, je crains déjà leur présentation au mariage, sourit le Colonel.
Il fut décidé qu'ils dineraient à Pemberley deux jours plus tard. Et Elizabeth découvrit une jeune fille qu'elle adora aussitôt, tant elle était agréable et ouverte. Elle comprit aisément l'attirance du Colonel pour elle, et vit avec plaisir les regards tendres qu'ils s'échangeaient. Elle découvrit le non conformisme de la jeune fille, mais en fut plus amusée qu'offusquée. Elle invita régulièrement la jeune fille, et s'en fit une amie, appréciant des conversations passionnées et à bâtons rompus sur leur monde.
C'est avec elle qu'Elizabeth trouva comment aider les personnes les plus défavorisées : apprendre à lire, écrire et compter aux enfants. Surtout aux filles. C'était la meilleure chose à faire pour ces gens qui étaient analphabètes, et qui ne pouvaient pas transmettre de savoir à leurs enfants.
Emma trouva l'idée ingénieuse, et décida de s'investir dans la tâche. Le Colonel y était favorable, mais elle ne prit en compte son opinion que par amour : elle n'y aurait pas renoncé. Elizabeth trouva un peu plus de difficultés du côté de son époux.
- A Newhaven tu voulais me soutenir. Et maintenant que je sais comment je peux aider tu ne le veux plus ?
- Tu ne peux pas te rabaisser de la sorte, lui expliqua-t-il. Tu as malgré tout un rang à tenir.
- Tu te soucies de ce que vont penser les gens ? Ne peux-tu voir ça comme de la générosité ?
Ils étaient seuls dans son bureau, un matin après le petit déjeuné.
- Le problème n'est pas là. Je ne pourrais tolérer que les gens pensent que je ne peux subvenir à nos besoins.
- Je ne vais pas être rémunérée pour cet acte. Ce serait plutôt une occupation comme une autre. Les gens pourraient voir ça comme de la charité. N'est-ce pas gratifiant de venir en aide aux plus démunis ?
- Ton état ne te le permet pas.
- Tu as raison. Et je pense que Mary sera ravie de pouvoir le faire en attendant que je le fasse moi-même… William… Penses à ces enfants… Ils sont nés sans rien demandé, et ne sont pas responsables de la misère de leurs parents… Ils rendront en grandissant notre société bien meilleure ! Notre enfant aura la chance d'avoir tout ce qu'il désire et même plus… Donnons à ces enfants une infime partie de ce que nous allons donner au notre.
Il finit par se ranger à ses arguments, non sans lui faire promettre de se méfier.
Mary fut ravie de l'idée de sa sœur et fut heureuse de participer. Et dès la fin aout, elle commença à dispenser du savoir au village de Lambton avec l'aide d'Emma, dans une petite salle adjacente à la salle réservée au bal.
Jane accoucha fin septembre d'une petite fille prénommée Juliet Elizabeth Louisa. Elizabeth avait dû négocier ferme avec William pour qu'il la laisse monter en voiture avec lui. Le cocher avait dû rouler le plus lentement possible pour que les trous et bosses du sol ne secouent pas trop sa maitresse. Jamais elle ne trouva voyage si long, et William ne put s'empêcher de rire lorsqu'elle se fâcha alors qu'il la comparait avec Kitty.
Elle retrouva malgré tout sa bonne humeur lorsqu'elle entra dans la chambre et vit sa grande sœur tenant sa nièce dans les bras. Charles arborait un sourire ému alors qu'il se levait du lit pour aller vers Elizabeth.
- Je suis heureux de vous voir ! chuchota-t-il. Darcy est avec vous ?
- Oui il est en bas… Nous sommes si heureux pour vous !
- Merci… Je vous laisse entre sœurs.
Il retourna embrasser son épouse sur le front avant de les laisser seules.
Jane souriait malgré une fatigue apparente. Elizabeth s'approcha du lit et s'assit au bord tout en prenant la main que sa sœur lui tendait.
- Oh Jane !
Jane repoussa un peu la couverture recouvrant sa fille pour montrer son visage à Elizabeth.
- N'est elle pas ravissante ?
- Elle est belle comme le jour ! répondit Elizabeth en regardant la petite endormie
- Le docteur dit qu'elle est en pleine santé, et qu'elle sera vigoureuse.
- Tant mieux… Et toi ? Tu sembles éreintée.
- Elle est née en pleine nuit. Je récupèrerais très vite… Le médecin dit que je pourrais assister à son baptême.
- C'est une bonne nouvelle…
- Veux tu la prendre ? Je pense qu'elle aimerait faire connaissance avec sa marraine.
Elizabeth sentit les larmes lui monter aux yeux.
- Voyons, tu ne pensais pas qu'il en serait autrement ?
- Louisa… Caroline, hoqueta Elizabeth.
- Charles préfère mille fois le foyer que tu formes avec Darcy… Ecarte tes bras…
Elizabeth accueillit dans ses bras sa nièce et filleule, et les larmes retenues coulèrent sur ses joues tandis qu'elle souriait à sa sœur.
Qu'en pensez vous? Je promets que je vais reprendre un rythme de publication convenable, et j'espère ne pas vous avoir toutes perdues... A très vite!
