Disclaimer : Les personnages des chevaliers du zodiaque ne m'appartiennent pas, mais l'histoire, si !
Couple : Nan, je vais pas faire la liste, ou sinon, c'est po rigolo :p
Rating : M.
New chap ! En direct du Cap d'Agde !
Lys : Naturiste !!
MAIS NAN !! T.T
Lys : :p
Alors je suis creamée du visage, des bras, des jambes... Mais il fait bo :-)
Lys : T'auras un bo bronzage :-)
Voui :p
Lys : Au fait ! On peut savoir ce que tu nous fabriques ???
Dé qué ??
Lys : Nos chevaliers deviennent paranos :p
Ca leur fait pas de mal :p
Bonne lecture !!
Chapitre 28
Apparitions
La nuit avait laissé place au matin, et au vu de la douce lumière qui passait au travers des rideaux sombres, l'heure de se lever approchait. Les yeux rivés au plafond, il réfléchissait, se demandant une fois de plus ce qu'il faisait là, dans cette chambre, dans ce pays, et comment sa journée allait se passer. Le jeune homme était du genre à vivre au jour le jour sans penser au lendemain, suivant les traces de son maître. Cependant, il lui arrivait de son songer à son avenir proche, ce qui était trop loin l'intéressait peu.
Ses paupières s'abaissèrent sur ses yeux sombres, il tourna la tête et elles se soulevèrent à nouveau. Ses yeux errèrent sur le corps à demi recouvert par un drap blanc de Victoria. Son regard suivit le mouvement de ses courts cheveux noirs, puis glissèrent sur le dos parfait, sans aucune cicatrice. Il ne pouvait voir son visage, il n'était pas tourné vers lui.
De toute façon, il ne loupait pas grand-chose, la jeune femme n'avait rien de spécial, il avait connu plus joli, et cette cicatrice qui lui traversait toute la joue, partant de la base de l'œil jusqu'à sa mâchoire, n'arrangeait pas le portait. Cependant, il devait avouer qu'elle avait de magnifiques yeux bruns, presque dorés, qui brillaient au fil de ses émotions. Son corps n'était pas trop mal fais, il répondait à ses attentes. Au début, elle lui avait résisté. Mais elle avait finalement cédé, comme toutes les autres, et elle se donnait sans broncher.
Un soupir passa entre les lèvres d'Esteban. Elle commençait à le lasser. Il aurait bien voulu aller voir un peu ailleurs, mais fréquenter les rues sombres terniraient son titre de chevalier du Lynx, et il se doutait que le Grand Pope accepte qu'il se fasse une des servantes du treizième temple. D'ailleurs, il songea qu'il avait de la chance avec toutes ces filles pour lui tout seul. Le chevalier du Lynx en avait moins, obligé de se contenter de Victoria dont il se lassait.
Il songea aux autres filles qu'il avait vu. Il y en avait quatre. Celle qui l'avait frappé, c'était le chevalier de l'Ophiucus. Il ne l'avait jamais vu, avant, mais on lui avait déjà un peu parlé d'elle. Peu bavarde, elle était du genre sauvage et agressive. Il avait été étonné de sa familiarité avec les chevaliers d'or, elle qui était dite très respectueuse de la hiérarchie, des règles. Il avait pu remarquer une plus forte familiarité avec Seiya, le chevalier de bronze de Pégase, plus glorieusement appelé « le sauveur du monde ». Son rôle dans les bataille n'était inconnu de personne. Shina attirait Esteban, mais elle n'était pas la seule.
Le jeune homme devait avouer que Marine était toute aussi jolie, bien que son visage portant encore quelques traits de l'enfance était moins plaisant à regarder que celui décidé et adulte de l'italienne. Le rouquine semblait cependant un peu plus timide et renfermée. Elle était le maître de Seiya, donc ce n'était pas n'importe qui. Elle aussi, il en avait entendu parler. En parlant de rouquine, il songea à Seika, qui n'était pas chevalier mais qui avait pourtant son charme. Elle avait certes le même âge que le chevalier de l'Aigle, mais elle gardait pourtant un visage d'enfant, elle était en pleine adolescence, et la fraîcheur de la jeune attirait Esteban. Mais elle était la sœur de Pégase, il ne devait pas y toucher. Du moins pour l'instant.
Le visage plus bébé de la petite chinoise lui revint à l'esprit. Son nom lui échappait, mais il se souvenait de cette gamine aux longs cheveux noirs, toute frêle, suivre de près Seika, qui n'avait aucunement peur des chevaliers pourtant majoritairement masculins.
L'asiatique était mignonne, mais son physique n'avait rien d'intéressant, et il devinait que s'il s'approchait trop d'elle, il aurait les chevaliers divins à dos, ce qu'il préférait éviter. Enfin, il se souvint de la blonde, plus timide que Marine et Shina, mais plutôt jolie. Elle semblait fragile, mais le Lynx devinait des muscles fermes sous ses vêtements, qui cachait sa trop petite poitrine. Il la trouvait un peu niaise, elle serait bonne une ou deux nuits, pas plus. Certainement du genre à s'attacher, il aurait du mal à s'en débarrasser.
Ah, il allait oublier. Il y avait aussi Athéna. Elle était plutôt bien faite, très bien faite, même, et il la trouvait d'une beauté remarquable. Cependant, il ne se voyait pas faire des avances à la déesse. Il avait compris en entendant diverses conversations qu'elle était du genre petite fille gâtée, avec toujours quelque chose à redire. Aussi, il avait rapidement compris le manque d'intérêt qu'elle portait à la vie du Sanctuaire, et il ne la voyait pas souvent, sauf aux repas communs.
Le Grand Pope s'occupait de tout, Esteban le plaignait. Et puis, il ne lui trouvait rien de très intéressant. Il avait du mal à imaginer que cette gamine soit Athéna. Mais après tout, avec ce que les autres avaient vécu, elle devait vraiment être sa réincarnation. Enfin, il le supposait.
D'un souple mouvement, l'italien quitta le lit et partit dans la salle de bain se laver et s'habiller. Quand il en sortit, il n'eut aucune envie d'aller dans la salle à manger grignoter quelque chose. Il n'avait pas envie de voir Victoria, ou plutôt son masque aux bandes violacées qu'il trouvait horrible. Tant qu'à faire, elle devrait mieux ne pas en porter, comme les autres filles. Pourquoi tenait-elle à le garder ? À cause de sa longue cicatrice ? C'était ridicule.
Le Lynx pensa à Achille. Celui-ci n'allait pas s'étonner de son absence, et il aurait sûrement la gentillesse de dissuader Victoria de le chercher. Un chic type, ce Achille. Un peu bourrin avec les autres, il était toutefois parfait avec lui, pas trop envahissant et là quand il en avait besoin. Ce n'était pas pour rien qu'ils étaient amis depuis longtemps, pas besoin de mots pour comprendre et leurs disputes étaient rares.
La porte d'entrée se referma sans bruit et jeta un regard dans le couloir aux mur blancs. Esteban et les autres était toujours au treizième temple, leurs maisons étaient bientôt finies et ils n'allaient pas tarder à déménager. Dommage, il aimait ces chambres spacieuses, ce luxe qu'il n'avait encore jamais connu. Aussi, ils n'avaient pas à s'occuper vingt-quatre heures sur vingt-quatre, contrairement à d'habitude. Victoria y tenait, il se demandait bien pourquoi mais il n'avait pas cherché à savoir.
Esteban trouva sans trop de difficultés la sortie du temple, il commençait à connaître. Il devait avouer que l'endroit était grand, et c'était normal, car c'était la résidence d'Athéna, leur déesse et protectrice, celle pour qui ils se battront jusqu'à la mort… Ça le faisait bien rire, ça. Athéna était censée protéger les hommes, et eux, les chevaliers, l'aider dans sa tâche. Mais il ne voyait pas d'où venait cette idée de mourir pour la protéger.
Elle était une déesse, et une déesse, ça ne peut mourir. Sinon, elle n'est pas divine. Le Lynx était étonné que les chevaliers d'or ne l'ai pas reconnue comme déesse. Il connaissait son maître, sa croyance en Athéna était minime, mais il se doutait que Masque de Mort aurait tout de même pu reconnaître sa déesse… non ? La vie est pleine de mystère.
Un soupir passa entre ses lèvres alors qu'il sortait du treizième temple. Son regard erra sur le Sanctuaire qui s'étendait devant lui. Il suivit la courbe des temples des yeux, s'attardant sur les formes humaines qui montaient ou descendait. Ses yeux étaient perçants, et il arrivait à voir de très loin. Il aperçut son maître descendre de son temple avec un autre chevalier, sans doute Shura.
Ses sourcils se froncèrent. Il devait trouver un moyen et vite d'écarter ces deux-là. Comment le terrible Masque de Mort pouvait-il être tombé sous le charme de cet homme ? Esteban ne lui trouvait rien de beau, il se demandait encore ce qui avait pu attirer le Cancer. Au point qu'ils partagent le même lit tous les soirs. Et qu'ils se réveillent ensemble chaque matin.
L'italien ne l'avouerait jamais à voix haute, il avait sa fierté. Mais, au fond de lui, ce n'était plus un secret : ses sentiments envers celui qui l'a entraîné avec brutalité et laissé aller mais qui l'a élevé, qui l'a sorti de la misère et lui a offert un toit… cet homme qui lui a donné cela, il l'aimait.
Jamais il ne le lui avait dis. Il n'était pas suicidaire, il tenait à la vie et, en portant l'amure du Lynx, il était devenu un chevalier d'argent. Il avait de l'importance, et il était en quelque sorte la fierté de Masque de Mort. Quoique, il en doutait. Non, Masque de Mort n'a jamais été fier de lui. Esteban a été son apprenti, le Cancer en a fait un chevalier sur ordre du Grand Pope, et point barre. Pourtant, le saint d'argent voulait s'en convaincre, se persuader qu'il était quelque chose pour son maître. Il fallait trouver un moyen pour les éloigner, et vite.
Rageur, Esteban tourna les talons et rentra dans le treizième temple. D'un pas rapide, il parcourut les couloirs dans le but d'aller retrouver Achille et de lui parler. Il n'avait jamais parlé de ses sentiments à son ami, mais certains regards, certains sous-entendus lui avaient fais comprendre qu'Orion avait compris ce qui tourmentait Esteban, lorsqu'il était trop près du chevalier d'or du Cancer. C'est un homme morbide qui a tué des gens pour le plaisir, parfois sur ordre, mais il n'a pas de cœur, lui avait dit Achille. Pourtant, Esteban, qui savait tout cela, ne pouvait s'empêcher de vouloir son maître. Il le voulait tellement…
Le Lynx s'arrêta de marcher. Il était dans un couloir qu'il ne connaissait pas, il en conclut qu'il avait dû se perdre. Un juron passa ses lèvres, il regarda autour de lui, des fois qu'il entendrait quelqu'un qui pourrait le remettre dans le droit chemin. Un silence de mort régnait dans les couloir, il décida donc de rebrousser chemin. Il essayait de se souvenir de ce qu'il avait pu voir, des escaliers ou des tournants
Esteban s'arrêta à nouveau, il venait de sentir un cosmos. Un chevalier n'était pas loin, tant mieux. Il reprit sa marche, cherchant à trouver cette énergie qu'il se souvenait avoir déjà sentit quelque part. Elle lui était familière. Plus ses pas progressait dans les couloirs, plus il avait la sensation qu'il connaissait ce cosmos. Mais où avait-il bien pu le connaître ? Des gouttes de sueur perlaient à son front sans qu'il ne comprenne pourquoi. Il s'arrêta, un mélange de stupéfaction et de peur se lut sur son visage.
Une jeune se tenait debout devant lui, à demain retourné, comme s'il venait de se tourner pour savoir dans quelle partie du palais il était, ou si personne ne le suivait. Il ne cacha pas son étonnement et un rictus se forma à ses lèvres quand il vit cette expression sur le visage d'Estaban. Celui-ci le regardait, son regard admirait son beau visage aux yeux d'un bleu roi, encadré par des mèches brun clair. Son corps n'était pas protégé par son armure, il ne portait pas de bouclier à son bras.
Esteban ne comprit pas. Il n'arrivait pas à comprendre. Un nom passa entre ses lèvres, comme un souffle.
« Argol… »
Le sourire s'agrandit. Il disparut dans un léger brouillard argenté.
OoO
J'y vais ou j'y vais pas ? Voilà la question qui lui torturait l'esprit. Aiolia, faisant les cents pas dans le salon, hésitait à monter au sixième temple. Et s'il dérangeait Shaka ? Et s'il y avait déjà quelqu'un là-haut ? Le grec hésitait, il n'arrivait pas à se décider. Ses chaussures étaient pourtant mises, il était prêt à sortir. D'un coup de tête, il courut presque dehors et sentit de suite la différence de température entre chez lui et l'extérieur. Il faisait déjà chaud, il voulut rentrer. Le visage un peu moqueur de son frère lui revint en mémoire, il décida donc de prendre son courage à deux mains et il monta les marches.
Malgré lui, les souvenirs de cette nuit merveilleuse et de cette tendre matinée lui revint en mémoire. Une légère rougeur apparut sur ses joues. Ses sentiments étaient partagés, Shaka l'aimait aussi. Pas à sa manière, c'était certain, chacun avait sa manière d'aimer. Mais il n'avait pas rêvé ces regards doux, ses doigts qui s'entrelaçaient discrètement aux siens. L'indou n'était pas encore près pour s'afficher, et le Lion lui laissait tout son temps, il était loin d'être pressé. Il avait tout son temps.
Aiolia pensa à Marine et Seika. Ce regard amoureux parfois fixé sur lui, ça non plus, il ne l'avait pas rêvé. Il allait devoir lui parler sérieusement, car apparemment, elle n'avait pas lâché prise, bien qu'il fasse tout pour la fuir. Quand à Seika, il devait avouer qu'il ne ressentait plus rien pour elle. Aiolia avait toujours de l'affection pour elle, ça, ce n'était pas parti, mais son cœur était à présent pour le chevalier de la Vierge. Son chevalier.
Le grec entra dans le sixième temple, il intensifia légèrement son cosmos afin de prévenir Shaka de son arrivée. Une faible réponse lui parvint, le Lion descendit dans la maison et entra dans les appartement de son compagnon d'arme après avoir frappé deux petits coups à la porte.
Aiolia entra dans le salon où il trouva Shaka plongé dans un bouquin, ses cheveux retenus par une cordelette. Un sourire au lèvre, le grec s'avança, s'émerveillant une fois de plus de la décoration orientale de la pièce. Le blond était assis sur un coussin, devant son canapé et sa table basse où étaient déposés un plateau avec du café, du thé et des gâteaux.
Le chevalier du Lion s'assit près de lui et déposa un baiser au creux de son cou. Un doux frisson parcourut sa colonne vertébrale, Shaka leva enfin les yeux des pages imprimées, un sourire sur les lèvres. Lèvres qu'Aiolia s'empressa s'attraper, attirant le blond contre lui. Shaka posa son livre sur la table et répondit au baiser langoureux du Lion, se blottissant contre lui, ses bras autour de son cou. Il sentait la main de son ami caresser ses cheveux, retirant la petite corde qui les retenait. Ses gestes étaient tendres, plein d'amour, et le blond se dit qu'il était quand même chanceux. Oui, chanceux d'avoir Aiolia, se pouvoir se blottir contre son torse, de se faire embrasser et câliner comme c'était le cas en ce moment précis. C'était si bon d'aimer et d'être aimé…
Le souffle court, leurs lèvres se séparèrent, mais ils restèrent l'un contre l'autre. Shaka enfouie son visage dans le cou bronzé du grec. Aiolia se rassit correctement, attira le blond entre ses jambes et entoura sa taille de ses bras alors que son amant lui servait du café. Shaka lui donna sa tasse et s'installa contre le torse musclé du brun, mangeant un gâteau. En temps normal, ce genre de rapport l'aurait gêné, jamais il n'aurait été à l'aise aussi près d'un homme, assis entre ses jambes qui plus est. Pourtant, maintenant, il avait l'impression que c'était sa place. L'ancien chevalier de la Vierge avait décidément disparu.
Les doigts d'Aiolia attrapèrent le gâteau que tenait l'indou et le porta à sa bouche. Un peu surpris, Shaka tourna la tête vers le Lion qui l'embrassa tendrement sur les lèvres. Quelques mots résonnèrent dans son esprit, des mots dis avec cette voix grave et douce, ces mots que personne ne lui avaient jamais dis, les mots qui avaient tant manqué dans sa vie, dans leur vie à tous. Ces trois mots magiques qui rendaient tout possible.
OoO
« Seiya ! »
Pégase n'eut pas le temps de se retourner que, déjà, un bras se posait sur ses épaules. Il tourna un peu la tête, Hiroshi lui faisait un beau sourire, qu'il se permis de trouver légèrement séducteur. Enfin, il devait se faire des idées, Seiya n'avait pas manqué de remarqué les regards appuyés de son demi-frère envers Andréa et certains sous-entendus. Il fallait être aveugle pour ne pas comprendre que le jeune homme en pinçait pour le Poisson Volant. Celle-ci semblait ignorer les sentiments de son ami.
Seiya lui rendit son sourire. Hiroshi se mit à lui parler de tout et de rien, se plaignant surtout de son prochain déménagement du treizième temple. Le chevalier divin était content de retrouver son ancien camarade de l'orphelinat, où lui et ses demi-frères avaient été placés, sous la tutelle de Mitsumasa Kido. Seiya n'avait pas particulièrement d'affinités pour l'Oiseau de paradis, autrefois, il restait plutôt auprès de Shiryu, même s'il était plus turbulent que lui. Cependant, il traînait aussi dans les groupes d'amis qui se formaient, selon les caractères ou selon les dortoirs.
Hiroshi avait toujours admiré Seiya pour son caractère, son manque d'obéissance à Saori et la force qu'il avait, malgré son jeune âge. Il faisait parti des meilleurs parmi tous les enfants, il ne se fondait pas dans la masse, tout le monde la connaissait. Un peu comme Shiryu, qui était plutôt reconnu comme l'enfant le plus calme et sage de l'orphelinat, mais qui était cependant très doué aussi.
Hiroshi avait aussi des souvenirs des trois autres. Hyoga avait du mal avec le japonais, beaucoup s'étaient moqués de lui, mais cela avait moins été le cas quand Shun avait décidé d'être son ami. Le petit garçon frêle et peu sportif était le petit frère de Ikki, qui était l'un des plus forts des enfants. Certes, il était plus âgé que la moyenne, mais il battait sans trop de difficultés ceux qui étaient encore plus âgés que lui.
« Dis, Seiya, tu pourrais pas demander au Grand Pope de nous laisser vivre au treizième temple ?
- Pourquoi tu ne vas pas le voir ?
- Mais je ne peux pas !
- Pourquoi ? Enfin, t'as raison, tu pourrais tomber sur son gros serpent blanc et jaune.
- Serpent ?
- Il a un serpent blanc et jaune dans son bureau, il parait qu'il le laisse souvent en liberté.
- Tu te moques de moi !
- Non, je t'assure.
- Je ne peux pas le croire !
- Tu demanderas à Shiryu, tu verras ce qu'il te répondra. Mais je t'assure, son serpent est énorme… Il s'appelle Ambre et c'est une fille, je crois. »
Hiroshi fit une grimace éloquence qui fit rire Seiya. Pour oublier l'image monstrueuse d'un cobra géant blanc et jaune, l'Oiseau de paradis enchaîna sur un autre sujet. Seiya l'écouta parler de ses apprentis, qui étaient apparemment des enfants adorables. Son ami et Andréa n'allait s'occuper que de deux d'entre eux, il espérait que les deux autres aurait de bons maîtres pas trop difficiles.
L'image de Masque de Mort apparut dans l'esprit de Seiya, puis celle de Marine, il se dit que les apprentis n'avaient pas de chance. Le chevalier de bronze blablatait, Seiya l'écoutait sans pouvoir en placer une, sauf quand l'autre lui posait une question. Soudain, Pégase eut moins d'attention pour les paroles d'Hiroshi. Il venait de sentir un cosmos étrange, qu'il avait l'impression de connaître, mais il n'arrivait pas à y mettre un nom.
Les sourcils froncés, il écoutait vaguement ce que lui racontait le chevalier de bronze, regardant partout, cherchant des yeux la personne qui causait son trouble. Il vit une ombre légère derrière un arbre. Ils le passèrent. Son cœur sembla rater un battement. Ses yeux rencontrèrent ceux ténébreux de l'autre homme. Il aurait reconnu son visage entre mille, ses dents jaunâtres, ses cheveux sombres, son corps légèrement recourbé. Il ne portait pas d'armure, mais un corbeau était posé sur son épaule. Un nom passa entre ses lèvres, l'homme disparut.
« Jamian ? Qui est Jamian ?
- Une personne que j'ai connu. »
Pas très loin, Hiroshi vit Andréa, il en oublia ses questions. Alors que le jeune rejoignait son ami, Seiya clignait successivement des yeux, regardant l'arbre, où il l'avait vu. Son cœur battait. Très fort.
OoO
La porte claquée, il fut repoussé contre. Des lèvres se posèrent au creux de son cou, remontant le long de sa gorge, un baiser planté sur sa joue et leurs langues se retrouvèrent en une caresse langoureuse, passionnée. Ses mains parcouraient son torse à travers le tissu de son tee-shirt, puis il les sentit descendre sur ses hanches, puis sur ses fesses. Lui-même, il posait ses mains sur les épaules fortes, les glissant sous ses cheveux blonds pour enserre le cou. Il se laissait aller, en confiance. Il se sentait bien. Il aurait voulu que cela dure éternellement.
Un soupir passa entre ses lèvre alors que les doigts frais passaient sous le tissu, caressant sa peau clair, remontant du ventre plat vers le torse, emprisonnant ensuite les tétons dressés par l'excitation qui se répandait dans son corps. Sa bouche dévorait son cou, remontait vers son oreille pour en suçoter le lobe, puis elle reprit ses lèvres, faisant taire ses gémissement de bien-être. Il se laissa déshabiller, son tee-shirt tomba sur le sol, suivit de son pantalon, et de son unique sous-vêtement. Il retira comme il put ses chaussettes, et ils se retrouva nu contre l'autre corps encore vêtu, dont il s'empressa de retirer la chemise claire. Ses doigts fins parcoururent le dos, s'arrêtant sur les petites cicatrices qu'ils rencontraient.
Un bras passa dans son dos, le décollant de la porte. Un autre glissa sous ses genoux, et il fut soulevé, puis emmené vers le lit. Leurs lèvres étaient soudées, leurs langues bataillaient langoureusement. Un mince filet de salive glissait sur son menton, il avait chaud, il avait envie de plus, de bien plus. Son corps fut déposé avec douceur sur le matelas, leurs lèvres ne furent pourtant pas séparées, il luttait pour qu'elles restent collées, savourant ce baiser trop longtemps rêvé.
Pourtant, l'autre l'écarta gentiment, l'intimant silencieusement de s'allonger, ce qu'il s'empressa de faire, s'abandonnant sur la légère couverture blanche qui recouvrait le lit. Les yeux azur parcouraient son corps, s'attardant sur certains endroits, et malgré la semi obscurité, la rougeur sur ses joues se devinait. Il sentait son hésitation, elle le blessa.
D'un coup, il l'empoigna par les épaules et reprit sa bouche, et bientôt, un gémissement parvint à ses oreilles. Ses doigts caressaient le dos clair, massant la peau blanche, retraçant la colonne vertébrale sans oser aller jusqu'aux fesses. Il se pinça la lèvres quand celles chaudes de l'homme qu'il aimait s'en allèrent, et que deux mains se posèrent son épaules pour les écarter l'un de l'autre.
« On doit s'arrêter.
- Pourquoi ?
- On le regretta, demain.
- Je ne regretterai rien. Aime-moi. »
Leurs yeux se croisèrent, il admira les prunelles claires qu'il arrivait quand même à distinguer malgré le manque de lumière. Ses lèvres s'entrouvrirent pour dire quelque chose, mais l'autre se jeta sur elles, les dévorant sauvagement, se frottant contre le corps offert. Il le sentait à peine s'écarter pour retirer le reste de ses vêtements.
Ils étaient nus tous les deux, et le contacts de leur sexes les électrisa. Il sentait leur désirs l'un contre l'autre, et leur corps humides de sueur ondulaient avec plaisir, leur procurant toutes sortes de sensations, certaines déjà connues pour l'un, mais étranges et exceptionnelles pour l'autre. Celui ne retenait pas ses gémissements, en proie à toutes ces choses qu'il ressentait, et il devinait que l'autre les écoutait, emprisonnant soudain son sexe dans sa main pour le caresser.
« Hyoga… Hyoga… »
Ses gémissements l'excitait-il ? Sans doute, puisque les mouvements étaient plus rapides. Il avait fermé les yeux, trop de sensations, il hoqueta quand il sentit la bouche humide accueillir son membre, le lécher, le sucer. Des petits cris de plaisirs emplissaient la chambre. Il sentit un doigt, puis un autre, pénétrer son intimité, bouger en lui, étirer son anneau de chair, envoyant dans tout son corps de vagues de plaisir. Trop d'émotions d'un coup, il voulut dire qu'il allait venir, des ongles se plantèrent dans ses hanches pour le dissuader de bouger, et il se libéra dans sa bouche.
Les yeux perdus, il regard le plafond sans vraiment le voir. De légers spasmes provoquait des frissons. Le visage aimé apparut dans son champ de vision, il reprit doucement possession de ses lèvres. Les doigts se mouvaient dans son intimité, l'excitation reparut, son sexe se redressa. Il sentait celui érigé de son amant contre sa cuisse, ce même amant qui caressait ses cheveux verts, qui venait de lui procurer un plaisir qu'il n'avait encore jamais connu.
Quelques mots s'échappèrent de ses lèvres, il voulait aller encore plus loin, afin que le lendemain, il puisse se dire qu'il avait eu ce qu'il souhaitait, qu'il avait eu ce qu'il ne pourrait plus jamais avoir. Une fois, une unique fois. Parce qu'après, il n'y en aurait plus jamais.
Alors que les mains fortes prenaient ses jambes afin de positionner ses genoux sur ses hanches, il s'agrippa aux épaules, plongeant ses doigts fins dans les cheveux d'or. Il savait que ça allait faire mal, mais le plaisir qui allait venir serait plus fort que cela. Et surtout, en l'espace d'une nuit, il lui aurait appartenu. Son corps n'aurait plus été à lui, mais à son amant, à l'homme qu'il aimait, et c'était cela qui comptait.
Ses ongles s'enfoncèrent dans ses épaules, ses dents se serrèrent. Ça fait mal. Vraiment mal. Son corps était tendu, il avait l'impression que quelque chose se déchirait en lui. L'autre le sentit, il cessa tout mouvement, à demi en lui, attendant qu'il s'habitue à sa présence. Quand la douleur fut moins forte, l'adolescent bougea des hanches, entamant un premier mouvement, qui eut pour effet de les faire gémir tous les deux.
D'abord lents, les mouvements devirent plus rapides. Son amant s'enfonçait en lui profondément, ses coups de boutoirs toujours plus puissants. Il criait de plaisir et de douleur mêlés, de fines larmes coulaient sur ses joues. Des vagues de plaisir intenses l'envahissait, sa raison le quittait, il perdait pied, il oubliait où il était. Ses cris moururent entre les lèvres de Hyoga qui ne ralentissait pas, allant toujours plus vite, jusqu'à ce qu'il explosent.
Le blond tomba sur lui. Dans un état de béatitude exquise, il resta un moment ainsi, sans bouger, les yeux dans le vague, le cœur battant à la chamade, l'esprit embrumé par se plaisir intense. Il venait de voir les étoiles. Shun s'endormit, comblé.
OoO
Était-ce la nuit ou était-ce le jour ? Tout était fermé, seul le noir l'entourait, il n'y avait aucune lumière, il n'y avait rien du tout. Sous ses jambes repliées, il y avait le sol frais, comme de la pierre. Ou autre chose, peut-être. Était-elle enfermée ? Sûrement. Ses yeux ne voyaient aucun mur, mais elle les devinait, ils l'avaient toujours entourée, il y en avait toujours eu. Un homme était-il libre ? Des lois le disent. Mais la vérité est toute autre. Aucun homme n'est libre. Les femmes encore moins. Et sans les voir, elle sentait les murs autour d'elle, ces murs qu'elle n'osait toucher, de peur de perdre la tête.
Était le matin ou la tombée de la nuit ? Rien ne lui permettait de le savoir. La faim ne se faisait pas sentir, elle était habituée, et se nourrir était une notion qu'elle avait oubliée depuis longtemps, tout comme le fait de dormir, de compenser la fatigue de la journée. Un jour est délimité par un certain nombre de minutes. Ces minutes lui paraissent des heures et les heures de années. Elle s'osait se toucher les mains, elle les savait squelettiques.
Était-ce l'été ou était l'hiver ? Il ne faisait pas froid, mais il ne faisait pas très chaud non plus. Le juste milieu. Pourtant, son corps était froid, son cœur gelé. Mais il battait. Elle l'entendait battre. C'était la seule chose qu'elle entendait. Elle ne savait rien. Où était-elle ? Elle l'ignorait. Elle était là, seule, dans le noir, enfermée, n'ayant pour seule preuve de sa vie que les battements de son cœur. Son cœur fatigué qui battait depuis trop longtemps, qui avait trop battu trop longtemps. Elle n'osait bouger, car elle aurait entendu un bruit de chaîne, celles qui étaient reliées à ses bracelets.
Ses paupières se fermèrent. Elle n'osait s'allonger car elle ne pourrait dormir. Elle n'osait trouver un mur pour s'y reposer car elle aurait encore plus conscience de sa prison. Elle n'osait produire de la lumière car on pourrait la voir. Elle n'osait chercher une sortie car il n'y en avait pas. Elle n'osait appeler à l'aide car personne ne viendrait l'aider.
Ses yeux s'ouvrirent doucement. Son esprit s'échappait doucement des brumes du sommeil. Ses paupière s'abaissèrent à nouveau, elle revit sa prison, ressentit l'atmosphère étrange dans laquelle elle avait vécu. Aucun frisson ne parcourut son corps, elle ne ressentait aucune peur. Elle n'avait aucune raison d'avoir peur. Aucune.
Son regard partit vers la fenêtre qu'elle devinait derrière les longs rideaux sombres. Il faisait nuit. Lys aimait la nuit. Demain, elle allait pouvoir se lever.
Merci de m'avoir lue ! J'espère que ça vous a plu !
