Auteur : Fania.
Fandom : Le Seigneur des Anneaux.
Personnages: Legolas et les jumeaux les plus célèbres de la Terre du Milieu.
Disclaimer : Victoria, Sven, Lars, Johannes et Rosa sont à moi… Legolas, les jumeaux et leurs copains sont malheureusement toujours aux héritiers de Tolkien. Kurt et son entourage sont piqués à Glee pour faire les extras, et sont la propriété de Brad Falchuck, Ryan Murphy et leur coproducteur dont j'ai oublié le nom.
Note : Je ne suis vraiment pas raisonnable. Je devrais dormir, la nuit ! (Ou au moins rattraper mon retard dans le train au lieu de fignoler !)
Note 2 : Wow ! 2 Pages de RAR… je suis vraiment trop bavarde xD
Rappel des codes de mise en forme :
En italiques les paroles prononcées en Elfique.
En Normal, les paroles prononcées dans la langue du pays ou se déroule l'action.
Et enfin en gras, ce sont les paroles prononcées dans une langue autre que ces deux là.
Réponse aux Reviews : V
Naemir : Ahah, merci, avec tes ondes, je peu peut-être espérer un 5 à l'épreuve d'aujourd'hui (mais bon, c'est mon meilleur espoir, hein xD)
Eh oui, malheureusement les filles ne sont pas présentées sous leur meilleur jour dans ce chapitre. Je pense que leur attitude viens plus du fait qu'elles ont très peur des différences entre Legolas et elle que d'un véritable égoïsme. Après tout, même si Leg n'était pas vraiment « préparé » pour ce genre de choses, il a l'habitude, depuis le temps, de reste calme pendant les tempêtes… dans la fable, ce serait lui le roseau, si on veut, et les filles font plutôt le chêne, qui résiste tant qu'il peut. Je suis contente, en tout cas, d'avoir réussi à faire passer le sentiment d'incompréhension et de frustration qui règne dans cette conversation, car ça me paraîtrait illogique que, obligés de réfléchir à tout ça, les humains comme les elfes accepte/comprenne tout d'un coup. La encore, ça m'a été inspiré par une fanfic (je ne me souviens plus laquelle) sur le Lord, ou Elladan se disait que la seule raison pour laquelle Aragorn avait l'impression de comprendre les elfes c'était parce qu'il les avait vu en temps de guerre, et qu'en temps de paix il ne les aurait pas compris. C'est une réflexion qui m'a parut très juste (les elfes ont été forcés de se presser, au temps d'Aragorn, mais en temps de paix, on peut imaginer des conversations qui durent des mois, par exemple) et qui m'a fait pas mal réfléchir sur le sujet.
Mais bref, je m'étends déjà sur mes inspiration dans la RAR suivante je ne vais pas recommencer ici (ceci dit, si tu as des questions, je n'ai aucun problème pour y répondre^^)
Ah, humilier Galdor et Elwin fut effectivement très jouissif pour moi aussi ! Des vraies vipères, ces deux là ! et le pire, c'est qu'on retrouve des gens comme eux dans la vie de tous les jours… vraiment c'est pathétique.
Ben, en fait, il n'y a jamais vraiment eut de choix à faire quant à révéler ou non l'existence des elfes. A partir du moment ou le livre était en cour d'écriture, c'était obligé qu'on s'intéresse de près à Legolas, et avec les techniques modernes, ça aurait forcément révélé l'existence des elfes… le tout, finalement, c'est de limiter la casse, et dans un monde à dominante capitaliste, l'argent c'est le pouvoir et la sécurité x)
Et oui, comme tu dis, les graines de la réflexion sont plantées chez Elladan : il n'en est pas encore au sujet qui nous intéresse, mais il y vient (c'est que c'est du travail, hein, de faire avancer tout ce petit monde vers l'endroit ou on veut aller ! )
Ooooooh ! Des Dessins, des dessins ! Chouette ! Dis, en parlant de ça ! Je suis en train de reposter Plus Seul sur Archives of Our Own, un site ou on peu insérer des images dans le texte… quand ton dessin sera finit, ça te dérange si je l'intègre au texte là-bas ? (avec crédits, liens vers chez toi et tout et tout, hein !) parce que, quand même, j'aimerais bien me vanter : c'est la première fois qu'on illustre un de mes textes ! *Grands nyeux suppliants*
Enfin, quoi qu'il en soit, merci encore pour les encouragements !
Young-girl06 : Ah, je suis désolée si ma version de Legolas ne correspond pas à l'idée que tu t'en faisais^^' Je reconnais que le choix qu'il a fait est assez dur, et à la place de Rosa j'aurais sûrement encore plus de mal à digérer l'info… mais d'une part Leg est bien obligé de trouver des choses auxquelles se raccrocher qui dureront plus longtemps que Rosa et les autres, et d'autre part, c'est comme ça qu'il a été élevé. Dans l'idéal, un chef d'état (qu'il s'agisse d'une démocratie ou d'une monarchie) est sensé se mettre entièrement au service du peuple, et même si c'est un choix que la plupart des gens ne feraient pas (moi, j'en serais incapable, en tout cas) ça me paraissait évident que c'est ce que Legolas ferait. Maintenant, je comprend aussi ton point de vue : c'est vrai que c'est dur, comme situation :S
Pour ce qui est des différentes réflexions politico-économico-philosophiques, je m'inspire de mes lectures, en plus de wikipédia et de mes connaissances personnelles.
Si tu veux lire des textes qui abordent le sujet des difficultés politiques et-ou qui m'ont servi d'inspiration pour Plus Seul, je te conseille les suivants :
-Harry Potter tomes 5 à 7 (probablement de la relecture, mais certaines choses n'apparaissent pas tout de suite)
-La trilogie A la Croisée des Mondes par Phillip Pullman, injustement rangée dans la catégorie des livres pour enfants. C'est l'une des meilleurs trilogies que j'ai jamais lu, l'auteur aborde des tas de problématique : politique, philosophie, religion, passage à l'âge adulte, amour, amitié, courage : un pur régal qui fait réfléchir en prime.
-Encore une trilogie : Le Lit d'Aliénor par Mireille Calmel (une française !). C'est nettement moins licencieux que le titre ne le laisse penser, et c'est un vrai festin d'intrigues de cour en contexte médiéval, des obligations et contrainte de la vie de courtisane, etc. (Il parait que ses autres livres sont tout aussi bon, mais je ne les ait jamais lus)
-L'œil du Dragon, par Anne McCaffrey, roman de fantasy mixée à la science fiction, qui explore la façon dont des colonies/royaumes isolés sur une planète hostile s'organisent pour faire face à une catastrophe imminente. C'est assez vieux, par contre, donc il est possible que tu aies du mal à te le procurer :S
-Si tu lis en Anglais, la fanfiction Drastically Redfining Protocol de rageprufrock, qui se déroule à notre époque mais qui est un régal (c'est du Merlin, mais pas besoin de connaître la série pour apprécier)
-Autre fanfiction : The Crown of the Summer Court. Ici, le personnage principal (Merlin donc) apprend qu'il est le fils à moitié humain d'un roi elfe qui vient de mourir et qu'il doit concourir pour hériter de son trône. Non seulement c'est une belle romance, mais en plus c'est très bien écrit, et les enjeux politiques sont bien pensés et bien expliqués, la encore, un régal.
Et je m'arrêt là, parce que tu dois déjà en avoir marre^^' (Si tu veux les liens des fics, dis-le moi, et je te les enverrai via le système de RAR du site)
Pour ce qui est du fonctionnement de l'entreprise, je ne compte pas trop rentrer dans les détails (pas assez d'expérience dans le monde du travail pour ça xD) mais bon, ça devrait normalement bien se passer pour eux. =)
En tout cas, je suis bien contente que tu apprécies toujours la fic, et j'espère que ce sera le cas encore longtemps ! Merci pour tes encouragements et, promis, je fais tout ce que je peu pour poursuivre l'écriture aussi vite que possible !
(Ma gawd, que de texte ! xD)
29 La Nuque de Rosa.
Le séjour à Imladris s'acheva comme il avait commencé : Sven, Rosa et Victoria promenant Elvira dans les jardins et Elladan faisant courir les deux chiens dans la vallée tandis que Legolas passait la plus grande partie de son temps enfermé dans la salle du conseil avec Elrohir, Thranduil, Celeborn et leurs conseillers.
La seule différence, en vérité, résidait dans l'atmosphère de tension qui régnait désormais sur la vallée, partiellement due, c'était vrai, au conflit rampant qui se développait entre Legolas et ses trois invités. Une autre part de cette tension était plus joyeuse, et provenait de l'excitation palpable des deux douzaines d'elfes, tous originaires de Vertbois, qui gagneraient la Suède en même temps que Legolas et les autres. Leur nombre avait doublé depuis le début du séjour et Legolas, malgré ses soucies personnels et ses responsabilités, ne parvenaient pas à dissimuler sa joie à l'idée que d'autres elfes allaient bientôt fouler de nouveau les dallages du royaume sylvestre. Les préparatifs allaient bon train : il fallait prévoir des vêtements ressemblants à ceux des mortels –ils prendraient la route à pied, sous l'identité de randonneurs, et voyageraient par les chemins les plus dérobés possibles afin de ne pas avoir affaire à la police, car Legolas refusait de faire appel à des faussaires, de peur de compromettre ses négociations avec Interpol. Mais les bagages comprenaient également plusieurs sets d'outils de forgerons, bien entendu, mais aussi de menuiserie et d'excavation. Il fallait aussi emballer des livres d'instruction pour les chantiers, des registres, ainsi que les chroniques du peuple sylve, dont Thranduil avait déclaré qu'elles devaient reprendre leur place au cœur de leur forêt. Enfin, on prévoyait aussi l'envoi, dans un futur proche, de métiers à tisser, d'étoffes et de lavandières, ainsi que ce que Legolas nommait avec dérision un « plan de regroupement familial », comme l'auraient fait les humains.
La plus grosse part de la tension qui régnait sur Imladris, cependant, provenait du conflit plus ancien et plus violent qui opposait les elfes aux mortels. Rosa, Sven et Victoria, bien entendu, ne comprenaient pas vraiment l'étendue du problème. Ce n'était pas par faute de volonté, les quelques conversations qu'Elladan avait tenues avec eux à ce sujet en témoignaient. Malgré tout, ils ne parvenaient pas (ou ne souhaitaient pas, dans le cas de Rosa) à considérer la situation autrement que comme un cas de xénophobie ordinaire. Elladan avait beau essayer de leur expliquer que c'était comme d'essayer de demander à des tortues de Galapagos d'accepter des éphémères comme leurs égaux, ils ne voulaient rien entendre, et persistaient à faire la tête. Le fils d'Elrond était d'autant plus désespéré par cette situation qu'il savait très bien que Rosa, contrairement aux autres, connaissait les difficultés de la situation, qu'elle avait réalisé à quel point elfes et hommes étaient différents. Malgré tout, maintenant qu'elle se trouvait confrontée à la réalité de cette différence, maintenant qu'il s'agissait de plus qu'une simple idée un peu effrayante, elle semblait vouloir se replier sur elle-même et s'enfermer dans ce qu'elle avait toujours connu… elle refusait purement et simplement d'accepter que les choses changent.
Elladan pouvait comprendre sa réticence. Lui non-plus ne se sentait pas à l'aise dans cette période ou tout semblait basculer et se retrouver sans dessus-dessous. En fait, il était même persuadé que c'était bien plus dur à accepter pour lui, ou Legolas, ou les elfes en général, que ça ne l'était pour les humains… pour aux, après tout, deux ans et demi, c'était long. Malgré cela, il n'arrivait pas à ne pas en vouloir à Rosa plus qu'aux autres. Elle aurait dû comprendre que son attitude était extrêmement douloureuse pour Legolas. Elle aurait dû soutenir son père dans cette épreuve, autant qu'elle le pouvait, et lui l'aurait soutenue en retour… mais non contente de le laisser faire face à tout cela seul, elle ajoutait encore à la difficulté de la situation en se comportant comme une enfant têtue. Elladan parvenait à se retenir de faire des commentaires pour ne pas envenimer la situation ou ajouter aux soucis de Legolas, mais c'était tout juste.
oOo
Juillet laissa place au mois d'Aout. Victoria, Sven et Rosa prirent l'avion jusqu'en Suède et repartirent vers Dale, ou ils devaient rouvrir le Leaf en attendant que Legolas, Elladan et leurs compagnons de voyages ne parviennent jusqu'à chez eux.
L'itinéraire, établi avec soin, consistait à remonter à pied jusqu'au Danemark en évitant les grosses villes. De la, Legolas prévoyait de traverser le pont qui menait en Suède et de gagner un élevage de chevaux de traie qu'il avait contacté quelques semaines plus tôt. Les elfes chevaucheraient ensuite jusqu'à Vertbois, ou ils installeraient aussitôt les chevaux dans les écuries, qu'ils s'emploieraient à rénover sitôt arrivés.
Au total, le groupe de voyageurs comportait une quinzaine d'elfes : Legolas et Elladan, bien entendu, mais aussi Erestor, chargé de veiller à l'intendance et au bon déroulement du voyage. Les six grands seigneurs sylves résidant à Imladris avaient chacun dépêché un émissaire. Galdor et Elwin avaient tout deux envoyés leurs fils ainés, fiers, arrogants et amis depuis l'enfance, prêt à se faire les pires crasses dans la seconde si cela s'avérait profitable. Samarande et Kailnee, en l'absence de descendance, s'étaient défaits respectivement d'un forgeron et d'un maitre d'écurie, arguant qu'ils seraient plus utiles à la reconstruction de Vertbois que n'importe quel autre de leurs domestiques. Le seigneur Aulree envoya le dernier de ses quatre fils, un jeune elfillon aux joues rouges et aux sourire contagieux, pour qui Legolas se prit immédiatement d'affection : Kirjane, bien que tout juste majeur, démontrait déjà les prémices d'un esprit affuté et d'un sens aigu de la politique qui seraient sûrement utile dans les décennies à venir. Elladan avait le pressentiment que Rosa le détesterait.
Le dernier représentant était une représentante. Damoiselle Loleia, fille unique du seigneur Oriel, était une elfe d'environ cinq ou six mille ans que son père avait insisté pour élever comme un fils. Elle savait se battre au corps à corps, utiliser un marteau et une scie, parlait de politique aussi aisément que n'importe quel conseiller et ses talents de pisteuse, une fois mis à l'épreuve, reçurent l'approbation de Legolas, distinction que bien des soldats elfiques avaient poursuivit pendant des siècles sans l'obtenir. Elle avait la répartie facile et le sourire taquin et, une fois mise en confiance, elle n'hésita guère à se joindre aux conversations de Legolas et d'Elladan.
Restaient trois forgerons que Legolas avait sélectionnés lui-même, un jeune menuisier qui venait de finir son apprentissage, et deux frères de l'âge de Kirjane, fils de lavandière, qui voulaient simplement voir la terre ou leurs parents avaient vécu la plus grande partie de leurs vies.
Le petit groupe se mit en route une semaine après le départ de Rosa et des Bearhand. Marchant la plus grande partie du jour et de la nuit, ils quittèrent Fondcombe au petit jour et ne tardèrent pas à sortir de la banlieue d'Ingoldstadt. Durant la dizaine de jours qui suivirent, les elfes évitèrent soigneusement Weimar, Hamburg, Kiel et Lübeck, et ne se reposèrent qu'une journée à Flensburg, flânant dans les parcs de la ville et profitant des quelques sites touristiques en attendant la nuit. Le soir, Legolas et Loleia les guidèrent ensuite jusqu'au Danemark, en évitant les poste frontière. L'un des deux frères qui les accompagnaient sembla regretter de ne pouvoir mettre son maigre entrainement au combat en pratique, mais Elladan le rappela promptement à l'ordre. Kirjane, qui marchait au côté de Legolas, prit soin de chasser de son visage tout signe de regret : tout le monde avait bien compris qu'Elladan était d'une humeur de chien.
Malgré tout, lorsqu'ils atteignirent Uddevalla environ une semaine plus tard, l'atmosphère était légère : maintenant qu'ils étaient en Suède, Legolas était nettement plus détendu, et il prenait plaisir à enseigner aux autres elfes les rudiments de la langue locale, ainsi que quelques astuces pour mieux se fondre parmi les humains. Evidemment, avec leurs cheveux long, leurs jeans plus très frais, leurs t-shirt froissés et leurs sac à dos pleins à craquer, il leur était quasiment impossible de passer inaperçus, mais ils pouvaient au moins essayer.
Ils restèrent trois jours à Uddevalla, et Legolas les initia au fonctionnement des téléphones et, dans le cas de Kirjane, à l'informatique. Elladan, ayant déjà appris tout ce qu'il pouvait apprendre de Legolas dans ce domaine, passait son temps fourré au milieu des chevaux, occasionnellement rejoint par Loleia qui, à la surprise générale, s'était prise d'affection pour ces énormes montures à l'air pataud. Ils parvenaient à maintenir entre eux un flot continu de parole invoquant à peu près tout les sujets à l'exception de la complicité qui s'était rapidement installée entre Legolas et Kirjane. Loleia étant quelqu'un d'agréable, un sourire toujours prêt à fleurir au coin de ses lèvres, les trois jours passèrent en un clin d'œil, et si Legolas regrettait l'absence d'Elladan à ses côtés, il n'en laissa rien paraître.
Le reste du voyage se passa sans plus de difficulté : ils longèrent la frontière pendant un peu plus de vingt jours, s'accordant parfois une journée de repos, et finirent par arriver à Dale au soir du treize septembre. Elladan songea que le troisième anniversaire du retour de Legolas approchait à grand pas, mais qu'ils ne pourraient probablement pas le fêter… pas avec tous les travaux qu'il y aurait à effectuer.
Bizarrement, lorsqu'ils arrivèrent enfin à Dale, Sven fut celui qui se montra le plus enthousiaste face au projet de Legolas. A présent que les malentendus concernant les relations de Victoria avec le prince des sylves étaient dissipés, Sven s'était replongé dans son ancienne passion de l'histoire et des légendes, et il avait surpris tout le monde en accueillant Legolas et les elfes avec un cadeau. Il s'agissait d'une plaque de bronze portant en lettres gravées : LES JOYAUX DES TROIS COURONNES et, dessous, l'indication « Siège social ». Les bords du cadre s'ornaient de runes élégantes, et Sven s'excusa même de ne pas avoir rédigé la plaque entièrement en sindarin, ce à quoi Legolas répondit par un sourire. Elladan songea que décidément, les Edain comptaient parmi les créatures les plus surprenantes de la création, juste avec les Hobbits. Il avait l'habitude de considérer cela comme un mauvais point : une imprévisibilité pareille signifiait souvent beaucoup d'ennuis et de dérapages aux conséquences potentiellement désastreuses chaque fois qu'on devait faire affaire à des Edain.
Il changea d'avis lorsque Rosa apparut un lundi matin dans la salle du trône désertée (Legolas avait refusé d'en faire la priorité, préférant s'attaquer d'abord aux quartiers des travailleurs, son ardeur renouvelée par une nouvelle publicité pour « L'homme qui ne mourait pas ») avec une boite de cookies légèrement carbonisés sur les bords. Avec de la chance, peut-être que ça pouvait être signe de moins de problèmes, justement.
« Je voulais te demander pardon, dit-elle à Legolas lorsque les elfes eurent déserté la salle. J'ai été franchement dégueulasse avec toi, en Allemagne. Et s'il te plait, me dis pas que c'est pas grave, je te croirais pas.
-Je n'en avais pas l'intention. Legolas prit une profonde inspiration et tenta d'expliquer : je suis désolé d'avoir exposé les choses si crûment. J'oublie souvent que tu es encore très jeune, et je n'aurais pas du présenter les faits de cette façon.
-Oh, ça vaut mieux comme ça. J'ai horreur de ça quand les gens essaient de sugarcoat la situation. J'aime autant que ça soit clair, même si c'est difficile.
-Rosa… je suis vraiment, vraiment désolé, tu sais ? Je t'aime, plus que tu ne pourrais l'imaginer… mais mon peuple passe en premier. Il en a toujours été ainsi, et il en sera toujours ainsi.
-Je sais, renifla Rosa d'une petite voix, j'aurais dû m'en douter, de toute façon… c'est typiquement moyenâgeux, ces crétineries. Je crois que j'aurais préféré que tu sois un politicien comme les autres, juste la dedans pour le fric.
-J'aurais tout de même été éternel.
-Ouais, mais j'aurais pas eut peur que tu m'oublie en route.
-Oh, Rosa….
-Pardon, pardon, je voulais pas… j'étais pas venue me plaindre, tu sais ! »
Elle ne résista pas à l'étreinte désespérée de Legolas, qui s'efforçait comme il le pouvait de retrouver un rythme respiratoire normal, et tout deux restèrent longuement enlacés, oublieux du monde extérieur.
« Je veux pas que tu m'oublie, finit par renifler la jeune femme lorsqu'elle eut retrouvé assez de souffle. Je veux pas que tu reviennes à ta vie d'avant comme si j'avais jamais été là… oh, je suis horrible, pardon, pardon, pardon je….
-Shhh, calme-toi pucinette. Legolas saisit le visage de sa fille entre ses mains et lui adressa un sourire humide. C'est parfaitement normal, tu sais. Enormément de monde réagit de cette façon lorsqu'ils sont confrontés à leur propre mort. Gimli aussi avait peur que je l'oublie, avoua Legolas. Aragorn, même s'il ne l'aurait jamais avoué, était terrifié à l'idée qu'Arwen l'oublie, presque autant qu'il l'était à l'idée qu'elle allait devoir passer des millénaires seule sur la terre du milieu avant de pouvoir le rejoindre. Et tous les mortels que j'ai connu, qu'ils soient au courant de mon secret ou non, ont toujours partagé la peur de perdre l'amour de leurs proches… parce que c'est de cela qu'il s'agit, tu sais ? Et je comprends que mon attitude le mois dernier ait pu te frapper de cette façon. Mon devoir m'oblige à faire passer mon peuple avant toute autre chose, et j'aime suffisamment les miens pour que ce devoir ne me soit pas un fardeau… mais cela ne signifie pas que je ne puisse pas aimer en dehors de ce devoir. Evidemment, dit-il d'un air triste, ma vie se poursuivra bien au-delà de la tienne, et il viendra un moment ou je serais un des seuls à me souvenir de toi, mais cela ne signifie pas pour autant que je cesserais de t'aimer. Cela veut simplement dire qu'un jour, je devrais me contenter de regarder mon tatouage, et de me souvenir de ton sourire et de tes plaisanteries un peu douteuses, mais qui me faisaient tant rire, et je rirais en me remémorant le visage de mon père lorsqu'il t'a entendu jurer pour la première fois, ou ta manie de parler aux chiens comme si tu étais folle à liée.
-J'pense qu'il faudra que tu me le répètes, avoua Rosa dans un soupir, parce que je suis pas sûre de pouvoir complètement me débarrasser de ma peur toute seule… mais merci, 'Pa. Merci beaucoup.
-Je n'ai eut qu'à dire la vérité.
-Je t'aime, 'Pa.
-Je sais ma chérie. Moi aussi. »
Deux semaines plus tard, tandis que Legolas, Sven, Elladan et Victoria commençaient sérieusement à somnoler dans le salon des Vatannen (ils attendaient le retour de Rosa depuis plusieurs heures déjà, et le gâteau s'éloignait de plus en plus de la définition de comestible à mesure que le temps passait) la jeune femme finit par faire tourner sa clef dans la serrure. Elle fut étonnée de découvrir Victoria endormie sur le canapé, Elvira ronflant paisiblement sur sa poitrine, mais accueillit la fête surpsie manquée avec un grand sourire, et des larmes dans les yeux.
Ils burent un peu de champagne, et picorèrent quelques bouchées de gâteau, avant d'aller se coucher, car Rosa souhaitait profiter de son weekend à Dale pour apporter sa (modeste) contribution à la réfection de Vertbois.
Ce ne fut qu'à la dernière minute qu'elle retint Legolas par le bras et souleva sa chevelure pour révéler sa nuque, et la délicate feuille de saule mordorée qui s'y trouvait.
Note 2 : Pour ceux que ça intéresse, mes calculs pour le temps de trajet Imladris/Fondcombe-Dale, en fonction des distances mesurées avec Google Maps et mon pouce. :
Première Etape : Fondcombe –Frontière Danoise
Ingoldstadt-Frontière Danoise= 800km environ.
15h de marche par jour (ils se reposent en marchant, après tout).
A environ 6km/h (la vitesse moyenne d'un homme en marche est de 5km/h mais c'est des elfes alors je les ais fait un peu plus rapide) ce qui donne environ 90km/jour.
Soit grosso-modo 9 à 10 jours de voyage.
Deuxième Etape : Flensburg-Göteborg
Environ 500km. Toujours grosso-modo 90km/jour. Ce qui donne 5-6 jours de trajet.
Troisième Etape : Göteborg-Uddevalla
A peu-près 100km, qu'ils effectuent en une journée, en forçant un peu le pas et en rognant sur le temps de repos.
ETAPE.
3 jours de repos à Uddevalla pour préparer les chevaux, se rafraichir etc.
Quatrième Etape : Uddevalla-Dale
2100km environ (sachant que j'ai commencé par suivre la frontière Suédo-Norvégienne avant de m'éloigner en direction de Kiruna, vers l'endroit approximatif ou je situe Dale).
A raison de 10heures par jour (pour ne pas tuer les chevaux en route) à 10,5km/h de moyenne (un cheval au pas fait environ 7km/h et un cheval au trot fait environ 14km/h. Je part du principe qu'ils alternent les deux allures. Voir l'article Wikipédia Allure (équitation) pour plus de précision.)
Ca nous fait donc du 105 km par jour, soit un trajet qui dure environ 20 jours de trajet, auxquels on ajoute 5 jours de repos complet répartis le long du voyage.
On a donc un total d'environ 45 jours de voyage, soit un départ le 31 Juillet et une arrivée le 13 Septembre.
(Et ma mère derrière : tout ça pour tes histoires ! … ben, oui. Et j'ai même pas honte.)
