Mémoires de Sirius Black

Bonsoir ! Bon, je kidnappe vite l'ordinateur, et je vous poste ça, désolée pour le retard ^^

J'espère que ce chapitre vous plaira, c'est l'avant dernier !

Bonne lecture :)


Comme je l'avais prévu, j'ai affreusement mal dormi. Non pas que le contact de mon loup contre moi soit désagréable, mais il s'était arrangé pour s'allonger de manière à ce que ma position soit la plus inconfortable possible et il avait plutôt bien réussi son coup.

Malgré tout, j'ai réussi à dormir. Un peu. Suffisamment, j'espère, pour pouvoir résister à son courroux. Pourvu que personne ne reproche à Moony de ne pas avoir écrit sa page. Et pourvu qu'il ne s'en aperçoive pas.

Sur ce, je vais te cacher, histoire que la mémoire ne lui revienne pas en te voyant.

Mais tu sais quoi ? Je suis quand même hyper fier que mon loup ait réussi à oublier ses devoirs pendant qu'il était avec moi. S'il me considère comme plus important que son travail, alors là, je suis indétrônable !

*o*o*o*o*o*o*o*o*

En digne élève sérieux, les premiers mots de Remus à son réveil furent : « on va être en retard en cours ». Avec toute la douceur possible, je lui ai expliqué qu'étant le week-end, il n'avait pas à s'en faire.

Vaguement rassuré, il a commencé à grignoter la nourriture que j'avais fait apporter par un elfe prévenu la veille.

C'est alors que Le Drame est arrivé. Une espèce d'immonde volatile visiblement bigleux et alcoolique (la faute aux bouteilles que j'ai laissé trainer hier ?) est venu s'écraser pile sur mon sac. Par un hasard absolument surprenant, il s'est empêtré juste dans la poche où je te range, puis, par un incroyable coup du sort, s'est coincé la patte dans tes pages et t'a étalé sur l'herbe.

Remus n'a pas eu l'air de comprendre tout de suite.

Jugeant sans doute qu'il n'avait pas provoqué assez de dégâts, le kamikaze aérien a vaillamment titubé jusqu'aux affaires de mon loup et a trébuché sur un caillou qui s'était jeté sur sa trajectoire. Evidemment, le destin a tenu à ce que l'oiseau atterrisse sur le sac de Remus, faisant tomber son journal qui s'est, de manière totalement accidentelle, ouvert sur la page vide d'hier, où seule la date s'étalait en haut de la feuille blanche.

Là, part contre, le visage de mon loup a blanchi dangereusement.

Son forfait accompli, l'envoyé de Morgane a tout à coup retrouvé sa sobriété et s'est tranquillement envolé.

Sur le moment, j'ai trouvé deux explications : Soit j'avais irrémédiablement bousillé mon karma hier soir par une quelconque mauvaise action, soit Rogue ou James allait bientôt surgir des buissons pour m'annoncer qu'il avait trouvé un moyen de se changer en corneille.

Je n'ai toujours pas la réponse.

Encore assommé par le calamar géant de malchance qui m'était tombé sur la tête, je n'ai pas réagi assez vite pour empêcher le brillant cerveau de mon loup de parvenir aux conclusions.

Dans ces cas là, l'expérience m'a appris qu'il fallait passer immédiatement aux aveux en les présentant de la manière la moins catastrophique possible : « Je suis désolé ! Je me suis aperçu hier soir que tu n'avais pas écrit ta phrase, mais tu étais tellement beau endormi que je n'ai pas eu le cœur à te réveiller ! ».

Après tout, c'était presque la vérité, non ? J'avais juste omis de préciser la deuxième raison pour laquelle je l'avais laissé dormir, à savoir que je me demandais quel abominable châtiment la harpie de la tour avait trouvé pour l'inconscient qui oserait braver ses ordres.

Mais promis, si c'est vraiment trop ignoble, je l'aide. Enfin, s'il ne m'a pas tué en ressortant du bureau de la directrice de la maison.

Oui, parce que j'ai oublié de te préciser, journal, qu'en ce moment, je suis sagement assis dans la salle commune en attendant –espérant- que Remus ressorte de l'antre de MacGo, qui l'avait alpagué dés que nous avions posé un orteil au château.

Sur ce, je vais te laisser, je crois bien qu'il arrive.

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Journal, c'est horrible, je suis bien trop gentil pour mon propre bien !

J'ai dû me faire momentanément posséder par un Poufsouffle. Non, c'est simplement la faute de Remus. Il avait des tongs.

Attends, il faut que je t'explique, je m'étais arrêté où…

Quand mon loup est sorti du bureau, il avait son visage d'enfant perdu qu'il prend les rares fois où quelqu'un parvient à trouver quelque chose à lui reprocher.

Il a marmonné qu'il devait écrire quatre pages, deux retraçant la journée d'hier, et deux pour celle d'aujourd'hui, qui serait déclamées ce soir dans la Grande Salle. Sans quoi, c'est l'intégralité de ses Mémoires qui serait lue.

Oui, toi aussi tu trouves ça scandaleux, n'est ce pas ? Et leur sombre histoire de la vie privée dans tout ça !

Heureusement, Remus était trop affolé pour se souvenir que j'étais en partie responsable de ce qui lui arrivait.

Moi, au début, je ne voyais pas trop où était le problème. Il suffisait de raconter la journée d'hier en deux pages –avec tout ce qu'on avait fait, il avait de quoi écrire- puis de s'étaler en lamentations au sujet de sa punition sur les deux autres. Et puis cadabra ! c'était réglé.

C'est quand je lui ai dit ça qu'il m'a sorti l'argument choc : « Mais la journée d'hier, je l'ai passée avec toi, et ça, c'est un souvenir qui n'appartient qu'à nous deux. Je ne veux pas que d'autres personnes soient au courant et viennent le gâcher. »

Là, tu comprends journal, c'était plus fort que moi. Je me suis senti très bizarre, comme quand tu bois cul-sec une bouteille de Cafésake. Tu flottes. Je flottais tellement que j'ai déclaré que j'allais prendre ma part de responsabilité. Ni une ni deux, je me suis retrouvé engagé à faire la moitié de la punition à sa place.

Pour me remercier, il m'a embrassé et j'ai changé d'avis. Je ferai toute la punition.

Tu sais quoi ? Après coup, je me demande s'il ne m'a pas légèrement manipulé.

Non, impossible. Je ne me serais pas laissé avoir si facilement.

Enfin bref.

On a donc passé l'après-midi à écrire ses pages, dissertant sur la couleur des enseignes de Pré-au-Lard (une page) et sur la taille du marchant d'Honeyduck (une page).

Comme je l'avais suggéré, les deux pages restantes ont servi à dénoncer les injustices du système scolaire sorcier et leurs punitions tyranniques, complètement en désaccord avec la sacro-sainte loi du respect de la vie privée.

Quatre pages, plus celle d'aujourd'hui, et tout ça écrit avant même le dîner. J'ai mal aux mains.

Je m'arrête donc là pour aujourd'hui. Si quelque chose d'intéressant se passe durant la soirée, je te raconterai demain.

En fait, les journaux intimes sont une forme très développée de torture physique, non sanctionnée par la loi.

Douloureusement votre

Sirius O. Black


Alors, qu'en avez-vous pensé ? Le dernier chapitre est déjà écrit (avec beaucoup de difficultés :P) j'espère que vous aimerez !

On m'a demandé si j'avais d'autres projets en tête. La réponse est oui. Plein :P

Mais je ne suis pas prête de les poster, étant donner que je veux d'abord finir toutes les fics que j'ai en cours, et particulièrement mon autre Sirius/Remus (Rien n'est plus dur que de faire confiance).

En plus, l'année prochaine, je me lance dans une terminale S (donc bac) plus une prépa, donc je préfère ne pas me lancer dans un nouveau projet de fic :)

Voilà c'est tout ^^

Merci beaucoup à tous ceux qui laissent des reviews, et encore désolée pour le retard !

La reine des poulpes vous salue