Blabla : Eh ! Regardez ! Je l'ai fait ! JE L'AI FAIT ! J'ai écrit la suite de Mon Cher Major ! Je suis contente, haha ^^ SI je ne l'ai pas fait avant, ce n'était pas par flemme (cette fois) mais bien parce que je n'avais plus d'idées du tout !


- J'ai retrouvé la vue !

- Vous avez-fait une fausse couche.

- Pardon ?

- Pardon ?

Mais... C'était impossible. Une aussi bonne nouvelle ne pouvait pas en entraîner une aussi mauvaise. C'était juste impossible. Et puis, pour avoir fait une fausse couche, il fallait que je sois enceinte. Donc que je porte un bébé. Dans mon ventre. Qui n'avait pas poussé d'un millimètre. Ce qui voulait dire que j'avais perdu une enfant dont je ne connaissais même pas l'existence. Donc il devait me haïr, cet enfant. J'avais enfin la possibilité de réaliser mon voeux le plus cher, mais je n'avais même pas cherché à le savoir et en plus, ce qui était de plus merveilleux à mes yeux venait de mourir. Je l'avais abandonné ! Il se sentait abandonné alors il s'était laissé mourir, c'était l'unique raison possible ! Ou alors, le Ciel me faisait passer un message : je pouvais porter un enfant, mais je n'en était pas digne. Physiquement, c'était possible, mais ça n'arriverait pas. Je tombai à genoux.

- Je suis désolée.

- Quoi ? Mais ! De quoi êtes vous désolée ?

- Tout est de ma faute !

- Qu'est-ce que vous me racontez ? Vous n'êtes responsable de rien du tout !
Il se dirigea vers moi et me serra contre lui.

- Carlisle m'a dit que ce serait dur pour vous. Mais je ne pensais pas que vous penseriez que ce serait de votre faute.

- J'ai été une mauvaise mère avant même d'en être une. Vous vous rendez compte ? Tout ce que je ne voulais pas.

- Vous n'avez pas été-

- Mais si ! Bien sûr que si ! Vous saviez, vous, que nous devions avoir un bébé ? Eh bien moi non ! Il était là, et je ne le savais même pas !

- Moi non plus je ne pensais pas que-

- Vous c'est moins grave, il n'était pas dans votre ventre ! Mais surtout, surtout...il n'est plus là et on n'y peut plus rien.

Il pinça les lèvres. Il avait l'air soucieux, mais je n'osais pas trop lever la tête vers lui.

- Je suis sûre que c'est un signe ! Un signe pour me dire que je ne dois pas avoir d'enfants, jamais ! Alors je n'en aurais pas !

- Alice ! Vous racontez n'importe quoi. Vous dites tout le temps que ce qui compte le plus pour vous, c'est d'être mère.

- Mais si je ne peux pas être une bonne mère, alors je renonce. Il vaut mieux ne pas avoir de mère du tout plutôt qu'une mère comme a été la mienne.

- Vous ne serez pas comme elle.

- Ni avec un père absent.

- Je suis là.

- Oui mais...

Je fixai le sol, sur ma droite.

- Maintenant que je peux voir de nouveau, vous allez pouvoir repartir.

- Vous croyez vraiment que je vais vous laisser dans cet état-là ?

Il soupira

- C'est le choc, j'imagine, qui vous fait dire toutes ces bêtises. Vous irez mieux dans quelques temps.

- Peut-être. J'en doute. Je vais me coucher.

- Il n'est que treize heures, objecta-t-il. Vous êtes levée depuis seulement quatre heures.

- Oui mais je veux me coucher.

- Je viens avec vous.

Il me tendit la main, et je la pris, sans toutefois le regarder. Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu son visage en entier, et même si j'en mourrais d'envie, quelque chose m'empêchai de le regarder.

Mais dès que je du me relever, je ne pu réprimer un petit cri.

- Vous avez encore mal ?

- Un peu, mentis-je, car j'avais encore très mal en réalité.

Il me prit dans ses bras et ne me reposa que dans notre lit. Il m'aida à enlever ma robe et je me roulai en boule sous les couvertures.

Il s'assit, dos contre le mur, à ma droite.

- Honnêtement, je ne sais pas du tout quoi vous dire. Mais euh...si ça peut vous rassurer, nous pourrons toujours en avoir d'autres.

- Non, vous n'êtes pas doué. Ce n'est pas quelque chose à dire. C'est comme renoncer, tourner la page, l'oublier !

- Ce n'est pas ce que je voulais dire.

- Je sais bien.

- Vous voulez que je vous laisse ?

- Non, restez. S'il vous plait. Parlons d'autre chose.

- Comme vous voulez. Alors vous voyez de nouveau ? C'est miraculeux.

- Je me demande si ce n'est pas mon cerveau qui me joue des tours en me faisant croire que je vois. Pourquoi reverrais-je ?

- Je pense qu'il vaut mieux se réjouir et ne pas trop se poser de questions.

Je me tournai vers lui et je me figeai. Je ne l'avais pas vraiment regardé depuis que je voyais à nouveau ce qui m'entourait. Il m'avait prévenue pourtant, j'étais au courant, mais je n'y avais pas vraiment pensé et je ne m'y attendais pas. Il vit ma gène et tourna la tête. Je me relevai, me mit à genoux et prenait son visage entre mes mains pour qu'il me regarde. Son regard me semblait dur et fuyant.

- Désolée si je vous ai vexé ou vous avoir fait comprendre quelque chose que je ne voulais pas, ne pensais pas et ne comprends pas moi même. Et quoique vous puissiez penser que je pense, croyez-moi, je ne le pense pas. Et quoique vous puissiez penser à propos de ma réaction, vous avez tort.

- Vous savez, vous faites assez peur quand vous faites ça.

Il dégagea mes mains de son visage, révélant à nouveau sa longue cicatrice.

- Quand je fais quoi ?

- Quand vous parlez pendant plusieurs minutes sans respirer, que vous êtes la seule à comprendre ce que vous dites, et encore, pas toujours.

Je me renfrognai. Je savais que souvent je parlais toute seule. Mais ça me vexait à chaque fois qu'on me le faisait remarquer.

Il me sourit, me souhaita de bien dormir et m'embrassa sur le front.

Je me réveillai quelques heures plus tard. Jasper était encore là, il lisait. Il me regarda avec bienveillance et me demanda si j'avais bien dormi. Pas vraiment. Je n'avais pas l'impression d'être reposée. Je ne me souvenais plus de si j'avais rêvé ou non. Il ne me semblait pas, mais ça ne voulait rien dire. C'était sûrement mieux ainsi, mes rêves, s'ils avaient existé, devaient être des cauchemars dans lesquels on m'arrachait un enfant joufflu et souriant, qui ressemblerait à Jasper.

Il soupira.
- Qu'est-ce que je fais de mal ?

Il secoua la tête.

- Pourquoi pensez-vous toujours que vous avez fait quelque chose de mal ? Non, je me demandais si je devais vous faire croire que vous aviez rêvé ou non. Ca serait mieux pour vous, psychologiquement parlant. Mais vous auriez fini par le découvrir et vous m'en auriez voulu. Et puis, c'est à vous de décider de ce genre de chose, vous avez le droit de savoir.
Je mis mes mains sur mon ventre. Je me sentais vide.

- Si je l'avais su avant, qu'il était là...je l'aurais aimé. Beaucoup, vraiment beaucoup. Et je serais encore plus mal. Autant ce matin je me sentais comme un monstre parce que je ne connaissais pas son existence, autant là, je me sens comme un monstre parce que je ne veux pas la connaitre. Après tout, j'ignorais tout de lui, alors... c'est comme si c'était un inconnu qui était mort. Je m'en fiche.

- Non, ce n'est pas vrai. Vous ne pouvez pas vous en ficher.

- Faisons-en un autre !

- Vraiment ? Imaginez que vous veniez à le perdre celui-là aussi. Vous tiendrez le choc ?
Je déglutis difficilement.

- Sans doutes pas. Mais si je me remettais de cette fausse couche, pour en revivre une quelques mois ou années après, le résultat serait le même. Donc... je ne veux jamais avoir d'enfant finalement.

- Vous ne pouvez pas y renoncer aussi facilement !

- Je préfère me dire que je n'ai pas d'enfant par choix, plutôt que parce que je suis incapable d'en avoir.

- Vous ne me demandez même pas ce que j'en pense ?

- Rien ne me fera changer d'avis, de toute manière. Vous ne pourrez pas me forcer à avoir un enfant.

Il ferma les yeux et soupira.

- Je déteste quand vous vous montrez bornée comme cela. C'est stupide.

Il se leva et sortit de la pièce. Stupide, il me trouvait stupide ? Eh bien qu'il aille au Diable, j'étais tout à fait capable de me morfondre au fond de mon lit toute seule. Je replongeai sous la couverture et ne quittai pas la chambre de toute la fin de l'après midi. Bizarrement j'étais totalement éreintée, et ce, assez tôt dans la soirée. Aussi, je dormais déjà quand Jasper vint se coucher à son tour.

Je n'aimais pas le reconnaitre parce que je détestais avoir tort, mais Jasper avait raison, j'étais stupide. Non pas que ce soit une nouveauté, loin de là même, mais il était vrai que j'agissais comme une enfant. Mais il fallait me comprendre. Je m'étais toujours accroché à l'espoir de devenir mère un jour, et une bonne mère de préférence - c'était mieux, tout de même, vu ce que ma mère avait fait de moi. Encore une fois, ma nuit fut peuplée de cauchemars. Cette fois, ce n'étaient pas mes yeux qui m'étaient arrachés, mais mon ventre. Décidément, il m'arrivait plus de chose incroyables et horribles en quelques jours qu'à certaines personnes en tout une vie. Peut-être que j'étais maudite. Non. J'étais maudite, c'était certain. Mais je m'en fichais, je m'en sortirais comme je m'en étais toujours sortie. Cela avait toujours fonctionné jusqu'à présent, alors je ne voyais pas pourquoi maintenant ça ne marcherait plus

Il fallait donc que je tourne la page ? Eh bien, je le ferais. Je ne laisserais jamais rien ni personne se mettre en travers de l'amour que je portais à mon mari, et celui qu'il me portait pour l'instant. Jamais, jamais, jamais ! Pas même un bébé mort. Eurk, c'était horrible dit comme ça. De toute façon, je n'avais même pas eu conscience de sa présence, alors... même si j'avais ce réflexe bizarre de poser mes mains sur mon ventre, finalement, ce bébé ne me manquait pas tant que ça. C'était juste le fait que j'aurais pu avoir un enfant, mais non. J'étais un monstre. Je n'avais qu'à me dire qu'en fait, il n'y avait pas de bébé, qu'il n'y en avait jamais eu. Il y en aurait. Plus tard. Oui, c'était cela, il y en aurait, un, ou peut-être même plus. Mai plus tard. Et si je venais à le perdre, alors y il en aurait un autre. Et s'il ne survivait pas, alors il n'y en aurait pas. Il ne fallait pas que je pense en temps que mère, ou même qu'humaine. Il fallait que je pense...comme mes parents. Non ! Jamais ! Je devenais folle. J'étais déjà folle. Ahh, mais qu'est-ce qu'il me prenait ? C'était peut-être ce que m'avait donné Carlisle, pour calmer ma douleur te mon angoisse. Je le détestais. Je détestais tout le monde. Je divaguais totalement, ce que je pensais ne rimait à rien, à RIEN !

J'avais mal au ventre mais pour une autre raison cette fois. Je me sentais mal, stressée, coupable... J'eus un autre réflexe très étrange. D'un coup, je me jetais presque sur on mari étendu de dos, à côté de moi. Je l'enlaçai de mes bras et collai ma joue contre son coup. Comme il dormait encore jusqu'à présent, il se réveilla en sursaut et se retourna, me plaquant sur le matelas, au dessus de moi et un bras sur ma gorge. Vieux réflexe de militaire.

- Aïe.

Il soupira, soulagé et s'assit à côté de moi, la main sur le front.

- Je suis désolé Alice, vous m'avez fait peur.

- Je sais. J'avais besoin de vous sentir contre moi.

Il fit la moue et se tourna vers moi, me prenant dans ses bras et m'attirant contre lui.

Deux heures passèrent, puis nous décidâmes de nous lever. Jasper n'arrêtait pas de me demander comment j'allais, et si je me sentais de faire la cuisine où si je voulais qu'il s'en occupe.

Je lui répondis que c'était bon, que j'avais suffisamment mal pour que ce ne soit pas la peine d'en rajouter avec sa cuisine.

Après avoir mangé, je ne sus que faire. Je n'avais pas grand chose à faire. Ou plutôt, j'avais trop de choses qui ne m'intéressaient pas, à faire. Comme, laver le linge, étendre le linge déjà propre mais mouillé, laver le sol, ranger la cuisine... Faire le lit. Acheter à manger aussi. Je soupirai. Je n'avais pas du tout envie de faire tout cela.
Alors que je me dirigeais vers la porte, armée d'une bassine pleine de linge, quelqu'un frappa à la porte frénétiquement.

Jasper me regarda, semblant se demander qui pouvait bien venir, et alla ouvrir la porte à ma place.

Et à ma plus grande surprise, dès qu la porte fut ouverte, quelqu'un se jeta dans les bras de mon mari, se pendant à son cou. Mais encore ? Je reconnus cette tignasse auburn. Je la reconnaitrais entre toutes. Maria. Evidemment. Qu'est-ce qu'elle faisait là ?

- Ja-Ja-Jaspeeeeeeeeer ! Pleurnicha-t-elle

Ce dernier me jeta un regard abasourdi.

- J'ai besoin de toiiiii !

Je failli avoir pitié d'elle une seconde avant de me ressaisir. Je détestais cette femme.

Elle ne lâcha pas Jasper et je dus me racler la gorge pour rappeler ma présence.

- Euh, Maria, tu m'étouffes là.

Elle releva vers lui, sans me prêter la moindre attention, un regard mouillé ressemblant à celui d'une biche suppliante.

- Ja-Jasper, je te jure que j'ai vraiment besoin de toi ! Je t'en supplie ! Tu sais que ce n'est pas mon genre d'implorer les gens.

Elle affichait un air malheureux et semblait être au bord du désespoir. Mais Jasper n'était pas stupide, il ne se ferait pas avoir, et moi non plus ! Enfin, moi non plus je ne me laisserais pas avoir, si j'étais stupide, c'était un autre problème.

- Euh, je...

Allez, rejette là !

- Alice...

Oui, je suis là, j'arrive ! J'avais retrouvé mon énergie et j'étais prête à jeter cette peste dehors.

- Tu...tu pourrais nous laisser ? J'aimerais être seul avec Maria un instant.

C...connard ! Imbécile, idiot, crétin, lâche, traître, abrutit, triple idiot !

- S'il te plait...

- Hmph...

Je fronçai les sourcils, pris mon air outragé, et au lieu de monter dans la chambre comme semblait l'imaginer mon mari (mon traitre et foutu imbécile de mari), je me dirigeai vers la porte que je claquait violemment derrière moi. Finalement, il était définitivement idiot et il allait se laisser avoir. Pourquoi ne pas être restée espionner ? Parce que Jasper s'en serait rendu compte et se serait fâché contre moi. La dernière chose que je voulais. D'autant plus que Maria allait en profiter. Si jamais ils faisaient des choses louches, je ne le pardonnerais jamais, ni à l'un, ni à l'autre. Et un certain mari militaire d'une certaine Alice finirait certainement pendu par les baloches à une branche d'arbre. Na ! Je partit bouder dans un coin, les bras croisés, assise sur un banc derrière une maison marron.

Je gardai mon regard noir et frustré pendant dix minutes avant que des larmes ne commencent à couler sur mes joues. Dieu savait ce qu'ils pouvaient bien en train de se raconter...ou de faire. Et puis, j'avais besoin de réconfort moi, en ce moment. Il pensait à moi au moins? Etait-il encore amoureux de cette fille ? Pourquoi est-ce que je doutais maintenant? Pourquoi avait-il accepté aussi facilement ? Avait-il déjà oublié ce qu'elle avait fait la dernière fois ? Je le détestais en ce moment... Il était cruel et sans coeur. Pourquoi étais-je toujours la seule à m'inquiéter ? Pourquoi étais-je toujours la seule à être jalouse ? Parce que tu es la seule à avoir une raison de l'être, idiote. Et voilà que je me reparlais à moi même. Cela faisait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé... La faute à qui ?

Mon ventre me fit comprendre qu'il ressentait le besoin d'être rempli. Et si je rentrais à la maison, je devrais passer devant le salon où discutaient mon mari et cette...saleté, et je me ferais enguirlander. Sauf s'ils étaient dans la chambre, et... mais non, mais non, je me faisais des idées. Il n'empêche que j'avais faim. Je soupirai et me redirigeai vers la maison en trainant des pieds. En passant devant la fenêtre, je vis quelque chose que j'aurais préféré ne pas avoir à voir : un Jasper embarrassé et une Maria larmoyante, plongés dans un grande discution, appuyés l'un contre l'autre sur le canapé. Je poussai un long soupir et fit demi-tour. J'allai voir Carlisle et Esmé. Pareillement, je passai devant leur fenêtre et les aperçus en train de s'embrasser passionnément. Peu désireuse de les déranger, j'allais m'éloigner mais Esmé me vit et ouvrit la fenêtre, un énorme sourire sur les lèvres.

- Alice, Alice ! Vous n'allez pas le croire ! Je suis la femme la plus heureuse de la terre ! J'ai un mari extraordinaire, je suis amoureuse et je suis en...

- Esmé, non ! Essaya de la couper Carlilse.

-...ceinte ! ... Qu'y a-t-il ?

Je reniflai et essayai de ravaler les larmes qui perlaient au coin de mes yeux.

- Esmé, ma chérie...Alice, elle...vient de perdre l'enfant qu'elle portait.

Esmé écarquilla les yeux et partit en courant. Elle apparut à côté de moi quelques secondes après et me pris dans ses bras en pleurant.

- Oh non, oh non Alice, je suis tellement désolée ! Je ne savais pas ! Je suis stupide, vraiment stupide.

- Mais non, vous ne pouviez pas savoir...c'est normal que vous soyez heureuse. Je suis contente pour vous.

Je m'écartai d'elle et lui sourit. Evidement ce sourire était faux, mais j'avais appris à masquer mes sentiments et à sourire à la perfection en presque n'importe quelle situation.

- Mais alors, qu'es-ce que vous faites ici ? Et où est votre mari ? Ne devrait-il pas être en train de vous réconforter ?

- Il est...occupé. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

- Venez au moins manger avec nous !

- Je n'ai pas très faim, je-

Mon ventre s'occupa de révéler la vérité.

- Bon...j'accepte avec plaisir alors.

Elle me sourit et me prit la main, m'entrainant à sa suite. Elle était différente depuis qu'elle était l'épouse de Carlisle. Je ne la connaissais pas avant, mais je savais qu'elle était moins amicale, ouverte et joyeuse. Finalement, c'était moi qui devait avoir mauvaise influence sur elle, car elle parlait de plus en plus comme moi.

Je restai jusque vers dix sept heures chez eux. Ils m'avaient vraiment remonté le moral, je les adorais. C'étaient mes seuls amis, et j'en avait besoin. Je repartis, de bien meilleure humeur et j'étais prête à faire face à ma fausse couche. Je poussai la porte et vis Jasper, le visage impassible, assis à la table de la salle à manger.

- Tout va bien ?

- Oh, vous êtes rentrée. Où étiez-vous ?

- Encore de mauvaise humeur, n'est-ce pas ?

J'allais me mettre derrière lui et enlaçai son cou et ses épaules.

- J'étais chez monsieur, et madame Cullen. Désolée de ne pas avoir fait à manger, je n'ai pas vu le temps passer. Il faut dire que je suis tellement bien là-bas... Avec vous aussi, ne vous en faites pas. Je vous aime.

- Qu'est-ce que vous faisiez là-bas ?

Je le lâchai et m'écartai de lui, les lèvres pincées.

- Je n'étais pas la bienvenue chez moi, et je suis passée devant chez eux. Esmé, qui a remarqué que j'avais le moral à zéro m'a invitée chez eux, lui répondis-je d'un ton agacé.

Il soupira.

- Je trouve que vous passez trop de temps là-bas. Vous avez conscience que Carlisle est marié, n'est-ce pas ?

- Mais ! On ne fait rien de mal ! Nous n'avons pas ce genre de relation.

- Alors pourquoi passez-vous tant de temps avec lui ?

- Parce que c'est mon ami ! Et que lui, il essaye de me comprendre quand je vais mal. Et puis, je vous rappelle que vous aussi, vous êtes marié, et à moi ! Et pourtant, vous passez du temps avec Maria !

- Maria n'a rien à voir à dedans.

- Bien sûr que si ! Vous savez quoi ? Vous m'agacez, je monte dans la chambre.

- Non, attendez ! Maria y dort, vous allez la réveiller, et puis, parlez moins fort.

- C'est la meilleure ! M'écriai-je

Il se leva et me toisa de toute sa hauteur.

- Laissez-la dormir !

- Si elle veut dormir, qu'elle aille chez elle ! Elle n'a rien à faire ici, dans mon lit de surcroit !

-A lice, elle a vraiment besoin de se reposer, elle a beaucoup pleuré.

- Mais je m'en fiche ! Je m'en fiche de cette fille ! Qu'elle ne vienne pas me prendre mon lit...ni mon mari. Je la déteste. Je préfèrerais qu'elle soit morte ! Et quand vous allez vous rendre compte qu'elle vous manipule, ne comptez pas sur moi pour vous réconforter ! Si elle vous fait du mal à nouveau, ce sera bien fait pour vous, vous n'êtes qu'un idiot !

Il me fixa, avec son air en colère. Je savais qu'il fallait que je me taise. Sauf que je n'y arrivais pas, le mots sortais tous seuls.

- Que se passe-t-il ici ?

Maria venait de passer sa tête au dessus de la rampe des escaliers, l'étage. Elle avait les yeux gonflés et affichait une mine triste. Manipulatrice !

- Oh, Maria, je suis sincèrement désolé. Je ne sais vraiment pas ce qui prend Alice... Ne t'inquiètes pas, elle va faire moins de bruit maintenant. N'est-ce pas Alice ?

- Certainement pas !

- Jasper...je...je me sens trop seule, tu ne veux pas venir avec moi ?

- Vous voyez ? Cette fille n'est qu'une-

Et avant que je ne m'en rende compte et que je ne finisse ma phrase, la claque était partie. Je ne m'y attendais vraiment pas, et je fus sonnée sur le coup. J'imagine que ce geste eu l'effet escompté parce que je me tus immédiatement. Je regardai Jasper, abasourdie. Il était vraiment en colère à présent.

- Maintenant Alice ça suffit ! Excusez-vous !

Je ne dis rien, toujours sous le choc. Il m'avait frappée...vraiment, pour de vrai. J'avais mal, ma joue de brûlait. Il me saisis le bras et me secoua.

- Depêchez-vous, Alice !

Les larmes jaillirent aux coins de mes yeux et dévalèrent mes joues à toute vitesse. Je dégageai mon bras te sortis de la maison en courant.

Mais qu'est-ce que cette femme avait-elle pu faire, qu'avait-elle pu dire pour qu'il réagisse comme ça ? Je l'avais déjà entendu plusieurs fois : il avait tiré un trait sur eux deux. Il disait même m'aimer, moi ! Pas elle ! C'était de moi dont il devait amoureux, c'était à moi qu'il appartenait, c'était MON mari ! Jasper était à moi et à personne d'autre. Alors pourquoi Maria venait-elle encore tout gâcher ? Pourquoi se comportait-il comme un imbécile ? Et surtout...pourquoi m'avait-il frappée alors qu'il m'avait promis qu'il ne me ferait jamais de mal...? Je voulais partir loin d'ici à présent. Sauf que je n'avais nulle part ou aller, ni personne à qui me confier. Je ne voulais pas encore embêter Carlisle et sa femme. Puis soudain, j'eus une idée...

-Irina...soufflai-je


C'est rigolo, parce que je vais sur mon ordi, sans grand motivation, mais bien décidée à avancer ! En plus, comme j'ai des devoirs important à faire, je suis inspirée (forcément). Enfin bref, j'avais en tête mon p'tit plan et tout...et puis je l'ai pas du tout suivis ^^ Tout est venu de lui-même. J'ai même été un peu triste pour Alice...

Pour tout vous dire, je ne sais même pas comment Maria a réussi à convaincre Jasper d'être gentils avec elle ^^ Alors, je continue à l'aveuglette, mais j'y arriverais ! Nah !