Voilà voilà, un nouveau chapitre et j'espère que ça vous plaira ! En tout cas moi j'en suis fière ! (bon j'exagère peut-être un peu mais c'est marrant à écrire !)
Et voici maintenant les réponses aux non-inscrits :
D-Gray-Man-001 : Merciiiiii Je suis contente que mon histoire plaise :) et si je m'y habitue, ils me font toujours autant plaisir ! Et si ma formule est bien trouvé, je ne vais pas me prendre à mon propre pièce de la préntention ! Je te remercie pour tout et à bientôt (surtout pour le petit géni :p)
Amelie : Merci :) vraiment ! Je suppose que l'ensemble t'a plu ^^
Dess : Bah oui je ne lui épargnes rien :) sinon ça n'est pas drôle. J'espère que je vais bien réussir à expliquer ce qu'elle ressent et ce qu'elle perçoit pendant le tournoi ! Je ne pouvais pas lui faire prendre une courbe à la Ellana, déjà ça n'est pas très original et c'est vrai que ça n'est pas plausible pour Aëlis.
Voilà maintenant que tout le monde est au point, la suite !
Bonne lecture les amis ^^
28
Le lendemain, Aëlis fut rejointe par Dihnal dans les gradins de l'arène où se tenaient les épreuves du Tournoi. Le jeune homme mit une seconde à la reconnaître puis il lui sourit.
- Alors, comment tu vas ?
Elle le détailla. Il avait changé depuis qu'elle était partie. Certes, plus d'un an les séparait depuis leur dernière rencontre. Il était devenu un homme. L'adolescent roux, grand et gringalet avait acquis une prestance et une sérénité étonnantes. Il était sûr de lui et cela s'en ressentait. La jeune fille le trouva beau… beau dans sa liberté. Ses yeux brillaient. Son corps aussi s'était développé. Il n'était pas aussi large que Salim mais sa musculature fine et efficace ne faisait aucun doute.
- Je vais… et toi ? Sourit-elle.
- J'ai entendu dire que tu participais au Tournoi ? S'amusa-t-il.
Il la vit se renfrogner.
- Allez, s'assit-il en lui frottant la tête, ne fais pas cette tête… tu vas très bien t'en sortir.
- Je ne sais pas… ce que Sayanel attend de moi. Que je gagne ou que je perde. Je ne comprends pas la leçon qu'il veut m'enseigner.
- Parce que d'habitude c'est le cas ? S'amusa-t-il.
- Bah plus ou moins oui quand même.
Il éclata de rire.
- Je sens que je vais rire.
Elle se tut. Sans le regarder, elle murmura :
- Tu penses que j'en suis capable ?
Il lui releva gentiment le menton :
- Si Sayanel pense que tu peux le faire, ne doute pas. Il sait ce qu'il fait.
- Mais pas moi.
- C'est pour ça qu'il est le maître et que tu es l'élève.
La jeune fille acquiesça, pourtant guère réellement convaincue.
Le premier jour avait lieu l'épreuve de la javeline et de la hache. Chaque épreuve était divisée en plusieurs manches. Pour éliminer les nombreux concurrents.
Loin de la loge impériale, Aëlis distinguait tout de même la silhouette de l'empereur et celle de l'impératrice. La jeune apprentie apercevait d'autres silhouettes à leurs côtés qu'elle savait être Edwin, Ellana et Bjorn Wil'Wayard, celui qui avait succédé à Edwin Til'Illan à la tête des armées impériales.
A la fin de la première journée d'épreuves, Aëlis sentit qu'elle allait perdre. Elle n'avait aucune chance face à ces personnes, plus entraînés qu'elle, spécialisés dans leur domaine… et tous des hommes.
La jeune fille suivit Dihnal dans la foule alors qu'ils rejoignaient Edwin, Ellana, Salim, Ewilan, Liven, Bjorn – qu'elle rencontra pour la première fois –, Mathieu, Kamil, Siam et Sayanel.
Tous n'avaient pas assisté au Tournoi mais ils se réunissaient pour un repas entre ami.
- Aëlis ! La salua Ellana. Viens que je te présente.
Une fois les salutations échangées, la convivialité retrouvée d'elle-même entre tous ces anciens compagnons de voyage, Sayanel s'approcha de son élève.
- Comment as-tu trouvé ces deux épreuves ?
- Intéressantes. Amusantes. Terrifiantes.
- Comment cela ?
- Edwin ne pouvait pas être un marchombre… cela aurait limité ses capacités. Je ne pensais pas dire ça un jour mais la voie n'est pas faite pour certains hommes. Edwin se serait senti oppressé par la voie. Il suit la sienne. Répondit-elle indirectement.
- N'est-il pas libre pour autant ?
- Il est sans doute libre, car il est maître de ce qu'il est et de qui il est.
Sayanel hocha la tête. Aëlis murmura sans relever la tête.
- A quelles épreuves m'as-tu inscrite ?
- A celles dont je suis certain que tu peux gagner.
Elle se figea et le fixa, étonnée. Il se tourna silencieusement vers son apprentie et lui sourit.
- Tu es faite pour avancer sur la Voie Aëlis, cela ne fait aucun doute. Cependant, chaque marchombre poursuit une route qui lui est propre. La tienne est encore plus différente des nôtres… tu gagneras. Et tu entreras dans l'histoire.
Elle ne dit rien.
Son regard brilla d'inquiétude et de gratitude.
MM
Le maître de Cérémonie l'annonça.
Un lourd silence se fit dans les arènes.
Un silence étonné.
Un silence inquisiteur.
Un silence amusé.
Deuxième jour du tournoi et une femme entrait dans l'arène pour le tir à l'arc.
Pas une femme.
Une jeune fille.
Une petite adolescente menue.
Elle était la douzième candidate.
Elle fit un pas. Le regard de milliers de personnes posé sur elle. Les autres participants eurent des sourires cyniques, amusés, provocateurs.
Elle devait lancer cinq flèches à différentes distances, avec le plus de précision possible.
Ses flèches avaient des plumes blanches. La cible la plus lointaine était à l'autre bout du terrain. Un jeu d'enfant.
Elle avait toujours bien tiré. Elle avait réussi à abattre un coureur en pleine course lorsqu'elle vivait encore avec les mercenaires. Ici c'étaient des cibles fixes.
Facile.
D'où le danger.
Elle se concentra d'autant plus.
Des murmures étonnés dans la foule attirèrent son attention alors qu'elle prenait son arme.
Elle les chassa de ses pensées.
Calmement, sereinement, la jeune fille banda son arc.
Sur la première cible, un des concurrents avait réussi à viser le centre de la cible. Ailleurs, les tirs étaient plus décentrés.
Elle lâcha la flèche qui fila.
Droite, silencieuse, parfaite.
Elle se figea au centre de la cible, fendant en deux la flèche déjà plantée.
Il y eut des exclamations de surprise et de ravissement dans le public.
Qui retint son souffle pour le deuxième tire. C'était un silence attentif qui se faisait à présent.
Aëlis prenait son temps. Parmi les spectateurs, Ellana sourit.
- Elle a le sens du spectacle cette petite.
- Non, la contredit Edwin en observant avec autant d'attention Aëlis que Sayanel plus loin. Elle sait que c'est facile. Alors elle se concentre davantage.
Ellana posa sa main sur son épaule.
- Tu penses qu'elle peut gagner ?
- Je ne sais pas… sans doute. J'ai l'impression qu'elle sent les choses avant qu'elles ne se produisent.
Aëlis tirait sa dernière flèche.
Qui se figea comme les quatre autres exactement à l'endroit qu'elle avait choisi : le centre du cœur rouge de la cible.
Lorsqu'elle fut qualifiée pour la deuxième manche, une ovation l'accueillit de la part des femmes qui étaient dans le public.
La jeune fille fut surprise puis elle fit un geste, un geste qui fit tressaillir Edwin, Siam et tous les autres Frontaliers présents.
L'index et le majeur levés, les autres doigts fermés, la jeune fille porta sa main gauche à sa bouche, embrassa ses doigts avant de lever le bras vers la population présente qui l'acclamait. Elle les saluait.
- Quoi ? Murmura Ellana en remarquant le trouble de son compagnon.
- C'est le salue des Frontaliers.
- Mais… je ne l'ai jamais vu, s'étonna la jeune femme.
- Il n'est plus utilisé que par quelques familles lors de célébrations ou après des duels de la part du vainqueur pour remercier ceux qui l'ont soutenu.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Qu'elle a du sang de Frontalière.
- Mais alors… pourquoi la blessure…
- Je n'en sais rien… peut-être qu'il a justement été traité pour la blesser elle uniquement.
- Je pourrai en parler à Sayanel ?
- Oui. Je vais faire des recherches.
La deuxième manche débutait.
Atteindre une cible qui se balançait. Au début dix-huit, ils étaient maintenant neuf.
Aëlis passa en huitième.
La jeune fille encocha sa flèche et ne regarda pas sa cible. Elle fixa le point devant elle et calcula le temps que la cible mettait pour passer devant elle, le temps qu'elle mettait pour revenir…
… elle écouta le bruit de la cible dans l'air.
Le temps sembla ralentir.
Elle lâcha sa flèche. Et fit la grimace.
Elle avait mal visé.
La flèche atterrit à la limite du cercle rouge, pas tout à fait au milieu. Elle fit une moue déçue.
Oui, elle avait mal tiré.
Nouvelle ovation. Qui la fit tressaillir. La ramenant sur terre.
Elle ne comprenait pas l'agitation qui fait rage dans le public.
Encore moins qu'ils s'agitent pour elle.
Le soleil commençait vraiment à chauffer. Pas un nuage à l'horizon.
Ils furent trois à se qualifier pour la dernière manche.
Elle passa la dernière.
Pendant le temps que dura l'épreuve des autres, elle observa tout. Elle était calme. Elle n'était pas certaine de gagner face aux autres mais elle s'en moquait. Il fallait qu'elle se dépasse, qu'elle fasse du mieux qu'elle pouvait.
Pour elle.
Alors qu'elle observait les espèces de disques qu'on lançait au dessus de l'arène, elle en arriva à la conclusion qu'à ce stade, regarder n'était plus suffisant.
Dix tires chacun.
Dix possibilités de réussir.
Le premier en toucha sept.
Le deuxième trois.
Elle se mit en tête de les toucher toutes.
Lorsqu'elle arriva au milieu de l'arène, son arc à la main, le silence était revenu.
Elle parcourut un instant les arènes du regard.
Des milliers de visages qui la fixaient de leur hauteur. Des couleurs partout, chatoyantes.
Elle inspira profondément et tira un morceau de tissu noir de sa poche. Elle se doutait qu'elle en aurait besoin.
Des murmures s'élevèrent dans la foule lorsqu'elle attacha cérémonieusement le tissu sur ses yeux.
Quelque part dans la foule, un sourire amusé et approbateur lui répondit.
Aëlis se prépara à décocher une flèche. Elle fit le silence en elle et elle se détendit.
Rien, que le vent, la tension extrême des personnes qui l'entouraient, leur souffle…
Pour la première fois, elle se battait pour réussir non pas parce qu'elle y était obligée mais parce qu'elle le désirait. Il n'y avait plus cette peur de l'échec, si elle perdait, elle ne serait pas torturée. Et cela donnait encore plus d'importance à ses actes, de son avis tout du moins. Malgré son angoisse, elle était heureuse d'être là.
Un bruit sur sa gauche, la première cible allait arriver. Elle encocha sa flèche.
« Les scientifiques de l'autre monde te démontreraient que le son va moins vite que la lumière et qu'en conséquent l'homme voit avant d'entendre. Mais cela ne compte pas pour le marchombre. Parce que le marchombre est capable d'entendre le vent, de caresser les eaux et de jouer avec le feu. A qui sait entendre, la moindre vibration de l'air a un impact immédiat sur tout ce qui l'entoure, à qui sait voir l'ombre et la lumière ne sont que des illusions destinées à guider les autres sens et à faciliter l'accès au monde »
La seconde suivante, elle perçut le froissement de l'air loin au dessus d'elle et le bruit de l'engin sur sa gauche.
Si vive qu'on doutât un instant qu'elle avait bougé, la jeune fille lâcha sa flèche.
Qui, comme les autres, fila droite et silencieuse.
Mortellement efficace.
Elle atterrit au cœur de sa cible qui tomba.
Aëlis ne s'en occupait déjà plus. Elle avait préparé une autre flèche.
La deuxième cible vola.
Elle subit le même sort que la première.
Trois minutes après, la dernière cible tombait, brisée comme les autres par une flèche impitoyable de précision de la jeune fille.
Elle ne bougea plus.
Silence admiration.
Silence acclamation.
Silence légitimation.
Aëlis retira son bandeau.
Et voilà ! oui je sais, je fais encore une fin qui ne va pas trop vous plaire mais bon il faut bien qu'un chapitre se termine ) à vos reviews ! Biz à tous ! et merci d'être là
