virginie 06 : Je suis vraiment heureuse que ça t'ait plu! J'espère vraiment que si on a un mariage, les vœux soient tout fluffy dans la série, alors c'est ce que j'ai voulu écrire ici :3 Il y a encore plusieurs chapitres de fluff qui t'attendent, j'espère que tu aimeras! :)
Juju06070 : Hé oui, le prochain chapitre et sur la fête, et ce qui suit! :) Je suis vraiment heureuse que la fic te plaise autant, j'espère que la suite te plairas aussi! :)
Swan2015 : Je suis vraiment contente que tu trouves que les personnages sont respectés! Emma et un de mes persos préféré de tous les temps, et elle est très importante pour moi, j'essaye donc au maximum de respecter son caractère! Par contre ce n'est pas possible pour le moment de publier plus souvent qu'une fois par semaine pour plusieurs raisons :/ mais peut-être que je publierai plus souvent lors d'une autre fic :)
louloumpu : Je suis vraiment contente que tu aies aimé! Je suis d'habitude une quiche pour écrire les mariage, alors je suis contente que ça t'ai plu! J'espère que tu aimeras tout le fluff de la suite! :)
Installée à une des tables rondes qui avaient été mises sur la plage, je souris et me rendant compte d'à quel point j'étais heureuse. J'étais assise à peine à quelques centimètres de Killian, qui se trouvait à ma gauche, mais mes parents, Henry, Regina, Robin, Elsa et les enfants se trouvaient à la même table que nous. Tout en mangeant ce repas simple et pourtant si délicieux qui était servi dans de la vaisselle en porcelaine blanche, j'écoutais d'une oreille distraite ma mère qui s'engageait toutes les quelques minutes dans des grands discours censés exprimer son bonheur. Je jetai un coup d'œil autour de moi pour observer mes amis, qui discutaient tous avec animation, installés aux différentes tables dont la nôtre était le centre. La piste de danse se trouvait à quelques mètres du buffet, mais nous étions toujours en plein repas, et elle était par conséquent vide. Une petite musique d'ambiance résonnait entre les bruits des conversations, donnant un air de film romantique à la scène. Vu de l'extérieur, on aurait presque pu croire qu'on se trouvait dans une ville tout à fait normale.
Je reposai mes couverts et m'étirai discrètement pour m'adosser au dossier de ma chaise. Presque instantanément, Killian passa son bras autour de mes hanches pour me rapprocher de lui, et je rencontrai son regard pour lui sourire avec douceur. Je me perdis complètement dans le bleu de ses yeux, et l'observai avec tendresse. Je finis par poser ma tête tout contre son épaule alors qu'il me déposait un baiser dans les cheveux, comme si nous avions oublié que nous n'étions pas seuls sur la plage. C'est la voix de mon père qui me fit sursauter. Je n'avais même pas remarqué que ma mère avait arrêté de parler, trop perdue dans ma petite bulle de bonheur aux côtés de l'homme que j'aimais :
- Vous vous êtes bien trouvés, tout les deux.
- Tu l'avoues enfin, plaisanta Killian avant de m'embrasser de nouveau sur la tempe, ses doigts jouant contre mon flanc dans une douce caresse.
- Je ne l'ai jamais nié, se défendit David avec un haussement de sourcil. Je ne te faisais juste pas confiance. Et tu ne peux pas m'en vouloir, tu es un ancien pirate. Je voulais juste protéger ma fille.
- Je sais très bien prendre soin de moins toute seule ! Protestai-je, ce qui provoqua les rires de ma famille.
- Et vous êtes aussi têtus l'un que l'autre.
- Papa!
- David !
Ma mère et moi avions crié en même temps, et nous éclatâmes de rire de concert. Je vis mon père baisser les yeux pour regarder sa montre, et il eut soudain l'air très concentré. Je m'apprêtai à lui demander d'où venait ce soudain changement d'humeur, mais il se leva de sa chaise et fit un signe de tête en direction de Killian, qui brisa notre étreinte pour se lever de table. Perplexe, et ne voulant pas qu'il s'éloigne, je le retins par le poignet en disant :
- Où tu vas ?
- Tu verras, répondit-il avec un air volontairement mystérieux, avant de me déposer un léger baiser sur les lèvres.
Je les regardai s'éloigner vers la piste de danse, les sourcils froncés, sentant une nouvelle surprise arriver et ne sachant pas très bien si j'appréciais ce changement. J'essayai d'accrocher le regard de ma mère, qui avait les yeux baissés sur son assiette vide et riait sous cape, ce qui me fit deviner qu'elle savait exactement ce qui était en train de se passer et qu'elle n'était pas toute blanche dans cette affaire. Appréhendant un peu ce qui allait encore me tomber dessus, je reportai mon attention vers mon père et Killian pour en avoir le cœur net. Hook me sourit en voyant mon regard interrogateur, et je me détendis un peu. Quoi qu'il ait préparé, ça allait me plaire. Il me connaissait si bien.
- Votre attention, s'il vous plaît, commença mon père d'un air solennel qui me fit sourire, le micro dont il venait de se saisir devant la bouche.
Ils étaient à présent debout en plein milieu de la piste, et le silence se fit dans la salle alors que tous les regards se tournaient vers eux. Killian porta la main à son oreille, comme à chaque fois qu'il était gêné, et je remarquai que ses yeux cherchaient encore une fois les miens. Je lui offris un sourire rassurant, et il me fit un clin d'œil en retour. Je vis Liam ouvrir des grands yeux en voyant Hook debout devant tout le monde, et je me penchai vers lui pour murmurer :
- Tu as vu, c'est papa !
Il ne fit pas de commentaire, et je souris devant son air émerveillé, lui ébouriffant affectueusement les cheveux, geste qu'il ne sembla même pas remarquer tellement il était obnubilé par son père qui se tenait devant la foule. Notre fils admirait déjà tellement Killian, il essayait déjà d'agir comme lui et j'étais prête à parier qu'en grandissant, il serait le portrait craché de son père.
- Comme vous le savez, continua David, ce qui capta de nouveau mon attention, il est de tradition que les mariés partagent une danse, dans ce monde...
Je sentis mes yeux s'écarquiller et n'écoutai même pas le reste de la phrase de mon père, secouant frénétiquement la tête en direction des deux hommes. S'ils comptaient sur le fait que j'allais danser seule avec Hook, là, alors que tout le monde me dévisageait, ils se mettaient le doigts dans l'œil. Je détestais être le centre de l'attention, et j'étais déjà bien servie de regards curieux en étant la Sauveuse. Je n'avais vraiment pas besoin de ça en plus.
Je vis cependant Hook éclater de rire devant mon air paniqué, et il se saisit du micro pour dire, non sans avoir d'abord jeté un coup d'œil un peu méfiant à l'objet :
- Ne fais pas cette tête là, love. Je sais que tu n'aimes pas ça. Tout le monde est invité à nous rejoindre sur la piste.
Je poussai un petit soupir de soulagement et posai la main sur mon ventre alors que le bébé donnait un petit coup, heureuse de la tournure que prenait la situation et de ne pas avoir à refuser leur proposition. J'aurais dû m'en douter : Killian me connaissait mieux que quiconque. Jamais il ne m'aurait forcé à faire quelque chose avec lequel je n'étais pas à l'aise, il m'aimait et me respectait beaucoup trop pour ça.
Il repassa le micro à mon père et s'avança vers moi pour me saisir par la main et me faire lever, les yeux pétillants de joie. Je me laissai entraîner vers la piste de danse sans pouvoir m'empêcher de sourire, bien consciente que leur « surprise » ne s'arrêtait en réalité pas là. Killian posa son crochet dans le creux de mes reins et m'attira contre lui alors que je respirais son odeur rassurante, une boule de bonheur se formant juste sous mon cœur.
Et en effet, comme je l'avais deviné, une fois que tout le monde fut installé au milieu de la piste, ma mère et mon père, Anna et Kristoff, Robin et Regina et plusieurs autre couples étant venus nous rejoindre, une musique venant d'on ne sait où résonna au-dessus du bruit des vagues qui s'écrasaient sur la plage. Il me fallut quelques secondes pour me rendre compte de ce qui se passait, parce que j'étais bien trop abasourdie pour me convaincre de la réalité de la chose. Alors qu'autour de moi nos amis se mettaient doucement en mouvement, je me retournai vers Killian, la bouche entrouverte, et balbutiai :
- Qu'est-ce que… ?
La mélodie qui se jouait était la même que celle qui était passée dans le palais lors de la danse que nous avions partagé, Killian et moi, toutes ces années auparavant. Ce moment avait été une parenthèse magnifique dans notre quête pour revenir dans le présent, et je sentis un flot de vieilles émotions remonter en moi alors que mes yeux s'humidifiaient de larmes tant j'étais émue. Killian me jeta un coup d'œil amusé et répondit en murmurant à mon oreille :
- Nous n'avons pas eu le temps de terminer cette valse la première fois, alors je me suis dit que c'était le moment où jamais. J'espère que tu te rappelles de comment ça fonctionne, princesse.
Et, sans plus attendre, il m'entraîna doucement à suivre le mouvement pour commencer à bouger en rythme avec lui. Je me souvenais encore de la valse à merveille : il fallait dire que cette danse était marquée à l'encre noire dans ma mémoire. Cet instant avait été si magique, et il était tellement spécial, car c'était à cet exact moment j'avais commencé à arrêter de me protéger en sa présence, et elle était un souvenir clé dans notre relation. J'avais compris à ce moment que je n'avais pas besoin de mon armure avec lui, et l'accepter avait complètement changé ma vie. Je pouvais encore me souvenir du contact de sa main dans la mienne alors qu'une force inconnue aimantait mes yeux aux siens. Exactement comme maintenant.
- Tu es incroyable, soufflai-je alors que, sa main droite dans la mienne et son crochet posé délicatement dans le creux de mes reins, nous tournions gracieusement au milieu de la piste.
- Je sais, dit-il en haussant les épaules, ce qui me fit secouer la tête d'amusement, alors que je ravalai le sanglot qui m'entravait la gorge.
- Où tu as trouvé cette musique … ?
- J'ai mes sources, répondit-il d'un air volontairement mystérieux.
Je plongeai mes yeux dans les siens alors qu'il me souriait, et nous continuâmes à danser en silence, en partie parce que j'étais trop émue pour dire quelque chose de cohérent. Au moment où la musique se terminait, je m'avançai vers lui pour l'embrasser à pleine bouche, et il me prit dans ses bras pour me serrer encore un peu plus fort contre lui. Nous restâmes un long moment immobiles sur la piste de danse alors que la musique avait changé pour passer des morceaux issus du monde moderne. Au bout de quelques instants, je finis par me détacher de lui et posai ma main sur sa joue, ne pouvant pas m'empêcher de sourire, mes yeux toujours remplis de larmes. Il ne fit pas de commentaire, passa un bras autour de mes hanches et me montra un coin de la piste en riant :
- Regarde Liam !
J'obéis pour découvrir notre fils, accompagné des autres enfants, qui se dandinait sur la piste au son de la musique. Il avait l'air surexcité, et j'éclatai de rire en disant :
- C'est fou à quel point il te ressemble.
- Je danse comme ça ? Demanda-t-il, ce qui me fit rire de nouveau, et je lui donnai une petite tape complice sur l'épaule.
- Mais non, espèce d'idiot. S'il attrape ton humour, je ne sais pas comment je vais tenir.
- Et s'il attrape ta répartie, je vais en prendre plein la figure tout le temps.
Je ris et l'embrassai à la base du cou pour effacer son air faussement outré. Il retrouva son sourire, ne pouvant pas garder son air blasé face à mon geste tendre, et je continuai en disant :
- Sérieusement, il te ressemble comme deux gouttes d'eau. Je suis sûre que tu étais son portrait craché quand tu étais petit.
- Honnêtement, j'ai un peu de mal à m'en souvenir, dit-il en haussant les épaules. C'était il y a 200 ans, je te rappelle, ajouta-t-il, ce qui me fit rire de nouveau.
- Parfois, j'aimerais bien qu'il y ait eu des appareils photos dans la Forêt Enchantée, confiai-je avec une petite moue. Les dessins dans le livre de Henry sont peut-être très beaux, mais ce n'est pas pareil…
- Je sais, love. Si ça peut te consoler, on prendra des photos de nos enfants à tout va, me promit-il, ce qui me fit sourire alors qu'il continuait en regardant Liam. Tu dis qu'il me ressemble, mais il a tes yeux.
- Et il a ton sourire, répliquai-je en me retournant vers lui pour de nouveau plonger mon regard dans le sien, passant doucement mon index sur ses lèvres.
Il marqua une légère pause, et frissonna à mon contact, et je sentis mon sourire s'élargir. J'enroulai mes deux bras autour de lui alors qu'il semblait tout d'un coup un peu absent, semblant plongé dans ses pensées. Lorsqu'il intercepta mon regard interrogateur, il me sourit et passa sa main le long de ma colonne vertébrale en disant :
- Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux d'être ici.
- Et moi donc, répondis-je avec un demi-sourire, mon cœur s'accélérant un peu à l'entente de cette déclaration.
- Tu sais quoi, ma belle ? Je propose qu'on profite à fond de cette soirée. Après tout, on ne vivra ça qu'une fois.
Et, sans attendre de réponse, il me saisit la main pour me faire tourner sur moi-même alors que j'éclatai de rire.
La soirée se termina très tard, et il était plus de quatre heure du matin lorsque nous rentrâmes chez nous. Liam avait fini par s'endormir dans les bras de ma mère, épuisé, et tous les enfants avaient sombré tour à tour dans les bras de Morphée, ce qui nous avait beaucoup amusés. Ils avaient tous l'air si adorables à dormir paisiblement alors que la fête battait encore son plein. Tout le monde avait l'air d'avoir passé une merveilleuse soirée, et j'étais sincèrement contente de voir mes amis aussi heureux pour nous que nous l'étions.
Il avait été convenu que mes parents garderaient Liam pour la nuit, et la maison était donc tout à nous. Killian, en bon gentleman qu'il était, m'ouvrit la porte pour me laisse passer, mais il me laissa à peine le temps d'enlever le fin gilet que je portais au-dessus de ma robe lorsque je pénétrai dans le couloir, et se mit à m'embrasser avec fougue. Je ris, amusée par son comportement, mais étais en vérité plutôt contente du tour que prenait les événements : c'était peut-être à cause des hormones, mais je devais avouer avoir eu du mal à ne pas lui sauter dessus pendant la soirée.
Mon dos heurta le mur derrière moi, et sa main passa dans mes cheveux et dans ma nuque, défaisant mon chignon au passage. Ils tombèrent en boucles bondes sur mes épaules, et j'arrêtai nos baisers une seconde pour prendre le temps d'enlever le collier que ma mère m'avait offert, alors que sa main continuai à me caresser le dos.
- Il appartenait à la mère de ma mère. C'est juste bizarre, expliquai-je devant son air intrigué en déposant soigneusement le bijou sur le meuble du hall d'entrée.
- Le robe aussi appartenait à ta mère, fit-il remarquer avec une certaine pertinence, un petit sourire espiègle dessiné sur le visage.
- Ce n'est qu'une réplique. Puis j'ai comme l'intuition que je ne vais pas la porter encore très longtemps, répondis-je en étouffant un éclat de rire
Il rit à son tour et, comme pour appuyer mes paroles, il défit la fermeture éclaire de la robe, qui tomba à mes pieds dans un bruit sourd. Je l'enjambai en me remettant à l'embrasser, sentant le contact froid de son crochet posé dans le bas de mon dos, et savourant la douceur de sa main sur ma peau nue. Sans nous détacher une seule fois, nous montâmes les escaliers pour arriver dans notre chambre, où, d'une petite poussée, je l'obligeai en riant à s'allonger sur le lit.
Ça promettait d'être une belle nuit.
Le bruit de quelqu'un qui frappait à notre porte me tira en sursaut du sommeil dans lequel j'étais plongée, et j'enfouis la tête dans le cou de Hook pour essayer d'échapper à ce son ma foi bien désagréable. Nous avions passé une nuit plutôt agitée – ce qui était prévisible, je devais bien l'avouer – et ne nous étions endormi qu'en début de matinée. Je sentis Hook s'agiter à côté de moi alors que son bras m'attirait encore un peu plus contre lui, et murmurai :
- … The hell ?
- Chut, peut-être que si on ne fait pas de bruit ils vont partir, chuchota Killian à me côtés, ce qui me fit pouffer de rire.
En effet, au bout de quelques instants, les coups finirent par s'arrêter, et je poussai un soupir de soulagement. Je me retournai vers Hook d'un air impressionné, alors que ses doigts jouaient tout doucement le long de mon flanc :
- Ta technique à étonnamment bien marché.
- J'ai de l'expérience dans le domaine, me dit-il de l'air qu'il prenait lorsqu'il se moquait gentiment de moi.
- Idiot, répliquai-je sans pouvoir m'arrêter de rigoler.
Je m'étais endormie tout contre lui, son bras passé autour de moi, nos peaux l'une contre l'autre vu que nous n'avions pas pris la peine d'enfiler autre chose que nos sous-vêtements après notre nuit. Heureuse d'avoir réussi à faire partir nos mystérieux visiteurs, je me blottis un peu plus contre lui en poussant un nouveau petit soupir d'aise…
...qui fut interrompu par la sonnerie de mon téléphone. Excédée, je roulai sur le côté sous les protestations de Killian, qui essaya de me retenir près de lui, pour attraper mon portable qui était posé sur ma table de nuit, et je décrochai en grognant :
- Quoi ?
- Emma ? Tout va bien ? Prononça la voix de ma mère à l'autre bout du fil, qui ne sembla pas se formaliser de ma réponse abrupte.
- Ouais, pourquoi ? dis-je en me frottant les yeux, toujours à moitié endormie.
- Parce qu'il est trois heure de l'après-midi et que tu n'as toujours pas donné signe de vie depuis qu'on s'est quittés hier soir.
- Hein ? M'étranglai-je en me relevant en position assise, jetant un coup d'œil au réveil, qui indiquait effectivement une heure plutôt tardive.
Je n'aurais jamais imaginé dormir aussi longtemps, et je posai mon regard sur Hook qui, un bras passé sous sa tête pour mieux pouvoir me regarder, semblait plutôt amusé par mon comportement. Je grimaçai devant son air espiègle pour lui faire comprendre que je ne trouvais pas ça drôle du tout, mais son sourire s'élargit encore un peu plus.
- Tu dormais toujours ? Devina ma mère d'une voix rieuse.
- Non ! M'exclamai-je, ne tenant pas à avouer à ma mère à quelle heure nous nous étions endormis, parce que je n'avais vraiment pas envie qu'elle possède ce genre d'information. Non pas du tout, ça fait des heures qu'on est levés !
Hook éclata de rire à mes côtés, et je lui balançai mon oreiller à la figure pour le faire taire et pour ne pas qu'il alerte ma mère. Ça ne fit que redoubler son hilarité, et j'eus moi-même plutôt du mal à garder mon sérieux pour demander :
- Pourquoi tu nous téléphonais ?
- On a quelque chose à vous dire…
- Tu veux qu'on vous rejoigne chez Granny ?
- Non, c'est inutile, on est devant chez vous.
Hook, qui pouvait entendre lui aussi notre conversation, pinça ses lèvres pour ne pas de nouveau éclater de rire alors que je le regardais d'un air paniqué. Mes parents étaient devant chez moi, nous n'étions même pas habillés, et si je me présentais comme ça devant eux, je n'allais jamais en entendre la fin. Pire, mes fils étaient sûrement avec eux, et si Liam était encore trop petit pour comprendre ce qui se passait, je n'avais pas envie que Henry me voit dans cet état là. Je me levai donc d'un bond du lit, et attrapai un de mes jeans dans l'armoire pour l'enfiler le plus vite possible, faisant signe à un Killian hilare de lui aussi se mettre à s'apprêter :
- Ok, dis-je d'une voix la plus calme possible alors que, sautillant sur place, je me dépêtrais avec mon pantalon que j'essayais d'enfiler d'une seule main. Laisse-nous juste ranger deux-trois trucs, on arrive dans deux minutes.
Je raccrochai sans attendre sa réponse et lançai mon téléphone sur le lit, arrivant enfin à mettre mon jeans convenablement. Je me saisis d'une tunique dans l'armoire en grimaçant, mais mon empressement rendaient mes gestes maladroits, et je fis tomber le bout de tissu sur le sol en poussant un grognement de dépit.
- Est-ce que tu viens vraiment de leur assurer qu'on serait là dans deux minutes ? Se moqua Killian en enfilant un t-shirt.
- La ferme, répliquai-je, ce qui le fit éclater de rire. S'ils nous voient comme ça, on en entendra parler jusqu'à nos cinquante ans.
- Et tu penses vraiment leur faire croire qu'on s'est levé il y a des heures ? Parce que ce n'est pas très crédible, fit-il remarquer en haussant un sourcil, faisant référence au fait que nous avions tous les deux l'air épuisés.
- J'ai l'excuse de la grossesse. Tu peux dire que tu as une gueule de bois.
- J'ai à peine bu hier soir ! Protesta-t-il alors que, enfin apprêtés, nous dirigions ensemble vers la salle de bain
- Je vois que tu tiens à ta réputation, capitaine, me moquai-je en passant ma main dans ma tignasse blonde pour démêler mes cheveux.
Il ne répondit rien et me jeta un regard faussement courroucé en attrapant le dentifrice. Je souris en voyant son expression et jetai un regard dans le miroir en me brossant les dents, alors que mon amusement se transformait en grimace. J'avais l'air épuisée, ce qui était plutôt prévisible, mais maintenant que j'avais fait croire à ma mère que j'étais debout depuis des heures, je devais assumer les conséquences de mes paroles.
Alors que je sortais précipitamment de la salle de bain, Killian me rattrapa par le poignet pour m'obliger à me retourner. Je le regardai d'un air interrogateur, un sourcil haussé, et il m'embrassa doucement sur les lèvres. Je profitai du baiser quelques secondes, alors qu'un petit soupir d'aise s'échappait d'entre mes lèvre, mais finis à regret par me détacher pour dire en riant :
- Ce n'est pas ça qui va nous faire avancer plus vite, tu sais. Ça va même très certainement nous ralentir.
- Détend-toi, me répondit-il simplement en souriant. Tes parents savent très bien qu'on n'a plus huit ans.
- Ça c'est sûr, dis-je en pouffant de rire, l'attrapant par la main pour l'entraîner derrière moi vers le rez-de-chaussée. Par contre, le fait qu'ils tombent sur des preuves de cette affirmation ne me plaît pas trop. Donc joue le jeu, s'il te plaît, si tu ne veux pas qu'on entende parler de cette nuit jusqu'à la fin de notre vie.
Ça le fit sourire, et il enlaça ses doigts aux miens alors que nous descendions les escaliers. Une fois en bas, je grimaçai dune nouvelle fois en voyant la robe de mariée et la veste de smoking de Killian toujours roulés en boule sur le sol. J'enjambai les vêtements et me dirigeai vers la cuisine en lançant derrière mon épaule :
- Ok, tu remontes les vêtements, et je prépare du chocolat chaud et un truc à grignoter.
- Tu comptes me donner des ordres, maintenant qu'on est mariés ? Dit-il depuis le hall d'entrée avec des rires dans la voix.
- Comme si je m'en privais avant, rigolai-je en me hissant sur la pointe des pieds pour attraper des tasses dans l'armoire de la cuisine. Et arrête de te plaindre, ou tu n'auras rien à manger.
Je l'entendis rire depuis la cage d'escalier, et il redescendit au moment où je finissais de préparer des tartines au beurre de cacahuète qui devaient nous servir de petit déjeuner. Il m'aida à préparer le chocolat chaud et me tendis une des deux tasses avant de se pencher pour me déposer un tendre baiser sur la joue.
- On est prêts ? Demanda-t-il en se saisissant d'une des tartines.
- Prêts, dis-je en riant. On forme une bonne équipe, quand même.
- C'est seulement maintenant que tu t'en rends compte ? Se moqua-t-il en se dirigeant vers la porte d'entrée pour accueillir ma famille.
Je souris et baissai les yeux quelques secondes pour plonger mes lèvres dans le liquide brûlant, ce qui eut pour effet de me réveiller complètement. Lorsque je relevai le regard, toute ma famille était déjà dans le hall d'entrée, occupée à discuter avec animation, et je haussai un sourcil en voyant que mon petit frère et Elsa étaient eux aussi présents dans la pièce, en plus de mes fils et de mes parents.
- Vous avez ramené toute la tribu ? Demandai-je avec un demi-sourire après avoir salué ma mère.
Elle haussa les épaules d'un air amusé, et le joyeux groupe parti vers le salon, guidé par Killian. Seul Henry resta en arrière, et je compris à son sourire taquin qu'il savait très bien que je n'avais pas avoué la vérité à ma mère quant à l'heure de mon réveil.
- Ainsi, on ment à ses parents ? Rit-il en me donnant un petit coup de coude complice.
- Tu aurais fait la même chose, répliquai-je en lui lançant un regard appuyé.
- Ouais, sauf que toi tu sais quand je mens, et ça, c'est pas juste, dit-il d'un air faussement boudeur.
- C'est pratique comme super pouvoir, me moquai-je en lui faisant signe de me suivre vers le salon pour aller rejoindre les autres.
Toujours fatiguée par notre nuit agitée, je me laissai à moitié tomber dans le canapé à côté de Killian, et déposai ma tasse à moitié vide sur la table basse. Dès que ses yeux se posèrent sur moi, Liam, qui était resté étonnement calme jusqu'à présent, s'échappa des bras de mon père pour courir jusqu'à nous. Il se débattit pour monter à côté de nous sur le fauteuil, puis se blottit entre nous deux avec un grand sourire.
- Tu en veux, sweetheart ? Demandai-je en lui montrant la tartine que j'avais en main et que j'avais à peine entamé, mon instinct maternel reprenant le dessus.
Il hocha la tête avec enthousiasme, et je m'apprêtais lui donner la moitié de mon repas lorsque Hook m'arrêta d'un geste. Je relevai la tête vers lui d'un air intrigué, me demandant ce qu'il avait en tête, et il découpa un bout de sa propre tartine pour la donner à notre fils :
- Il faut que tu manges pour le bébé, expliqua-t-il en haussant les épaules, ce qui fit sourire toutes les personnes présentes dans la pièce, parce qu'il était toujours si prévenant et attentionné.
- Pourquoi vous déjeunez à cette heure-ci ? Intervint mon père, ce qui me fit grimacer, consciente qu'ils se doutaient tous de quelque chose et qu'ils n'allaient pas se priver pour me faire enrager sur le sujet.
- Parce qu'on a faim, répondis-je rapidement avant d'embrayer sur un autre sujet, alors que Henry était pris d'un fou rire silencieux dans son coin. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
- Ah, oui, commença ma mère d'un air soudain surexcité, ce qui m'inquiéta légèrement. On est venu vous dire de préparer vos sacs. Il est déjà tard, et…
- Préparer nos sacs ? La coupai-je sans comprendre le sens de sa phrase. On part quelque part ?
Je commençai à penser que l'étrange comportement de ma famille était dû au manque de sommeil. Ils agissaient définitivement vraiment bizarrement, et cette dernière phrase de la part de ma mère m'intriguait encore plus. Qu'est-ce qu'elle pouvait donc encore avoir derrière la tête ?
- C'est ce qu'on voulait vous annoncer, justement, continua ma mère avec un grand sourire.
Je jetai un regard complètement perdu vers Killian, qui semblait lui aussi plutôt désorienté. Il leva un sourcil en l'air, ce qui me fit rigoler sous cape devait son air abasourid. Je finis par reporter mon attention vers ma mère, et dis avec un certaine impatience :
- Tu pourrais être plus claire ?
- Je vais prendre la relève, intervint mon père, se rendant compte que ma mère avait l'air beaucoup trop excitée pour annoncer la nouvelle de manière cohérente. On a une surprise pour vous.
- Encore ? Demandai-je en commençant à me poser de sérieuses questions, parce que des surprises, j'avais l'impression d'en avoir reçu des dizaines en quelques jours. Les gars, vous n'avez pas à faire tout ça pour nous, vraiment…
- Tu es notre fille, Emma, et comme je te l'ai déjà dit, on a 28 ans de surprises à rattraper, dit ma mère avec un petit soupir.
J'échangeai un regard un peu inquiet avec Hook. J'avais l'impression qu'ils se sentaient obligés de me faire des cadeaux, comme s'ils voulaient se faire pardonner de m'avoir abandonnée lorsque j'étais bébé, et ça me mettait légèrement mal à l'aise, surtout que je n'avais jamais eu l'habitude de ces élans de générosité. Killian sembla deviner mon trouble, et m'adressa un sourire rassurant, signifiant ainsi que je n'avais pas à me tracasser. Il reporta ensuite son attention vers mes parents en demandant :
- Très bien, C'est quoi, cette surprise ?
- Vous savez qu'il est de tradition que les mariés partent en lune de miel après la cérémonie, autant dans la Forêt Enchantée que dans ce monde…
-… Alors faites vos sacs, parce que vous partez demain matin pour New York ! S'exclama ma mère, interrompant mon père sans même sembler s'en rendre compte.
Je sentis mes yeux s'ouvrir en grands, incertaine d'avoir bien entendu. Je devais avoir mal compris, ce n'était pas possible. Ils n'étaient tout de même pas allé jusque là. C'était beaucoup trop.
- Qu...quoi ? Balbutiai-je, complètement déboussolée, alors que Hook à mes côtés les dévisageait avec la bouche entrouverte de surprise.
- Avant que tu ne t'emballes, je vais tout vous expliquer, rit mon père, amusé par nos réactions. Nous avons pensés qu'avec tout ce qui s'est passé ces derniers temps, vous voudriez peut-être profiter de quelques instants rien qu'à vous. Le voyage ne durera que quelques jours, et nous garderont Liam pour vous. Nous n'avons pas décidé de le prévoir plus long, autant parce que Liam est encore fort petit et ne supporterait pas d'être séparé de vous trop longtemps, que parce que tu es enceinte. Mais si vous voulez repartir autre part quand le bébé sera né avec les enfants, on se fera un plaisir de vous offrir un nouveau voyage…
- Attends, le coupai-je sans arriver à croire en la réalité de la situation, mon cœur battant très vite dans ma poitrine. Est-ce que tu es vraiment en train de nous dire que vous nous avez offert un voyage...à New York.
- On a pensé que c'était une bonne idée parce que ce n'est pas trop loin et que tu connais déjà la ville, Emma, expliqua ma mère, un peu haletante à cause de son excitation. On voulait vous offrir des moments rien qu'à vous…
- Vous prenez le car de 6h30 demain matin, nous informa mon père avec un grand sourire, semblant vraiment heureux de son idée. Le retour est prévu pour mercredi soir. On vous conduira jusqu'à l'arrêt de bus, on s'est juste dit que ce moyen de transport était plus pratique pour tout le monde étant donné que l'avion ou la voiture auraient été très fatiguant pour toi, vu que tu es enceinte…
Je ne répondis rien dans un premier temps, et tournai la tête vers Killian, qui n'avait pas l'air de croire à ce qui nous arrivait non plus. C'était inimaginable. Trois jours, rien qu'à nous, dans la ville où j'avais vécu pendant un an. Trois jours où nous n'avions à nous soucier de rien, ni des vilains, ni de la magie, ni de problèmes potentiels que nous pourrions rencontrer. Trois jours où nous pouvions être un jeune couple tout à fait normal…
- Vous êtes complètement fous… finis-je par souffler avant de me lever pour aller serrer mes parents dans mes bras.
Le reste de la conversation se déroula dans une sorte de brouillard surexcité. Tout se passa très rapidement. Ma mère calma mon angoisse à l'idée de quitter Liam en me disant que je pouvais les appeler quand je le voulais, et me rassura une nouvelle fois en me disant qu'elle faisait ça avec plaisir, et qu'elle ne se sentait pas du tout obligée de m'offrir de tels cadeaux, mais qu'elle voulait juste me voir heureuse. Ils avaient tout prévu : l'hôtel, le trajet, l'argent pour les repas, et ne voulurent rien entendre lorsque je protestais quant à tout ce qu'ils nous offraient, clamant que c'était notre voyage et que nous n'avions donc rien à prendre à notre charge.
Elsa était elle aussi présente pour nous faire ses adieux, ce qui teinta la scène d'une certaine mélancolie, parce que je n'avais pas envie que mon amie s'éloigne de nouveau. Mais en tant que reine d'Arendelle, elle était tenue de retourner à ses obligations, et je comprenais parfaitement. Elle me promit cependant de revenir nous voir très rapidement pour faire la connaissance du nouveau bébé ce qui me rendit le sourire alors que je réalisais que nous n'allions plus être séparée pour très longtemps.
Et, juste comme ça, après avoir remercié une énième fois mes parents, nous nous retrouvâmes de nouveau seuls en compagnie de Liam, à qui nous avions expliqué très calmement ce qui allait se passer, et Henry, qui trouvait la situation très drôle et qui voulait nous aider à nous préparer. Devinant que nous voulions avoir quelques minutes à nous, il entraîna son petit frère à l'étage pour commencer les préparatifs, et nous les entendîmes discuter dans les escaliers alors que Liam babillait joyeusement en réponse aux questions de son frère.
Je me retournai vers Hook, qui semblait tout aussi halluciné que moi, mais plutôt content de la nouvelle. Tendrement, il me prit par les hanches pour m'attirer à lui, comprenant mon air abasourdi, et je dis en secouant la tête :
- Ils sont devenus fous ! Ça me paraît complètement démesuré comme cadeau, pas toi?
- Un peu, avoua-t-il avec un petit rire. Mais on ne va certainement pas s'en plaindre.
- Non, dis-je en émettant un petit rire à mon tour. Je ne veux juste pas qu'ils se sentent obligés de m'offrir quoi que ce soit juste parce qu'ils ne m'ont pas élevée…
- Ils ne se sentent pas obligés, love, je peux te l'assurer, me rassura-t-il gentiment. Ils avaient tous les deux l'air fous de joie.
- C'est vrai, admis-je avant de relever la tête pour lui sourire avec franchise. Trois jours rien que pour nous, tu imagines ?
- Ça va être de belles vacances, assura-t-il en ayant l'air particulièrement heureux de la tournure qu'avait pris la situation.
Puis, sans rien ajouter, il se pencha vers moi pour m'embrasser avec douceur, m'offrant ainsi un avant-goût de ce voyage qui allait sans aucun doute dépasser toutes mes espérances.
Et voilà! Comme vous l'avez compris, les chapitres qui suivent parlent de la lune de miel! A dimanche prochain! :)
