Auteur : ben l'auteur de cette histoire, c'est moi, Sabou \*o*/

Correcteur : Harley A Warren (chapitre 22 à ?)

Avertissement : cette histoire contient des relations homosexuelles, c'est-à-dire qu'il y aura des relations entre hommes ainsi que des relations entre femmes. Si cela vous dégoûte, vous pouvez revenir en arrière et choisir une autre histoire. Sinon, il y a une petite croix rouge en haut, à droite de votre écran pour fermer la page. Je ne vous en voudrais pas puisque comme on dit, chacun ses goûts et ses couleurs, et qu'il faut de tout pour faire un monde ;-) Et il y aura aussi du M-preg ce qui signifie une grossesse masculine *o*

Disclamer : à ce qu'il paraît, faut le faire et donc, je ne peux y échapper. Juste prévenir que tous les personnages de Harry Potter ainsi que les lieux ne sont pas les miens mais qu'ils appartiennent à l'auteur J.K. Rowling et ce, malgré les nombreuses négociations que nous avons eues pour que je puisse les prendre pour moi et qui se sont soldées par des échecs. Même si la plupart des personnages et des lieux lui appartiennent, j'en ai quelques-uns qui sont les miens dont les enfants de nos héros du monde sorcier ainsi que le lieu où ils vivent leur vie pleinement (pour certains), sans oublier deux ou trois personnages qui aideront à faire avancer l'histoire de nos protagonistes ^^

Genre : romance, famille, …

Rating : M pour les lemon qu'il y aura *w*

Pairing : en principal, Drarry, il y aura d'autres couples également (mais c'est une surprise donc pchuteuh :3) et OOC.

Résumé : Comment faire lorsque l'on devient parent alors qu'on est soi-même encore un adolescent ? Alors que notre éducation n'est pas encore terminée et qu'il faut faire celle de son enfant ? Comment notre entourage réagit face à cela ? Comment concilier notre vie d'ado à celle de parent ? Telles sont les questions que tout jeune se pose lorsqu'il se trouve dans ce genre de situation et qu'il faut y faire face sans possibilité de retour en arrière. C'est ce que nos héros vont découvrir…

Note de l'auteur : Je remercie brigitte26, nekopath et Mlle Mystre et Companie (chapitre 1) pour vos remercie également vous tous qui continuez à lire mon histoire ^^ Et comme je le fais habituellement pour les non-logués, j'ai répondu aux vôtres sur mon blog dont voici l'adresse : http(:/)sabou(-)boom(point)skyrock(point)com(/3239639063)-(Est-ce-que-tu-regrettes)(point)html ^^ Je ne suis toujours pas atteinte d'amnésie depuis le premier chapitre donc je n'oublie pas non plus toutes les personnes qui ont mis mon histoire en follow et en favoris :D Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, on se retrouve en bas ^^

/ !\ Attention, chapitre non corrigé. Je changerais de chapitre une fois qu'il sera corrigé. / !\


Est-ce que tu regrettes ?

Chapitre 29 : Petites explications

C'est trop tard. Je ne peux plus rien faire. Il m'est impossible d'avorter… Je suis obligé d'aller jusqu'à terme… Que va dire Sirius ? Et Remus ? Ainsi que Severus et les autres ? Sans compter la communauté sorcière ? Que vont-ils dire ? En plus, il n'y avait pas pire moment pour tomber enceinte avec cette guerre qui se prépare… Les Mangemorts et Voldemort vont profiter de ma faiblesse… Je suis totalement perdu. Déjà, comment se passe une grossesse pour une femme ? Et pour les hommes ? Mais c'est vraiment possible pour eux d'enfanter ? Il faut croire que oui. J'en suis bien la preuve… Je n'arrive pas à croire ce qu'il m'arrive. C'est juste incroyable et tellement surprenant…

Samedi. Midi sonna dans le grand appartement vide. Seul Harry était présent. Millicent et lui s'étaient réveillés dans la matinée. Après s'être assurée qu'il allait aussi bien que possible, elle l'avait laissé. Depuis, il s'était installé dans le canapé, les genoux serrés contre lui, fixant d'un air absent le feu dansant dans l'âtre de la cheminée. Il ressassait les derniers évènements survenus. Toutefois, ce qui l'étonnait toujours, c'était le fait qu'un homme puisse tomber enceinte. Comment cela se pouvait-il ? À la rigueur, avec l'aide d'une potion ou d'un sort il aurait compris. Mais avoir un enfant de façon naturelle était tout bonnement étrange. Voici donc LA question qui revenait sans cesse.

Il ne put aller plus loin dans ses pensées puisque l'infirmière scolaire entra. Ne bougeant pas de sa place, il la laissa venir jusqu'à lui. Ce n'est qu'une fois assise, que Harry remarqua ce qu'elle avait dans les mains : quelques livres et plusieurs feuilles de papiers. Sa curiosité piquée au vif, il jeta de bref petits coups d'œil pour lire les titres. Peine perdue. Les mains de Madame Pomfrey cachaient très bien les intitulés. Finalement, il abandonna les tentatives de lecture des en-têtes au profit de la raison de sa venue. Il n'eut pas le besoin de demander plus d'explications puisqu'elle la lui fournit de son propre-chef.

« Bonjour Harry. Comment vas-tu ?

- Bien.

- Et en réalité ?

- Bof, répondit-il, baissant le regard sur le tapis.

- Je vois. J'imagine que tu dois te poser des questions quant à ma présence ici ?

- M-hm, acquiesça Harry.

- Je suis venue t'amener plusieurs documents traitant sur le sujet de la grossesse, dit-elle en posant le tout sur la table. Notamment, sur le déroulement d'une grossesse chez les hommes ainsi que sur l'accouchement. Bien entendu, suivant ta décision par rapport à l'enfant, je te donnerais d'autres livres sur l'éducation, l'allaitement, …

- Comment un homme peut-il porter un enfant alors qu'il n'est pas biologiquement apte à le faire ? ne put-il s'empêcher de demander, lui coupant la parole sans se sentir coupable de le faire.

- Comme tu le sais, le monde de la magie est infini alors que celui des Moldus, non. Certes, il y a quelques similitudes entre les deux communautés mais elles sont moindres par rapport aux Moldus. Eux, ils sont limités. Ils ne peuvent aboutir à des idées imaginées malgré des années de recherches et d'expériences infructueuses. Nous, les sorciers, sommes capables d'aller jusqu'à la concrétisation des mêmes idées grâces aux potions, aux sortilèges, aux enchantements, qui nous facilitent la vie. De plus, nos ancêtres ont, après plusieurs tentatives abouties sur une réussite, trouvé les moyens de mettre en pratique ce qu'ils avaient en tête. Si nous devions résumer tout cela en une simple analogie moldue, je citerais la célèbre citation d'Albert Einstein : La logique vous mènera d'un point A à un point B. L'imagination vous mènera partout. La première partie fait référence aux Moldus, tandis que la seconde aux sorciers.

- Mais comment vous connaissez autant de choses sur les Moldus ? questionna Harry, surpris qu'elle en sache autant sur la communauté non magique.

- Je ne suis peut-être qu'une sorcière, cependant, j'aime m'instruire chez eux. Leurs connaissances médicales dépassent de loin celles des sorciers, avoua-t-elle sans honte.

- …

- Ensuite, en ce qui concerne les grossesses masculines, ils ont mis plusieurs décennies à créer la potion qui aiderait les couples de même sexe à avoir leur propre enfant. De ce fait, ils n'avaient plus besoin d'avoir recours à l'adoption, ni à la gestation pour autrui, ni même à une fécondation in vitro. Cette potion existe depuis moins d'un demi-siècle seulement.

- Ils ont trouvé comment cette fameuse potion ?

- Tu n'es pas sans savoir les atrocités qui se sont déroulées durant la Seconde Guerre mondiale dans le monde moldu, déclara Madame Pomfrey, poursuivant sur sa lancée après le bref acquiescement de l'adolescent. Parmi les soldats Moldus nazis, il y avait également des sorciers ayant rejoint ce parti politique d'extrême droite. Un peu comme les Mangemorts qui sont aux côtés de Celui-Dont-On-ne-Doit-Prononcer-Le-Nom. Et parmi les Nazis, il y avait Josef Mengele, un médecin et anthropologue n'ayant ni empathie et étant d'un sadisme sans égal.

- Je vois de qui vous parlez. J'ai vaguement entendu mon cousin en parler durant les vacances d'été. Il avait un devoir à faire sur eux.

- Et bien, peu savait qu'il était en réalité un sorcier, dit-elle de but en blanc, surprenant Harry qui se dit que Dudley aurait eu un sujet en or pour sa dissertation ainsi qu'une excellent note s'il avait eu vent de cette information. C'était un homme qui était capable d'être gentil avec les enfants, leur apportant des sucreries, réussissant à se faire aimer d'eux tout en faisant attention à chaque petit détail de leur vie quotidienne. Toutefois, il pouvait également être d'une telle cruauté et avoir aucun remords quant à ses actions, n'hésitant pas à se servir d'eux pour ses expérimentations médicales. Il les torturait, les amputait inutilement, leurs injectait des maladies ou effectuait des transfusions sanguines entre de vrais jumeaux. Beaucoup de ses victimes succombèrent entre ses mains et leurs corps furent ensuite disséqués. Il en allait de même pour les jumeaux. Si l'un mourrait, il tuait l'autre afin de comparer les autopsies. Cependant, ce n'est pas tout. Ce Josef Mengele administrait aussi des produits chimiques dans les yeux des personnes atteintes d'hétérochromie – personnes ayant les yeux de couleurs différentes, précisa-t-elle devant le regard interrogateur du jeune Gryffondor – pour essayer de modifier leur couleur. Ensuite, il les exécutait afin de retirer leurs yeux pour pouvoir les examiner de plus près. Il a également mené des recherches sur des traitements médicamenteux ou radiologiques. Il envoyait à un laboratoire, pour des examens plus poussés, les squelettes des personnes touchées par le nanisme. De plus, il opérait parfois deux jumeaux dans une veine tentative d'en faire des siamois mais tous les enfants moururent après plusieurs jours d'agonie. Tout cela et bien plus encore. Il en allait de même pour ses collègues répartis dans d'autres camps. Toutes ces expériences n'apprirent rien que l'on ne sût déjà. Ce qu'ils ont fait était plus de l'ordre de la barbarie et non de la science. »

À la fin de cette longue tirade, tous deux restèrent silencieux. Chacun réfléchissait à ce qui avait été dit. Bien sûr, Harry connaissait les points principaux des deux guerres mondiales mais sans plus. En effet, tous les enfants sorciers nés de parents moldus – sans compter tous les autres petits sorciers de sang pur et de sang mêlé – entraient dans une école de sorcellerie dès qu'ils avaient atteint l'âge de 11 ans. Aussi, il était difficile pour eux de suivre des cours donnés dans les deux communautés. Ou alors, qu'ils aient en leur possession des retourneurs de temps afin d'y parvenir. Cependant, et à en croire ce qu'avait dit Hermione à l'époque, il était très compliqué d'en avoir un puisqu'il aurait fallu remplir des tonnes de paperasse pour avoir, ne serait-ce, qu'un seul de ces objets. Donc le faire au niveau de l'échelle mondiale aurait été extrêmement compliqué.

De ce fait, les jeunes sorciers, qu'importe la nature de son sang, connaissaient les faits historiques les plus primordiales grâce aux cours sur l'étude des moldus dispensés à Poudlard. Et ils avaient également la possibilité d'approfondir ces connaissances durant les vacances d'été en faisant des recherches plus poussées. Ou tout simplement en écoutant les frères et sœurs – s'ils en avaient – qui n'avaient aucune magie coulant dans leurs veines et qui se rendaient à l'école moldue. Alors entendre ce qu'avait fait cet homme à ses victimes rebutait le jeune sorcier. Il ne se doutait pas que des êtres aussi abjects puissent exister. Même Voldemort n'était pas aussi inhumain.

Pendant que Harry méditait dans son coin, Madame Pomfrey l'examina. Il était plus mince que cet été. Ses cheveux étaient dans un tel état d'ébouriffement qu'elle se demanda un instant s'il ne fallait pas raser complètement au lieu de perdre du temps à les brosser pour enlever les nœuds. Et son apparence paraissait plus fragile encore. Elle avait l'impression qu'il pourrait s'effondrer à tout instant. Elle allait devoir le surveiller de près. Hors de question qu'il se laisse dépérir sans rien faire. Elle lui avait promis de l'aider et elle tiendrait parole. Elle répondrait toujours présente et ce, à n'importe quel moment de la grossesse. Que ce soit pour le rassurer lorsqu'une crise d'angoisse surviendrait ou juste répondre aux questions dont il se poserait légitimement au cours de ces prochains mois.

« C'est cruel. Même Voldemort ne ferait jamais pareille chose. Il est un enfant de cœur comparé à ce Mengele, déclara Harry sans remarquer le tressaillement de l'infirmière à l'entente du nom honni.

- Je sais. Voilà la seule chose que l'on peut accorder à Tu-Sais-Qui : il torture ses victimes avec le sortilège Doloris certes, concéda-t-elle. Néanmoins, il ne les utilise pas pour assouvir une curiosité morbide et à des fins médicales. Enfin, tout cela pour dire que, et ce malgré la monstruosité de ses actes, Mengele avait réussi à trouver le moyen pour que les couples de même sexe puissent procréer comme toutes les personnes dites hétérosexuelles. Les Moldus n'ont jamais eu vent de cette découverte. Seuls les sorciers utilisèrent cette potion.

- Mais… Comment fonctionne-t-elle ? Et existe-t-il une potion pour les femmes qui sont en couple et qui désirent avoir un enfant ? demanda le Gryffondor, curieux malgré lui.

- Oui, elle existe, répondit-elle, souriant avec indulgence face à l'intérêt du jeune homme pour le monde magique. Toutefois, et d'après certains témoignages, elle est douloureuse pour la femme qui la boit. Le processus pour se faire est long et très éprouvant. En effet, il faut déjà attendre 24 heures que le philtre agisse sur les organes reproducteurs féminins qui se transforment en un pénis avec des testicules et des spermatozoïdes fertiles. Ensuite, elles gardent leurs phallus pour une durée de 72 heures, permettant ainsi plus de chance de concevoir. »

Harry resta interdit face aux propos énoncés par l'infirmière. Il n'osait s'imaginer la douleur que devait ressentir la femme prenant la potion. Et puis d'abord, comment pouvaient-elles supporter une telle douleur pour juste avoir un enfant ? Elles n'avaient qu'à avoir recours à l'adoption. Ça éviterait qu'elles souffrent pendant x heures, puis de se trimballer avec des organes sexuels d'hommes dans leurs sous-vêtements. Non. Le brun ne savait que penser de tout cela. Peut-être qu'il les admirait car elles affrontaient ce calvaire pour pouvoir concevoir avec la femme qu'elles aimaient. Ou peut-être qu'il trouvait étrange cette envie de bébé et de souffrir rien que pour cela. Quoiqu'il en soit, il fut heureux de ne pas être une femme. Ainsi, il n'avait pas à subir pareille situation.

« Pour les hommes, elle est moins douloureuse. Lorsqu'un homme la boit, il devient fertile pour 72 heures également. Ses spermatozoïdes deviennent des ovules. Lors d'un rapport sexuel entre deux hommes, celui qui est l'actif éjacule dans celui qui est le passif, qui a au préalable bu la potion, et la nature fait le reste. »

Elle avait fait exprès de ne pas décrire l'acte dans son entièreté, préférant rester évasive, quand elle avait vu toutes les couleurs partir du visage de l'adolescent. Madame Pomfrey reconnaissait bien là les enfants venant du monde non magique. Tous évitaient de nommer les choses taboues chez les Moldus. Sans réellement s'en rendre compte, ils singeaient leurs attitudes : ils évitaient de parler du sujet en question en détournant la conversation sur quelque chose d'autre. Ou ils détournaient leurs yeux sur un point invisible au sol ou ils fixaient leurs regards sur tout sauf sur l'interlocuteur leur faisant face. Ou tout simplement, ils laissaient la haine, le dégoût, la rancœur prendre le dessus sur la raison et faisaient savoir leur point de vue sur le sujet.

Soupirant, elle repensa à ses nombreux élèves qui vitupéraient à la moindre occasion contre les sorciers qui, eux, connaissaient la plupart des us et coutumes du monde magique qui différaient de beaucoup par rapport aux traditions des Moldus. Cette façon de penser avait amené les sorciers au sang pur de juger les nés de moldu ainsi que les Sang-Mêlés. Ceux-ci avaient déjà une opinion toute faite de par leurs parents. Le pire dans tout cela était le fait que, invariablement, ils finissaient par discriminer les autres. Alors qu'en fait, tous se jugeaient sans preuves. Aussi, comment pouvait-elle faire pour que les idées reçues, les opinions toutes faites nées d'une généralisation, voire souvent simplificatrice, à partir d'une ou de plusieurs caractéristiques d'un groupe quelconque changent ? Et cela, ne serait-ce que pour Poudlard ?

Pas grand-chose, hélas. À part reprendre les élèves en questions lorsqu'ils criaient haut et fort ce qu'ils pensaient des autres. Néanmoins, elle ne pouvait se permettre de se battre pour que cela aboutisse sur une réussite. Elle avait pas mal à faire dans son infirmerie. De plus, il faudrait encore plusieurs dizaines de décennie pour que les mentalités changent. Par ailleurs, en ce moment, ce n'était pas sur ce sujet philosophique qu'elle devait se concentrer. Au contraire, elle devait bientôt aborder les questions qu'elles souhaitaient poser. Ainsi que lui prodiguer les conseils nécessaire pour que la grossesse se passe au mieux, autant pour lui que pour le bébé.

« Bien entendu, cette potion est prise pour les sorciers n'étant pas issus de grandes et illustres familles…

- Comment ça ? ne put s'empêcher de demander Harry en l'interrompant encore une fois puisqu'il allait enfin savoir comment il avait pu en arriver là.

- Comment te dire ça simplement…, réfléchit-elle un instant avant de reprendre. Chez les Moldus, il y a des familles très puissantes qui ont une grande lignée. Leur héritage croît avec les années, permettant aux descendants de vivre confortablement et d'avoir le privilège et le prestige de porter un nom noble. Et surtout, ils sont estimés car ils sont les héritiers de tel ou tel illustre personnage historique.

- …, Harry l'écouta en essayant de savoir où elle souhaitait en venir.

- Chez les sorciers, la richesse joue également un rôle majeur dans le fait que la personne soit ou non reconnue par n'importe qui. Cependant, il n'y a pas que cela. Le noyau magique s'accroît au fil des générations, devenant de plus en plus puissant avec le temps. Et à chaque nouvelle génération, ce noyau magique devient plus puissant.

- …, il assimila les informations avec une assiduité qu'il ne se connaissait pas et qu'il aurait souhaité avoir la même pour ses cours d'histoire de la magie.

- Par exemple, ta famille en fait partie. Il y a aussi les Zabini, les Black, les Malfoy, etc. Enfin, la plupart de ces familles ont leurs enfants répartis à Serpentard, et elles ont été elles-mêmes dans cette maison au temps de leur entrée à Poudlard, dit-elle calmement avant de poursuivre. De plus, si l'un d'entre eux se met en couple avec un sorcier qui a des parents moldus, les chances de concevoir un enfant, sans avoir recours à la fameuse potion, sont de 25%. S'il est avec une autre personne ayant le sang d'un moldu et d'un sorcier, les chances augmentent jusqu'à 50%. Et si ce sont deux sorciers qui ont tous deux des parents sorciers, les chances sont de l'ordre de 75%. Enfin, tout dépend de la puissance magique des deux sorciers, bien entendu. Parfois, ils doivent utiliser la potion, parfois non. Cependant, si de jeunes adultes venant de grandes familles avaient des rapports sexuels non protégé, les chances d'avoir un enfant, sans avoir besoin de la potion, sont de 100%, déclara-t-elle tout en observant la réaction du jeune homme. Mais parmi les familles que j'ai citées, la tienne ainsi que celle de Monsieur Malfoy sont d'illustres et très anciennes familles. Si je ne m'abuse, elles étaient même les premières du monde sorcier,… »

Harry n'écouta plus la suite. Ses yeux étaient tellement écarquillés qu'ils étaient prêts à sortir de leurs orbites. Ainsi, sa famille ainsi que celle de Malfoy étaient toutes deux de grandes familles. Voici donc la raison de son état. Juste parce que leurs noms de famille venaient d'une longue lignée, les noyaux magiques s'étaient accrus et maintenant, il était enceinte. C'était vraiment injuste. Le destin s'acharnait une fois encore sur lui. Il en avait assez d'être celui sur qui les problèmes tombaient. Ne pouvait-il pas espérer un peu de répit ? Il dut cependant se concentrer à nouveau sur Madame Pomfrey après que celle-ci l'ait secoué. Avec un petit sourire forcé, il porta son attention sur elle.

« Comme je le disais, il va falloir suivre les conseils, l'informa-t-elle. Tout d'abord, tu dois diminuer, voire même supprimer, toutes les boissons excitantes, c'est-à-dire café, thé, sodas, etc. tout ce qui contient de la caféine en outre. De plus, l'alcool est absolument à proscrire. Ce serait beaucoup trop néfaste pour le bébé, c'est même l'ennemi juré des personnes enceintes, dit-elle sérieusement en fixant le fils Potter pour bien lui faire comprendre qu'elle ne plaisantait pas sur ce sujet.

- …, Harry, ne sachant que répondre, préféra se taire et écouter la suite qui, il en était sûr, ne lui plairait pas.

- Il ne faut pas oublier d'hydrater ta peau en buvant beaucoup d'eau. D'ailleurs, bois suffisamment pour éviter toute infection urinaire. Mange ce que tu veux, sans te restreindre, ce qui veut dire ne plus sauter aucun repas à partir de maintenant. Ne fais pas trop d'effort, ménage-toi le plus possible. Évite de t'exposer trop souvent sous le soleil, quoi qu'il soit aux abonnés absents depuis plusieurs semaines, précisa Madame Pomfrey avant de continuer. Tous ces conseils, il te faudra les suivre pour que ni le bébé ni toi n'en pâtissiez. Aussi, à la moindre question, n'hésite pas à venir me voir, ma porte t'est toujours ouverte.

- Merci, murmura le jeune homme.

- Avant que j'oublie, tu viendras me voir toutes les semaines pour…

- Pourquoi ?

- Tu es jeune, très jeune, c'est pour cela que tu dois être suivi plus régulièrement qu'un adulte étant dans le même état que toi, précisa l'infirmière face à l'adolescent insurgé de se rendre de manière hebdomadaire à l'infirmerie scolaire. Une pièce sera spécialement aménagée, ne t'inquiète pas.

- …, qu'est-ce qu'il en avait à faire de cette pièce aménagée, mais ne prononçant aucune parole pour ne pas qu'elle se fâche, il la laissa poursuivre.

- Le guérisseur-en-chef, Rayleigh Chatterton, et son assistante, Kaïa Astor, viendront aussi. Tout comme moi, elles seront là pour t'aider à affronter cette épreuve. Du fait de ton jeune âge, il y a beaucoup plus de risques, d'où une surveillance plus rigoureuse qu'à l'accoutumé. Voici donc la raison de leur déplacement régulier.

- Génial, marmonna Harry, s'en pouvoir s'en empêcher.

- Ensuite, je te conseille de faire part de ton état auprès du père de l'enfant, ainsi qu'à Monsieur Black et aux professeurs, dit-elle en faisant fi de l'interruption. Il faut le faire au plus vite. »

Devant les propos de Madame Pomfrey, Harry pâlit considérablement en sachant ce qu'il allait devoir faire : annoncer qu'il était enceinte à Sirius et Remus, à ses amis, aux professeurs et à Dumbledore. Et Draco, comment allait-il réagir en découvrant la vérité ? Oh mon Dieu, tout sauf ça. Il voulait ne rien leur dire. Ça l'effrayait. Il avait honte de son état. Il préférait revivre les épreuves de la Coupe de feu que d'affronter leurs regards. Tremblant comme une feuille, il ne sentit pas une couverture chaude l'envelopper, ni même une se main poser sur son épaule. Ce fut la voix de l'infirmière qui le fit revenir à lui.

« Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te laisser seul, je serais présente lorsque tu annonceras la nouvelle auprès de tes professeurs, le rassura-t-elle.

- …, il la remercia d'un hochement de tête.

- Maintenant, je voudrais savoir une chose, que comptes-tu faire avec le bébé, une fois qu'il sera né ?

- Je… Je sais pas quelles options il y a dans le monde sorcier.

- Ce sont les mêmes que pour les Moldus. Il en existe plusieurs. Par exemple, tu as l'accouchement sous X qui est traditionnellement défini comme la possibilité pour une personne d'abandonner son nouveau-né aux services de l'État et le droit de demeurer anonyme aux yeux de la société, expliqua-t-elle avant de simplifier les termes face au regard interrogateur du Gryffondor. Je m'explique, en fait, tu as la possibilité d'accoucher puis de renoncer à tes droits parentaux envers ton enfant sans que ne soit révélée ton identité, ni même ta responsabilité engagée, soit le délit de délaissement d'enfant, puisque l'accouchement n'ayant censément pas eu lieu.

- Oh, je… je ne connaissais pas. Je sais juste qu'il y a l'adoption, avoua-t-il.

- Oui, tu as raison. Il y a plusieurs types d'adoption. Tu as l'adoption ouverte. Elle comporte le choix des parents adoptifs par ceux biologiques. Ils peuvent donner des critères à suivre pour choisir les personnes les plus appropriées pour élever l'enfant. Il y a également une pleine connaissance des parties l'une de l'autre ainsi que des contacts directs entre eux, formant ainsi un triangle adoptif selon une entente de communication.

- ..., à cette option, Harry se dit qu'il pourrait au moins choisir de bons parents pour son enfant.

- Après, tu as l'adoption semi-ouverte qui, elle, comporte le choix des parents adoptifs par ceux biologique selon leurs critères. Il y a aussi des contacts par intermédiaire, soit des échanges de lettres et/ou des photos. De plus, l'anonymat se fait dans les deux sens. Aucune des parties ne sait l'identité de l'autre.

- …, à moins qu'il ne choisisse ce moyen afin d'éviter d'être reconnu comme étant le Survivant.

- Ensuite, l'adoption fermée consiste en un anonymat des deux parties. Celui-là convient mieux aux personnes ne se sentant pas en mesure d'assumer le choix de l'adoption ouverte ou semi-ouverte, lesquelles exigent, tout de même, les éléments suivants : maturité, capacité de faire confiance, fiabilité et aptitude de communication, c'est-à-dire savoir écouter, s'avoir s'exprimer.

- …, peut-être qu'il prendrait cette voie, enfin tout dépendait de la suite.

- Quatrième option, c'est l'adoption simple qui ne rompt pas les liens de filiation avec les parents biologiques de l'adopté. Au contraire, elle ajoute à ce lien de filiation celui adoptif créant, de ce fait, une filiation double. Et dernière adoption, c'est celle dite plénière. Contrairement à la procédure simple, celle-ci rompt tout lien de filiation avec la famille d'origine de l'adopté. Cependant, tu dois savoir qu'elle est irrévocable. Sinon, tu peux tout simplement garder l'enfant et l'élever. »

Après les dires de l'infirmière, Harry resta silencieux. Il ne savait que faire. Tant de choix s'offraient à lui. Il avait plusieurs possibilités pour le bébé grandissant en lui. Que devait-il faire ? Garder l'enfant ? Hors de question. Il était encore étudiant et bien trop jeune pour élever un nourrisson. D'ailleurs, comment s'y prendrait-il alors qu'il était en internat ici ? Il doutait fortement qu'une garderie ne s'ouvre d'ici la rentrée prochaine. De plus, il n'allait pas demander à Sirius, Remus ou Molly, voire même Madame Malfoy, de garder le petit durant la journée et qu'ils le lui ramènent le soir. Non. Ce n'était pas une vie ça. Et surtout, ils étaient en temps de guerre. Impossible pour un enfant de vivre dans un monde pareil. Alors il allait réfléchir consciencieusement au meilleur choix qu'il pourrait faire. Il ferait en sorte d'éloigner le futur nouveau-né de cette guerre imminente. Instinctivement, il posa sa main sur son petit ventre.

Ce geste ne passa pas inaperçu aux yeux affûtés de l'infirmière. Elle avait le secret espoir qu'il décide de garder l'enfant malgré son jeune âge. Elle comprenait très bien sa crainte face à cette situation. Néanmoins, elle savait qu'il ferait un excellent père. Il serait toujours présent pour le bébé, toujours là pour l'aider à se relever, à affronter l'adversité. Il l'aimerait d'un amour inconditionnel, celui dont il n'avait pas eu droit durant toute son enfance. Confiante quant à l'avenir, elle sourit, patientant le temps nécessaire jusqu'à ce qu'il ose enfin lui poser une question concernant la grossesse. Elle était heureuse qu'il s'ouvre un peu mais ne le souligna pas, de peur d'effrayer Harry et qu'il ne se referme comme une huître.

« Comment va se passer l'accouchement ? Je n'ai pas de… euh… vous savez… je ne suis pas une fille alors… ben voilà… et ni de euh… vous savez… là où les bébés passent quoi…, tenta de demander Harry tout en bafouillant et peinant à mettre des mots sur ce qu'il souhaitait dire.

- Pas de vagin ? supposa Madame Pomfrey, l'aidant ainsi à exprimer ses pensées.

- Oui, c'est ça, dit-il, devenant rouge tomate.

- C'est simple. Lorsque le travail aura commencé, ton canal anal deviendra, et ce provisoirement, un passage permettant au bébé de sortir. Pour résumé, tu accoucheras comme toutes les femmes normales, d'ici cinq mois environ.

- Oh… euh… d'accord. Et puis… euh… J'ai vu beaucoup de femmes enceintes chez les Moldus et elles avaient un ventre énorme. J'aurai le même ?

- Non. Tout dépend des personnes. Par exemple, dans ton cas, étant jeune et de petite taille, tu auras un petit ventre et non un énorme comme tu le penses.

- Je vois, dit-il agacé qu'une fois encore on parle de sa petitesse.

- Avant que j'oublie, pour aider le fœtus à se développer correctement, celui-ci ira puiser dans tes hormones de croissance. Ce qui aura pour conséquence, pour toi j'entends, un retard de croissance du fait que le bébé sera le premier à recevoir ces hormones spécifiques, déclara-t-elle, sachant qu'il n'aimerait pas entendre cela, ce qui ne loupa pas au vu de la colère visible dans les yeux émeraude. C'est pourquoi, il est fortement conseillé aux hommes d'avoir un enfant après leur 25ème anniversaire. D'une part, parce que leur croissance est terminée. D'autre part, ils entrent dans la vie active et sont donc plus aptes à subvenir aux besoins de l'enfant. »

Génial. Encore l'annonce d'une mauvaise nouvelle. Déjà qu'il était bien plus petit que ses camarades du même âge maintenant, et à cause de cet avorton qui avait élu domicile en lui sans demander l'avis de quiconque, il allait avoir un retard de croissance considérable. C'était vraiment injuste. Il allait rester éternellement petit. Raaah, ce qu'il ne donnerait pas cher pour avoir un retourneur de temps afin de revenir au moment où Malfoy et lui avaient couché ensemble. Ainsi, il préviendrait son double de ne rien faire avec le Serpentard, et au diable les recommandations sur le fait de ne pas être vu sous peine de perdre la tête. C'était mieux ça que d'être enceinte.

Soupirant, il regarda l'heure quand le carillon se fit entendre. Il était 14 heures. Il devait se rendre à sa « retenue » avec Snape maintenant. Mais il n'avait ni l'envie ni le courage de s'y rendre. Pas après avoir entendu toutes ces explications. Serrant davantage les jambes contre lui, il avoua à Madame Pomfrey le contenu de ces soi-disant punitions qui n'étaient autre que des cours supplémentaires sur les potions.

« Je le sais, dit-elle avec un sourire tendre sur les lèvres.

- Mais… Comment ? Je n'ai rien dit à personne et je suis sûr que le professeur Snape n'irait pas le crier sur tous les toits, s'exclama Harry.

- Secret ! fut sa seule réponse avant de se lever. »

Elle ébouriffa les cheveux du Gryffondor, laissa sa main dériver sur la joue de celui-ci, la caressa du pouce puis s'en alla. Malgré les demandes répétées de Harry pour qu'elle lui dise comment elle était au courant pour lui et Snape, elle ne lui répondit pas. Elle sortit de l'appartement privé, parcourut quelques mètres et s'arrêta devant la porte de Severus. Tranquillement, elle écrivit sur un petit bout de papier l'absence du jeune Monsieur Potter pour raison médicale. Ensuite, elle le plia, jeta un sort dessus et le laissa se glisser doucement sous la porte pour rejoindre le destinataire concerné.

Comment savait-elle que Snape donnait des cours supplémentaires et non des retenues ? Simple. Il avait un grand cœur quoiqu'il en dise. Derrière la façade de glace qu'il laissait paraître, il était bon. Il s'était forgé une carapace des plus solides au fil des années afin de se protéger contre les sentiments douloureux. Et cela s'était accru après la perte de Lily Potter. Néanmoins, depuis cet été, il changeait petit à petit. Depuis, une nouvelle étincelle illuminait les yeux onyx de Severus. Celle-ci même qui avait disparu depuis tant d'année. Tout cela, grâce au fils Potter.

D'ailleurs, elle était prête à parier que Harry serait la personne qui l'aiderait à s'ouvrir au monde, et qu'ils formeraient tous deux une famille aimante. Ce n'était plus qu'une question de temps. Ainsi, lorsque le moment viendrait, ils seraient tous les deux heureux, et elle serait là pour les féliciter. Elle en était plus que certaine. Pour l'instant, elle ferait en sorte d'ouvrir les yeux à ces deux jeunes gens, afin qu'ils arrêtent de faire leurs hippogriffes. Gardant le sourire, elle remonta les marches puis se dirigea vers son infirmerie.


Voilà déjà plusieurs semaines que Hermione passait tout son temps-libre à la bibliothèque. Elle avait même délaissé ses fabrications de bonnets et autres accessoires en laine pour les elfes au profit de ses recherches. Elle voulait aider son meilleur ami afin de savoir ce qu'il avait. Bien entendu, elle faisait toutes ces démarches sans l'approbation du concerné. Cette idée lui était venue il y a de cela deux mois, après avoir entendu Harry vomir de façon récurrente. Depuis, elle s'était mise en quête de découvrir de quel mal il souffrait. Cependant, rien ne paraissait plausible et cela la frustrait de plus en plus.

Malgré tout, elle ne perdait pas espoir de trouver ce qu'il en retournait. La réponse se trouvait forcément dans les livres. Elle avait toujours tout trouvé dans les nombreuses pages noircies d'encre. Jamais encore ils ne l'avaient abandonnée. Ce n'était pas aujourd'hui que cela se ferait. Elle irait même lire les ouvrages interdits s'il le fallait. Avec ou sans le consentement des professeurs. Et qu'importe le temps que cela prendrait, elle ne renoncerait pas. Elle ne faillerait pas. Pour son meilleur ami, elle était prête à tout.

Aussi, depuis peu, elle était accompagnée de Pansy. Sa présence ne la dérangeait nullement. Enfin, c'était ce qu'elle avait d'abord cru. Au début, elle n'avait pas vraiment fait de cas de la Serpentard. Puis, peu à peu, elle s'était sentie observée. En levant la tête plusieurs fois, leurs regards s'étaient croisés. Suite à la énième fois que cela s'était produit, la jeune fille avait précipitamment rangé ses affaires, prétextant un rendez-vous avec un ami, l'avait saluée puis s'en était allée, le rouge aux joues. Ensuite, Hermione l'avait, à de nombreuses reprises, surprise à l'épier du coin de l'œil avant qu'elle ne se jette dans le livre qu'elle tenait en mains. D'ailleurs, une fois, l'un des ouvrages avait été saisi à l'envers mais elle n'avait pas réellement fait attention.

Sauf qu'aujourd'hui, l'ambiance était différente. Hermione avait le pressentiment que quelque chose allait arriver. Quoi ? Elle n'aurait su le dire exactement. Faisant abstraction de cet étrange sentiment, elle poursuivit ses recherches comme si de rien était. Au bout d'un moment, elle s'avoua vaincue. Cette sensation ne voulait pas la lâcher. Il lui était donc très difficile de se concentrer. Frustrée, elle referma le livre d'un coup sec. Expirant bruyamment, elle rangea toutes ses affaires dans son sac, reposa l'ouvrage à son emplacement habituel, salua Pansy puis quitta la bibliothèque. Sur le chemin du retour, ses pas résonnaient dans le couloir désert. En effet, tous les élèves étaient regroupés dans leurs salles communes, attendant la sonnerie qui annonçait le début du service du repas du soir.

Au détour d'un couloir, elle se sentit tirer dans un coin sombre, son sac tombant dans un bruit sourd. Sans qu'elle ne comprenne ce qui se passait, elle fut plaquée face contre le mur puis un corps vint se coller à elle. Ses poignets furent entravés par une main et posés au-dessus d'elle. Effrayée, elle tenta de se dégager de cette poigne. Sans succès. Son assaillant avait plus de force qu'elle. Elle allait se mettre à hurler quand une voix qu'elle reconnut lui souffla à l'oreille.

« Chut, n'aie pas peur. Je ne te ferais aucun mal. »

Pas vraiment rassurée, Hermione lui laissa le bénéfice du doute. Avant de sentir une main sur son abdomen. Celle-ci se frayait un chemin jusqu'au bas de sa chemise qu'elle souleva pour se poser sur la peau tendre du ventre qui se contracta. Ensuite, elle se mit à caresser l'épiderme, faisant trembler la Gryffondor sous ce geste. Son souffle se bloqua, ses paupières se fermèrent pour mieux ressentir. Elle ne fit plus aucun mouvement, apprécient juste la caresse. Puis, peu à peu, cette main descendit plus bas pour remonter sous sa jupe. Elle se dirigea avec lenteur vers son sous-vêtement, passa la barrière du tissu en coton et atteignit son but.

Face à cette nouvelle sensation, Hermione se retint de gémir. Elle ne voulait pas se faire attraper par Umbridge. Aussi, elle faisait tout son possible pour ne pas laisser le son de sa voix sortir d'entre ses lèvres. Cependant, difficile d'y parvenir quand la détentrice de cette main avait décidé de mettre deux de ses doigts à l'intérieur d'elle, commençant alors un va-et-vient, touchant son point sensible à chaque fois. Trop concentrée qu'elle était, la née moldue ne se rendit même pas compte que ses poignets étaient libres. Elle sentit à peine la seconde main de son assaillant se faufiler dans son soutien-gorge et malaxer son sein droit tout en pinçant le mamelon de celui-ci par intermittence. Devant cette double stimulations, la Gryffondor se mordit plus fortement l'intérieur de la joue, se retenant de gémir avec de plus en plus de peine. Elle en oublia même qu'elle se trouvait dans les couloirs, non loin de la bibliothèque, et qu'elle pouvait se faire prendre à n'importe quel moment.

« Chut, mon petit lapin. Ne fais pas tant de bruits. Les autres risquent de t'entendre et je veux être la seule personne à qui tu exprimeras ton désir, chuchota la voix, mordillant le lobe de l'oreille offert au passage.

- Arr… Arrête… Al… Alors, réussit-elle à exprimer malgré la chaleur intense qui grimpait en elle.

- Tu en es sûre ?

- Oui… Non… Continue… Pitié, c'est… trop bon… T'arrête pas… Surtout pas.

- Je n'en avais pas l'intention. Tu es tellement belle quand tu te laisses aller.

- Hummm !

- C'est ça. Vas-y. Laisse-toi aller. Ressens le plaisir.

- Aah !... Hummm ! C'est b… Oooh !

- Ce que tu éprouves en cet instant n'est qu'une partie de mes talents. Je te jure que je connais des trucs qui te feront hurler de plaisir ainsi que monter au septième ciel, provoqua la voix, soufflant sur la traînée de salive qu'elle avait laissée sur le cou de la Gryffondor la faisant frissonner davantage à son passage. C'est pourquoi, je n'abandonnerai pas, quoi que tu en dises. Je ferais tout pour avoir ton corps, ton cœur et ton âme. Tu seras à moi et à personne d'autre. Je te ferais l'amour tendrement, passionnément, brutalement tous les jours. À tel point que tu ne pourras plus te passer de moi. Et que toutes les autres femmes et hommes te paraîtront bien fades comparés à moi. Je te le promets. Avant la fin de notre scolarité à Poudlard, tu seras à moi ! »

Et sur ces dernières paroles, elle arrêta tout mouvement, la laissant glisser au sol. Elle observa avec fascination les joues rouges de la Gryffondor, le corps tremblant par ses bons soins, le souffle saccadé par sa faute. Elle aimait la voir dans cet état par sa faute. Ne pouvant se retenir, elle se mit à sa hauteur, lui saisit le menton puis l'embrassa à en perdre haleine, continuant sa délicieuse torture. La sentant sur le point de céder, elle accentua ses mouvements. Finalement, après une lutte vaine contre le désir, Hermione fut gagnée par une sensation qu'elle ne connaissait pas mais dont elle devinait l'origine : l'orgasme, le maximum de la phase d'excitation sexuelle.

Après un certain laps de temps de bien-être, elle revint au moment présent. Elle ne sut combien de temps elle avait perdu connaissance mais elle constata qu'elle était seule dans le couloir sombre, à l'abri des regards. Ses vêtements avaient été remis en place et son sac était posé non loin d'elle. Tremblante, elle se releva tout en prenant appui contre le mur. Déglutissant, elle se remémora ce qui s'était déroulé. C'était la première fois qu'elle avait ressenti pareille sensation. Et elle se l'avoua sans honte, elle avait aimé. Levant sa main pour la poser sur ses lèvres, elle repensa aux derniers mots prononcés. Elle avait tort sur un point.

« Pansy… Je… Je ne t'ai jamais dit… d'abandonner ou de ne rien tenter… Au contraire… Je voulais que tu le fasses… Idiote ! »

Après ce murmure, adressé plus à elle-même qu'à autrui, Hermione rejoignit sa salle commune, se promettant de faire payer la Serpentard pour avoir osé faire une telle chose en plein milieu d'un couloir. Elle était totalement inconsciente d'agir de la sorte. Surtout à un endroit où tout le monde aurait pu les surprendre. Quoi que, au vu des lieux, personne ne devait passer souvent ici. Même. Ce n'était pas une raison pour outrepasser les règles de l'école. Elle aurait très bien pu faire pareil dans une chambre. Au moins, là, elles auraient pu continuer sans avoir la crainte d'être interrompues.


Loin de tous les petits tracas estudiantins, l'ambiance au 12, square Grimmaurd était morose. Depuis la dispute entre Sirius et Severus, tous deux ne s'adressaient plus la parole. Enfin, surtout Sirius. Celui-ci n'avait pas apprécié, ni même accepté, que l'autre n'interfère dans sa vie en le forçant à divulguer le passé qu'il souhaitait ardemment oublier. Aussi, il l'évitait comme la peste quand il savait que le professeur de Poudlard se trouvait dans les parages. De plus, à chacune de ses visites, il inventait des excuses de plus en plus improbables comme le fait qu'il devait brosser Buck. Bien entendu, tout le monde savait qu'un hippogriffe n'avait pas besoin d'être toiletté par un humain puisqu'il le faisait seul. Mais tous agissaient normalement, sachant pertinemment qu'il voulait fuir l'espion de l'Ordre.

Toutefois, cette attitude commençait à prodigieusement agacer le professeur de potions. Ils avaient passé l'âge de jouer au jeu du chat et de la souris. Il comprenait que l'autre désirait prendre ses distances par rapport à lui mais tout de même. Il n'y avait pas besoin de faire tant de simagrées pour si peu. Ils étaient des adultes et devaient agir en conséquence. Bon, il le reconnaissait, il avait été un peu trop loin en l'obligeant à déballer son sac. Néanmoins, il ne supportait plus son apathie lorsqu'il se trouvait seul dans une pièce, fixant un point invisible sans bouger. Il voulait juste l'aider. Peut-être n'avait-il pas employé la meilleure des méthodes. Bref, il allait essayer de faire des efforts pour la suite. Enfin, seulement si l'ancien Gryffondor daignait honorer de sa présence quand il venait dans la demeure des Black, il pourrait faire les efforts nécessaire pour arranger un tant soit peu la situation, car pour l'instant, à part parler avec un coup de vent, ce n'était pas gagné.

De plus, qu'est-ce que cette greluche de Tonks avait à suivre et à tourner autour de Remus sans arrêt ? Ne voyait-elle pas qu'il n'avait pas l'air intéressé ? À moins que celui-ci joue merveilleusement bien l'ignorance. Allez savoir. Ce n'était pas son problème. Ou plutôt, il tentait de se convaincre de ça mais sans succès. Plus elle était proche du lycanthrope, plus ça l'énervait. Cependant, il devait éviter de faire un esclandre pour pas grand-chose. Surtout que Dumbledore n'apprécierait pas de savoir que l'un des membres de l'Ordre ait été attaqué pour une raison futile, n'ayant aucun rapport avec les missions données. Pour la énième fois depuis son arrivé, Severus inspira puis expira longuement, se retenant de se jeter sur elle, des sorts au bout des lèvres.

Remus lisait – enfin il essayait de lire son recueil de poèmes dont il affectionnait – tranquillement, ne se préoccupant pas des agissements de la jeune femme à ses côtés, ni même de Severus qui avait l'air d'être sur le point d'exploser à cause du comportement de Sirius. Non. Lui-même était du même avis que le professeur de potions. Il fallait que l'Animagus se décide à s'ouvrir et à parler de ce qui s'était passé à Azkaban. Il avait bien vu son ami porter sur son dos une énorme Chimère qui avait l'air d'être aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, voire même le fourniment d'un fantassin romain dixit l'un des poèmes, intitulé Chacun sa Chimère, de Charles Baudelaire.

Ce court texte décrivait assez bien sa façon qu'il avait de percevoir Sirius. La monstrueuse bête qui se trouvait sur lui n'était pas un poids inerte. Au contraire, elle enveloppait et opprimait son ami de ses muscles élastiques et puissants. Celle-ci s'agrafait avec ses deux vastes griffes à sa poitrine, tandis que sa tête fabuleuse surmontait le front de celui-ci, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers moldus espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi. À le voir ainsi, on se demandait comment il faisait pour ne pas remarquer la Chimère, qui était la représentation du lourd fardeau qu'était son passé, accrochée à lui. Il continuait de vivre sa vie nonchalamment, sans savoir où il allait, étant simplement poussé par un invincible besoin de vivre.

Cependant, la chose la plus curieuse à noter était le fait qu'il n'avait pas l'air d'être irrité par cette énorme bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos. C'était comme s'il la considérait comme faisant partie de lui-même, acceptant juste les évènements tragiques qui s'étaient déroulés durant ses douze années d'incarcération. Et à la différence du poète du poème, lui, il continuerait à s'obstiner à vouloir comprendre ce mystère, sans se laisser abattre par l'irrésistible indifférence. Aussi, sur ce point, il allait être aussi têtu que Severus, si ce n'est plus. Quitte à ce qu'il envoie son ami d'enfance consulter un spécialiste. Qu'importe s'il se fâche contre lui. Au moins, il l'aiderait à combattre ses démons du passé afin d'avancer dans la vie de façon plus sereine.

Du côté de Tonks, elle avait, bien entendu, remarqué l'attitude du professeur de potions à son encontre. Ainsi que l'inquiétude plus que nécessaire de Remus et de Severus envers Sirius. Par ailleurs, cela faisait déjà un bout de temps qu'elle suspectait que quelque chose se tramait entre eux. Toutefois, elle ne disait rien, préférant garder pour elle ses soupçons, voire même ses certitudes, quant à leur comportement envers les autres. C'était peut-être égoïste de sa part mais elle souhaitait voir ce que cela donnerait d'être en couple avec Remus rien qu'un moment. Oh, elle se doutait que cela pourrait amener à rien du tout comme à quelque chose d'extraordinaire. Il fallait juste qu'elle tente sa chance afin de pouvoir être fixée une bonne fois pour toute. Ainsi, suivant la manière dont se passerait la suite, elle pourrait tourner la page si cela n'aboutissait à rien. Ou au contraire, elle pourrait parler et construire un avenir avec lui.

Décidée, elle se fit la promesse qu'elle allait mettre à exécution son idée dès que la bonne occasion se présenterait. Pour l'instant, il lui faudrait faire preuve de patience. À voir les visages sombres des trois hommes, ce n'était pas demain la veille qu'elle pourrait demander à Remus s'il désirait sortir avec elle un soir. Soupirant discrètement, elle déplia son exemplaire de La Gazette du Sorcier à la page désirée puis se mit à lire en attendant que l'heure de sa mission ne sonne. Au moins, cela ferait passer le temps plus vite et éviterait de trop s'appesantir sur cette atmosphère trop lourde d'après elle. De plus, en agissant ainsi, elle s'abstenait de commettre un impair ou même que sa maladresse ne fasse des siennes en brisant de nouveaux objets voire de réveiller le tableau de Walburga Black, la mère de Sirius, et qui se mettrait à hurler des insanités plus vulgaire les uns que les autres.


Hello à tous, désolée de ne publier seulement maintenant mais j'avais du monde ojd ^^ Sinon, comment trouvez-vous ce chapitre ? Cette fois, vous avez droit aux trois couples que je souhaite écrire sur eux. J'espère que cela vous plaît :) Et que la petite scène entre Hermione et Pansy ne vous ait pas trop choqué ^^

Je profite aussi pour vous dire qu'il n'y aura pas de chapitre avant le 15 octobre. En effet, je pars en vacances au Japon pour un mois et à mon retour, j'aurais ma rentrée donc voilà. Mais je publierais certainement de mes nouvelles, etc. sur mon blog dont le lien est présent en haut du chapitre ainsi que sur mon profil. Je travaille aussi à l'écriture des chapitres suivants donc désolée, j'espère que vous n'êtes pas trop fâché(e)s ? Bisous et bonne vacance à vous ^^

Sabou