Hello ! Faites à un nouveau chapitre tout frais tout beau :D
Tipi: je me suis rendu compte que contrairement à toi je n'écris pas des pavés plus long que ma fic en introduction ^^bref ça m'a fait rire :D T'inquiète pas cette fois on se loupera pas :) Je vais te harceler au téléphone et monter sur scène pour juste savoir où tu es ^^ Merci pour ton qui m'a fait très plaisir comme d'hab quoi :) A tantot mon sperm whale xo
Solealuna: voici la suite :) merci pour ton com' :)
CoolMhouse: (je n'ai même plus besoin de regarder comment s'écrie ton pseudo ou de le copier/coller pour pas faire de fautes :D fière !) Oui c'est un peu irréaliste de les voir dans un endroit pareil tout les deux (surtout House en fait) mais c'est marrant :) Merci pour ton com' :)
Enjoy !
It might have appeared to go unnoticed,
but I've got it all here in my heart
«Je croyais qu'on avait arrêté de jouer à cache-cache depuis longtemps.» House avait fini par trouver Rachel. Elle était assise devant le Starbucks à quelques mètres de leur maison, buvant un frappuccino au café, son préféré et paradoxalement celui qu'elle buvait quand elle n'était pas bien. Elle avait hérité de cette volonté de garder la forme de Cuddy, évidemment. Et comme il y avait tellement de garçons qui sortaient en douce de chez eux à son propre gout, contrairement à Rachel, il savait qu'elle s'assurait toujours de garder la ligne.
«House, je ne suis pas d'humeur.» Le fait qu'elle l'appelle par son nom ne l'aurait pas déranger en temps normal, mais aujourd'hui, c'était différent. Il était conscient qu'elle était partie en courant de la maison à cause de lui et il se sentait coupable. Elle venait de recevoir un coli de sa grand-mère, il avait ouvert la porte au livreur à sa place, et quand il avait voulu lui donner le coli, elle était simplement partie en courant. Il ne savait pas exactement ce qu'il avait fait, mais ça n'avait pas d'importance. Rachel se sentait blessée à cause de lui, et il n'aimait pas du tout ça.
«Un muffin ça te dit ?» Il s'assit sur la chaise à côté d'elle et elle commença immédiatement à gigoter.
«Tu adores les muffins,» ajouta-t-il alors qu'elle restait silencieuse. Peut être que c'était pire que ce qu'il avait pensé.
«J'ai de l'argent, si j'en veux je m'en achèterais.» Elle lui lança un regard tellement perçant qu'il fut obligé de baisser les yeux. Il n'était pas du genre à être facilement intimidé, mais avec elle c'était diffèrent. Cuddy pouvait l'intimider plus souvent qu'il ne voulait l'admettre, mais ce pouvoir de Rachel résonnait comme une énigme pour lui la plupart du temps.
Ils ne s'entendaient pas très bien, mais ils étaient loin de se détester. Du moins, il ne la détestait pas. Il pouvait même dire qu'il l'aimait. A sa manière, mais il l'aimait. Elle était ce qui ressemblait le plus à sa fille pour lui et même s'il avait épousé sa mère quand elle devait avoir sept ans, il ne l'avait jamais adoptée.
Ce n'était simplement pas son truc. Il savait que pour elle il représentait une figure paternelle, mais il n'était pas très à l'aise de le voir marqué sur un papier.
«Je me demande comment tu as pu devenir si cynique,» se moqua-t-il légèrement, mais lorsque qu'il remarqua que l'expression sur son visage n'avait pas changée, il eut le sentiment qu'il n'aurait pas du dire ça. Et regretter n'était pas quelque chose d'habituel pour un homme comme lui.
«Tu n'as pas un travail, des gens à guérir ?» lui lança t-elle tout en sirotant son frappucino, il voulait s'en prendre un. Peut être plus tard.
«Heureusement pour moi, la patronne pense que je suis sexy, je peux faire tous ce que je veux.» Il afficha un sourire en coin et elle montra son dégout. Elle faisait toujours ça, même si c'était en partie parce qu'elle pensait qu'elle devait réagir comme ça. Tous les enfants ne voulaient pas entendre parler de la vie sexuelle de leurs parents. Il trouvait cela vraiment amusant, il s'en servait souvent pour l'énerver. Il adorait la taquiner et elle répondait toujours à ses attaques, c'est pour cela que ça commençait à se faire du souci, la voyant assis là et ne disant pas un mot. Quelque chose n'allait vraiment pas.
Ils restèrent assis là pendant quelques minutes en silence, Rachel essayait de ne pas croiser le regard de House et regardait les voitures passer. Il devenait de plus en plus impatient et décida de mettre fin à cette situation.
«Je vais faire comme si tu ne savais pas que je déteste vraiment demander aux gens ce qui ne va pas, alors balance, qu'est ce qui se passe ?»
Elle leva le regard sur lui et il fut surpris qu'il ne l'ignore pas ou lui balançait un regard dédaigneux. Il était persuadé qu'elle voulait lui parler aussi, si ce n'était pas le cas, elle serait partie au moment où il s'était approché d'elle.
«Pourquoi tu ne m'aimes pas ?» Sa voix se cassa alors qu'elle les mots s'étouffaient. Le petit sourire en coin qu'il arborait quelques minutes plus tôt disparut de ses lèvres.
«Tu sors ça d'où ?» Il secoua la tête, elle arrivait vraiment à le surprendre.
Il aperçut ses yeux se remplir de larmes même si elle essayait de les empêcher de couler.
Elle le nargua légèrement puis elle leva les yeux sur lui, timidement.
«Comment est ce que tu peux me demander ça ?» Elle renifla tout en posant le verre en plastique sur la table. Des gouttelettes d'eau qui s'éteint formées sur le verre correspondaient à celles dans ses yeux. «Toutes ces choses méchantes que tu me dis, le fait que tu me regardes bizarrement à chaque fois que je t'appelle 'papa' et quand j'essaye juste d'être une enfant normale …» elle sourit à moitié. «Tu ne me parles même pas, pour l'amour de dieu. Sauf si maman est dans les parages et que tu veux l'embêter alors tu me joins à la conversation.»
House ne savait pas quoi dire, alors il resta silencieux. Elle l'avait littéralement laissé sans voix. Il n'avait pas la moindre idée qu'elle voyait les choses de cette façon.
«Et aujourd'hui, je suis rentrée à la maison et … quand le livreur est arrivé … et tu as dit …» Elle laissa échapper un soupir. Elle ne pouvait même pas finir sa phrase. Elle n'avait pas besoin de le faire, House avait les pièces du puzzle qui lui manquaient. Il savait exactement ce qu'il s'était passé et il savait qu'elle avait raison de voir les choses comme elle le voyait. Malheureusement.
Elle avait dut l'entendre dure qu'il n'avait pas de fille quand le livreur lui avait indiqué qu'il avait un paquet pour sa fille. Ca devait être ça.
«Je … je t'aime vraiment.» Il se pinça l'arête du nez. «C'est juste que … je sais pas.» Il expira. Elle faisait partie de sa vie depuis quatorze ans, ils avaient traversé tellement de choses ensemble, mais il avait encore peur. Il avait peur de laisser voir aux autres à quel point elle comptait pour lui, et surtout à lui même.
Il n'aurait jamais pensé avoir un enfant un jour … et puisqu'il n'était pas son père biologique, il se laissait croire que ça ne comptait pas. Mais il avait eu raison : il n'était pas destiné à avoir des enfants comme il s'y attendait.
Plus que tout au monde il détestait qu'on lui prouve qu'il avait tort. Et en ne lui admettant pas, il ne devait pas se l'avouer. C'était la raison pour laquelle il agissait de cette manière là. Enfin, il devait surement y avoir d'autres raisons, mais il n'était pas prêt à y faire face. Pas encore, de toutes façons.
«Tu as bouleversé la vie de ta mère dès que tu es arrivée et, inévitablement, la mienne. C'est juste que …» Il osa lever les yeux et une fois la tête levée, il vit quelque chose qui lui leva un peu le poids qu'il avait sur les épaule. Rachel souriait.
«Alors, tu m'aimes ?» Le questionna t-elle timidement. Comme si elle ne pouvait pas croire ce qu'elle venait d'entendre.
«Oui.» Il se gratta la tête. «Cela ne veut pas dire que je vais m'habituer à ce que tu m'appelles papa, j'apprends lentement.»
La tension qui planait dans l'air semblait s'estomper et ils commencèrent à respirer normalement.
«Papaaaaaa ?» Rachel afficha un sourire en coin alors qu'elle prononçait ce fameux mot, House leva simplement les sourcils en sa direction de manière taquine.
«Qu'est ce que je viens de dire ? J'apprends très lentement.» Elle lui lança un autre sourire en coin, il ne pouvait pas être en colère contre elle.
«J'ai changé d'avis pour le muffin.»
Bette Middler- Wind beneath my wings
