Disclaimer : Rien à moi, tout à JKR, sadique et géniale auteur de Harry Potter. (je fais des rimes, tiens !)Et puis flûte, elle en met du temps pour l'écrire, ce tome 7, Madame aime se faire désirer ou quoi ? Je proteste, c'est inique !(Vous saviez que les jours où paraît chaque nouveau tome de Harry Potter le taux d'accidents infantiles diminue de 50 pour cent ?)

Ceci est un slash, Dray/Harry, donc, homophobes, si vous existez, du vent, je ne voudrais point choquer vos délicates rétines avec mes écrits contre-nature. Même si de toute façon il n'y aura pas grand-chose de sérieux, peut-être un Lime, mais alors très léger. (déjà qu'un Lime c'est léger donc vous saisissez le truc.) Tout le monde est prévenu, donc ne venez pas vous plaindre après (si y en a qui veulent se plaindre…)Je ne comprends pas pourquoi les gens, d'après des prétextes soi-disant religieux, refusent le bonheur des autres. Bah, chacun ses perspectives !

Cette fic est dédiée à Nadia Malfoy !♥

Chapitre 29 :

On pouvait dire ce que l'on voulait, mais il n'en restait pas moins que les vieux examinateurs conservaient encore de beaux restes. En s'y mettant à cinq, ils avaient fait mordre la poussière à Harry.

Mais quand un sixième était intervenu et avait voulu l'attaquer par derrière, tous se retrouvèrent entrain de voltiger dans les airs, ballottés par des vents monstrueux.

« Je n'aime pas beaucoup me faire attaquer par derrière… »

« Je pense que nous venons d'en avoir la preuve. »

Au début, ils s'étaient chargés de Harry un à un, chacun l'évaluant dans l'une de ses disciplines.

Puis, à mesure que les heures, que dis-je, les minutes, passaient, Harry demandait de plus en plus d'adversaires, de plus en plus de difficultés, et de moins en moins de mansuétude.

Il voulait qu'ils l'affrontent de toutes leurs forces, il voulait se sentir en position de faiblesse pour mieux évaluer ses limites.

Mais il y avait un problème. Il n'avait pas de limites. Plus les attaques se multipliaient, plus Harry les contraient, et plus les tentatives des autres étaient sournoises, plus le Survivant se montrait implacable.

Il changeait au fur et à mesure, à tel point qu'il en devenait presque un autre. C'est pour cela qu'une fois l'entraînement fini, il rentrait directement se coucher, et le matin il redevenait normal. Ainsi, personne ne ferait les frais de sa 'métamorphose' momentanée.

Mais il ne pouvait pas ne rencontrer personne. C'est ainsi que certains élèves l'épiaient dans les couloirs, et essayaient de trouver le courage de l'approcher.

Ils avaient même fini par savoir qu'un soir sur deux, il se rendait à la Salle de Bain des Préfets. Ce renseignement ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd…

Harry se délassait dans l'eau, ignorant les regards langoureux et intéressés de la sirène dans le tableau qui lui faisait face.

Il plongea la tête dans l'eau, puis se releva lentement, en s'étirant. Un clic se fit entendre dans la pièce, mais Harry sembla ne pas y faire attention.

(Vous noterez bien le verbe 'sembler', mon professeur serait fière de voir à quel point je maîtrise les nuances ! Enfin bref, passons…)

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« Harry, ça fait une semaine que tu t'entraînes avec ces vieux, et je te jure que je sens un très grand changement au niveau de la puissance que tu dégages. Je sens même une odeur, agréable certes, mais intrigante, qui émane de toi. »

« Ron, tu exagères sûrement. Qu'en dis-tu, Hermione ?»

« Il n'exagère pas du tout, Harry. Tu dégages une impression de puissance, mais également une grisante fragrance, sûrement une manifestation de ta force psychique et magique. On va vérifier si quelqu'un l'a également remarqué. Colin, tu peux venir ? »

Crivey s'approcha, tout rougissant, ce qui exacerba l'attention du trio, car il venait de passer une enveloppe à Joshua Slibard. Harry commença à avoir des soupçons…

« Oui ? Vous avez…besoin de…moi ? »

« Oui, Colin, peux-tu sentir Harry ? »

« Pardon ?…Euh, oui…oui. »

Il s'approcha timidement de la joue de Harry, qui se sentait limite mal à l'aise. Lorsqu'il releva la tête, Crivey bafouilla :

« Je…Tu sens très…très bon, Harry. Mais c'est extraordinaire. On dirait…que c'est…ton essence olfactive… »

Semblant troublé, Colin recula légèrement et percuta Draco, qui s'en venait derrière lui.

Le Serpentard lui adressa un regard glacial, et, semblant comprendre le message, le photographe en herbe s'éloigna à petits pas pressés, une rougeur importune habitant encore ses joues.

« Salut, les gars. Bonjour Hermione. Que se passe-t-il ? »

« Pourquoi tu ne vérifierais pas toi non plus ? On trouve que Harry exhale une senteur étrange, et qu'elle ne vient pas d'artifice quelconque, mais de sa puissance qui s'est violemment accrue dernièrement. »

Intrigué, Draco se mit derrière Harry, puis se pencha et nicha sa tête dans son cou. Ensuite, il se mit à humer.

« Hmmm….Magnifique. Cela me fait littéralement tourner la tête. Tu es vraiment étourdissant, Harry…»

Harry, croyant être victime d'une farce, tourna la tête jute à temps pour voir Joshua mettre un rectangle de papier glacé dans la poche de Draco, qui se tourna vers le Serdaigle en lui adressant un sourire reconnaissant.

Là, le Gryffondor piqua le fard de sa vie. Hier, dans la Salle de Bain, il savait que quelqu'un l'observait, il s'était même offert complaisamment à son inspection.

Il avait été un peu surpris par le son du déclencheur de l'appareil photo, mais son autre lui-même n'en avait cure, car lui, contrairement au Harry normal, n'était pas prude pour un sou.

Mais maintenant que Harry avait retrouvé son état normal, il était extrêmement gêné de s'être laissé photographier.

Surtout que c'était Draco qui avait la photo présent. Mais…Pourquoi Colin rougissait autant, et pourquoi Slibard venait de lui envoyer un clin d'œil…appréciateur ?

Nan ! Il devait halluciner, sûrement. Harry se savait moche, Draco le lui avait suffisamment répété pendant six ans, sans compter les Dursley. Allez Harry, arrête de prendre tes rêves pour des réalités !

Et il se remit à déprimer, sans pour autant se départir de ses joues purpurines. Il se leva de table, et se rendit aux sous-sols du château, où avaient lieu ses entraînements.

Là, il préféra ne pas attendre, et se mit à exécuter des sorts de magie de l'âme, car ils étaient les plus accaparants, et étaient donc les plus aptes à lui faire oublier sa gêne de tout à l'heure.

Pour vérifier l'impact de ses sorts, il avait bien évidemment invoqué des mannequins grandeurs natures, leur donnant magiquement un semblant de vie. Ce qui était un mélange de magie de l'être et magie de l'âme, mais aussi du domaine de la Magie Interdite aux non initiés, car c'était le principe du golem.

Pour la magie de l'âme, il suffisait juste de purifier la sienne, pour ainsi avoir accès aux possibilités qu'elle ouvre devant ceux qui s'intéressent à cette branche nébuleuse de la Magie.

Pour la magie de l'être, il faut s'assumer tel que l'on est, et se sentir en harmonie avec ce qui nous entoure et ce que nous somme. Sans cette condition sine qua non, il était impossible de se surpasser et d'atteindre les niveaux les plus hauts.

Par contre, pour la magie du cœur, cela nécessitait une stabilité affective qu'il n'avait pas vraiment atteint ni avec Cho Chang, ni Ginny, et qu'il ne rêvait même pas d'atteindre avec Draco Malfoy, qui n'envisageait pas la moindre relation autre qu'amicale ave lui.

Pourquoi repensait-il encore à cela ! C'était exaspérant à quel point ce genre de pensées pouvait l'obséder à tout moment ! C'en était également frustrant, stressant, énervant, et tout le reste. Bref, cela perturbait Harry, qui ne voulait pas être touché par quoi que ce soit se rapportant de près ou de loin à Draco Malfoy.

Et flûte, les golems venaient encore d'exploser. Toujours la même chose, dès qu'il pensait à Draco Malfoy, et se rendait compte du fait qu'il n'avait aucune chance avec lui, il pétait un plomb. Parlez-moi de self-control !

Harry fut interrompu dans ses élucubrations par quelque chose qui lui tomba sur la tête. C'était un petit paquet qu'il ouvrit. Lorsqu'il vit son contenu, il rougit encore.

Une photo de lui, plongé dans l'eau mousseuse jusqu'aux hanches, adressant un regard narquois à l'objectif. Un billet s'échappa également du paquet…

'Tu caches très bien ton jeu, Harry Potter…Au fait, tu sens délicieusement bon.'