Note d'auteur : Un très très grand merci à starck29 et debralovelove pour leurs reviews ! *hug*
Un petit chapitre qui vient clore la suite de flashbacks. :) Donc pour rappel, Vivian et Elliott étaient en fuite. Elliott a été tué par Greyback, Vivian a rejoint la Résistance et s'est fait capturer puis tuer. Et ils ont deux filles à Poudlard, qu'on rejoint enfin dans ce chapitre !
Si vous avez été observateur au chapitre précédent, vous pourrez aisément reconnaître l'identité de la soeur qui n'est pas cité. J'espère que ça vous plaira ! *hug*
Avril 1998
Layla se réveilla en sursaut, le corps couvert de sueur. A ses oreilles résonnaient encore les cris de sa mère, les images de ses tortionnaires gravées sur sa rétine. La respiration précipitée, encore frissonnante de peur, elle repoussa ses draps de ses mains malhabiles et se glissa hors de son lit.
Le dortoir était mortellement silencieux. Ses camarades dormaient d'un sommeil profond et sans rêve. Jade se retourna dans son lit lorsqu'elle passa à côté d'elle sur la pointe des pieds, et Mona poussa un soupir discret, mais aucune ne se réveilla.
Les bras serrés autour de ses côtes, Layla se pelotonna dans un des fauteuils en chintz qui peuplaient la salle commune des Poufsouffle. Son regard vide fixé sur l'âtre éteint, elle mâchonna sa lèvre inférieure avec angoisse.
Que faire ? Elle mourait d'envie de rejoindre sa sœur et de lui raconter son cauchemar. Mais comment traverser le château d'un bout à l'autre en pleine nuit avec les Carrow qui rodaient ? S'ils la prenaient en flagrant délit, nul doute qu'elle serait leur prochain cobaye. Sans compter qu'elle ne savait même pas s'il s'agissait d'un cauchemar ou d'un petit peu plus. Elle aurait tellement besoin d'en parler à quelqu'un ! Quelqu'un qui la comprenait pour avoir vécu la même chose. Sauf qu'encore une fois, ce n'était pas l'heure de sortir de ses quartiers.
Attendre le matin fut une véritable torture. Lorsque les premiers rayons de soleil pointèrent à l'horizon, la tension dans les épaules de Layla ne s'était pas relâchée. Elle sauta sur ses pieds et retourna dans son dortoir, aussi silencieuse qu'une ombre, pour se changer et attraper une cape doublée de fourrure. Enfin équipée contre le froid des couloirs en cette semaine pluvieuse, elle se glissa hors de la salle commune.
Il était à peine sept heures et il n'y avait pas un chat dans le château. Elle s'empressa de quitter les cachots, un lieu qui la mettait plus que mal à l'aise depuis que les Carrow avaient établi leurs quartiers non loin de là. Nerveuse et glacée de l'intérieur, elle remonta les corridors déserts d'un pas vif, sans cesser de regarder par-dessus son épaule. Pas un signe de vie. Elle grimpa les marches deux à deux jusqu'au septième étage sans même croiser Miss Teigne ou Peeves. Elle était essoufflée lorsqu'elle arriva au pied de l'escalier de la tour nord. Elle doutait que sa professeure soit réveillée, mais elle devait tenter le coup.
Elle dut patienter quelques instants le temps que l'échelle descende paresseusement jusqu'à ses pieds. Sans perdre son air angoissé, un mauvais pressentiment lui nouant l'estomac, elle grimpa jusqu'à la trappe en se mordillant les lèvres, pour toquer timidement contre le panneau de bois. Elle fut soulagée et étonnée de le voir pivoter pour la laisser entrer après quelques secondes, ce qu'elle fit sans attendre.
Contrairement aux heures de cours, la salle de Divination désertée n'empestait pas le parfum ou n'était pas d'une chaleur étouffante. En cet instant, aux premières lueurs de l'aube, tout n'était que calme et sérénité. Pas de feu ronflant dans la cheminée, ni de lourdes senteurs capiteuses. Juste des fauteuils et poufs dépareillés éparpillés autour des petites tables rondes.
Apaisée par l'atmosphère sereine de la salle, Layla s'assit sur un des sofas pour attendre sa professeure. Elle était souvent venue ici au cours de l'année passée, cherchant du réconfort auprès de la seule personne qui la comprenait dans cette école. Cependant, jamais elle n'avait osé se montrer à une heure aussi indécente. Elle espérait que Trelawney ne serait pas trop agacée d'avoir été tirée du lit aussi tôt.
Le soleil était complètement levé et avait déjà amorcé sa course dans le ciel lorsque l'enseignante fit son apparition. Layla s'était à moitié endormi sur son poing fermé et sursauta lorsqu'elle entendit claquer la porte de ses quartiers privés.
— Bonjour professeure, bredouilla-t-elle en se redressant.
Trelawney lui sourit avec bienveillance, ses yeux grossis par les verres de ses lunettes la considérant avec inquiétude.
— Que me vaut le plaisir d'une visite à une heure aussi matinale ?
— Ça a recommencé, professeure, chuchota Layla. Cette nuit.
La mine grave, Trelawney hocha le menton et lui fit signe de prendre place à la table où elle-même siégeait lors de ses cours.
— Je vais nous faire bouillir un peu de thé et vous me raconterez tout.
Layla obéit et la regarda s'agiter autour d'elle, sortir une théière, la remplir d'eau, la faire bouillir d'un coup de baguette, se saisir des feuilles de thé. Le tout dans un froufrou de châles qui lui était familier. Lorsque Trelawney s'assit enfin face à elle avec deux grandes tasses fumantes, elle n'osa pas la regarder immédiatement dans les yeux. Le regard fixé sur ses mains crispées, elle se mordilla la lèvre.
— Je suis désolée de vous avoir réveillée, s'excusa-t-elle, mal à l'aise.
— Il n'y a pas de mal, ma chérie, la rassura Trelawney d'un grand geste. Dites-moi plutôt ce que vous avez Vu cette nuit.
Dans la manière dont elle prononça le mot « Vu », avec emphase, Layla devina la majuscule. Elle lui lança un regard indécis, encore intimidée malgré tous ces mois passés en sa compagnie.
La première fois qu'elle avait eu cours avec le professeur Trelawney, Layla avait eu l'impression d'assister à une véritable révélation. Pendant que Jade et Mona lisaient leurs feuilles de thé en pouffant fort peu discrètement, Layla avait bu chaque parole prononcée avec une fascination croissante. C'était comme si son existence toute entière venait enfin de lui être expliquée.
Elle était prédisposée à cette science depuis toute jeune. Enfin, elle ne le savait pas, au début. Elle faisait juste des rêves parfois agréables, souvent terrifiants, qui la réveillaient en hurlant la nuit et qui s'amusaient à revenir par flash aux moments les plus inappropriés. Ses parents pensaient qu'elle avait uniquement des terreurs nocturnes. Ils l'avaient emmené voir une pédiatre, qui lui avait donné des potions du sommeil sans rêve adaptées aux enfants. Qui n'avaient eu bien sûr aucun effet. Les rêves avaient continué, de plus en plus violemment, jusqu'à son entrée à Poudlard.
Lorsqu'elle était en première année, Layla avait été terrifiée que ses camarades de dortoir la croit folle. Souvent, elle étouffait ses cris dans son oreiller du mieux qu'elle le pouvait. Heureusement pour elle, Jade et Mona avaient toujours eu le sommeil lourd.
Mais plus que ces images parfois effrayantes, c'était l'incompréhension qui la paralysait. Et le désespoir de se débarrasser un jour de ces rêves trop envahissants.
Jusqu'à son premier cours de Divination. Ça lui avait semblé comme une évidence sur le coup, qu'elle faisait partie de ces rares personnes possédant le troisième œil. Elle n'avait osé en parler à personne, ayant trop peur de déparer parmi tous ses camarades qui détestaient et critiquaient cette branche de la magie. Et il lui avait fallu des semaines pour enfin s'ouvrir au professeur Trelawney. Elle avait eu tellement peur que son enseignante ne la comprenne pas, qu'elle lui dise qu'elle avait faux sur toute la ligne.
Mais heureusement pour elle, Trelawney avait manifesté dès le début un grand intérêt pour sa jeune élève. Et pour la première fois de sa vie, quelqu'un l'avait prise au sérieux. Avait pu lui expliquer ce qu'elle vivait. C'avait été un véritable soulagement. Enfin, elle avait l'impression de ne pas être une pauvre folle.
Depuis qu'elle avait trouvé le courage de lui en parler, les rêves avaient diminués, en fréquence, en intensité, en puissance. Souvent, ils n'étaient que de vagues souvenirs à son réveil, qui s'effaçaient dès qu'elle repoussait ses draps.
Mais aujourd'hui, c'était différent. Pour la troisième fois cette année, les rêves avaient été accompagnés de nausées, et ils restaient incroyablement vivaces dans son esprit.
— J'ai vu ma mère, murmura Layla.
— Encore ? Et que faisait-elle ?
Sa professeure avait les sourcils froncés, par la curiosité et l'inquiétude. La première fois qu'un tel évènement s'était produit, Layla avait vu ses parents s'enfuir de chez elle. Quelques minutes avant que leur maison n'explose sous les sorts des Mangemorts. La seconde fois, elle avait vu son père se faire déchiqueter par ce monstre de Greyback, un Rafleur nommé Scabior manquant de saisir sa mère avant qu'elle ne transplane.
A chaque fois, Layla avait fini en pleurs dans les bras de sa sœur, qui l'avait réconfortée comme elle pouvait. Mais son aînée avait beau être à l'écoute, elle ne comprenait pas réellement ce qu'elle vivait. Layla savait qu'elle espérait distraitement que tout ce qu'elle lui disait était faux. Seule Trelawney lui fournissait une oreille attentive. Elle avait été d'un grand soutien lors de ces précédents événements, alors qu'elle n'avait personne vers qui se tourner.
— Elle hurlait.
Le chuchotement de Layla sembla perdurer dans le calme effrayant de la pièce. Trelawney reposa sa tasse d'une main tremblante et posa ses doigts chargés de bagues sur le poignet de son élève.
— Si vous ne voulez pas en parler…
— Ils la torturaient, la coupa Layla, la voix chargée de sanglots. Ils étaient quatre. Des Mangemorts. Ils la torturaient pour savoir où était parti l'homme qu'elle devait protéger, mais elle ne savait pas. Alors ils l'ont tuée.
Les larmes coulaient à présent sur ses joues. Parce qu'elle savait que ce n'était pas uniquement un mauvais rêve. C'était bien trop réel. Et elle était orpheline à présent. Elle aurait été seule au monde sans sa sœur.
— Je suis navrée ma chérie, lui souffla Trelawney d'un air désolé. Le don du troisième œil est un fardeau, j'en sais quelque chose. Mon arrière-arrière-grand-mère Cassandra était tout aussi clairvoyante que vous, et son don de prophétie n'était souvent que tourment. Vous arriverez à surmonter ça.
— Vous croyez ?
— J'en suis persuadée.
Layla renifla et essuya ses joues d'un revers de main. Elle se sentait vide de l'intérieur, mais la gentillesse de sa professeure l'apaisait d'une certaine manière.
— Y a-t-il quelque chose que je puisse faire ? demanda Trelawney.
La jeune Poufsouffle fut à deux doigts de répondre « Me rendre mes parents ». Mais elle savait à quel point c'était utopique.
— Vous êtes là, vous me comprenez et vous me soutenez, ça me suffit, laissa-t-elle échapper dans un soupir tremblant.
Le regard peiné de Trelawney lui alla droit au cœur, mais elle n'osa pas la serrer dans ses bras. Elle restait son enseignante, malgré les temps difficiles.
Lorsqu'elle quitta la tour nord deux heures plus tard, les yeux rouges et le cœur lourd, Layla laissa derrière elle sa tasse de thé intact et des remerciements sincères. Il était un peu plus de dix heures, et le château était toujours désert en ce samedi matin. Les élèves préféraient rester terrés au fond de leurs lits plutôt que d'affronter la pluie déprimante qui assombrissait le château.
— Layla ? s'étonna une voix familière. Qu'est-ce que tu fais à te promener seule dans les couloirs ?
Sa sœur venait d'apparaître au bout du corridor, emmitouflée dans sa cape d'hiver et son écharpe, son bonnet rouge et or enfoncé sur ses oreilles.
— Je suis allée voir Trelawney.
— Encore ? Pour quoi cette fois ?
Son aînée semblait réellement inquiète, et plus encore lorsqu'elle avisa les traces de larmes sur ses joues.
— Maman est morte.
Les mots n'avaient franchi ses lèvres tremblantes qu'à contrecœur. Estomaquée, sa sœur l'attira aussitôt contre elle, lui chuchotant des mots de réconfort à l'oreille. Et dans des sanglots, Layla lui raconta tout.
Son cauchemar si vivide. Les cris abominables de leur mère. Le sourire sadique de Macnair. L'ennui sur le visage de Selwyn. Les tics nerveux qui agitaient Lestrange. Le mouvement de poignet nonchalant de Bellatrix lorsqu'elle avait lancé le sort.
Plus elle parlait, plus sa sœur resserrait son étreinte, la colère et la frayeur se mélangeant sur son visage. Des larmes coulant sur ses joues.
Elles restèrent là un long moment, dans les bras l'une de l'autre.
Orphelines, malheureuses, vides, et en deuil.
Mai 1998
Layla tentait vainement de se faire un chemin parmi la foule d'élèves terrifiés. Ce n'était pas chose facile quand on était une petite fille menue de treize ans et que tous les autres ne pensaient qu'à sauver leurs peaux. Lorsqu'enfin la jeune Poufsouffle parvint au bout du couloir, les combats avaient déjà commencé dans le parc. A en croire les cris en tout cas.
Terrifiée, Layla descendit les escaliers au pas de course, bousculée de toute part, jusqu'à atteindre le hall, où les différents groupes de combattants se séparaient en se hurlant des ordres. Elle ne voyait sa sœur nulle part. La panique commença à monter en elle. Il fallait qu'elle la trouve. Qu'elle lui dise. Vite.
Elle cria son nom plusieurs fois, le cœur battant à tout rompre, mais sa voix se perdit parmi le vacarme provoqué par les autres. A travers les portes ouvertes du château, elle voyait déjà les éclairs des sortilèges des premiers combats.
Effrayée mais décidée, Layla traversa le hall et jeta un œil dans la Grande Salle désertée. Là encore, aucune trace de la familière crinière brune. Où était-elle bon sang ? Pourquoi n'avait-elle pas de Troisième Œil quand elle en avait besoin ?
— Layla ! Qu'est-ce que tu fais ici ?
La voix de sa sœur était furieuse, mais elle ne s'était jamais sentie aussi soulagée de toute sa vie.
— Il faut que je te parle !
— Ce n'est pas le moment, on parlera quand tout sera fini. Rejoins Jade et Mona, mets-toi à l'abri !
Elle lui lança un dernier regard d'avertissement avant de tourner les talons pour suivre son groupe, la main serrée sur sa baguette. Elle rejoignit ses amis, sourde aux appels de sa petite sœur. Layla s'élança à sa poursuite, continuant de s'époumoner.
— C'est important ! Ecoute-moi !
— Layla, tu ne…
A leur droite, un mur explosa soudain, noyant le hall de poussière. Des cris retentirent. Layla sentit la main de sa sœur s'ôter de son épaule et elle se retrouva seule. Toussant, crachotant, elle avança à l'aveuglette, obstinée, déterminée à retrouver le dernier être sur cette planète qu'elle aimait plus qu'elle-même.
Il fallait qu'elle lui dise ce qu'elle avait vu. Si seulement elle n'avait pas tenu à en parler à Trelawney avant, peut-être qu'elle aurait eu le temps de rejoindre sa sœur avant que la bataille n'éclate. Mais comme d'habitude, elle avait eu besoin d'un soutien, d'une confirmation. De mots rassurants. Maintenant plus que jamais.
Parce que son rêve avait été différent des autres. Elle qui ne voyait ordinairement que le passé ou le futur proches, elle s'était réveillée frissonnante d'une puissante vision prenant place des années dans le futur. D'une jeune femme belle mais terrible, manipulatrice, mauvaise, noire, semant les corps derrière elle par vengeance, la vie pourrie par le mal qui la rongeait de l'intérieur. Et dont la rancœur la menait à sa perte. Une jeune femme qui ressemblait beaucoup trop à sa grande sœur pour qu'elle l'ignore.
Elle devait la prévenir. Lui dire ce qu'elle avait vu. Que quoiqu'il arrive, elle ne pouvait pas se métamorphoser en une personne aussi ignoble. Peu importe la satisfaction que pouvait lui apporter la mort des meurtriers de leurs parents.
Soudain, Layla se figea, prise d'un mauvais pressentiment. La poussière retombait peu à peu autour d'elle, bientôt elle allait pouvoir localiser sa sœur et tout lui dire. Bientôt…
Jusqu'à ce qu'elle entende un grondement sourd monter sur sa droite. Trop proche, bien trop proche. Une forme sombre sauta sur elle, et elle hurla, de toute la force de ses poumons.
Sa tête heurta le sol pierreux, l'étourdissant, et elle sentit un liquide chaud couler le long de son cou. Du sang. L'haleine fétide du loup-garou lui donnait la nausée. Elle sentait ses griffes jaunes s'enfoncer dans ses épaules, à travers ses vêtements, lui arrachant des cris de douleur. Elle se mit à pleurer, à supplier, à se débattre. Elle était trop jeune pour mourir.
Mais Greyback se contenta d'un long rire rauque.
— Une dernière prière, petite fille ?
Layla se figea soudain. Elle était paralysée par la peur. Elle ne voulait pas mourir. Mais elle savait qu'il n'y avait pas d'autre fin pour elle. Elle le lisait dans les iris grisâtres du monstre qui la clouait au sol. Personne ne viendrait la sauver. Les autres étaient trop occupés à défendre leurs propres vies.
Elle ne pourrait pas dire à sa sœur tout ce qu'elle savait. Elle ne pourrait pas la prévenir. Elle la laissait seule au monde, sans personne pour la soutenir.
Mais elle ne partirait pas sans un dernier mot.
— Ma famille sera ta fin. A toi et à tous ceux qui nous ont fait souffrir. Vous paierez pour vos actes.
Sa voix mortellement sérieuse sembla déstabiliser le loup-garou. Juste assez pour le rendre inattentif quelques instants. Un sort vint le cueillir, décollant son poids mort des épaules de la jeune fille.
Layla se redressa aussitôt, prête à remercier son sauveur, mais celui-ci était déjà aux prises avec le sauvage loup-garou, furieux qu'on lui ait arraché sa proie.
La jeune fille se releva tant bien que mal, étourdie par sa plaie à la tête, et se traîna dans le renfoncement anciennement occupée par une armure. Au loin, elle entendit qu'on criait son prénom.
Elle releva la tête et croisa le regard de sa sœur. Elle devait juste survivre à cette bataille. Survivre pour la sauver d'elle-même. Cette prédiction morbide n'avait été qu'un accès de rage, de la poudre aux yeux, une bravade qui l'avait fait se sentir mieux une demi-seconde. Mais elle ne pouvait pas véritablement laisser sa sœur les venger. Ça n'en valait pas la peine.
Elle ne vit pas le sortilège vert la cueillir de plein fouet. Ni l'agonie sur le visage de son aînée lorsqu'elle vit sa vie quitter ses yeux. Ou Bellatrix qui se dirigeait en chantonnant presque vers sa prochaine victime.
Layla devint un corps parmi tant d'autres. Une petite fille de treize ans qui n'était pas censée se trouver là. Et qui en payait le prix de sa vie, pour une guerre qu'elle n'avait pas demandée.
Emportant ses secrets dans la tombe.
Note de fin : Et voilà c'est déjà fini ! J'espère que ça vous a plu, je suis curieuse de savoir ce que vous en avez pensé ou de lire vos hypothèses ! :)
Petite information, j'ai à ce jour (presque) fini d'écrire cette fiction ! Je suis en pleine écriture du chapitre 33, qui ne sera donc pas un épilogue, mais un chapitre à part entière qui se déroulera dix mois plus tard, tout simplement parce que je ne sais pas faire court. XD Mais il n'est pas encore trop tard : si vous avez des envies particulières en terme de personnages, situations, relations, sur lesquels vous voulez lire, n'hésitez pas à me le dire !
De gros bisous tout le monde, n'oubliez pas qu'une review fait toujours méga plaisir, et je vous dis à la semaine prochaine ! *hug*
