... Heu... POISSON D'AVRIL ! Omg... J'aurais jamais cru qu'autant de personnes tombe dans le panneau ! Bon ben... Voilà, c'était pour rire ^^' Désolé, je ne le referais plus... Peut-être :P


Krankar Vollund : Eh ben non ! Ce n'est pas fini ! Yatta !

Clerza : Et voilà, le premier avril est passé et la suite revient ! Contente que cette fic te plaise et j'espère que ce sera toujours le cas pour les cinquante prochains chapitres !

Regina lily Swan : J'aime faire souffrir mes lecteurs :3 Et vive le Seamus x Dean même s'ils sont encore loin de se tomber dans les bras l'un de l'autre.

gouigouimoreau : Et le jour de la reprise est venu ! Honnêtement, j'ai déjà une idée de comment va finir cette fic est ce n'est pas encore pour maintenant :3

xtorm007 : OUIIIIII, c'est un poisson d'avril :3 tu as le droit de me détester !

Guest : Bonjour personne anonyme ! Contente que le Seamus x Dean te provoque un arrêt cérébral !

Kahouete : J'ai pas le droit ? Je prends le gauche ! Plus sérieusement, je suis contente que la fic te plaise :3 Bonne lecture pour la suite.

Soadesmaangas : Quand j'ai reçu ta première Review j'ai rigolé et attendu celle d'après avec impatience :3 Et ça m'a fait super plaisir de savoir que tu trouvais le personnage d'Alia intéressant !

Le Cerf-Pentard : Et oui, je suis folle ! Comme Alia ^^ Et ton idée de donner des pouvoirs à Alia... Ma fois... Elle en aurait bien eu besoin pendant ce chapitre... Je n'en dis pas plus :3

Misterluna : Ah la la, c'est pas drôle de dire aux gens que c'était une blague ! Où est le plaisir ? XD Et sinon... UNE AUTRE FAN DU GOURMET ?! ENCORE ! Mais merde, ce type est répugnant XD Si tu veux en discuter avec quelqu'un qui l'apprécie, je te conseille Daemonloveschocolate !


Une PotterHeart à Poudlard

Chap 28 : Entraînement 2.0

I might only have one match

But I can make an explosion

Neuville tomba du simulateur et fût éliminé. Seuls restaient une élève de Poufsouffle et Luna, parfaitement à l'aise.

This is my fight song

Take back my life song

Prove I'm alright song

Alia arrêta le simulateur et fît descendre les filles lorsque la porte de la salle sur demande s'ouvrit sur le reste de l'A.D.

-Qu'est-ce que vous faites ? Demanda Seamus en voyant l'étrange machine.

-Des exercices d'équilibre. Répondit la surveillante avec un sourire.

-Alia nous a fait remarqué qu'il serait intéressant d'apprendre à esquiver les sorts. Commenta Harry avec un grand sourire. Et c'est vrai que l'on en a bien besoin.

And I don't really care if nobody else believes

Cause I've still got a lot of fight left in me

Alia s'approcha de son téléphone, abandonné sur une table, et arrêta la musique.

-J'ai eu une petite discussion avec la salle...

-Tu parle à une salle ? Demandèrent les jumeaux avec un regard amusé.

-Bien sur ! La salle sur demande est vivante et a sa volonté propre ! On discutent souvent ensemble. Elle fait apparaitre un tableau et y inscrit ses pensées.

Comme pour prouver les dires de la surveillante, un tableau noir apparu au côté de la brune. Sur la surface d'ardoise, apparu des petits symboles sans queue ni tête.

-égale une parenthèse ? Demanda Cho. C'est une équation ?

-Mmm... non. Ça veut dire qu'elle est contente ! Rigola doucement la brune avant que le tableau ne disparaisse. Bref ! Comme je disais, la salle a accepté de nous fournir de quoi faire travailler notre équilibre !

-Et a quoi ça va nous servir ? Demanda Smith Zacharias d'une voix dédaigneuse.

-A éviter de te prendre un sort de mort entre les deux yeux.

Le Poufsouffle voulu répliquer mais Harry décida d'intervenir avant que la situation ne dégénère.

-Bien. Nous allons faire deux groupes. Le premier, avec moi, travaillera sur les sortilèges de protection, et les autres s'entraîneront avec Miss Aka. On tourne dans une demi-heure.

Personne ne chercha à discuter et les élèves formèrent deux groupes égaux. Alia se surprit a penser que le petit Potter était un bon leader.

Elle demanda aux élèves de monter sur la machine puis l'activa. C'était en fait un simple sol en mousse (anti-chute douloureuse) un peu surélevé. Suivant un mouvement rotatif, on aurait dit une attraction de rodéo comme dans les fêtes foraine !

Dès le premier sursaut, les élèves tanguèrent et faillirent tomber. Alia les observa, filmant avec son téléphone lorsque Fred tomba sur Lee en s'accrochant désespérément au pantalon du métisse pour ne pas être expulsé du sol infernal.

Puis, elle arrêta la machine et monta avec eux. Là, elle commença à mettre le point sur ce qui n'allait pas. La position des pieds, la rigidité des membres. Plus elle parlait et plus elle se rappelait de ses premières années de parcours avec Alexandra. Son prof, Anthony, leur avait appris la signification du mot "souffrance" et "muscle douloureux". Et elle l'en remerciait aujourd'hui. Désormais, c'était à elle de faire souffrir ces élèves qui ne connaissaient pas le sens du mot "sport".

Le "cours" se passa bien jusqu'au changement. Quand Zacharias Smith se planta devant la machine, les bras croisés et le regard dédaigneux, Alia su qu'elle allait s'énerver...

-C'est complètement débile ! Dit-il avec toute la flegme du monde. Comme si on ne savait déjà pas rester debout !

Pense à quelque chose de positif ! Ce n'est pas la peine de t'énerver ! Pense à une pastèque ! À JeffMelon !

La surveillante fit son plus beau sourire à l'adolescent.

-Tu sais, si tu as peur de te ridiculiser, tu peux attendre sur le côté. Comme ça, quand un mangemort t'attaquera tu pourras t'asseoir devant lui et attendre qu'il ne te tue.

Un JeffMelon. Deux JeffMelon. Trois JeffMelon...

-Je ne suis pas un abruti ! Il faut vraiment être attarder pour penser que ses techniques de moldus marcheront dans un combat sorcier !

... C'est vraiment un Poufsouffle ce mec ? On croirait entendre Drago quand il est de mauvais poil !

Onze JeffMelon... Douze JeffMelon...

-C'est ridicule, fini le blond.

-...

Remarquant que la surveillante n'avait rien a répondre à son raisonnement parfait, Smith commença à la défier du regard. Grave, GRAVE erreur.

STOP ! PENSE AUX JEFFMELON !

Les JeffMelon sont morts...

-Attaque moi.

Smith regarda la surveillante comme si elle avait deux têtes. Entre temps, le reste des élèves avaient trouvés un intérêt très prononcé pour leur dispute.

Le blond haussa un sourcil puis sourit comme si c'était la meilleure blague de l'année. C'est avec son sourire suffisant qu'il glissa la main vers la poche de sa veste pour récupérer sa baguette.

Alia agit immédiatement. Pas très désireuse de se prendre un sortilège dans la face, elle s'approcha de Zacharias et l'attrapa par le col de sa veste. Son geste surprit le garçon qui ne put qu'écarquiller les yeux. Pendant ce temps, Alia tira sur sa veste et passa ses jambes derrière celle du grand blond pour lui faire un croche pieds.

Zacharias tomba comme une merde. Le cul sur le sol et la baguette roulant loin, il se retrouva en position d'infériorité.

-Eh bien Smith ? Qu'est-ce que tu attends ? Tu pensais peut-être que j'allais tranquillement attendre que tu m'attaques ? Maintenant, si tu as fini de faire le pitre. Va rejoindre les autres ou assieds-toi dans un coin et que je ne t'entende plus.

Le cours reprit a partir de là. Zacharias resta un moment sur le sol avant de se lever et d'aller prendre sa place dans la machine, une expression concentré sur le visage. Le reste des élèves firent comme s'ils n'avaient rien vu mais plusieurs se demandèrent à quoi pourraient bien ressembler les cours de défense contre les force du mal si c'était Miss Aka leur professeur...


Alia retient son souffle, comme toutes les personnes présentes dans les gradins. Elle n'avait d'yeux plus que pour Harry et Drago qui filaient, tête baissée et corps à corps, vers le sol du stade. Ils allaient tellement vite, c'étaient à peine si on pouvaient les suivre du regard ! Ils n'étaient plus qu'a quelques mètres du sol, Alia serra ses jumelles dans ses mains, elle vit celles du survivant se refermer sur le vif d'or et les ongles de Drago griffer le vide avec l'énergie du désespoir. Elle vit le survivant remonter en flèche tandis que le gradin des Gryffondor explosait sous les cris des supporters. Elle voulut crier avec eux, s'adonner à la joie du moment. Mais elle vit aussi le cognard, frappé par Goyle, qui atteignit Harry aux côtés et l'envoya au sol ! Une chance que le survivant n'était qu'a un mètre du sol à cet instant sinon la surveillante n'aurait pas donner cher de sa peau.

La foule se leva et elle en profita pour déferler sur le stade avec les élèves. Essayant de se frayer un chemin, elle aperçu du coin de l'œil Madame Bibine qui réprimandait Goyle pour avoir attaqué après le coup de sifflet final.

-Ou peut-être, que tu te souviens de l'odeur que dégageait la maison de ta mère, Potter. Et que la porcherie des Weasley te la rappelle.

Alia arriva juste après la tirade de Malfoy. Au moment précis où Harry, qui empêchait déjà George de se jeter sur le blond, lâcha le jumeaux Weasley. Un instant plus tard, alors que la surveillante leur hurlait de se calmer, ils étaient déjà sur le blond a le rouer de coup sur le sol !

-HARRY ! GEORGE ! ÇA SUFFIT !

Elle s'approcha du plus petit et le tira par le col en plaçant son corps derrière lui pour le faire basculer.

Putain... pourquoi je leur ai appris a se défendre moi déjà ?!

La seconde d'après, Seamus et quelques élèves Gryffondor avaient récupéré les deux sauvages tandis qu'Angelina, Alicia et Katie galéraient déjà à maintenir Fred.

Mais le mal était fait. Madame Bibine arriva en hurlant sur leur comportement indigne du Quidditch et envoya Harry et George chez Minerva. Alia, elle, s'occupa de mener Malfoy à l'infirmerie sous les regards haineux de plusieurs élèves de Serpentard.

Va falloir bosser sur la rapidité... ça ne sert à rien de connaître les futurs événements si on n'intervient pas assez vite pour les éviter...


Drago lança un coup d'œil à Madame Pomfresh qui discutait avec Alia. Puis il tourna la tête dans la direction de Crabbe, Goyle, Pansy, Theodore et Blaise. Que de monde à son chevet... étrangement, tous cet attroupement lui donnait mal à la tête. Depuis quand ne supportait-il plus ses amis ?

Blaise sembla comprendre l'inconfort du blond. De tous le groupe, c'était celui qui se servait le plus de son cerveau. En quelques phrases, il se moqua de Weasley et Potter puis parla de leur prochain devoir de potion. Il proposa à Pansy et Theodore de le suivre jusqu'à la bibliothèque pour s'en occuper vite fait bien fait. Crabbe et Goyle les suivirent, pas que la perspective d'étudier les intéressent, mais ils ne savaient faire que ça de toute façon : suivre.

Drago tira les rideaux de son lit pour se couper du reste de la salle et attendit en silence. Fermant ses yeux dont l'un commençait à se teindre d'une jolie couleur violette.

Il les rouvrit en entendant le bruit des rideaux qu'on ouvre et referme juste après. Alia le regarda d'un air désolé avant de tirer une chaise pour s'installer à côté.

-Madame Pomfresh dit que tu n'as rien de grave. Tu pourras sortir demain matin. En attendant, repose toi.

Elle s'attendait à ce que le blond lui tape la discute comme s son habitude mais il n'en fit rien. Ne cherchant même pas à croiser son regard.

-Tu as de la chance que les autres ai été là. Continua-elle. Non mais quelle idée de les provoquer de la sorte ? Il y a une limite entre être mauvais perdant et complètement suicidaire ! Tu cherche les coups ou quoi ?

Toujours pas de réponses. Le blond regardait maintenant le rideau comme s'il était la chose la plus intéressante du monde.

-Drago ? Tu m'écoutes ?

-Je ne veux pas rentrer chez moi...

Le blond avait dit ça d'une voix blanche qu'Alia ne lui connaissait pas.

-Quoi ? Et c'est pour ça que tu les as provoqué ? Je ne comprends pas ta logique ? Et pourquoi tu ne veux plus rentrer chez toi ? Les vacances sont dans quelques jours...

-Tu sais très bien pourquoi.

Ah ! Voilà qu'il me regarde maintenant... et j'aime pas trop ce que je vois dans ses yeux.

Un frisson parcourut l'échine de la surveillante au souvenir des lettres qu'ils s'étaient échangé pendant l'été... les blessures et les marques sur le corps du blond...

-Tu le sais n'est-ce pas ? Tu sais ce qui m'attends chez moi. Tu sais qui m'attends...

-Drago...

-Ne mens pas. Tu es voyante, tout le monde le sait maintenant. Alors dit moi. Qu'est-ce que tu sais sur moi ? Pourquoi je ne veux pas rentrer chez moi à ton avis ?

La surveillante le regarda dans les yeux, notant la lueur de peur qui s'y cachait. Elle n'aimait pas ce regard. Pas dans les yeux d'un adolescent aussi jeune.

-... Voldemort.

Drago eu un frisson. Il regarda la surveillante avec maintenant de la terreur dans les yeux. Fini le petit Malfoy qui savait cacher ses sentiments sous un masque de dédain.

-Tu le sais...

-Je le sais.

Sa main passa sur son visage, frôlant les bleus sans qu'il ne fasse attention à la douleur.

-Tu n'es pas sensée savoir...

-Je suis au courant de beaucoup de chose que je ne...

-Ce n'est pas drôle !

Il avait haussé le ton d'un coup et Alia fut contente de savoir que le rideau était soumis au sortilège de silence, sans quoi ils auraient déjà vu débarquer Madame Pomfresh.

-Tu penses que c'est bien ? Que c'est un jeu ?!

-Drago, calme toi...

-Comment veux tu que je me calme ! Tu es au courant ! Est-ce que tu sais seulement ce que tu risques ?!

-Je n'ai pas choisi de savoir...

-Tu es Cracmol... une Cracmol au courant des secrets du seigneur des ténèbres... tu ne t'es jamais dit que s'il l'apprenait, il te tuerait ?!

Alia regarda l'adolescent en face d'elle. Comment un enfant comme lui pouvait être brisé à ce point... il était si jeune...

-Imagine ce qu'il se passera si jamais il apprend qui tu es ?! Il doit déjà le savoir... tout le monde le sait avec cette connasse d'Ombrage qui s'acharne sur toi...

Alia aurait voulu rire d'entendre le petit Malfoy insulter le crapaud mais se retient... l'heure n'était pas aux rires.

-Qu'est-ce que je ferais s'il me demande de confirmer ? S'il me pose des questions sur toi ? S'il veux te tuer...

La blond se parlait maintenant à lui même, complètement dépassé par la situation. Alia aurait voulu lui dire que tout allait bien de passer, qu'il n'avait pas à s'inquiéter mais ce serait un mensonge.

Tout était de sa faute. Elle avait voulu faire parti de ce monde. S'insinuer dans la vie de ses adolescents. Et maintenant c'était eux qui en payaient le prix. Tous aurait été plus facile si elle s'était contenté de rester dans l'ombre et de les sauver sans s'attacher à personne... mais le mal était fait maintenant. A elle d'assumer ses erreurs.

Elle se pencha en avant et entoura le blond de ses bras. Faisant attention a ne pas appuyer sur ses blessures. Elle lui caressa tendrement la tête.

-Tu sais, je n'ai jamais eu de petit frère. Commença elle. Mais si ça avait été le cas, j'aurais aimé qu'il te ressemble.

Elle fit une pose, Drago ne semblait pas vouloir la repousser.

-Si jamais il te demande quoi que ce soit, répond lui. Tant pis s'il veut me tuer, après tout je me serais retrouvé sur sa liste noire à un moment ou un autre. Mais quoi qu'il arrive Drago, je refuse que tu mentes ou cherches à me protéger. Ce serait trop dangereux. Il pourrait s'en prendre à toi.

Elle poussa un profond soupir puis s'autorisa un léger sourire.

-Je t'interdit de te mettre en danger. Tu n'es encore qu'un enfant et moi je suis adulte. Voldemort ne me fait pas peur...

Elle baissa la voix de tel façon que même le blond ne réussisse pas à en capter les mots.

-...et mourir ne serait pas un problème si je peux sauver au moins une personne de plus...


Drago ne revient plus dans la chambre de la surveillante pour geeker sur son ordi. Il ne lui adressa plus non plus la parole durant les quelques jours qui les séparaient des vacances de Noël.

Alia n'en dit rien, elle savait que le blond essayait de prendre ses distances avec elle. Elle le laissa faire même si elle n'aimait pas ça. Après tous, s'il pensait que son travail auprès de Voldemort serait plus simple, elle ne pouvait pas risquer de le mettre en danger en affichant ouvertement son affection pour lui.

Les quelques jours qui suivirent, la jeune femme se concentra donc sur les réunion de l'A.D. le retour d'Hagrid et le silence plus qu'étrange de Dumbledore. A croire que le directeur l'évitait.

Ça va ! C'est pas comme si je lui avais prédit sa futur mort quoi !

Du côté des Gryffondor, Harry, Fred et George avaient été interdit de Quidditch à vie. Avec Ron qui voulait quitter l'équipe car se pensant inutil, les Rouge et Or se retrouvaient avec une équipe de trois sur sept joueurs... pas génial pour gagner la coupe.

Mais ils n'étaient pas les seuls à avoir le blues. Seamus et Dean ne se parlaient plus. Ron faisait la gueule à Hermione depuis qu'il avait appris qu'elle était toujours en contact avec Krum, et Neuville se sentait coupable de ne pas avoir su défendre convenablement Hagrid lors de l'inspection d'Ombrage.

Si on rajoutait à ça la dernière réunion de l'A.D. Avant Noël et le baiser "mouillé" qu'Harry avait du avoir avec Cho. On arrivait très vite à un moment fatidique de l'histoire. Alia n'était pas aller dormir, elle attendait dans le couloir, près du bureau de Dumbledore.

Elle les vit alors arriver. McGonagall et Harry, suivi de Ron.

La directrice de Gryffondor lui lança un regard avant de se tourner vers la statue et prononcer le mot de passe.

-Fizwizbiz.

La gargouille s'anima et ils montèrent les escaliers, mais Alia ne les suivit pas. Elle n'avait pas sa place dans ce moment de l'histoire. Tous ce qu'elle voulait, s'était s'assurer que les choses se dérouleraient comme prévu.

Harry venait de rêver qu'il était le serpent de Voldemort et qu'il avait attaqué Arthur Weasley. Dumbledore allait envoyer quelqu'un chercher le père Weasley et ce dernier ne serait pas en danger de mort. En réalité, Alia aurait aussi bien pu rester dans sa chambre et attendre que l'Ordre du Phénix la contacte le lendemain pour lui apprendre la nouvelle. Mais elle était quand même venu. Par acquis de confiance. Pour être totalement sur que quelqu'un préviendrait le directeur que le père Weasley était en danger. Si, pour une raison ou une autre, Harry n'avait pas pu prévenir Dumbledore, alors elle y serait aller elle même.

Mais les choses s'étaient déroulés comme prévu et ils n'avaient plus besoin d'elle. Du moins, pour l'instant.


-C'est notre père ! S'écria Fred.

-Et comment allez-vous expliquer que vous êtes au courant de l'attaque dont il a été victime alors que l'hôpital n'a même pas encore prévenu sa femme ?

-Quelle importance ? Cria George.

Crack.

Alia et Wæmy apparurent dans un coin de la salle. Les yeux des enfants Weasley, de Sirius et d'Harry se posèrent sur la surveillante.

-Miss Alia... commença Ginny.

Mais elle n'eu pas le temps de continuer sa phrase que déjà les jumeaux étaient sur la brune.

-Comment il va ?! Tu le sais non ? Tu es voyante tu dois le savoir ? Demandèrent-ils d'une même voix. Est-ce qu'il... il...

Alia les regarda dans les yeux. Elle y lu de la peur. La peur de perdre un être cher. De se retrouver Orphelins de père.

-Il va s'en sortir.

Elle éleva la voix et regarda chacune des personnes présentes dans les yeux.

-Arthur va s'en sortir. Je l'ai vu ici avec nous pour Noël. Sa vie n'est pas en danger.

Elle senti les mains des jumeaux se détendre et ils lâchèrent prise sur ses bras. Leur offrant un sourire aussi rassurant que possible, elle les laissa se tourner vers Ginny pour la rassurer comme les grands frères qu'ils étaient.

Dans un coin de sa tête, là où son subconscient lui disait parfois qu'elle n'avait pas sa place dans ce monde, une nouvelle voix s'éleva.

Si tu peux leur offrir ne serait-ce que le quart d'espoir que tu leur offres maintenant, alors tu as ta place dans ce monde...

Comme elle aurait aimé qu'une vrai personne lui dise ceci plutôt que son esprit malade.


Moly arriva à la demeure des Black vers les dix heures du matin. Les traits tirés et le regard fatigué mais avec la confirmation qu'Arthur s'en sortirait.

-Petit déjeuner ! S'écria Sirius d'une voix forte et joyeuse. Où est ce maudit elfe de maison ? Kreattur ? KREATTUR ?!

Mais Kreattur ne répondit pas à l'appel, seule Wæmy releva la tête sans osé proposer son aide.

-Bon, tant pis, marmonna Sirius sans voir le regard presque suppliant de la petite elfe trop timide pour proposer son aide à une autre personne que sa Maîtresse.

Le dernier des Black se dirigea vers la cuisine, suivi d'Harry qui voulait l'aider et qui jeta un petit regard en coin à la petite elfe.

-Tu veux aider aussi Wæmy ? Demanda son parrain en remarquant la petite elfe. On va faire des Œufs au bacon j'imagine... avec du thé et des toast pour... il compta vite fait les personnes présentes. Sept personnes ! Tiens...

Il refit son compte avant de demander aux enfants présents dans la salle.

-Où est passé Alia ? Elle n'était pas là tout à l'heure ?

Wæmy sursauta en se rendant compte de l'évidence. En effet, sa maîtresse qu'elle était sensé servir et protéger n'était plus dans la pièce.


Alia ne comprit d'abord pas. Elle était remonté dans sa chambre pour récupérer son téléphone dans son sac puis avait entendu quelqu'un jurer contre les sangs de bourbes et les traitres à leur sang. N'y faisant pas attention sachant quel genre de gentil personne était Kreattur l'elfe des Black, elle récupéra juste ses affaires et entreprit de retourner dans le salon.

Seul petit problème : la porte était fermée !

-Qu...

Elle essaya de pousser plus fort, de tirer (sait-on jamais) elle tourna la poignée dans tous les sens mais rien n'y fit. La porte était fermée magiquement !

-Eh ?! Y a quelqu'un ? Ouvrez-moi !

Crack.

Un bruit se fit entendre dans son dos et la brune se retourna d'un geste. Il y avait quelqu'un dans cette chambre. Quelqu'un d'autre que elle.

Elle vit une ombre se détacher du mur du fond. Une ombre grande, et fine.

Se collant à la porte tout en continuant d'essayer de l'ouvrir, elle gardait les yeux rivé sur la silhouette.

-Qui êtes-vous ? C'est Voldemort qui vous envoit ?

Elle voulu donner des coups dans cette fichue porte fermé. L'ombre releva la tête et commença à s'approcher lentement.

-Qui je suis ? C'est plutôt à moi de poser cette question.

Alia stoppa tous ses gestes. Son sang se glaça dans ses veines et elle entendait son cœur battre si fort qu'il allait exploser.

Cette voix, elle la connaissait, c'était celle de...

-Maman ?...

La forme se détacha de l'ombre et Alia pu observer cette grande femme brune, à la mince silhouette et au regard normalement si tendre, rehaussé par ces tâches de naissance brune dont sa fille n'avait pas hérité.

-Qui ? Vous faites erreur mademoiselle.

Alia écarquilla ses yeux. Les mêmes que ceux de sa mère. Ceux de sa mère, qui ne présentait aucune touche de tendresse. Seul un dégoût froid transparaissait dans ses pupilles chocolat.

-Maman ?...

-Je n'ai jamais eu de fille. Vous faites erreur.

-Maman ?...

-Je n'ai aucune idée de qui vous êtes ! Crachat-elle avec dégout.

Alia voulu faire un pas vers sa mère mais cette dernière s'écarta comme si la surveillante était le pire monstre qu'on lui ai donnée de voir.

-Ne me touchez pas ! Vous n'êtes pas ma fille ! Vous n'existez pas ! Vous n'avez jamais existez. Pas dans ce monde ! N'est-ce pas chéri ?

La femme se retourna vers l'ombre d'où sorti un homme chauve avec un léger ventre à bière. Le genre d'homme toujours souriant qui faisait des après-midi barbecue avec ses amis. Le genre à laisser s'asseoir sa fille adorée sur ses genoux tout en lui racontant des anecdotes marrantes sur ses oncles et tantes.

-Je n'ai jamais vu cette fille de ma vie ! Notre enfant qu'elle dit ? Laissez-moi rire ! Jamais je n'aurais mis au monde un laideron pareil !

-Papa...

-Qui est-ce ? Demanda une vieille dame au regard inhabituellement dur.

-Elle prétend être votre petite fille ! Rigola la femme brune.

-Quel idée ! Cette fille n'est personne enfin !

-Arrêtez...

Alia senti les larmes lui monter aux yeux.

-C'est vrai ça ! Elle n'est personne ! Elle n'existe pas ! D'ailleurs, je ne vois même pas pourquoi on s'attarde sur elle !

-Son existence elle même est une erreur !

-Elle n'a rien à faire ici ! Elle pourrait tout aussi bien être morte que ce serait la même chose à nos yeux !

-Arrêtez...

Alia se laissa tomber sur le sol et plaqua ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre ses voix. Ses voix qu'elle aime tant. Ses voix qu'elle n'avait plus entendu depuis presque deux ans. Elle ne voulait pas les entendre. Pas comme ça. Pas pour dire des mots aussi horrible ! Cette femme était sa mère ! Comment pouvait-elle ne pas la reconnaitre ?! Comment ? Pourquoi ?!

-Maman ! Sanglota-elle. Papa !

-Regardez-la ! Si pitoyable ! C'est elle qui voulait sauver ce monde ? Elle n'a même pas été foutu de sauver Diggory ! Qu'est-ce qu'elle espère ? Elle ne sert à rien. Elle n'est rien. Elle serait tout aussi bien morte !

-ALOHOMORA !

La porte dans le dos d'Alia vola en éclats et plusieurs personnes firent irruption dans la pièce.

-Riddikulus !

Alia entendit la voix de Sirius prononcer le sortilège contre les épouvantards et le silence se fit dans la pièce. Pourtant, les oreilles de la surveillante sifflaient toujours des mots prononcés par les membres de sa famille.

-Miss Aka ? Alia ? Ça va ?

Fred lança un regard à George qui tenait la jeune femme par les épaules. Elle tremblait de tous ses membres et ses yeux ne s'arrêtaient pas de pleurer.

Wæmy s'approcha d'elle avec un mouchoir en tissus et s'empressa de sécher l'afflue de larmes.

-Maîtresse ? Maîtresse c'est fini. Wæmy est là Maîtresse. Wæmy est avec vous. L'épouvantard est parti, La Maîtresse est en sécurité.

-Bon sang ! Mais d'où il sortait celui là ! S'écria Ron. Je pensais que celui qui s'en était pris à maman était le dernier ! On avait fouillé toute la maison !

-Ce n'est pas le plus important. Grommela Sirius en observant la porte qu'il avait défoncé. Quelqu'un avait enfermé Alia dans cette salle. La porte était condamné magiquement.

-Quoi ? Mais qui ? Demanda Harry.

Il y eu un silence durant lequel seuls les sanglots étouffer d'Alia venait briser leurs pensées.

-La sale Cracmol est toujours là ? Demanda une voix traînante. Quel dommage.

Tous se tournèrent vers la porte où se trouvait Kreattur, l'air dégoûté de celui qui avait raté son coup sur le visage.

-Toi... commença Sirius avec colère.

Mais il n'eu pas le temps de prononcer un mot de plus. Comme une fusée de dentelles bleuté, Wæmy se jeta sur le vieil elfe et lui assena un coup avec son petit point fermé. Elle y mit toute la force dont elle avait été capable et cela, additionné à la surprise de voir réagir cette créature si douce et faible, suffit à envoyer Kreattur au tapis.

-NE TOUCHE PLUS JAMAIS LA MAÎTRESSE DE WÆMY !

Sa voix, aiguë et disproportionnée s'éleva dans le couloir où elle réveilla les tableaux des parents Black qui commencèrent à crier.

Sans lâcher Kreattur des yeux, la petite elfe claqua des doigts et les tableaux se retournèrent pour se retrouver face au mur. Ce qui suffit à étouffer les insultes de la mère Black.

C'est avec cette rage que personne ne lui connaissait, que la petite elfe s'en retourna réconforter sa Maîtresse sans même faire attention aux regards plus que choquée des sorciers présents.


Pour ceux que ça intéresse, je serais présente demain, Dimanche 9 Avril, à la journée Harry Potter à Marseille organisez au Vieux-Port. Si vous voulez qu'on s'y retrouve, venez me MP... Enfin, après avoir laissé une Review :3