Bonjour tout le monde! J'espère que vous allez bien. Tout d'abord, je voulais vous souhaiter un joyeux noël, j'espère que votre noël s'est bien passé. Voici le nouveau chapitre qui j'espère vous plaira. Merci pour toutes les reviews qui me font plaisir. Bonne lecture :) Bisous :)
Chapitre 29
31 décembre.
La fête était terrible à l'appartement des garçons. Pour fêter dignement ce nouvel an, j'avoue avoir un peu abusé de l'alcool, mais pas plus que les autres... Cela dit, avec Jo, nous sommes en train de danser debout sur le bar comme sur un podium en riant. A la fin de la chanson, Jo prit ma main et m'attira plus près d'elle pour parler à mon oreille.
- Tu viens fumer avec moi dehors? Me demande-t-elle.
J'acquiesçai et on descendit délicatement avant de sortir. Sur le balcon, Owen était en pleine conversation avec trois autres mecs. Il haussa un sourcil en me voyant sortir et s'excusa.
- Je te manquais?
Il m'enlaça et embrassa mon nez.
- Un peu... dis-je.
- Un peu seulement?
- J'ai hâte de passer en janvier.
- Tu comptes me sauter dessus après le décompte?
- Oui... et te traîner sur ton lit.
- Vraiment?
- Hmm...
- Tu me referas ta petite danse là?
Il me montra d'un coup de tête le bar, avec un sourire en coin.
- Je ne t'ai jamais vu aussi allumeuse... Est-ce l'approche du mois de janvier?
- Peut-être.
- Amelia! Crie Jo.
Je tournai la tête et vis Jo lever la cigarette qu'Alex lui avait donnée fièrement.
- Ah je vois, dit-il en riant, tu es venue ici pour me soudoyer!
- De suite les grands mots...
Il leva les yeux au ciel et pouffa de rire.
- Embrasse moi d'abord.
Je ne me fis pas prier et grimpai sur la plante des pieds pour atteindre au plus vite ses lèvres. Ses mains se posèrent de part et d'autre de mon visage, prenant mon menton en coupe. Je m'agrippai à son cou, sentant que l'effet de l'alcool me faisait vaciller, mais surtout parce que le sentir si proche de moi me faisait succomber. En se décollant, il me sourit et me tendit l'objet convoité.
- Tu viens un peu avec moi après?
- Où?
- Où le vent nous portera chou...
Je plissai les yeux.
- Un petit cul sec avant d'aller profiter de cette courte robe.
- Et tu penses que je te laisserai faire?
- Oh que oui!
Il me fit un clin d'œil et je secouai la tête avant d'aller rejoindre Jo.
- Putain à chaque fois que je vous vois tous les deux j'ai des bouffées de chaleur.
- Jo, dis-je en riant, tu n'es pas possible.
- Tu te sens prête?
J'allumai ma cigarette et l'accompagnai en réfléchissant.
- Je ne sais pas. J'en ai envie, alors je suppose que oui.
- Tu te trompes, tu peux avoir envie de quelque chose mais que ce ne soit pas le bon moment.
- Alors on verra, dis-je en haussant les épaules. De toute façon c'est une question bien trop sérieuse pour ce soir!
- Oui, mais on passe en janvier dans... treize minutes, dit-elle en consultant sa montre.
- Jo... ne t'inquiète pas pour moi.
- C'est plus fort que moi!
Elle m'attira contre elle.
- Tu sais que je suis toujours là pour toi hein? Et que je le serai toujours en 2003?
- Bien sûr... toi aussi tu sais que tu peux!
Elle me fit un bisou et s'écarta.
- Allez, va le voir un peu!
J'acquiesçai et écrasai mon mégot avant de rejoindre le groupe d'amis avec lequel parlait Owen. Il passa un bras autour de ma taille aussitôt, et je posai ma tête contre son torse. Ils terminèrent leur conversation au sujet d'un match de foot passé, quand j'entendis crier à l'intérieur que le décompte approchait. Les amis d'Owen rentrèrent et alors que je m'apprêtais à suivre, il me retint par le ventre.
- Dis adieu au mois de décembre chou, chuchote-t-il à mon oreille.
- Que de promesses...
- Viens, qu'on fasse le décompte et que je tienne parole alors.
Il me prit la main et on rejoignit tout le monde devant la télé. En criant les dix dernières secondes, je jetai un regard à mon petit ami qui me lança un regard sans doute aussi amoureux que le mien.
- 3...2...1 BONNE ANNÉE! Cria tout le monde.
Owen me porta d'un bras autour de ma taille, et posa sa seconde main derrière mon crâne pour approcher nos visages et m'embrasser avec force.
- Bonne année ma chérie, me dit-il.
Ce que j'aime quand il m'appelle comme ça...
- Bonne année à toi aussi, répondis-je en lui caressant la joue.
Je le vis jeter un coup d'œil derrière moi et sourire avant de reporter son attention sur moi.
- Rejoins moi dans cinq minutes dans ma chambre, ok?
- Ok...
Il me reposa au sol pile quand Alex et Jo nous sautèrent dessus. Les embrassades et souhaits pour la nouvelle année passés, j'observais autour de moi et me rendis compte qu'Owen était seul, appuyé à l'entrée du couloir et à l'abri de tous les regards. Il me fit un clin d'œil, puis un signe de tête et discrètement, on se rendit dans la chambre. Il verrouilla sa porte, ce qui nous coupa un peu du brouhaha infernal du salon. Owen prit mon visage en coupe et m'embrassa tendrement en me rapprochant de lui.
- On a oublié le shooter!
- Non, regarde derrière toi!
Je me tournai et vis deux verres posés sur la commode. Owen s'assit au bord du lit et je lui apportai le sien en restant debout face à lui.
- Tchin?
- Tu as mis quoi dedans?
- Manzana, me répond Owen.
Il tendit son verre et on entrechoqua avant de boire cul-sec.
- Plutôt agréable
- Je vais te montrer des choses bien plus agréables... dit-il en prenant mon verre pour le poser à côté du sien parterre.
Il posa ses deux mains sur ma taille et me fit avancer pour que je le chevauche alors qu'il restait assis au bord du lit. Il m'embrassa doucement l'épaule et remonta vers mon cou en suivant ma clavicule gauche. Avec l'effet de l'alcool, accentué par le dernier verre, je sentis mon cœur s'emballer. Ses mains descendirent sur mes cuisses dénudées par ma robe remontée, puis, ses doigts de faufilèrent sur mes fesses. Je déboutonnai doucement sa chemise pourpre et passai mes mains le long de son torse.
- Descends, je t'en prie...
Mes mains? Descendre de ses genoux?
Je tentai la première réponse en glissant mes mains sur sa ceinture puis le bouton de son pantalon. En le voyant fermer les yeux et en sentant son souffle faillir, je compris que j'avais opté pour la bonne solution. Il se laissa tomber en arrière alors que je passai ma main dangereusement à l'intérieur de son pantalon.
- Amelia, je ne veux pas te faire peur, d'accord? Mais j'ai vraiment envie de le faire.
- On est en plein réveillon, avec trente personnes dans le salon...
Il soupira un peu et se retrouva en un rien de temps sur moi, sa main remontant encore plus ma robe. Il déposa sa bouche au creux de mon décolleté, décidant sans doute d'insister.
- Tu en as marre d'attendre? Dis-je tout bas.
- J'ai eu un peu de mal ces derniers jours, c'est vrai.
Il reprit, comme si de rien n'était, alors que moi je restai un peu déçue. Je sais que je dois m'estimer heureuse qu'il ait patienté jusqu'ici, et surtout qu'à la base, c'est moi qui insistais pour qu'il cède. Malheureusement, là, ce n'est ni le moment, ni le lieu... sauf que je ne veux pas le perdre. Pas maintenant, et pas pour ça.
- Ok...
- Hm...
Il tira sur mon shorty et se mit au dessus de moi rapidement. Il passa un bras autour de mon buste pour nous faire remonter en haut du lit et sans cesser de m'embrasser, il tapota pour trouver le tiroir de sa table de nuit.
- Aide-moi à me débarrasser de ça, chérie.
Je descendis son pantalon et son boxer, il s'occupa de l'étui argenté avant de rapidement se recentrer sur les embrassades et les caresses.
- Tu peux juste éteindre la lumière, s'il te plait? Demandais-je.
Il tendit le bras pour appuyer sur l'interrupteur et j'essayai de me détendre un peu plus. C'était on ne peut plus compliqué en entendant la musique, les rires des gens dans la pièce à côté et compagnie... La main de mon petit ami glissa entre mes cuisses et joua un peu.
- Détends-toi
- J'essaie O'.
Bizarrement, ces deux mots m'avaient mis encore plus de pression. Je fermai les yeux et me concentrai sur ma respiration et sur sa bouche. Cela fonctionna, jusqu'à ce qu'il bouge pour se positionner en posant une main sur ma cuisse et l'autre sur ma hanche. Je le sentis se frotter un peu à moi, ce qui d'habitude me donnait bien plus d'envie. Là, c'était différent. Là je me forçais. Non. Je posai mes mains sur son torse et l'écartai un peu.
- Je ne veux pas O'.
- Quoi?
- Non, je ne peux pas faire ça ici, ni comme ça. Tu as dit toi même que tu voulais que ce soit un moment inoubliable pour moi... là non.
Il se laissa tomber sur le côté.
- Tu ne pouvais pas le dire plus tôt ?
Je sentis un peu d'énervement dans sa voix.
- Je te l'ai dit!
- Non, tu as accepté Amelia.
- Parce que j'avais peur de te perdre... de gâcher ton réveillon et que tu m'en veuilles.
- C'est n'importe quoi.
Il ôta le préservatif, se rhabilla en quelques secondes et quitta la chambre alors que je remettais convenablement ma robe. Superbe passage en 2003.
Je repris mes esprits un instant et en sentant des larmes pointer dans le coin de mes yeux, je compris que j'étais blessée. Je refis le lit rapidement, et eus le réflexe d'envoyer un SMS à Jo.
« Viens dans la chambre d'O' stp : urgent. »
Je n'attendis pas plus de deux minutes pour la voir débarquer. Elle fronça les sourcils en me voyant près de la fenêtre.
- Amelia? Ça ne va pas?
- Pas trop...
- J'essuyai le dessous de mes yeux et elle s'approcha de moi.
- Qu'est ce qui s'est passé?!
- Il a voulu aller plus loin et...
Je vis dans son regard qu'elle paniquait.
- Et quoi Amelia?
- J'ai accepté parce que j'ai eu peur de le perdre, il m'a avoué que c'était dur d'attendre en ce moment... sauf qu'au moment de... d'y aller, je l'ai repoussé. Je n'ai pas pu.
- Ce n'est pas grave ma belle, c'est même normal... tu n'as pas à t'en vouloir.
- Mais lui il m'en veut.
- Oh je ne pense pas, il a attendu jusqu'ici, ça m'étonnerait qu'il t'en veuille Amelia!
- Bien sur que si, il est parti comme ça, il était énervé...
- Il était surtout sans doute frustré! Mais ça va lui passer. En plus vous avez un peu bu, vous avez parlé du mois de janvier pendant plus de deux mois, et malgré tout Owen est quelqu'un de sang chaud. Mais ne t'en veux pas d'avoir refusé! Si tu n'es pas prête, ou si tu ne penses pas que ce soit le bon moment, tu n'as pas à te forcer.
- Je pense que je vais rentrer...
- Non!
- S'il te plait. J'ai honte...
- Ce n'est pas à toi d'avoir honte!
- Si, soupirai-je, alors je vais prendre mon sac sagement et rentrer. De toute façon, on a fêté notre passage en 2003 déjà.
Elle n'insista pas plus et me fit un bref câlin.
- Envoie moi un SMS pour me dire que tu es bien rentrée, me dit-elle.
- Oui.
J'attrapai mon blouson et mon sac quand Owen poussa la porte et fronça les sourcils.
- Tu pars?!
- Oui.
- Mais Amelia!
- Je vous laisse... dit Jo.
Elle retourna dans le salon et Owen croisa les bras.
- Pourquoi tu t'en vas?
- Tu le sais très bien.
- Ecoute, on a tous les deux bu, j'ai eu une réaction que je regrette mais... je suis un homme Amelia. On se contrôle difficilement dans ces cas là.
- Je ne t'en veux pas, tu as été déjà suffisamment patient.
- Ça n'a rien à voir. J'attendrai tant qu'il le faudra, mais j'aurais préféré que tu me dises non que d'accepter pour me faire plaisir. J'ai besoin de pouvoir te faire confiance à ce sujet!
- Tu as tellement insisté Owen...
- Excuse moi pour ça, je te promets que j'ai perdu le contrôle.
- Peu importe, c'est difficile pour toi d'attendre et...
- Ça l'est, je ne te le cache pas et je ne te l'ai jamais caché!
Il s'approcha pour me prendre les mains.
- Imagine toi manger trois carrés de chocolat par jour, puis du jour au lendemain, tu n'en prends plus. Forcément que ça me manque, et encore plus en ce moment parce que ça fait longtemps que je n'ai pas...
Il souffla et pinça l'arrête de son nez avant de reprendre.
- Je t'aime. Je suis amoureux de toi et c'est tout ce qui compte.
Je sentis les larmes refaire surface.
- Je ne suis pas à la hauteur.
- Ne dis pas ça...
- J'en aurais été incapable ce soir.
- Mais je m'en fous! On attendra que tu sois prête.
Il m'attira dans ses bras et pour la première fois, je n'y retrouvais pas mon cocon.
- J'ai besoin de rentrer chez moi…
- Tu m'en veux.
- Je suis désolée, je ne sais pas...
- Je comprends Amelia, mais... pardon.
- Tu n'es pas fautif, c'est moi. Je me sens juste un peu... un peu abusée. Ce n'est rien, demain ça ira mieux.
Ses yeux grossirent d'un coup, et il porta sa main à sa bouche.
- Dis pas ça, ok j'ai insisté, mais on n'a rien fait de plus que ce qu'on avait déjà fait...
- Sauf que c'était la première fois où je me forçais Owen...
- Je te dégoûte?
- Non...
- Si!
- Non. Je suis amoureuse de toi, moi aussi... je suis juste déçue. Comprends moi, depuis qu'on se connait, tu m'as toujours protégé de tout, de tout le monde, tu m'as rassuré sur tout, tu m'as mis en confiance... j'ai simplement l'impression qu'avec ce dérapage, je retombe à zéro. O', j'ai... j'ai un moral fragile depuis... l'accident. Il en faut peu pour me refaire douter. Je ne sais même pas si c'est à toi que j'en veux, ou à moi!
- Moi, je ne t'en veux pas. Ecoute, je ne veux pas insister... même si évidemment je préférerais que tu restes... mais si tu préfères rentrer et être seule cette nuit...
J'acquiesçai et remis mon sac sur mon épaule. Il rassembla mes cheveux en arrière.
- Je suis sincèrement désolé ma chérie. Appelle-moi quand tu veux...
- Ouais...
Je montai sur la pointe des pieds pour embrasser sa joue barbue. J'avançai vers la porte et me retournai avant de la franchir.
- O'?
- Oui?
- Peu importe ce qui s'est passé, il y a des nanas au salon... s'il te plait ne...
- Je ne veux que toi Amelia.
- Bien. Je t'appelle demain...
- Tu ne veux même pas m'embrasser avant de partir? Bon sang, je n'ai jamais autant eu de regrets que maintenant...
- Excuse-moi, j'ai vraiment besoin de me retrouver chez moi.
Il acquiesça et je quittai la pièce rapidement. Jo qui m'attendait dans l'entrée ne me questionna pas, et je lui en fus reconnaissante. Elle me fit un bisou, et je les laissai continuer de faire la fête. Quel froid glacial ce soir. Je me dépêchai pour rentrer et une fois dans mon appartement, n'ayant évidemment pas sommeil, j'enlevai mes bottes, mon bonnet, et m'emmitouflait dans ma couverture sur le canapé. En allumant la télévision, je tombai sur un vieux film. Malheureusement, je suis du genre à ressasser et je repensai à toute la soirée, et à notre discussion. Est-ce ma faute? Est-ce que c'est moi qui aie mal réagi? Est-ce qu'il m'aime comme il le dit, ou est-ce qu'il est juste attaché au fait d'être le premier? J'envoyai un SMS à Jo, ayant oublié de la prévenir.
« Désolée Jo, j'ai oublié, mais je suis bien rentrée! Amusez vous bien, bisous. »
Elle me répondit presque directement.
« J'étais en train de t'écrire. Owen est parti, je pense qu'il vient chez toi. Appelle moi si besoin, Alex viendra. Bisous »
Je soupirai, ayant vraiment envie d'être seule ce soir. Malgré tout, je me sentais déjà mal sans lui, ce qui était totalement incohérent vu les questions qui tournaient dans ma tête. Je pense que je suis juste triste de ce qui s'est passé ce soir, sans pour autant lui en vouloir de quelque chose. Ni m'en vouloir à moi. On ne s'est pas engueulé une seule fois lui et moi depuis le début de notre relation, ce qui est plutôt extraordinaire quand on connaît nos caractères... c'est peut-être ça qui me trouble? J'entendis frapper et me dirigeai vers la porte.
- Qui est là?
- C'est moi... je t'en prie, ouvre.
- J'ai envie d'être seule O', va t'amuser...
- S'il te plait. Je te promets je ne te toucherai pas, et si tu veux, je ne te parlerai pas non plus. Je dors sur le canapé, je m'en fous mais ouvre... j'ai pas envie de commencer l'année sans toi.
Je soupirai et ouvris la porte pour découvrir sa mine attristée. Il entra, et je le laissai fermer la porte alors que je regagnai le canapé pour me blottir sous ma couette.
- C'est quel film?
- Je ne sais pas, je n'écoutais pas.
- Je peux? Me questionne-t-il en montrant le canapé d'un coup de tête.
- Oui.
Il s'installa à côté de moi, en tailleur et rabattis la couette sur ses genoux. Le sentir à côté de moi me serra le ventre, et encore une fois, je ne savais pas si c'était parce que je n'avais pas confiance, ou si c'est parce que je mourrais d'envie de me rapprocher de lui.
- Tu veux bien me parler?
- J'en sais rien, j'ai surtout besoin de réfléchir
- Tu peux réfléchir à haute voix... je m'en veux terriblement.
- Arrête, tu as agis comme tu aurais agis avec n'importe qui de normal. Au final, c'est moi qui suis...
- Tu es parfaite Amelia. Tu te respectes comme personne, tu ne te donnes pas à n'importe qui, et si tu savais comme pour un homme c'est important... ça me prouve que je peux avoir confiance en toi à 100%.
J'écoutai, touchée, sans répondre. Il n'insista pas, et se concentra sur la télé même si je me doutais que comme moi, il était plongé dans ses pensées. Mon téléphone vibra, interrompant notre distraction. Je vis le nom de Ryan s'afficher, et ça n'échappa pas à Owen. Je vis son visage se crisper alors que j'ouvrais le SMS.
"Bonne année Amelia. Je pense que ce SMS restera sans réponse comme les autres, mais je te souhaite que du bien pour 2003. Bisou."
Je répondis rapidement, lui souhaitant une bonne année également, sans m'attarder plus que ça, puis je reposai le téléphone sur la table basse.
- C'était juste pour la bonne année.
Je le vis acquiescer, et il secoua la tête avant de poser sa main sur la couverture, paume vers le plafond.
- Donne moi juste ta main chérie...
Après une brève hésitation, je glissai ma main contre la sienne et il s'empressa de la serrer doucement.
- Je t'ai reproché d'avoir accepté parce que tu avais peur de me perdre... mais je voudrais te remercier de m'avoir arrêté à temps. Je crois que sinon, je te perdais vraiment, commença Owen.
- Je n'arrive même plus à penser clairement. Il n'y a pas mort d'hommes, mais je me sens tellement mal... ça va passer, mais j'ai préféré partir pour me recentrer.
- Je n'ai pas envie de te laisser...
- Je ne t'ai pas demandé de partir.
- Alors laisse-moi te changer les idées!
Il s'empressa de continuer en voyant ma tête paniquée.
- Non, pas ça! Attends.
Il se leva et partit prendre son sac qu'il avait laissé dans l'entrée. Il en sortit deux sarbacanes, et un sac plastique de boules colorées. Je ne pus m'empêcher de sourire, surtout face à son sourire gamin.
- Fais tes provisions, et trouve toi un abri! Allez!
Je piochai de grosses poignées et couru me réfugier derrière le bar séparant la cuisine du salon. Il se monta un abri à l'aide de la couette et des coussins et il commença les hostilités en envoyant la première boule.
Des munitions partout, des éclats de rire toutes les dix secondes, nous voilà à courir autour de la table et à glisser en chaussettes sur le parquet juste pour s'atteindre avec nos sarbacanes. Il me rattrapa au niveau de la cuisine et passa un bras autour de ma taille pour me stopper, et m'envoyer ses munitions dans le cou. J'éclatai de rire et tentai de reprendre mon souffle en m'appuyant contre lui.
- Qui a gagné?
- Moi, dis-je.
- Pardon?!
Il commença à me chatouiller et je stoppai immédiatement sa main. Il regarda rapidement le plafond avant de se décoller en s'excusant.
- Le ménage attendra demain je crois...
- Un coup de balais et ça ira!
J'acquiesçai et éteignis la télé puis la lumière du salon. En repassant devant Owen, je le vis mal à l'aise et je me retins de sourire. Je pris son bras pour l'entraîner dans le couloir, et le lâchai au moment d'entrer dans ma chambre. Rapidement on fut allongé, chacun de notre côté, plongé dans le noir. Je tournai longtemps, mais parvins à m'endormir... peu de temps. Mon inconscient décidant de nous faire renouer, je roulai jusqu'à mon petit ami en plein sommeil.
- O', murmurai-je en dormant
- Mmh?
- Serre-moi contre toi
Déjà en train de retomber dans un sommeil profond, je ne le sentis que de très loin m'attraper pour m'allonger à plat ventre sur lui, la tête dans son cou. Bizarrement, je me sentis bien mieux pour retourner dans les bras de Morphée, jusqu'au lendemain.
